Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Défendre notre territoire

Gilles-2.JPG

Me contacter

Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 13:58

Bientôt finira je l'espère cet hiver de grisaille, si long, si long, 

obsessionnel  pour moi comme ses prédécesseurs.

 

Neige, verglas, froidure, brouillard et pluie glaciale, 

absence de lumière préjudiciable au corps et à l'âme. Assez!

 

N'écoutant que mon désir de vivre autre chose autre part,

ne lisant plus mes livres froids, mes notes glacées et mes codes humides,

indiquez-moi, mon Dieu, comment partir

vers des îles lointaines et chaudes, "un pays ruisselant de lait et de miel" (Deut.26 4-10). 

 

Existe-t-il ailleurs un paradis irisé, sans heurt, sans effort, sans tracas,

ravissement des yeux, du coeur et de l'esprit,

sans culpabilité, faiblesse ou injonction, chaleureux, 

avec des arbres portant des fruits inconnus, permis, éternels et suaves?

 

Indiquez-moi, mon Dieu, comment partir

résolument, sans remords

et sans regrets/ j'entends parmi les noms insulaires qui parlent à mes songes:

 

Bourbon, Marquises, Wallis et Futuna, Java,

Bornéo et les myriades d'îles grecques avec des noms en "os",

nimbées de voiles blanches comme des ailes/ je me rêve orientant

mon regard le soir vers les ciels rouges

qui annoncent sans fin des lendemains d'azur et de quiétude. 

 

Nota: dans la nuit de samedi à dimanche, deux vols immenses et bruyants d'oies sauvages sont passés au-dessus d'Antoigné, signe normalement de fin d'hiver; déjà, le samedi, des vanneaux se trouvaient dans les champs. Bon signe. Je garde mon texte quand même, écrit avant le passage des oies! 

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD
commenter cet article
18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 04:00

En France, les mariages sont globalement en baisse, un peu moins peut-être dans notre ville.

 

Alors que CHÂTELLERAULT perd des habitants chaque année, le mariage devrait être un des moyens les plus sûrs de repeuplement...

 

La communauté catholique de la ville, qui ne veut pas de mariages “à la sauvette”, exige une préparation des futurs époux sur une année.

 

Sans en demander autant évidemment et sans mélanger les genres, nous pourrions mettre en place une préparation civile et citoyenne au mariage avec des soirées à thème animées par des professionnels : la santé, l'autorité parentale et l'état civil des enfants, les aspects juridiques (contrats, crédits, immobilier), les droits et devoirs des époux, etc...

 

Un “diplôme” serait remis lors de la cérémonie nuptiale (qui n’aurait bien sûr pas valeur de « CAP de parents » !...).

 

On est quand même effaré de l’absence d’informations de beaucoup d’époux devant l’officier d’état civil et bon nombre de divorces ont déjà leur origine dans un mariage mal compris.

 

Évidemment il ne s’agit pas de s’immiscer dans la vie des gens ni de faire de la morale !

 

Mais ce n’est pas non plus un petit projet à prendre avec ironie, c’est une responsabilité d’élus à assurer dans ce qu’elle a de fondamental : la relation aux autres et la construction de la cité.

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 16:29

On croit toujours qu'il n'y a que l'Evangile sur la pièce de monnaie à l'effigie de César qui soit politique ("Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu") (Matthieu, 22, 15-21), considéré même par certains comme le premier marqueur de la laïcité.

Mais celui du jour, premier dimanche de Carême, n'est pas mal non plus (Luc, 4, 1-13) sur le terrain politique: il s'agit des trois mises à l'épreuve de Jésus par Satan, le diable, alors qu'il est en train de jeûner au désert pour préparer la Pâque (qui sera la sienne).

Saint Paul, dans sa lettre aux Romains du même dimanche (10, 8-13), dit qu'"entre les Juifs et les païens, il n'y a pas de différence". Et c'est vrai. Les trois tentations infligées à Jésus sont celles qui nous concernent tous, qui que l'on soit, et où que l'on soit, incrédules ou fidèles:

- la tentation du pouvoir sur les choses (changer les pierres en pains),

- la tentation du pouvoir sur les gens (obtenir tous les royaumes),

- la tentation de la provocation de Dieu ou d'un dessein universel, pour les non-croyants, (se jeter du haut du temple, sûr d'être porté par des anges jusqu'au sol).

