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Défendre notre territoire

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

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(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 10:45

Ce matin, l'ânesse Sultane a eu ses soins de "manucure", autrement dit la visite et le travail du maréchal avant l'hiver.

Comme d'habitude, je l'avais préparée "psychologiquement", dans le calme, le réconfort, quelques biscottes.

Mais, comme d'habitude encore, l'arrivée du professionnel en tablier de sapeur légionnaire, avec à la main ses ustensiles de torture à la Urbain Grandier, a provoqué son petit effet: Sultane part au galop et revisite les angles du pré, suivie par son inséparable compagne la brebis Dolly, qui s'époumonne. Commence alors une petite corrida sympa dont les chiffons rouges ne sont que mes éternelles biscottes et une cordelette inoffensive. C'est grand, un pré à l'herbe grasse, même à deux.

Puis, comme toujours, les négociations, les claquements de langue  gentillets et les palabres s'achèvent correctement vers son abri, sa dignité a été reconnue, elle a fait son numéro, elle se rend avec les honneurs, on n'en parlera à personne, tout est parfait.

La suite ne sera qu'une séance quasiment de salon, Sultane pliant ses membres avec amabilité et complaisance; bien sûr,  je serre son encolure, je lui parle à l'oreille, je lui dis des choses personnelles incompréhensibles pour le monde, je sonde son oeil biblique,  elle qui fut de la fuite en Egypte, je tapote ses flancs, ses naseaux, je la brosse et je lui concède, en récompense, ce qui me reste de biscottes.

Le chien se précipite goulument sur les séquelles de sabots au sol, qui sont un régal pour lui, Sultane nous montre avec vivacité comme elle est belle,  poitrail en avant; le soleil se met à éclabousser le matin froid. Un aperçu de bonheur simple et rustique. Mon Dieu, que dire? Qu'il me manque un boeuf, oui, peut-être.

Mais ne me faites pas le coup de la crèche.

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 01:36

Rappel d'un  article du 26 décembre 2012, à l'occasion d'un déplacement ces temps-ci entre amis à Loudun pour une journée; nous avons coutume, au moment de passer à table, de faire un topo sur la ou les personnalités du lieu; à Chinon ce fut Rabelais, à Saché ce fut Balzac; à Loudun, on m'a chargé d'Urbain Grandier et de Marie Besnard...

J'insiste sur mon idée que je verse dans le pot commun, le nouveau viillage de vacances pouvant être une occasion de passer à l'acte.

 

 

La NR de ce jour, évoquant le souvenir de Marie Besnard via le faux procès du 21 décembre dernier à Tours à l'issue duquel elle fut acquittée virtuellement, a réalisé un radio-trottoir d'où il ressort que, gobalement, les gens en ont assez d'entendre parler de cette histoire.

Pourtant, quelle mine, quelle richesse!

C'est une proposition que je fais: Loudun aurait tout intérêt à tirer profit de "ses" deux affaires, Urbain Grandier et Marie Besnard. Comment?

Les deux ont pour point commun la rumeur, Grandier ce fut la torture, Besnard ce furent les balbutiements  contestés de la police technique et scientifique; ce n'est pas rien en termes d'investigations pour la manifestation de la vérité. Encore aujourd'hui on en débat dans les prétoires.

Pourquoi pas l'initiative d'un musée de la justice -Fontevraud, l'ancienne centrale, et Roiffé, l'ancienne maison de correction, ne sont pas loin-? Il y a des choses éparses à rassembler, j'en suis sûr. Des objets, des photos, des témoignages. A deux pas du Center Parc.

Bref, une sorte de Themiscope, en loudunais!

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 11:45

D'aucuns, proches ou non d'ailleurs, qui ne sont pas au courant des négociations actuelles,  ou qui contestent ad nominem le leadership qui se met en place à gauche, viennent me toucher l'épaule pour m'engager à reprendre le combat à la tête de la troisième voie.

D'autres encore, directement ou par "envoyés de Marie", me pressent de les rejoindre puisque je n'aurais plus l'ambition d'"y aller seul" et qu'ils s'engageraient à "tirer la liste" à ma place, mais avec moi près d'eux.

Ce sont chimères et folie.

Le contexte châtelleraudais n'est pas le même qu'en 2007-2008, absolument pas, rien n'est transposable.

Les médias veulent un duel Abelin-Guérin, c'est fixé depuis longtemps, il reste à modeler de part et d'autre les alliances, les dosages, les ralliements. Point. Si, pèse encore l'hypothèque FN, qui peut faire un score à deux chiffres et créer la triangulaire. Et le désintérêt, les abstentions.

Le reste, Lutte ouvrière, peut-être, comme à chaque fois, mais l'union de la gauche affaiblira LO.

