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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 01:07
   Le programme 2008 de CHATELLERAULT UNI EN MARCHE prévoyait notamment une réaffectation du Logis du Cognet, à l'extrémité sud de la rue Bourbon, en en faisant une hôtellerie dédiée aux pélerins de Saint Jacques de Compostelle, nombreux à passer à CHATELLERAULT où rien ne leur est proposé, avec le rassemblement de tous les objets, documents et supports pédagogiques concernant Saint Jacques.


    En même temps les syndicats et associations diverses défenseurs des droits et occupant les lieux étaient invités à rejoindre la Maison des Libertés que nous imaginions sur le site de l'ancien hôpital dans la partie sur la gauche rue Orillard en prolongement de l'ancienne prison (Godeau) où devait s'installer la "cité judiciaire". Par transfert des locaux du Tribunal d'Instance l'entreprise Mairie gagnait ainsi de l'espace dans ses murs et la place de la Justice dans la Ville prenait sens.


    Cela, c'était avant les informations relatives à la disparition de l'Ecole de Gendarmerie et notre programme final faisait de cet ancien espace militaire un nouveau poumon administratif et associatif en centre ville avec cité judiciaire, maison des libertés, maison de l'enfant et de l'adolescent, hôtel de police, etc... Bien sûr, nous aurions maintenu ce projet dans les débats futurs.


    La municipalité élue s'intéresse évidemment à l'avenir du Logis du Cognet, ce qui est positif, sans avoir pris toutefois de position sur son nouveau contenu, ni sur son sort juridique (vente, etc...).


    Ce qu'on sait, c'est que tout un tas de bâtiments annexes qui sont des verrues architecturales seraient justement détruits et que les syndicats et autres associations seraient conviés à s'établir dans l'immeuble du centre Camille Pagé redéfini; s'il est bien de regrouper en thématiques, comme nous le préconisions, il est moins bien d'éloigner encore du centre-ville des gens actifs et engagés.


    Il y a toutefois dans les travaux municipaux actuels une thématique intéressante, en profitant du départ du secteur du Cognet du Centre Municipal d'Hygiène, depuis longtemps rue du Souci, c'est celle de la création d'un pôle Santé; bien sûr, notre équipe y avait songé, grâce à nos médecins, avec notamment, toujours à l'ancien hôpital, la Maison dite "des petites urgences", pour désencombrer Camille GUERIN et associer les médecins généralistes de la ville à une garde tournante.


    Pour en revenir au Logis du Cognet, on y évoque pour une éventuelle idée la trace du passage de Jean de LA FONTAINE chez son cousin Jean PIDOUX mais il nous semble que le château du Verger, là où le poète fabuliste aurait écrit le Pêcheur et le Petit Poisson, serait davantage dévolu à l'écrivain de CHATEAU-THIERRY (dont le musée de la ville comprend une gravure du château du Verger).


   Château du Verger dont nous faisions  une résidence d'artistes.


     Douze ans vont vite passer...






 

 

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10 décembre 2013 2 10 /12 /décembre /2013 06:00

De manière imminente, avant le 31 décembre, doit être enfin signé le décret d'application de l'article 58 de la loi du 2 août 2005 dite loi DUTREIL en faveur des petites et moyennes entreprises ; le Conseil d'Etat a donné son feu vert le 18 décembre dernier ; ainsi, pour mettre un frein à la liberté parfois démentielle et uniforme (dans tous les sens du terme !) du commerce, les maires pourront délimiter un périmètre de sauvegarde, permettant aux municipalités de préempter les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux qui présentent un intérêt vital et significatif pour le coeur des villes.
Il est vrai qu'un boulevard qui a perdu notamment, sans possibilité valable de réagir, son épicerie fine des Antilles, sa Brasserie du Commerce, son magasin de cycles Motobécane, sa librairie WEINLAND, sa miroiterie BRAGUIER, son Café de la Paix LEVI, sa coutellerie GUYONNEAU, son Grand Hôtel Moderne, son restaurant la Charmille, son chauffagiste PICAT, sa pâtisserie GAUTIER, son fleuriste FURGER, son photographe MONGREDIEN meilleur ouvrier de France à l'angle de la rue de l'Aqueduc, etc.. n'a plus le même charme quand il est peuplé d'agences bancaires, téléphoniques et de franchisés, sans parler de la rue Bourbon.
Certes ce décret, qui vient après des décennies de libéralisme désordonné, ne règle pas tous les problèmes: comment le juge de l'expropriation (Nota : j'exerce cette fonction à TOURS) pourrait-il empêcher valablement un commerçant de faire une bonne affaire quand on sait que le ré-emploi du prix de son fonds servira en grande partie à préserver sa retraite ou que le prix du loyer commercial va lui assurer des revenus réguliers ? Jusqu'où peuvent aller les prérogatives d'une mairie en matière d'impact commercial ? Que peut un budget municipal face -peut-être- à des fonds communs de placement ? Comment provisionner en clarté ces possibilités financières en temps utiles ? etc...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 04:00

