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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 12:24

   En plein débat sur la viande halal, voici qu'à NAINTRE on s'en fiche complètement et qu' on fête la quarantième édition de la foire aux boudins.

   Le chapelet de boudins c'est pour nous le signe de la liberté autant que la cartouchière en bandoulière des cow-boys mexicains!

   Tuer le cochon! Ah! Tuer le cochon, quel rituel mes seigneurs!

   Ah! Georges et Louisette, que de souvenirs!

   L'un des plus beaux textes à ce sujet est "la fête du cochon" dans un livre de Joseph de PESQUIDOUX ("Chez nous, Travaux et Jeux rustiques", chez Plon, 1921): "Ce soir-là, le porc gras de la métairie de Lastapis songeait tristement. Une inquiétude, venue de son état, l'envahissait petit à petit. Depuis quelques jours il se sentait épaissir outre mesure. (...)", etc...Superbement écrit (1).

     Mais il y a boudin et boudin. Certains, pour les citadins, n'ont pas de gras (quelle honte!), d'autres, dans le sud ouest, ont de la châtaigne à la place du gras, d'autres encore ont trop d'oignons et même du sucre qui dénature leur goût.

     Celui que je préfère, c'est celui de chez Franckie, il me rappelle celui que faisait mon beau-père, boucher-charcutier à DANGE ST ROMAIN, jusqu'à 1981-82.

     Le boudin, c'est ma madeleine de PROUST, ma liberté partagée, mes amis, mon intemporalité: vive le boudin!

 

     (1) J'aime ausi son "Autour de l'alambic", dans le même livre ... exceptionnel. L'eau de vie de poire à la bouche vient en lisant.

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 05:08

Ce jeudi 7 mars à 20 h 30 salle Colbert Lebeau rue des Loges, Roland Gaillon planche sur "le pardon dans la Bible".

Sujet exigeant quand, au terme de ce Carême, Jésus sur la croix dira "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font."

Rapport avec la faute, avec la reconnaissance de la faute  par son auteur et du mal consécutif, acceptation de cette reconnaissance par la victime -ou par Dieu, directement ou indirectement-, pardon exprès, démonstratif ou discret, gratuité, renversement des valeurs en tous cas, etc...

Bien sûr le conférencier aura passé au tamis des textes qu'il a lus et relus pour nous en donner les révélations aurifères, mais il nous dira aussi toute l'historicité postérieure du pardon, et, peut-être, toute son actualité.

Ce serait une faute impardonnable que de ne pas aller à cette conférence!

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 16:04

Chaque année depuis des lustres désormais, le comité des fêtes de Beauregard Charlet organise à la Gornière son dîner dansant avec le traiteur Pellot de Port de Piles et l'inestimable orchestre Jacky Roger dont le fondateur habite Beauregard Charlet. Il y aura de l'ambiance!

C'est le quartier de mon enfance, mon père y réside toujours, et j'aime ses maisons des années 20 à 60 (je milite toujours pour un observatoire de l'habitat qui conserverait les clichés de ces maisons remarquables et témoignages d'une époque), en contre-bas de l'étang de Charlet, inutilisé alors qu'il est , avec sa fontaine et ses marronniers, un lieu magique. Ah! Notre projet d'une plaine des sports ici, mes amis!

Les nouvelles constructions, hélas, ne sont pas toujours d'un goût heureux...

Le comité avait escompté jadis qu'en sus d'un terrain où se préparait une traditionnelle fête d'été, le pouvoir en place lui concèderait un bâtiment...

Allez, ça viendra, quand il faudra réfléchir à partir de 2014 aux modalités de "découpage" de la ville en quartiers fédérateurs dans le cadre de notre politique de démocratie locale.

Bonne réussite à Beauregard Charlet!

 

-Il y a concurrence avec la soirée de la Ligue contre le cancer, comme quoi, à Châtellerault, il ne se passe pas toujours rien...-

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 05:58

Ce n'est pas à moi de lui dire, mais Abelin se trompe ou son staff le conseille mal.

Michel Guérin, pratiquement à chaque article du groupe (?) abeliniste dans le magazine des châtelleraudais, a droit à son petit coup de pub gratos, sans rien faire. C'est le bonheur! Car même critiqué dans l'article (avec Cyril Cibert qui en prend régulièrement et injustement pour son grade), l'évocation de Michel Guérin sert évidemment l'ancien premier adjoint, par sa répétition euphonique dans l'opinion.

De même est-il vain de ressasser les années 2001-2008 qui ne sont pas comparables, ni en démographie, ni en fiscalité, ni en exercices budgétaires, ni en contrôle de l'Etat, ni en modes de travail municipal.

