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Défendre notre territoire

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Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:25

Chaque samedi, la NR interroge quelqu'un de Châtellerault sur une trame connue désormais (Ciné A ou 400 coups? Désirée ou l'Herse? Crac ou Soc? Passionnant quoi). Quelquefois on ne nous dit pas tout du passé récent ou du présent de l'interrogé dans ses engagements, politiques notamment, seuls l'interwiever et les initiés de la chose publique savent, ce qui fausse un peu les réponses "spontanées" pour l'opinion commune.

Hier c'était une animatrice connue et estimée de la vie théâtrale châtelleraudaise, et là, tout de go et pour la première fois, elle a droit à la question "Guérin ou Abelin?" -ou le contraire-; outre qu'on voit mal quelqu'un dont l'activité repose pour beaucoup sur les subventions et les mises à disposition de la collectivité dirigée par Abelin se prononcer sur une telle question, il y a là un glissement progressif du questionnement qui pose problème:

Pourquoi seulement ces deux-là? Pourquoi pas Villeret ou Rabit, Michaud ou Lévêque, etc...?

On voit encore cette manière discrète et innocente (?) de l'information d'instiller la logique d'un affrontement programmé par notre microcosme.

Alors oui, interrogeons des acteurs divers de la vie locale le samedi, jour le plus lu, mais laissons- les en dehors de tels questionnements politiques, qu'on leur fiche la paix et qu'on ne les mette pas en difficulté. Ce n'est évidemment que mon avis, bien sûr.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:36

Il y a quelque temps un ami m'avait parlé des gros soucis de son fils, en collège, qui était racketté, harcelé, humilié par un groupe de déjà petits tristes sires; j'ai pu l'aider en lui indiquant les bonnes personnes et les bonnes démarches.

Je sais que le phénomène a pris une ampleur considérable.

Au niveau national existent aujourd'hui deux dispositifs: la ligne d'appel "Stop harcèlement à l'école" 08.08.80.70.10. et le site www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr

Au niveau départemental, quand j'étais jadis substitut en charge des mineurs, j'avais invité la communauté éducative, en termes de prévention de la délinquance dans et aux abords des établissements scolaires, à inverser la réflexion, et, plutôt que de tenter de cibler des auteurs potentiels, de s'attacher à déceler les victimes potentielles avec des repères comme la morphologie (le petit gros est vulnérable, le trop petit aussi), les résultats (la grosse tête est un bouffon), l'entourage (celui qui est couvé par sa maman qui le protège jusqu'à l'entrée) et la réputation économique (l'enfant de riches supposés a forcément de l'argent et de beaux objets à céder).

Je souhaiterais vraiment que l'on puisse remettre cet ouvrage sur le métier avec une attention toute particulière aux groupes qui se forment autour d'un caïd péremptoire, car des victimes potentielles ou passées, pour sauver leur peau, se mettent au service du dit caïd et font vivre aux faibles ce qu'elles ont jadis subi du même. Humanité...

Et pas seulement enquêter en interne/externe, sanctionner en interne/externe mais surtout exploiter un ou des incidents, faire intervenir quelques spécialistes en classe. Le méchant, quelque part, est toujours victime ou mal aimé, souvent chez lui, et reproduit, à son niveau, une douleur qu'il inflige à d'autres.

C'est là que se joue la vraie prévention et que l'on peut éradiquer -quasiment pour toujours- une entrée dans la délinquance, car c'en est une.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:55

La presse a rendu compte des chiffres châtelleraudais de l'état civil:

 

                        2012                  2011           2009    2006               2000

                                                                                  

 

Naissances      1220                   1248        ...moins 12% depuis 2006...

 

Mariages           114                     101          chute libre depuis 2000

 

Pacs                 170                     193                 269                220

 

Décès                684                     620 

 

Tout cela n'est guère très bon pour l'avenir moyen et lointain, même s'il faudrait affiner ces chiffres sans atteinte discriminatoire évidemment (origine et lieu de vie réel des géniteurs,  part des naissances dans le cadre du mariage et hors du mariage, origine, lieu de vie réel et âge des mariés, sexe des pacsés, âge des décédés et conditions naturelles ou non de leur disparition notamment...).

En gros on constate quand même, au-delà du vieillissement connu de notre population et de sa baisse régulière, un manque de confiance en l'avenir, une peur de l'engagement dans la durée (100 mariages à peu près dans une ville de 33 000 habitants..., 1220 naissances, c'est bien peu) au profit  -minime- d'un pacs qui n'est souvent qu'un mode de gestion fiscale d'un couple et un atout de mutation dans la fonction publique sans avoir nécessairement de communauté de vie.

Jean Carbonnier, le grand juriste, disait: "Les gens heureux vivent comme si le droit n'existait pas". Pas sûr devant ces chiffres. De même Carbonnier aurait-il pu le dire de la religion, grand pourvoyeur de rituels, car les gens, même "déchristianisés", ont besoin de rituels comparables à celle-ci; on s'offre une bague pour le PACS qu'on fête avec des proches au resto, on célèbre le premier anniversaire du bébé né hors mariage avec son lot de dragées blanches, on ne "passe pas par l"église" aux funérailles mais on lit des textes quelquefois entendus dans des églises (le fameux "je suis de l'autre côté du mur -ou du chemin-, attribué par je ne sais qui à PEGUY, etc..."). Pas drôle.