    "Nous nous réjouissons du projet de Jean-Pierre ABELIN de vouloir faire construire une patinoire aux installations et aux dimensions permettant d’y pratiquer toutes compétitions de hockey et de patinage, plutôt que de “rafistoler” la patinoire existante ; c’était aussi notre programme dont nous voyons qu’il sert.

   Cependant, malgré l’intérêt technique et économique d’avoir un système eau-glace combinant piscine et patinoire, nos consultations sur le sujet nous avaient conduits à écarter un tel projet raccroché à la piscine Rasseteau par inadéquation et insuffisance de l’espace utile alentour, sans parler de la protection d’arbres et d’essences vénérables.

   C’est pourquoi nous avions privilégié l’idée d’une plaine des sports aux abords de l’étang de Charlet, rééquilibrant ainsi la ville, avec notamment une patinoire doublée d’un bowling, correspondant aux attentes de la jeunesse, d’accès et de stationnement facilités par la proximité de la rocade est.

   Nous pensons toujours que ce projet, dont nous ne sommes pas propriétaires bien entendu, mérite d’être soutenu."

 

    Ajout du 7 juin 2013: notre projet ne valait-il pas le coup? Quand on voit que la patinoire actuelle va être fermée un an pour travaux, qu'on risque de perdre des adhérents et qu'on va y mettre beaucoup d'argent...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 03:48
   Nota: je diffuse ce rappel compte tenu de la polémique de tous ces jours au sujet des doléances de l'association "Algérie sans frontières" sur l'hommage estimépar elle insuffisant aux "morts pour la France" d'origine africaine et notamment nord africaine; l'incompréhension naît du manque de dialogue et de l'ignorance, ce que nous refusions; Châtellerault a manqué une occasion unique, au vu de son histoire, de réconcilier des populations en intelligence et en fraternité:
 
" Dans notre équipe, Yves NAULET, ancien capitaine de police au Commissariat, outre son mandat d'adjoint en charge de la tranquillité publique, avait été spécialement prévu comme le référent des cérémonies et des commémorations.


  Nous ne supportions plus ces défilés "décalés" d'une population assez indifférente globalement de ces manifestations.


  Passionné par l'Histoire et notamment par celle de la Grande Guerre 1914-1918, aimant CHATELLERAULT et connaissant bien ses populations diverses, Yves NAULET avait concocté un 11 Novembre 2008 à la hauteur de ce quatre-vingt-dixième anniversaire de l'armistice.


   Il s'agissait de sensibiliser, d'"enrôler" des jeunes châtelleraudais ayant des racines en Afrique du Nord et en Afrique Noire pour les faire défiler, au milieu de nos élèves gendarmes,  en costumes reconstitués fidèlement à ceux que portaient leurs ancêtres tirailleurs d'Afrique du Nord ou du Sénégal.


   Des mères avaient été sensibilisées au projet pour fabriquer ces costumes, et des jeunes, mis dans la confidence, s'étaient enthousiasmés avec elles pour cette manière de célébrer une véritable reconnaissance de notre histoire commune.


   Sans culpabilité, sans repentance, sans arrogance, sans victimisation, mais en héritiers rassemblés de notre passé.


   L'Education nationale, nos Musées, le Secrétariat aux anciens combattants et victimes de guerre, le Souvenir français, les associations patriotiques et d'anciens combattants, les sociétés savantes, nos historiens locaux auraient été associés au caractère inédit de cet anniversaire de l'armistice.


