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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Lot)

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(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 04:51

Notre ville vieillit; plutôt que de s'en appitoyer, faisons-en une richesse supplémentaire: Châtellerault, la gériapolis du centre-ouest!

Il faut prendre le problème sous plusieurs angles que je livre un peu en vrac dans le cadre d'un court article de blog:

- le développement du viager (non abusif évidemment) afin de permettre à la personne âgée de disposer de revenus plus corrects pour vivre, en faisant accéder à la propriété des plus jeunes qui éviteront la dégradation de la bâtisse, les notaires doivent être des conseillers mobilisés sur ce sujet,

- le béguinage ou appartements partagés en mutualisant des interventions et des activités,

- le plan qui m'est cher de l'habitat senior-junior, lequel  junior contre un loyer modeste s'engage à aider son propriétaire âgé dans diverses démarches, l'accompagnement des loisirs et l'entretien,

- les résidences inter-générationnelles de petite taille avec mini-crèche ou garderie intégrée,

- le partage des savoirs et des compétences (SEL) (une heure d'anglais contre deux pots de confiture, une aide aux devoirs contre un tricot, etc...), tout cela sous le contrôle de la maison  municipale du quartier, centre vital,

- le conservatoire de la mémoire, lieu d'enregistrement audio-video des témoignages de nos aînés,

- la convivialité du conseil municipal des jeunes et du conseil municpal des aînés,

- le tutorat, et, dans certains cas, le "parrainage républicain", avec cérémonie en mairie,

- les familles d'accueil seniors (des aînés reçoivent des mineurs en week-end ou vacances avec l'accord parental pour permettre aux familles de "souffler" ou de se réorganiser), avec cohérence CCAS,

- le visa vacances métiers manuels avec des anciens,

- l'épargne éthique seniors pour financer des projets locaux 16-18 et jeunes majeurs.

Etc. Notre richesse est là, ne pleurnichons plus. Notre élue Marie-Hélène DAYDET au contraire s'en réjouit et s'y prépare puisqu'il n'y a aucune raison que ce schéma ne séduise pas!

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 05:20

La presse lance avec justesse le débat sur la culture à Châtellerault; nous avions été les premiers, dans le cadre d'un article du magazine, à exprimer notre désaccord de la fin programmée des activités d'Accords (tout en étant circonspects sur son "monopole") et de la mainmise de la Ville sur l'action culturelle. Les retours des lecteurs furent nombreux et consensuels.

Notre équipe 2008 avait aussi beaucoup travaillé, beaucoup rencontré, beaucoup écouté; ce travail n'est ni vain, ni oublié, et je salue d'abord l'immense richesse, la prodigieuse variété de nos acteurs culturels dans cette ville.

On sait, par mes passions, et notamment celle de l'écriture, le prix que j'attache à la dimension culturelle de l'action publique: la culture est ce qui tire les hommes par le haut et les rend libres; pourtant, une exposition parisienne, en ce moment, nous montre les glissements indignes de la culture pendant l'Occupation, y compris par des artistes vénérés par ailleurs, COCTEAU par exemple. La politique culturelle doit donner le  goût du meilleur à chacun: regardez le succès du Louvre-Lens, qui touche une population inespérée. J'ai d'autres anecdotes, comme les prisonniers face à un concert de musique classique, le premier de leur vie, et qui touchent avec pudeur et appréhension le bois du violoncelle ou le feutre des clapets du saxophone; il se passe là des choses passionnantes.

La culture ne doit pas être municipalisée, caporalisée, et la mise en place d'états généraux de la culture, dès les élections passées -en juin 2014- , sur un week-end entier à l'IUT, doit permettre l'expression des paroles publiques de tous nos acteurs et des "usagers" (ce serait nouveau), en même temps que la fin des négociations en conciliabules, vieille pratique locale sans contrôle. De l'air, et de la transparence!

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 17:15

Jean-Michel BAYLET vient de m'informer que François HOLLANDE, lors de leur dernière rencontre (ils se voient souvent), lui a donné son accord pour que les députés portent la proposition de loi adoptée il y a deux ans au Sénat sous l'impulsion des Radicaux de gauche, à savoir la fin de ces immenses circonscriptions pour les européennes, circonscriptions sans aucune signification sociologique et qui avaient le tort de pénaliser les "petits partis", en faveur de listes nationales. C'est une immense avancée pour la démocratie.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 09:07

Ce lundi matin de neige fondante, jour d'étudiants, de travailleurs en reprise, la SNCF a fait les choses en grand: un vieux TER estampillé Languedoc Roussillon pour nous mettre du soleil, mais, mais ... petit modèle, ce qui fait que dès Sainte Maure les gens étaient debout et agglutinés jusque dans la soute à vélos. 0n se dit: mais qui gère ça?

C'était déjà bien que le train fût là...l'autre jour le mécanicien ne s'était pas réveillé (ce qui s'appelle en jargon un incident de gestion du trafic).

Ce qui frappe, c'est la passivité, l'acquiescement des clients (on ne dit plus des usagers, à la SNCF, nuance), leur fatalisme, leur renoncement, leur docilité.