Comment redonner du sens à la vie, comment redonner de la vie dans notre ville, et du sens à y vivre? Une chose est sûre, ce ne sont pas les politiques, d'où qu'ils viennent, qui sont capables de répondre seuls à ces questions. Et le chantier est immense.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:07

Le philosophe et psychanalyste Jean-Bernard PONTALIS est décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier; il était élève de SARTRE et disciple de LACAN. Il avait, dit-on, le culte de l'amitié et beaucoup d'humour.

Parmi les réactions, celle de Roger GRENIER, son voisin des combles de Gallimard, qui dit ceci: "Il fut aussi très fortement attaché à son chien Oreste dont il rêva longtemps après sa mort -il le raconte dans L'Amour des commencements. Il parlait en rêve à son chien qui lui répondait toujours: "Je ne te crois pas"."

Voilà qui me rassure!

Le chagrin de la perte d'un chien affecte tant de gens sensés, je songe à Jean-Louis BARRAULT et à ses émouvantes lignes sur la perte de sa chienne Amie, à Maurice MAETERLINCK avec le texte "Sur la mort d'un petit chien", admirable, et d'autres.

Car on se moque de moi à la maison, et de ma dépendance à l'affection du chien Vito, "anthropomorphisé" (sic); ah, si vous saviez comme ce chien intelligent  et sensible a partagé avec moi tant de moments difficiles, heureux aussi, il a "senti" tant de choses, pressenti même, anticipé, avec discrétion, pudeur ; j'oserais dire que, quand il partira, ma peine sera immense; il a tout compris et sait être plus" humain" que quelques individus que j'ai connus.

Alors si un personnage de l'envergure de PONTALIS aimait tant son chien, et le racontait, on me comprendra mieux!

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 09:50

   Jules VERNE est un auteur pour adultes, aussi ne l'ai-je vraiment apprécié qu'à mes quarantièmes ... rugissants.

   Je viens de terminer une petite biographie écrite en 1938-1939 par un certain Commandant Bernard FRANK.

    Le biographe évoque dans la dernière partie de la vie de Jules VERNE, après l'agression par arme à feu dont il fut victime par un déséquilibré, sa participation à la politique municipale à AMIENS.

    On le sollicita à la fois chez les conservateurs et  chez les "rouges", et, bien qu'il fût du côté de THIERS et des Versaillais en 1870, Jules VERNE fit le choix de la liste des "rouges", s'exposant à la critique des bourgeois qui le trouvaient pourtant -je cite- "tout à fait à sa place avec les socialistes gras à lard et les démagogues repus qu'il (eut) pour colistiers."...

    Jules VERNE ne revendiqua rien d'autre qu'un poste d'élu de base et sollicita de s'occuper du théâtre; on lui colla en plus le "dossier des gens du voyage" appelés à l'époque romanichels; loin d'adopter à leur égard une politique d'expulsion, Jules VERNE s'enticha  au contraire de leur mode de vie, sympathisa, et, s'il n'avait été marié avec sa tendre Honorine, serait parti en roulotte!

     Notre écrivain regretta toujours cette "coupure droite/gauche"  (ce sont mes mots d'aujourd'hui) et de son expérience fit un livre," L'île à hélice", île sur laquelle les deux camps se battront, à "babord et à tribord" jusqu'à ce que l'île disparaisse en engloutissant dans un trou immense tout le monde, droite et gauche, avec comme seuls rescapés ayant les moyens de remonter à la surface, des milliardaires ... des deux bords.

     Edifiant, non, et terriblement actuel, sinon éternel?

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 20:20

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A peine avions-nous clôturé notre série de photographies d'une ville sale et abandonnée, à peine avions-nous achevé leur difffusion dans notre diaporama de campagne au Nouveau Théâtre que les broyeurs et les débroussailleuses se sont mis en action autour de la gare murée de Châteauneuf et sur le noeud ferroviaire MESCLE où pourrissait depuis des décennies un amoncellement de bois mort dans les ronces et la rataille... Un grand merci au petit rapporteur qui prenait des notes ! Pitoyable, encore, comme procédé...
Allez, courage, il reste à peine deux mois à la Ville pour transformer la sinistre cour des Cordeliers en bas de la rue Sully en galerie marchande des Cordeliers... comme à POITIERS ! C'est le moment de faire fonctionner le fameux carnet d'adresses !

 

Franchement, qu'est-ce qui a changé?! 

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 02:22

La presse a rendu compte d'un fait divers: un septuagénaire armé d'une canne  (qui n'était pas à pêche) se serait présenté au cabinet du maire  où il fit pourtant des moulinets, puis se serait livré à des insultes, des menaces et quelques "molestations".  Au lieu de filer à l'anglaise avec sa canne qui ne l'était pas, il prit racine violemment. On fit appel au directeur-adjoint de cabinet (1) et là, le vieil homme, qui n'était pas de taille et n'avait pas l'étoffe, voulut pourtant en découdre: il commit un "imper" et prit une veste quand la police -la vraie, la nationale- s'empara du veau si ferrant qui ruait dans les rancards. Direction le commissariat puis Laborit où on l'habilla en psyjama. Si les experts l'estiment responsable de ses actes, le septuagénaire aura maille à partir avec la justice (mais on dit qu'Aurélien Tricot suivrait le dossier).