   Nous devions bien cela aussi, à ce moment-là, à ces aînés exemplaires du culte de la mémoire que sont dans notre ville Jean-Henry ROY, Jean VERDON, Jean-Olivier BENOIST qui ont nourri des générations de châtelleraudais dans l'amour de l'Histoire.


   Hélas, non seulement ce sera le dernier 11 novembre de nos élèves gendarmes, mais encore personne n'a songé, dans l'équipe actuelle, à une telle célébration fraternelle par delà les générations.


   Mais pour le Centenaire, qui tombera en plein dans notre premier mandat municipal, Yves NAULET nous promet quelque chose dont évidemment on ne peut pas encore parler...".

 

    Voilà un beau chantier fédérateur, à actualiser évidemment puisque nous n'avons plus l'EPG...

 

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 04:23
   J'écrivais alors: "Le 27 octobre dernier, face à la crise qui frappe et va frapper encore notre ville, nous avons saisi le Sous-Préfet et le Maire d'une double requête en convocation des états généraux du travail et de l'emploi pour le premier et en mise en place d'une démocratie locale de proximité pour le second.
   Jean-Pierre ABELIN n'a pas répondu directement mais, pour ne pas rester dans le vide, a sorti l'idée de confier une mission de réflexion au Conseil de Développement.
Un problème, une commission, c'est bien connu.
   Mais lequel ? L'ancien Conseil du temps de la municipalité précédente? Un nouveau, mais selon quelle désignation de ses membres ?
   Avec le nouveau Président de l'Agglo Jean-Pierre ABELIN, un vice-président avait été nommé chargé des relations avec le Conseil de Développement, jadis un fonctionnaire à mi-temps avait été recruté, qui doivent toujours exister, mais où sont-ils et que font-ils?
   Lors du Conseil de l'Agglo du 24 novembre à NAINTRE, Jean-Pierre ABELIN a déclaré s'être entretenu avec l'ancien Président du Conseil de Développement et avec le nouveau...
Faut-il rappeler que l'ancien -et toujours!- Président, Joseph FREMONDIERE, Directeur de la COLAS, au demeurant consensuel, avait été élu ?
   Diantre, à CHATELLERAULT les élections aujourd'hui se font comme dans les républiques bananières ?! Le rapport demandé est-il déjà en traitement de texte, prêt à être complété dès que les noms des membres du nouveau Conseil seront connus?
   Finalement si Joseph FREMONDIERE était de nouveau candidat et, pourquoi pas, réélu, cela permettrait peut-être de ne pas considérer comme perdues toutes ces heures de réflexion, notamment sur le règlement intérieur et le fonctionnement du Conseil, sur un bon usage de la rivière la Vienne et sur la démocratie participative.
   Notre équipe CHATELLERAULT Uni en Marche voulait faire du Conseil de Développement un véritable Conseil Economique et Social de l'Agglo, avec des moyens d'investigation dignes d'une vraie force de proposition indépendante dont le Président ne serait pas le canard du ventriloque Jacques COURTOIS.
Même si quelquefois le canard proteste.
Alors, c'est qui le canard ?!"    
 
 
.... Depuis, il y a bien eu désignation, nomination des gens de la société civile, amis ou gens d'ouverture à la Sarko, beaucoup d'hommes. Mais, la production d'idées ... ce 13 mars 2013... RIEN.
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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 08:00

Conf--rence-du-14-12-07-1.JPG

Vendredi 14 décembre dernier, Gilles MICHAUD a été invité par l'association les Châtelleraudais réunis pour débattre de la démocratie locale avec plus de 140 personnes.
Pour les personnes qui n'ont pas pu assister à la conférence débat, voici le contenu de son intervention :

LA DEMOCRATIE LOCALE, UNE EXIGENCE DE SOLIDARITE.

 

 

Le libéralisme économique, qui s'appuie sur l'individualisme et le consumérisme, a transféré ses effets sur la vie politique, qui est rythmée par les sondages officiels et officieux, les budgets de communication, le clientélisme -pour rester soft-, l'endormissement des foules par des shows permanents et  la représentation du pouvoir, au sens de représentation théâtrale et de mise en scène.

Nous vivons, ici mais pas seulement ici, dans une démocratie de marché.