Demain ils s'attendent au train supprimé, au co-voiturage, au car de substitution, etc...

Le train-train, quoi.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 14:57

C'est l'époque républicaine des galettes des rois.

Les partis, les groupements divers, en font une occasion d'assemblée générale ou de voeux.

 On a intérêt, au-delà des invitations chaleureuses les plus larges (pâtisserie n'est pas tapisserie), à faire des parts égales! Liberté, égalité, fraternité, la frangipane est universelle, comme je l'ai dit il y a quelques jours ici. La galette pour tous, comme le mariage pour tous.

Mais la fève, elle, est royale, c'est la survivance nostalgique des français pour leurs rois. Il n'y a qu'une fève. A la trappe les mages! Vive le roi!

Et alors, quand la langue choisie heurte le divin objet de porcelaine, ah! dent et fève, vient la grâce unique, privilégiée -le moment sublime- de désigner son roi, ou sa reine. Bien que maintenant on puisse désigner son alter "égaux" comme on voudra. Et le couple royal de se biger sous les applaudissements du peuple.

On aime tellement la royauté en France que celui qui a eu la fève doit payer une nouvelle galette. C'est le mouvement perpétuel appliqué à la pâtisserie.

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 07:25

Chaque samedi, la NR interroge quelqu'un de Châtellerault sur une trame connue désormais (Ciné A ou 400 coups? Désirée ou l'Herse? Crac ou Soc? Passionnant quoi). Quelquefois on ne nous dit pas tout du passé récent ou du présent de l'interrogé dans ses engagements, politiques notamment, seuls l'interwiever et les initiés de la chose publique savent, ce qui fausse un peu les réponses "spontanées" pour l'opinion commune.

Hier c'était une animatrice connue et estimée de la vie théâtrale châtelleraudaise, et là, tout de go et pour la première fois, elle a droit à la question "Guérin ou Abelin?" -ou le contraire-; outre qu'on voit mal quelqu'un dont l'activité repose pour beaucoup sur les subventions et les mises à disposition de la collectivité dirigée par Abelin se prononcer sur une telle question, il y a là un glissement progressif du questionnement qui pose problème:

Pourquoi seulement ces deux-là? Pourquoi pas Villeret ou Rabit, Michaud ou Lévêque, etc...?

On voit encore cette manière discrète et innocente (?) de l'information d'instiller la logique d'un affrontement programmé par notre microcosme.

Alors oui, interrogeons des acteurs divers de la vie locale le samedi, jour le plus lu, mais laissons- les en dehors de tels questionnements politiques, qu'on leur fiche la paix et qu'on ne les mette pas en difficulté. Ce n'est évidemment que mon avis, bien sûr.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:36

Il y a quelque temps un ami m'avait parlé des gros soucis de son fils, en collège, qui était racketté, harcelé, humilié par un groupe de déjà petits tristes sires; j'ai pu l'aider en lui indiquant les bonnes personnes et les bonnes démarches.

Je sais que le phénomène a pris une ampleur considérable.

Au niveau national existent aujourd'hui deux dispositifs: la ligne d'appel "Stop harcèlement à l'école" 08.08.80.70.10. et le site www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr

Au niveau départemental, quand j'étais jadis substitut en charge des mineurs, j'avais invité la communauté éducative, en termes de prévention de la délinquance dans et aux abords des établissements scolaires, à inverser la réflexion, et, plutôt que de tenter de cibler des auteurs potentiels, de s'attacher à déceler les victimes potentielles avec des repères comme la morphologie (le petit gros est vulnérable, le trop petit aussi), les résultats (la grosse tête est un bouffon), l'entourage (celui qui est couvé par sa maman qui le protège jusqu'à l'entrée) et la réputation économique (l'enfant de riches supposés a forcément de l'argent et de beaux objets à céder).

Je souhaiterais vraiment que l'on puisse remettre cet ouvrage sur le métier avec une attention toute particulière aux groupes qui se forment autour d'un caïd péremptoire, car des victimes potentielles ou passées, pour sauver leur peau, se mettent au service du dit caïd et font vivre aux faibles ce qu'elles ont jadis subi du même. Humanité...

Et pas seulement enquêter en interne/externe, sanctionner en interne/externe mais surtout exploiter un ou des incidents, faire intervenir quelques spécialistes en classe. Le méchant, quelque part, est toujours victime ou mal aimé, souvent chez lui, et reproduit, à son niveau, une douleur qu'il inflige à d'autres.

C'est là que se joue la vraie prévention et que l'on peut éradiquer -quasiment pour toujours- une entrée dans la délinquance, car c'en est une.

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 14:55

La presse a rendu compte des chiffres châtelleraudais de l'état civil:

 

                        2012                  2011           2009    2006               2000

                                                                                  

 

Naissances      1220                   1248        ...moins 12% depuis 2006...

