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Défendre notre territoire

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1 avril 2015 3 01 /04 /avril /2015 05:12

   Entre l'entrée triomphale le dimanche dans Jérusalem, monté sur un âne, et l'ensevelissement du vendredi soir qui suit, la Passion du Christ constitue un véritable concentré de philosophie politique que tout étudiant de sciences-po, de droit ou de philosophie devrait connaître par coeur.

   Cette "royauté" d'un genre particulier (hors de ce monde), le service des disciples par le maître (le lavement des pieds), les pièges tendus par les prêtres et les scribes, le traître, la trahison, l'abandon des disciples, le reniement, la lâcheté de la foule, le courage de ces gens qui lui crachent à la figure, le molestent, le frappent quand il a le visage recouvert, le déguisent en roi de pacotille, l'insultent, ricanent, tirent au sort ses vêtements (prémonition  exceptionnelle du psaume 22).

    Et, déjà, tout ce qui fait le coeur de la procédure pénale: les problèmes de compétence (les prêtres et Pilate se renvoient la "patate chaude"), "les violences policières" ("si je ne t'ai rien fait, pourquoi me frappes-tu?"), les témoignages organisés.

    Tout est là, tout est dit, et on trouve dans cette Passion des commentaires à l'infini.

    Ah oui! Le vent des Rameaux sera le vent dominant de l'année: une année à l'ouest, mouillée.

 

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29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 05:04

    J'ai une passion pour les Templiers, ces moines-soldats exterminés par Philippe Le Bel, qui ont notamment séjourné à la Commanderie d'Ozon.

    Au soir d'une défaite électorale, ceux qui ont une foi politique éprouvent souvent le complexe du Templier: est-ce que je reste dans la commanderie à prier et à servir mes frères d'armes dans les tâches du quotidien, ou bien est-ce que je pars au combat sur mon destrier, épée dressée vers le ciel?

    Vous connaissez ma réponse: je pars au combat, à fond, mais dès que je trouve un calvaire ou une chapelle, j'attache ma bête, je m'isole, et je reprends des forces, moine et soldat.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 02:58

     Aujourd'hui, Journée Internationale de la Femme. Laïus habituel, commerce, reportages obligés, allusions diverses. 

     Une pause, un moment d'arrêt, d'après mon texte, augmenté, de 2011, qu'on disait assez triste. Il est toujours assez triste, sans doute, mais c'est cela, aussi, la vie. Penser bien fort à elles, toutes. En silence. 

     La pré-adolescente qui découvre seule ses premières règles, l'enfant  souillée par un lâche de son entourage familial ("c'est un secret entre nous, sinon Tonton ira en prison"), l'étudiante qui fait des extras dans des banquets moyens-moyens pour payer ses livres, la mère divorcée qui fait de même pour élever ses enfants en plus de sa journée d'usine quand le père préfère jouer à la Française des jeux, la jeune mariée qui dit oui la première devant tout le monde -indécence terrible!-, la vendeuse de vêtements-hommes qui vous aiguille le bas du pantalon, l'ouvrière en 3x8 qui se lève à 3 heures du mat', la postière qui aussi se lève tôt pour trier les nouvelles, la moniale qui prie pour nous la nuit dans son couvent glacial, la mère qui répond aux assiettes tendues des enfants qui ont faim, l'urgentiste-femme du SAMU sur un accident mortel, l'épouse qui subit le devoir conjugal d'un mari aviné, la sage-femme qui tend la vie à bout de bras, la femme violentée, battue et qui aime toujours, la légiste qui autopsie un petit corps martyrisé, l'amoureuse qui hurle son amour aux arbres centenaires, celle dont les mains seront  enfin prises demain et qui ne le sait pas, la juge sans mari qui ne peut concilier les époux séparés, la catéchiste qui n'y croit plus, la caissière de super-marché à temps partiel le dos dans le froid des portes coulisssantes, l'éducatrice qui place un bébé à la pouponnière départementale, la femme de ménage seule dans l'usine en fin de nuit l'hiver, la poétesse qui donne le "bon à tirer" à l'imprimeur la première fois, la jeune mère détenue avec son enfant à NANTES, la gardienne de prison la nuit à NANTES, la chanteuse de bal qui chante pour le public malgré sa peine, l'épouse fidèle qui quémande son baiser quotidien sur le front, l'accordéoniste qui brasse son instrument comme un amant plaintif et désarticulé, la jeune veuve désemparée à l'arrivée des gendarmes annonciateurs, l'apprentie harcelée dans la réserve, la soignante de nuit en gériatrie terminale,  la politicienne pire qu'un homme pour exister,  la jeune maman qui donne le sein tout naturellement sous la lumière d'un vitrail d'été, la mère qui vient de perdre sa propre mère, la maîtresse d'école qui serre les petits contre elle comme une mère-poule, la sprinteuse qui a un mal terrible au ventre le jour de la finale, la vieille dame indigne, la vieille dame digne, la paroissienne qui entretient l'église et lave le linge sacré, toutes, toutes. Ne pas en oublier. Elles sont la vie.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 06:26