Une fois par an le monarque,  entouré de quelques membres de sa cour, consent à descendre auprès de ses sujets et, après la séquence de promotion par la diffusion d'un petit film, il se trouve toujours, chaque année et souvent le même, un riverain qui proteste avec véhémence contre les déjections canines sur son trottoir et le bruit de la plaque d'égout chaque fois qu'un camion passe ; chaque année le monarque enjoint à son intendant -pardon, son premier adjoint- d'en prendre note, mais chaque année l'histoire se perpétue et rien n'est fait.

Ce n'est pas son premier but -Romain LACUISSE et Philippe CALMEL que je remercie vous le diront- mais la démocratie locale peut-elle répondre à cela ?

 

D'abord des CONSTATS :

 

- un rythme électoral très rapide (municipales en 2001, présidentielles en 2002, régionales et cantonales en 2004, référendum sur la constitution européenne en 2005, présidentielles puis législatives en 2007, municipales et cantonales l'an prochain), rythme qui confine à l'overdose et à la confusion,

- d'où un phénomène d'abstention assez large, sauf l'exception du premier tour des présidentielles, moment-clé du show politique,

- un phénomène de "zapping" ou de réajustement du scrutin précédent (cf le vote massif de gauche de 2004 en réaction à l'impossibilité pour ses électeurs de voter selon leurs idées au deuxième tour de la présidentielle de 2002 ; cf le non au référendum européen alors que le Président CHIRAC et François HOLLANDE se battaient pour le oui),

- une communication par l'image de plus en plus grande du pouvoir en place, aux frais des contribuables, au détriment de l'information et du débat,

- le cumul des mandats qui sclérose les acteurs politiques dans une classe ou une caste coupée des citoyens et qui ne se renouvelle pas ou peu,

- un affaiblissement des partis politiques qui ne sont plus des laboratoires d'idées mais demeurent néanmoins à quelques personnes qui y font la loi des machines d'homologation électorale ; ces partis excluent le citoyen spontané sauf parfois dans le cas  des dernières péripéties de la démocratie dite participative qui relève plus du phénomène cosmétique ou d'opérette que d'un véritable cheminement politique désintéressé.

 

Ensuite des QUESTIONS :

 

- cela paraît une évidence, mais qu'est-ce qu'une ville ? Est-ce une adjonction de parcelles cadastrées, de canalisations et de foyers fiscaux ou bien une communauté d'histoire, d'intérêt, de vie et de paysage ?

- qu'est-ce que l'action publique ? Est-ce l'énergie dépensée à assurer par tous les moyens la pérennité du pouvoir ou l'association des citoyens à leur destin commun ?

- et donc : qu'est-ce que l'action publique dans une ville ?

Ce devrait être la cohérence politique et la cohésion relationnelle entre ses habitants dans le souci d'une ville partagée par tous : la ville ne doit plus être seulement l'addition (et parfois même la soustraction) de ses quartiers, mais, au-delà, ces quartiers, comme dans un corps, doivent acquérir le sentiment d'appartenance à un ensemble qui les dépasse, les protège et les motive, si une démarche politique l'impulse.

 

D'où quelques PISTES DE REFLEXION :

 

- la démocratie locale, certains diront de proximité, doit être l'OUTIL approprié pour aspirer à ce sentiment d'appartenance,

 

- mais il y a des RISQUES :

1. l'émiettement et la multiplicité des conseils de quartiers: il faut éviter l'épuisement des mêmes acteurs, ceux qui sont sollicités partout ou qui s'imposent partout, éviter le repli du "petit quartier historique" sur lui-même en apprenant déjà à sortir de celui-ci vers une structure plus grande; en ce sens, ici, OZON est un petit quartier, comme CHATEAUNEUF ou les MINIMES,

2. la formation de contre-pouvoirs très vifs, ingérables, face au pouvoir en place, élu, qui est celui issu de la représentation  municipale ; il y a un équilibre à trouver,

3. la mise en place d'un contrôle social excessif, de type "big brother" ou panoptique de BENTHAM, avec la tentation de tout savoir sur tout et sur tout le monde.