 

Mariages           114                     101          chute libre depuis 2000

 

Pacs                 170                     193                 269                220

 

Décès                684                     620 

 

Tout cela n'est guère très bon pour l'avenir moyen et lointain, même s'il faudrait affiner ces chiffres sans atteinte discriminatoire évidemment (origine et lieu de vie réel des géniteurs,  part des naissances dans le cadre du mariage et hors du mariage, origine, lieu de vie réel et âge des mariés, sexe des pacsés, âge des décédés et conditions naturelles ou non de leur disparition notamment...).

En gros on constate quand même, au-delà du vieillissement connu de notre population et de sa baisse régulière, un manque de confiance en l'avenir, une peur de l'engagement dans la durée (100 mariages à peu près dans une ville de 33 000 habitants..., 1220 naissances, c'est bien peu) au profit  -minime- d'un pacs qui n'est souvent qu'un mode de gestion fiscale d'un couple et un atout de mutation dans la fonction publique sans avoir nécessairement de communauté de vie.

Jean Carbonnier, le grand juriste, disait: "Les gens heureux vivent comme si le droit n'existait pas". Pas sûr devant ces chiffres. De même Carbonnier aurait-il pu le dire de la religion, grand pourvoyeur de rituels, car les gens, même "déchristianisés", ont besoin de rituels comparables à celle-ci; on s'offre une bague pour le PACS qu'on fête avec des proches au resto, on célèbre le premier anniversaire du bébé né hors mariage avec son lot de dragées blanches, on ne "passe pas par l"église" aux funérailles mais on lit des textes quelquefois entendus dans des églises (le fameux "je suis de l'autre côté du mur -ou du chemin-, attribué par je ne sais qui à PEGUY, etc..."). Pas drôle.

Comment redonner du sens à la vie, comment redonner de la vie dans notre ville, et du sens à y vivre? Une chose est sûre, ce ne sont pas les politiques, d'où qu'ils viennent, qui sont capables de répondre seuls à ces questions. Et le chantier est immense.

 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 06:07

Le philosophe et psychanalyste Jean-Bernard PONTALIS est décédé dans la nuit du 14 au 15 janvier; il était élève de SARTRE et disciple de LACAN. Il avait, dit-on, le culte de l'amitié et beaucoup d'humour.

Parmi les réactions, celle de Roger GRENIER, son voisin des combles de Gallimard, qui dit ceci: "Il fut aussi très fortement attaché à son chien Oreste dont il rêva longtemps après sa mort -il le raconte dans L'Amour des commencements. Il parlait en rêve à son chien qui lui répondait toujours: "Je ne te crois pas"."

Voilà qui me rassure!

Le chagrin de la perte d'un chien affecte tant de gens sensés, je songe à Jean-Louis BARRAULT et à ses émouvantes lignes sur la perte de sa chienne Amie, à Maurice MAETERLINCK avec le texte "Sur la mort d'un petit chien", admirable, et d'autres.

Car on se moque de moi à la maison, et de ma dépendance à l'affection du chien Vito, "anthropomorphisé" (sic); ah, si vous saviez comme ce chien intelligent  et sensible a partagé avec moi tant de moments difficiles, heureux aussi, il a "senti" tant de choses, pressenti même, anticipé, avec discrétion, pudeur ; j'oserais dire que, quand il partira, ma peine sera immense; il a tout compris et sait être plus" humain" que quelques individus que j'ai connus.

Alors si un personnage de l'envergure de PONTALIS aimait tant son chien, et le racontait, on me comprendra mieux!

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 09:50

   Jules VERNE est un auteur pour adultes, aussi ne l'ai-je vraiment apprécié qu'à mes quarantièmes ... rugissants.

   Je viens de terminer une petite biographie écrite en 1938-1939 par un certain Commandant Bernard FRANK.

    Le biographe évoque dans la dernière partie de la vie de Jules VERNE, après l'agression par arme à feu dont il fut victime par un déséquilibré, sa participation à la politique municipale à AMIENS.

    On le sollicita à la fois chez les conservateurs et  chez les "rouges", et, bien qu'il fût du côté de THIERS et des Versaillais en 1870, Jules VERNE fit le choix de la liste des "rouges", s'exposant à la critique des bourgeois qui le trouvaient pourtant -je cite- "tout à fait à sa place avec les socialistes gras à lard et les démagogues repus qu'il (eut) pour colistiers."...

    Jules VERNE ne revendiqua rien d'autre qu'un poste d'élu de base et sollicita de s'occuper du théâtre; on lui colla en plus le "dossier des gens du voyage" appelés à l'époque romanichels; loin d'adopter à leur égard une politique d'expulsion, Jules VERNE s'enticha  au contraire de leur mode de vie, sympathisa, et, s'il n'avait été marié avec sa tendre Honorine, serait parti en roulotte!

     Notre écrivain regretta toujours cette "coupure droite/gauche"  (ce sont mes mots d'aujourd'hui) et de son expérience fit un livre," L'île à hélice", île sur laquelle les deux camps se battront, à "babord et à tribord" jusqu'à ce que l'île disparaisse en engloutissant dans un trou immense tout le monde, droite et gauche, avec comme seuls rescapés ayant les moyens de remonter à la surface, des milliardaires ... des deux bords.

     Edifiant, non, et terriblement actuel, sinon éternel?

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