Que le maire et son entourage continuent ainsi, ils se tirent une balle dans le pied et auront du mal à finir la course sur une patte.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 03:37

Nouvelle diffusion après celle du 19 janvier, puisque le texte est débattu à l'Assemblée aujourd'hui:

 

L'accord s'intitule "pour un nouveau modèle économique et social au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l'emploi et des parcours professionnels de salariés"; l'ont signé la CFDT, la CFTC et la CGC.

François HOLLANDE et le gouvernement disent vouloir le transcrire "fidèlement" dans la loi. Holà!

En effet, que de régression des droits des salariés en écartant ou en restreignant énormément le contrôle du juge, vieille obsession de tous les pouvoirs qui caressent le MEDEF dans le sens du poil:

- le préjudice d'un salarié dans la rupture de son contrat ne sera plus individualisé par le juge mais fixé par un barème forfaitaire,

- les délais de prescription, déjà réduits par rapport au droit commun, sont encore amputés: 2 ans pour saisir le juge (ramené à 1 an en cas de licenciement économique collectif) et  3 ans (au lieu de 5)   pour les rappels de salaires et des heures supplémentaires,

- imposition par l'employeur de la réduction du temps de travail ou de la diminution du salaire dans le cadre d'accords de maintien dans l'emploi sans que le refus par le salarié qui entraînera son licenciement ne puisse être contrôlé par le juge,

- enlèvement au juge du contrôle du contenu du plan de sauvegarde de l'emploi et du respect de la procédure d'information et de consultation, au profit, selon les cas, des seuls représentants du personnel et de l'administration du travail en un temps record.

Le Syndicat de la magistrature, dont je suis membre, dénonce cette stratégie organisée d'évitement du juge, défenseur des libertés individuelles et des droits, y compris dans le monde du travail. Promouvoir un tel accord, au nom de la "rationalisation" judiciaire, pour les salariés, c'est en effet se tirer une balle dans le pied. Déjà que le nombre de Conseils de Prud'hommes a été amputé par Rachida DATI sans qu'on ait envie aujourd'hui de rétablir les CPH supprimés, ce qui a dissuadé beaucoup de gens d'aller se défendre loin...

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 15:50

  Samedi soir 9 mars à 20 H 30 au Nouveau Théâtre, la célèbre troupe de Thuré présente "Féminocratie".

  Les profits seront versés à la Ligue contre le cancer dont la déléguée locale est la dévouée Madame Deverts (05 49 21 02 35).

  La ligue  organise des ateliers  physiques personnalisés le lundi après-midi au lycée du Verger, tient une permanence à Camille Guérin le mardi après-midi et offre des activités le vendredi après-midi à Henri Denard (diététique et "convivialité artistique").

   Il faut être unis et ne pas rester seul pour vaincre cette sale maladie.

   Bonne réussite pour cette soirée.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 04:22

La police municipale est installée, enfin en partie. La sécurité va être assurée, les délinquants, les poubelleurs sauvages, les chiens indisciplinés et les mauvais stationneurs n'ont qu'à bien se tenir! On ne rigole pas.

Quoi que, à côté de ces annonces péremptoires jugulaire-jugulaire, nous sont remontées des services des indications municipales en faveur de la "pédale douce": "Surtout, ne flinguez pas le châtelleraudais, on est en période préparatoire d'élections, soyez souples, souples...".

Cruel dilemne  et grand écart pour le policier municipal  qui vient juste d'entrer en fonction, entre distribuer des "prunes" qui font rentrer des sous et ne pas heurter l'opinion publique locale: schizophrène, en somme.

L'avantage de la police nationale, c'est au moins celui-ci: d'être au-dessus de ces petits calculs.

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 04:58

Comme je le fais de temps à autre à Tours entre midi et deux, je rends visite à l'éléphant Fritz dans le parc du musée des Beaux Arts. Fritz, vedette du cirque Barnum de passage à Tours il y a presque 100 ans, est un éléphant naturalisé après qu'il fût abattu en état de folie. Des photographies sont exposées qui rapportent cet épisode.

Baby et Népal, les éléphantes du cirque Pinder en stand-by actuellement à Lyon, ont eu plus de chance que Fritz; suspectées de porter (et de diffuser) la tuberculose (leur camarade Java en est morte), elles devaient être abattues, euthanasiées, selon arrêté préfectoral contesté.

Or le Conseil d'Etat, le jour de ma visite à Fritz, a suspendu cette décision, évoquant notamment, dans l'attente du jugement sur le fond (dans plusieurs mois), le préjudice économique et moral (sic) du cirque Pinder en cas d'euthanasie précautionneuse.