 

- mais aussi des ENJEUX :

1. la mixité des populations et des générations à l'intérieur d'un conseil de quartier, avec nécessairement à terme, mais dans quelles conditions, une place pour des étrangers et une autre pour les moins de 18 ans voire les anciens,

2. la réalisation de ce sentiment d'appartenance à la même ville par la réunion une ou deux fois par an des différents conseils de quartiers,

3. la comparaison avec d'autres villes, en FRANCE et ailleurs, ne serait-ce qu'avec nos villes jumelées,

4. la liberté de parole par l'absence du maire aux travaux des conseils de quartiers, lequel serait évidemment présent pour une restitution annuelle et collective,

5. une autre manière de travailler des services municipaux, non plus de manière verticale et isolée mais de manière transversale et coordonnée; par exemple, le numéro vert pour répondre à une demande de pelletée de goudron devant chez soi me paraît en grande partie  une fausse bonne idée, toujours à relier sur le secteur sensible de la voirie au souci électoral de répondre à la multiplicité des doléances individuelles alors que les espaces globaux et communs sont souvent désastreux,

6. la prise du temps nécessaire à l'information, à la vérification des sources, à l'écoute des arguments de l'autre et des contraintes administratives, techniques ou financières de faisabilité: on sort de l'immédiateté du besoin personnel ou hyper-localisé,

7. le vivier, la pépinière de candidats futurs que peuvent constituer les conseils de quartiers, conçus comme des sortes de "classes préparatoires" de la démocratie.

 

Je conclus : quand je lis qu'aux dernières élections municipales en COLOMBIE il n'y a eu que 22 candidats assassinés et que cela est présenté comme un progrès, je me dis que nous sommes vraiment les enfants gâtés d'une république ; mais la démocratie offre ce paradoxe d'être à la fois une idée ou une espérance incommensurable et un bien de nature politique qui n'est pas inépuisable et même dont le non emploi peut précipiter la disparition ; la mise en place de la démocratie locale, et c'est le sens du débat de ce soir dont je remercie grandement les "Châtelleraudais réunis", doit nous permettre d'évoluer ensemble vers ce que j'appellerai une démocratie équitable et même une démocratie durable ; c'est à dire sortir de la représentation du pouvoir, qui est conservatrice et mortelle, pour aller vers la transmission de l'autorité, qui est gratuite et vivante.

 

Je vous remercie.

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 01:25

   "L'Agglo de CHATELLERAULT examine le projet de l'équipe ABELIN d'une patinoire à côté de la piscine RASSETEAU.

 

   Nous avions déjà expliqué durant la campagne que cela ne nous paraissait pas un bon projet techniquement (d'ailleurs aujourd'hui on peut concevoir des patinoires sans processus jumelé eau-glace avec un revêtement synthétique  beaucoup plus facile d'entretien et moins cher, comme il en existe déjà en Franche-Comté) et qu'il valait mieux déjà se projeter sur le secteur Beauregard-Charlet pour équilibrer la ville à l'Est avec une plaine des sports comprenant une patinoire-bowling facilement accessible soit en bus (y compris "Noctambus") soit en voiture.

 

   Le projet ABELIN, enserré dans un endroit où on se gare déjà difficilement, qui mettra à mal de très beaux arbres, comporte un volet sociologique à mots feutrés qui en réalité veut dire "les jeunes de la Plaine d'Ozon pourront venir plus facilement".

 

   Je crois qu'on mélange tout et qu'on reste, encore, petit niveau, dans la séduction politique par catégories consistant à caresser des publics ciblés dans le sens du poil.

 

   Notre projet avait une autre dimension d'ouverture de la ville vers l'extérieur et non de repli sur soi, et respecter le jeune d'Ozon, c'est d'abord faire en sorte qu'il soit traité sans favoritisme et apprenne, comme celui de la petite Bruyère, des Minimes, des Gruges ou d'ailleurs, qui a autant de difficultés que lui et se trouve aussi digne d'intérêt, à faire l'effort d'appartenance à sa ville sans être considéré comme un sujet à part, dont en fait on a peur.

 

      Même dans l'équipe ABELIN, on le pense.

 

      Que d'efforts..." 

 

     En 2012 nous avons autant raison qu'en 2008, le projet Rasseteau est tombé à l'eau; surtout n'allons pas faire du neuf avec du vieux à l'emplacement actuel où l'idée de la guinguette près du canal désenvasé s'impose à souhait!

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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31 décembre 2008 3 31 /12 /décembre /2008 19:35
   Eh oui, notre maire, comme défunt le grand Maurice CHEVALIER, aurait pu chanter cela sur l'air de "Ma pomme" et continuer " J'suis plus heureux qu'un roi!".