Au-delà du rire que j'ai choisi, il faut s'interroger sur les causes d'un tel comportement et travailler là-dessus plutôt que de s'acharner sur le bonhomme.

 

(1) Jean-Pierre Abelin, lui, a su recaser son personnel parlementaire (...).

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 00:16

Il y a vingt ans que je me bats pour la restauration du secteur de l'église Saint Romain. A l'époque j'étais juge à CHATELLERAULT et à partir du dossier d'un majeur protégé propriétaire de l'un des lots, j'avais -vainement- tenté de sensibiliser la municipalité de l'époque à l'intérêt d'une opération d'ensemble.

Mon programme 2008 reprenait ce projet et, naturellement, les gagnants l'ont repris à leur compte et s'en sont attribué seuls l'originalité. Je suis donc heureux , au nom de l'intérêt général, de l'état d'avancement du chantier.

Une touche personnelle qui n'a pas été reprise cependant, c'est le souhait de faire de Saint Romain le lieu d'un chantier d'insertion (se réparer en restaurant la pierre); des compagnons du Tour de France pourraient aussi faire un chantier-école;  pour nous, la pierre ne suffit pas, c'est l'homme qui compte.

Mais il y a encore plus beau que Saint Romain, et on n'en parle guère, c'est Notre Dame,  en face, dont on aperçoit le chevet dégradé.

Là, un roi de France est venu prier, de passage dans notre ville. Ceux qui ont le bonheur  de connaître le propriétaire et d'entrer sous les voûtes gothiques savent de quoi je parle (faut-il imaginer la beauté du lieu!) et  en restent estomaqués; certes du ciment au sol attenue le rêve, mais enfin...

Notre ville est un ensemble de bijoux qu'il convient de mettre en valeur en faisant des choix d'éblouissement et d'accès.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 03:48

La route serpentée qui vient de La Guerche et monte jusqu'au rond du chêne offre un cachet particulier.

Je me souviens d'un championnat d'Indre et Loire cadets de cyclisme, il y a longtemps, qui avait choisi cette escapade en Vienne; il y avait un petit côté Dauphiné LIbéré dans ces quelques virages entrant dans la forêt.

L'autre jour, je voulais revoir la Fontaine de Pré-Long, où les strophes de la Claire Fontaine trouvaient pour moi à s'appliquer seulement là, et, presque en face, les murs effondrés de la Chapelle au Loup, là où une belle et jeune bergère aurait été dévorée, dit la légende.

Pourquoi revoir ces lieux? Comme si la vie fuyait, et qu'il fallait en hâte, inconsciemment -ou presque- revisiter des endroits où votre imaginaire s'est construit en même temps que vos souvenirs. C'est cela le bonheur.

Par exemple, dans le récit précédent, à partir de la maison de garde ou de maître restaurée,  j'ai emprunté l'allée de La Guerche, où j'avais marché avec l'Abbé Bouchet au moment de la retraite pour la communion solennelle, en 1967. Se confesser en plein air, avec les autres camarades, à l'époque, cela n'allait pas de soi.

Il m'a fallut attendre 2003 en rase campagne près de l'Ile Bouchard pour renouveler un tel moment en en découvrant alors l'intense liberté du procédé.

Forêt du rond, où je rencontre presqu'à chaque fois Maurice Genevoix -bien qu'il n'y vînt sans doute jamais-, Alain Fournier, Baudelaire et ses "forêts de symboles", Francis Jammes chaque fois que le houx est rouge '"J'aime l'âne si doux...". Quelle école que la forêt!

Après ces deux sujets arboricoles, passons à autre chose; comme on dit à Fleury-Mérogis: "Promenade terminée! Vous remontez!".

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 06:41

 

J'avais envie d'aller au Rond du Chêne admirer au coeur de l'hiver cette très belle maison forestière restaurée avec des colombages rouges et un toit d'ardoise neuf; elle fut abandonnée tant de décennies au point qu'enfant, quand nous y passions la nuit en voiture, c'était là que j'imaginais toutes les maisons de fantômes de nos histoires.

En longeant l'étang où finissaient hélas tous les cerfs poursuivis par les meutes, bien qu'il n'y eût pas de glace, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à la fameuse imagination d'un surnommé Tac-Tac à Dangé. Voici ce qu'il racontait (années 60-70):

"Les étangs du Rond étaient recouverts d'une glace incroyablement épaisse au point que je pouvais marcher dessus: il faisait si froid que des canards avaient été piégés et ne pouvaient plus s'envoler; je suis allé chercher un sac en toile et mon sécateur dans le coffre de la voiture, et là, tac-tac, tac-tac, tac-tac...". Le surnom lui est resté.

Il y en avait d'autres, du même style...

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