Pour ma part, en rejoignant  dès 2008 le Parti Radical de Gauche et ses valeurs de laïcité, de fédéralisme, d'accompagnement social, de pragmatisme économique et d'avancées environnementales, aujourd'hui dans la majorité gouvernementale et parlementaire, je me suis placé dans cette optique d'union dès le premier tour; ce que je veux c'est valoriser le" plus" de l'esprit troisième voie que j'ai conservé par de nombreux amis et réseaux fidélisés; c'est au demeurant l'approche radicale du vivre ensemble, de la négociation, du partage, du respect. C'est une valeur ajoutée, qui fera pencher la balance du bon côté.

Je ne mets pas de mouchoir sur mes convictions et sur l'amour de ma ville, j'essaye d'être le plus utile possible là où je peux être le mieux placé pour le faire. Servir.

Bien sûr il faudra apprendre à côtoyer et à travailler sans avoir choisi ses partenaires nommément, c'est l'humilité même, et le monde est fait de ces découvertes de gens qu'on croyait connaître ou carrément inconnus. Il faut se souvenir aussi des regrets laissés par certains que vous pensiez connaître par coeur, et qui ne furent qu'illusions. En six ans, avant-arrière, il s'en passe des choses, humainement!

La troisième voie strictu sensu, seule, demain c'est 3,26 %. Et l'inutilité, à demeure. Et l'immense déception des gens qui ont cru en vous, mais ne vous "suivent" plus, dans tous les sens du terme, c'est-à-dire qui ne comprennent plus où on les mène et quel est le sens de tout cela. Plus qu'une impasse, un cul-de-sac.

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21 novembre 2013 4 21 /11 /novembre /2013 11:20

Je lisais une chronique datant de quelques semaines dans la Croix, écrite par Etienne de Durand, directeur du Centre des études de sécurité à l'Institut français des relations internationales, intitulée "Le désarmement de l'Europe est-il inéluctable?".

Pour lui  la réponse est oui, à budgets constants ou déclinants, sauf si une prise de conscience des Européens changeait la donne.

Prise de conscience?

C'est dans la plus grande indifférence que la veille de la Toussaint le gouvernement français a discrètement annoncé la dissolution l'an prochain du 110ème régiment d'infanterie de Donaueschigen, régiment français stationné en Allemagne dans le cadre de la Brigade franco-allemande, communément appelée BFA (créée en 1989, 5 000 hommes).

Un discours xylolinguiste évidemment: information préalable de nos amis allemands, choix, contraintes budgétaires, foi en la BFA bien sûr, on cherchera un nouveau régiment, etc...

Il n'empêche: c'est une mauvaise décision et un signal négatif envoyé à Angela Merkel, car la BFA, par son principe symétrique d'affectation des deux armées de l'un ou de l'autre côté du Rhin, est le coeur de l'idée de défense européenne.

Si la Chancelière décide de faire de même, il n'y aura plus d'idée de défense européenne.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 14:25

Dans le sud ouest, un restaurant de qualité offre une formule du jour à 13 euros.

Les clients sont avertis que les pourboires iront dans une cagnotte spécialement dédiée à une association caritative qui recevra du dit restaurant des tickets discrets à remettre à des personnes de connaissance qui pourront ainsi, au moins une fois, aller dans un restaurant "normal" et vivre comme les autres consommateurs, autour du menu du jour.

Discrètement.

Très belle initiative. A dupliquer.

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20 novembre 2013 3 20 /11 /novembre /2013 12:21

Ce matin, après un travail appliqué de nuit, des panneaux pour publicité libre de Châtellerault sont remplis d'affiches fluo jaunes encore dégoulinantes de colle.

Elles (1) font la promotion d'une discothèque, mais le concepteur n'avait pas de correcteur automatique d'orthographe:

"Au (.... nom de l'établissement) des nuits qu'ont n'oublies pas".

Manifestement ce sont des nuits qui doivent être longues et nombreuses!!!

Vive Laure Tograff!!!!

 

(1) Du coup, en premier jet, j'avais oublié le S!!!

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 10:53

Oui, il faudra entrer dans la souffrance pour être la France ce soir sur le terrain. Sinon, sous-France.

Mais quelle équipe de France Didier Deschamps alignera-t-il?

Lors du premier match perdu contre l'Ukraine, les joueurs sélectionnés par lui jouaient et faisaient fortune en clubs à Tottenham, Newcastle, Manchester, Monaco, Turin, Munich, Arsenal. Un seul jouait en France, au PSG, club qui appartient au ... Qatar...

Dans ces conditions il fallait à ces joueurs autre chose de plus fort qu'un affectio societatis ordinaire comme des associés qui s'unissent pour ouvrir un commerce, il leur fallait se sublimer pour leur pays, son histoire, ses valeurs, leurs aînés dans ce sport, etc... Ils en étaient pour l'immense majorité intellectuellement et moralement incapables, condition sine qua non pour que le physique soit à la hauteur. Les Ukrainiens savaient d'où ils venaient et où ils étaient. Pas les "bleus".