Cette patinoire, qui fait sauter les plombs et les guirlandes alentour, c'est vraiment l'exemple-type de ce leurre permanent de l'opinion que constitue la politique aujourd'hui.


Le spectacle, les jeux de lumières, le ravissement des yeux. Aux frais du contribuable.


La gratuité n'existe pas; tout a un coût.


En plus il faut payer pour glisser !


   Et puis derrière, les pertes d'emplois, des reconversions collectives impossibles à mener, des hectares administratifs inutilisés en coeur de ville, sans projet (mais Monsieur AUBERT, du Ministère, va venir de PARIS : quelle servitude et quelle puérilité !) , une absence de démocratie de proximité, une gestion à l'ancienne sans prospective, des personnels municipaux et communautaires malmenés, suspectés, une animation qui s'étiole et repose sur les épaules de quelques-uns (et quelques-unes!), une vision culturelle élitiste, comme si la vie continuait sans nuages dans un monde d'opérette, baroque et éthéré.


   La "com" détruit la démocratie à petit feu, elle endort les gens, elle tue l'inventivité, l'impertinence qui est la vie, elle marginalise les oppositions dont les articles, dans la presse ou le Magazine des Châtelleraudais, sont aussitôt pulvérisés au lance-flammes ironique par ceux du maire et de son groupe.


   Le Magazine des Châtelleraudais, comme la revue du Conseil Général, est devenu le guide VIDAL de l'anesthésie politique : tout y est beau, joli comme dans un conte de fée, le genre d'histoire qu'ont lit aux enfants avant de les endormir.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 22:35
   Il y a de nombreux mois le numéro de l'Express consacré à la ville de TOURS comportait un article sur les sites VALEO, en montrant que déjà certains en France avaient été supprimés.


C'était bien avant que l'on ne parle de la crise, générale ou automobile.


   Aujourd'hui, c'est l'avenir immédiat de l'usine de CHATELLERAULT qui est compromis, en période de fêtes familiales où la vigilance des salariés est nécessairement moins active.


   La pérennité de notre site de production est en effet menacée car on a demandé au personnel de ranger les ateliers, de les nettoyer et de débrancher les énergies sur les postes de travail, indices souvent préparatoires aux déménagements discrets.


   Alors qu' on risque en cette période de juger en comparution immédiate des vrais Tchèques ou des faux Roumains pour des vols de lames de rasoirs commis à l'Intermarché du coin, le possible détournement, à côté, de machines sophistiquées et d'équipements coûteux vers l'Europe de l'Est resterait impuni ?!


Qui peut nous assurer du contraire, et d'abord qu'il n'en serait rien ?

  

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 22:38
   Le sympathique Icham, boulanger de la Plaine d'Ozon, avait été d'emblée plein d'ardeur pour notre campagne, nous donnant sa logistique pour l'inauguration de la permanence de Châteauneuf (il est même en photo dans le journal, quelle audace!), pour la soirée de présentation de la liste Michaud le 9 janvier au Nouveau Théâtre et pour une réunion mirifique de quartier aux Renardières en février.


   Puis il nous fit savoir que, comme dans les films siciliens, "on" était venu le voir, en lui disant que s'il voulait son nouveau magasin dans le nouvel Ozon, que s'il voulait que son dossier administratif et commercial soit "régularisé", etc...il fallait laisser tomber l'équipe MICHAUD et revenir illico au bercail abeliniste qui venait enfin de se décider.


Ce qu'il fit avec courage, sans que nous lui en voulions particulièrement.


   A l'époque, nous avions préparé un article pour le blog qui s'intitulait "le centre ou le milieu", en jouant sur l'équivoque du terme "milieu", mais qui dénonçait ce genre de pratique, de pression, de chantage. Le titre était, dit-on, osé. Et pourtant...


   Aujourd'hui le brave Icham, boulanger égyptien de son état, serait fonctionnaire territorial à CHATELLERAULT! Certes en contractuel... Et il a un bureau à Ozon où il s'occupe de" recevoir des gens" dans le cadre de la rénovation urbaine!


La boutique est fermée, mais la nouvelle devrait être belle, sans doute.


   Bref, nos impôts, à tous, en remerciement d'un engagement politique privé, alors que, franchement, son traitement aurait du être provisionné dans les frais de campagne de l'équipe gagnante!


La "démocratie" a vraiment un coût...amer.

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