Ah! Se posera-t-on les mêmes dilemnes pour les hommes quand il s'agira d'en euthanasier quelques uns, par précaution, un jour? Puissions-nous alors invoquer pour nous, frères humains, la jurisprudence Baby et Népal?

Défense d'éléphant, défense de l'homme...

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 03:31

D'aucuns reprochent à mon blog d'être trop littéraire, trop intello, trop religieux, trop intimiste, que sais-je...

En tous cas, il a un lectorat fidèle, plus des électrons libres et de passage, et c'est un plaisir pour moi d'obtenir des retours soit par mails soit par discussions dans la rue: un tel était outré (gentiment) que je fusse scandalisé de la seule indignation de Stéphane Hessel, tel autre fort aimable prétendait néanmoins que le meilleur boudin de Châtellerault n'était pas fait par Franckie Guilbert mais par le successeur de Rivière-Tartarin, médaillé  d'or à Mortagne au Perche sur le boudin justement, tel autre me remerciait des lectures de Genevoix qu'il redécouvrait, tel autre me remerciait de lui avoir donné envie d'écrire, tel autre retournait aux textes religieux du jour, tel autre me précisait un point qu'il estimait historiquement trop vague, etc...

Entre effet papillon et effet tâtillon! C'est une satisfaction de deviner ces essaimages, ces miels que chacun fera. Un grand bonheur de savoir que,le matin, X prend son café après avoir cliqué sur le blog, que Y s'obstine chaque jour à déceler un sens caché à un texte anodin, que Z ira pianoter sur un autre nom par ricochet intéressé, etc...

Je ne connais pas tous vos visages, mais vous m'êtes tous nécessaires. Bonne journée à vous.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 02:58

En ce moment, dans mon activité judiciaire  tourangelle de contrôle des entrées en psychiatrie sous contrainte (demande d'un tiers ou décision du représentant de l'Etat), je suis amené à revoir des personnes que j'avais auditionnées il y a quelques mois, voire quelques semaines seulement. Pourquoi?

Car très souvent elles sont sorties de l'hôpital en programme de soins ambulatoires et n'ont pu "tenir la distance " de l'autonomie chez elles; j'y vois deux causes, au moins:

1- par manque de lits, le corps médical les a fait sortir trop tôt, pour laisser  la place à des arrivants en urgence,

2- ces malades sortants sont alors incapables de gérer seuls leur thérapie domiciliaire, le contrôle du médecin une fois par mois à l'hôpital et un passage hebdomadaire d 'un infirmier à domicile ne suffisent pas; le malade ne prend plus son traitement, soit parce qu'il se sent bien trop tôt, soit parce qu'il est incapable d'en assurer la prise régulière.

Bref, il faudrait tenir chaque jour la main de nombre de ces personnes. Je le dis avec conviction et sincérité, c'est la vérité.

J'ai une idée, inspirée d'un dispositif autrefois en vigueur dans la justice et qu'hélas on a eu le mauvais goût, il y a longtemps, de supprimer dans les faits: il s'agissait des délégués bénévoles à la liberté surveillée pour les mineurs, qui assistaient le juge des enfants et les éducateurs professionnels dans la prise en charge de mineurs condamnés, et des délégués bénévoles à la probation qui assistaient le JAP et les éducateurs professionnels dans l'accompagnement des majeurs condamnés. C'était soit des retraités, soit des dames charitables qui au demeurant faisaient bien ce job particulier. Je l'ai vérifié à Châteauroux dans les années 86 et autres.

Quand Delphine Batho a été éphémère ministre déléguée à la justice et que je l'ai rencontrée lors du meeting de soutien à Véronique Massonneau, je lui ai remis un document par lequel le lui demandais notamment de remettre en action ces dispositifs qui font entrer la société civile dans l'oeuvre de justice. Manque de bol, pour une fois que je tutoyais ma ministre...(j'attends d'ailleurs une photo prise par notre ami Nacer...).

Alors, pour la santé mentale, mettons en place un tel système: créons ex nihilo et sans coût des postes de délégués bénévoles à l'accompagnement médical, des personnes  formées, pas forcément issues de l'univers du soin, qui passeraient plusieurs fois par semaine s'enquérir de la manière dont vivent les sortants hospitaliers  et s'assurer du suivi de leur traitement afin d'éviter des retours traumatisants et souvent dans des conditions catastrophiques. Sans parler du prix de journée... Allez, de l'audace! Et de l'humanité.

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