Jadis le sélectionneur formait son équipe avec une charpente ou une épine dorsale d'un club hexagonal(Nantes, Marseille, Saint Etienne, ...) et les joueurs se connaissaient par coeur, soit qu'ils fussent partenaires, soit qu'ils fussent adversaires dans le championnat français.

Si les grandes nations européennes du football sont l'Italie, l'Allemagne ou l'Espagne, c'est que très majoritairement leurs nationaux jouent chez eux; ils en retirent une amitié, une technicité réflexe et un sentiment d'appartenance nationale ab initio.

Ce n'est pas une question de couleur de peau (j'entends déjà inconsciemment l'argumentaire): Marius Trésor et Jean-Pierre Adams formaient notre redoutable "garde noire", Claude Makélélé fut un gregario sublime; ce n'est pas une question d'origine: Manuel Amoros, Luis Fernandes,les Djorkaeff père et fils, etc... ont porté hautes nos couleurs.

C'est une question d'argent et d'inculture.

Ce soir Didier Deschamps remplacera le défenseur d'Arsenal par celui de Madrid, le milieu de Turin par celui de Newcastle, l'avant d'Arsenal par celui de Madrid. Ah! Oui, peut-être ... il changera sûrement l'avant de Manchester par le lutin de Marseille.

La Marseillaise, il n'y a que cela qui peut sauver l'équipe!

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 07:53

On connaît l'attrait du président Hollande pour le football et des images anciennes circulent encore où on le voit tenter (en maillot tricolore il me semble) des dribbles déroutants en s'époumonnant.

Ce soir, match historique.

Aucun président depuis Sarkozy ne se risque à descendre sur la pelouse pour la présentation des équipes. Trop de sifflets, de hurlements hostiles prévisibles (d'autant que le président Hollande a souhaité supprimer le délit d'offense au chef de l'Etat ...).

Alors, François Hollande descendra-t-il dans les vestiaires, et quand, avant, à la mi-temps, à la fin?

S'il le fait avant ou à la mi-temps et que les joueurs soient éliminés, on invoquera son mauvais sort. S'ils gagnent, il sera à jamais le président qui les a oints. Inestimable.

France-Ukraine: Hollande joue gros.

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 05:54

Sur la plainte de la CGT, la Cour de justice de l'Union européenne va décider bientôt d'une difficulté juridique et laborieuse de taille: les apprentis, les jeunes en contrat de professionnalisation et les personnes en contrats aidés devront-ils être comptabilisés dans les effectifs de l'entreprise qui les emploie?

L'avocat général estime que "le dispositif français est contraire aux règles européennes" et qu'il faut intégrer ces travailleurs dans le calcul des effectifs. Il est probable qu'il soit suivi par les juges.

Vous avez compris: 9 salariés + 2 apprentis = délégué du personnel, et 48 salariés + 2 contrats de professionnalisation + 1 apprenti =  comité d'entreprise, avec toute les obligations qui vont avec, d'information ou de participation.

Bref, une révolution.

Certes, on connaît, ici même, des entreprises morcelées qui, bien qu'elles aient le même objet et les mêmes processus, arrivent à faire plusieurs fois 49... ou à engager des intérimaires. Le droit est inventif.

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18 novembre 2013 1 18 /11 /novembre /2013 18:05

Les frimas de novembre me font penser aux labours de jadis, quand les percherons blancs et gris rentraient à l'écurie, fumants, lourds, dans la nuit commençante.  L'étoile du berger, Vénus. Je garde ce souvenir des bruits et des odeurs. La paille chaude et réconfortante, celle de la Crèche, déversée à la fourche sonore, rasssurait mon coeur d'enfant et j'apprenais à  bouchonner méticuleusement ces mastodontes, L'Ami et Mouton, qui me connaissaient et me toléraient. J'entends le bruit du seau métallique sur le ciment et le chuintement de leurs bouches, oui, des bouches, comment dire autrement, tant ils m'étaient chers?

Près de la table où j'écris ces lignes, le fouet tressé de l'homme qui les guidait, au mot plus qu'à la lanière; en bas, dans mon petit musée, les harnais, les oreillères, les herses.

Les vêtements de travail n'étaient pas ceux d'aujourd'hui et le pantalon de cote en velours séchait devant la cheminée immense.

Autres odeurs: celle du civet de lièvre, cuisant lentement sur la cuisinière à la chaleur  ininterrompue, celle du pain de quatre, énorme, qu'apportait le boulanger de Saint Sauveur dans son Estafette Renault, celle des pommes cuites au four, repas éternels de l'automne agricole. Tintement des chopines de piquette sur le porte-bouteilles en zinc, bruit discret des couverts contre l'assiette. Beaucoup de silence, en fait.

Je rentrais de l'école élémentaire et c'était fête que d'aller à la ferme familiale (certes, la transmission des betteraves glaciales à la manière d'un 9 de rugby me reste un peu pénible).

Ce soir, j'ouvre la porte, le froid me saisit, je replace quelques tisons, le feu redémarre.

Racines.

J'ai 10 ans. Souchon, souchons.

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