En 1928 Marcel PAGNOL faisait jouer pour le première fois sa pièce TOPAZE.

 

Ceux qui ont vu le film avec FERNANDEL ou lu le livre se souviennent surtout de ce “pion” un peu niais dans une institution d’enseignement avec le système de la punition arbitraire et injuste.

 

Mais refaites une lecture actualisée: PAGNOL critiquait déjà dans cette pièce les moeurs politiques de la Troisième République: eh bien, là, on croit lire la transcription des écoutes téléphoniques DE MAISTRE-BETTENCOURT: “Je connais bien le Procureur”, “décoration”, etc...et puis toutes ces magouilles pour obtenir le marché des balayeuses publiques TOPAZE, une merveille!

 

En attendant la fin (momentanée) du feuilleton BETTENCOURT et autres, relisez TOPAZE!

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 22:40

Mardi prochain, c'est Mardi gras. Jour de fantaisie permise. Les Saturnales. L'âne portant les reliques.C'est le seul moment dans l'année où tout déguisement est permis, où on ne risque pas d'être poursuivi pour port illégal d'uniforme! Est-ce en mettant les masques que, justement, on tomberait les masques, que notre personnalité serait la plus authentique, révélant ce qui est caché d'habitude par l'hypocrisie et les conventions (nécessaires par ailleurs pour un équilibre social)?

Puis avec la condamnation ignisée du bonhomme Carnaval, après un procès à la hussarde et sans défenseur, part tout ce qui fut lourd et injuste dans l'année.

Mais Mardi gras, par ses outrances, n'a de véritable sens que par le lendemain, Mercredi des cendres, où en effet nous descendons au plus profond de nous, et toujours publiquement. Notre société qui ne croit en rien en est restée au premier rite. Peut-elle en inventer un qui pourrait, par une sorte d'appel à la sobriété, tenter de combler le second?

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 04:24

    Seul l'évangéliste Matthieu évoque la visite au nouveau "prince de la paix" (Isaïe) de ces "mages venus d'Orient" apportant parmi les cadeaux la myrrhe et l'encens qui sont déjà les signes annonciateurs de la mort et de l'embaumement de Jésus.

    L'imagerie populaire, à partir de la "crèche" inventée par Saint François d'Assise, a transformé ces mages, en réalité des savants, des chercheurs, en rois-mages et leur a donné des noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, l'un d'eux, sans doute de l'Ethiopie ou proche du Nil, étant même de couleur de peau noire.

    Aujourd'hui  -je parle en coeur et en conscience et loin des débats sur la laïcité-,  face à un tel Evénement, serions-nous capables, ici, d'accueillir des mages venus d'Orient?        

    N'aurions-nous pas vérifié d'abord si leurs papiers étaient en règle? Et déjà, n'aurions-nous pas empêché ces malpropres de bergers de venir les premiers adorer l'enfant-Dieu, bergers, plus pauvres parmi les plus pauvres, n'ayant que la chaleur de leur animaux pour supporter la nuit?

    Dans l'histoire, ces sages ne s'incrustent pas; avertis en songe, ils regagnent leur pays, mais par un autre chemin, pour éviter l'interrogatoire d'Hérode. Des Hérodes, il y en a partout,  et toujours, et  l'artiste ARCABAS, à Saint PIERRE de CHARTREUSE, l'a bien compris dans ses fresques, en peignant des saints innocents comme des petits enfants empilés de camps de concentration.

     L'Epiphanie,  pour nous aujourd'hui, une actualité redoutable.

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25 décembre 2014 4 25 /12 /décembre /2014 08:27

    Une veillée de Noël dans l'église de LA ROCHE POSAY.

    Douce nuit, sainte nuit. Un ciel craquelant  de poussières d'étoiles.

   J'ai pris un tout petit plus de temps ce matin pour aller m'occuper des animaux, l'ânesse et la brebis, au chaud et à l'abri dans la bonne paille de leur cabane.

    L'aube hésitait.

    Les poules, déjà, s'ébrouaient et faisaient leurs mouvements de gymnastique.

    Comme à chaque matin de Noël, je demande à l'avance à mes animaux principaux de ne pas me faire "le coup du petit enfant dans la crèche". Ouf! Personne!

     Pourtant, oui, dans l'encolure de Sultane que je cajole, je sens monter en moi toute cette vérité d'une nuit de Noël en proche orient, comme si ses yeux me disaient que par une inépuisable transmission génétique ils avaient  vu cette naissance miraculeuse.

     L'âne et le boeuf sont intervenus bien tard dans l'imagerie pieuse de Noël, malgré une allusion  prophétique dans l'Ancien testament (Isaïe); le boeuf représenterait le peuple juif (sous le joug de sa loi) et l'âne les païens encore insensés. Ah! qui veut faire l'ange fait la bête, souvent.

     Bon Noël simple, à tous.

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22 décembre 2014 1 22 /12 /décembre /2014 06:19

On nous gave le citron avec une interprétation fantaisiste d'un calendrier maya incertain et cette histoire de fin du monde survenant le 21 décembre 2012, épargnant un pic rocheux d'un village occitan.

Il faut savoir que depuis des jours, des gendarmes spéléologues scrutent les entrailles  et les galeries de ce terroir...

Non, la fin du monde est derrière nous, pire même, avec nous,  en nous, et depuis un moment.

Les atrocités, les tueries, les esclavages, les attentats, les chairs  écrabouillées, les cyclones, les inondations, les incendies, les souffrances physiques et morales, l'ignorance, l'inculture, les duperies politiques, les gens désunis, les enfants qui pleurent, les poubelles inspectées par des mains qui ont faim, les pollutions gigantesques, les virus, la misère morale et les apprentis législateurs, tout cela n'est-il pas, déjà, et depuis belle lurette, la fin du monde?

Ce soir,  pour cette prétendue fin du monde publicitaire, je trinque avec mes potes, car si "l'avenir appartient aux gens qui se lèvent tôt"... "le passé appartient aux gens qui se couchent tard" (déposé à l'INPI). Et que l'amitié, il n'y a que cela de vrai.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:11

Le TPC ici n'est pas le Tour Poitou-Charentes cycliste mais le Théâtre Populaire de Châtellerault qui dans son fief de la Taupanne "remet le couvert" avec "le Défunt" de René de Obaldia (10 mn) et "Feu la mère de Madame"  (45 mn) de Georges Feydeau. Feydeau est connu, avec son "boulevard" début 20ème siècle et ses quiproquos un peu éculés, mais René de Obaldia l'est beaucoup moins et sa piécette est absolument géniale; en plus on y découvre Jean-Pierre Duffourc-Bazin en veuve éplorée et un tantinet hystérique, ce qui vaut le déplacement.

Le fin du fin entre les deux pièces: la même réplique ("Je me cramponne, je me cramponne!)" prend tout son sel et témoigne de l'excellence culturelle de nos amis acteurs.

J'ai aimé retrouver dans le public Colette Lacroix, co-listière 2008 et fidèle en amitié et en conviction, costumière depuis longtemps du TPC et me montrant, à l'issue, tout son travail, jusqu'à la literie. Bravo, Colette! Et vive le TPC!

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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 04:59

Le carré militaire

aux drapeaux tricolores

engloutit dans sa glaise

les soldats mélangés/

 

Dolorosa ma terre

entends-tu qu'on implore

et même en langue anglaise

les vers qui ont mangé/

 

Des mamans déprimèrent

quand l'élu respectable

provoqua leurs hoquets

disant Les Allemands.../

 

Des enfants de primaire

et leur maître honorable

ont posé des bouquets

qui fanent doucement/

 

Mais qui donc sommes-nous

pour venir trois fois l'an

perturber les graviers

de vos lieux éternels/

 

Mais qui donc sommes-nous

freluquets bras ballants

face à vous qui aviez

perdu aux Dardanelles/

 

Oh soldats/ uniformes

tout n'est plus que surface

dominos de ciment

Léon Jean Alcide/

 

Qui viendra pour la forme

le souvenir s'efface

et le futur nous ment

ma douleur est acide/

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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