Quand nous avons faim (et pas seulement de pain, mais aussi de pouvoir, de reconnaissance, de rayonnement, de gloire), que nous jeûnons contraints et forcés de ces quêtes, que nous sommes faibles, affaiblis, alors vient le Diable -dia/bolos, celui qui divise- , fin connaisseur des textes et de l'âme humaine, pour nous soumettre au feu de la triple tentation.

Le Carême est donc l'occasion par excellence de demeurer veilleurs et exigeants. A notre place.

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD
commenter cet article
17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 01:25

J'ai suivi  mercredi les débats de la commission des lois au Sénat sur le "mariage pour tous"; le hasard a voulu que ce soit pendant les auditions du psychanalyste SIBONY, du grand rabbin de France et du représentant du culte musulman français.

Ces gens-là, notamment les deux premiers, sont allés au coeur de l'anthropologie, de la sémantique et du symbolisme, ils ont dit des choses exceptionnellement riches et pertinentes, évidentes, mais qui, hélas pour eux, n'allaient pas dans le sens de ce que voulaient entendre le président Jean-Pierre SUEUR et le sénateur Jean-Pierre MICHEL, ardent défenseur depuis longtemps du "mariage pour tous".

SUEUR a même voulu faire le linguiste et le structuraliste de bazar en renvoyant SIBONY dans ses cordes et en le frappant même "après le gong" d'un incongru "vos propos ne reposent sur rien". SIBONY en fut sonné et compté 10, s'attendant si peu à tant de morgue déstabilisante. Oui, c'était presque de l'impolitesse, et ça laisse augurer des jours terribles quand viendront l'AMP et la gestation pour autrui, inévitablement, le législateur devenant alors  un apprenti-sorcier. 

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 05:22

Jean-Luc Dorchies, anciennement directeur des écoles d'arts plastiques de Thouars et de Saumur, vient d'être nommé directeur de l'école d'arts plastiques de Poitiers. C'est une chance immense pour la capitale régionale que d'hériter fonctionnellement de cet artiste, ami de Gildas Le Reste, le directeur de l'école de Châtellerault.

J'ai connu Jean-Luc Dorchies à la fin des années 1990 quand il résidait entre Vicq et Pleumartin,près de chez Chantal Blanc,alors directrice du CEFORD,et juste avant que la fondation Cardinaux ne publie en 2002 sa remarquable "description de Châtellerault", ouvrage à la fois photographique (l'art premier de Jean-Luc Dorchies) et littéraire (que de subtilités!).

Il s'agit d'un périple culturel à travers des pépites architecturales de la ville, souvent méconnues, voire inconnues. Il commence par la statue de ce soldat qui ne voulait pas aller à la guerre, au nord de Blossac, à laquelle fait face, dans le jardin public, celle  au contraire altière de l'éphèbe guerrier, oeuvre d'Octobre. Après d'autres clichés insolites, il termine par un chien méchant, un loup et un démon -où sont-ils dans la ville? Mystère- avant de s'enfuir apeuré en train depuis la gare de Châtellerault. Superbe.

Une de ses oeuvres se trouve dans mon bureau tourangeau(une plante qu'il a appelée "la Douteuse du magistrat, plante du juge désarçonné", et dont la vision m'appelle immanquablement  à l'humilité).

Jean-Luc Dorchies, quand j'étais au tribunal de Bressuire, et qu'il travaillait en Deux-Sèvres, avait été le premier à saisir tout l'intérêt d'accueillir dans le monde artistique des personnes effectuant des travaux d'intérêt général (installation et désinstallation d'expos, etc...).

C'est un conférencier d'exception, sur n'importe quel sujet: demandez-lui, par exemple, la représentation sociale dans Babar. Exceptionnel.

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD
commenter cet article
15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 05:11

Le Gérard , connu comme le loup blanc, est maire de Saint Sauveur depuis des lustres, perpétuant une tradition de maires-agriculteurs ou liés à l'agriculture. Malgré son éternelle jeunesse, l'intéressé aspirerait légitimement au repos mais ne se ferait pas prier si on lui demandait de "remettre ça", d'autant que le Gérard  en question est l'un des rescapés du dernier carré du premier cercle abeliniste. Mais, voilà-t-y pas que, encore une fois, se prépare l'onde d'une liste, ou même de deux listes, voire trois,  contre lui. Le village meurt, plus de café, plus de football, même pas une salle polyvalente digne de ce nom, un habitat neuf saupoudré à l'à- peu- près. Bref, il y a matière à mobiliser des troupes.

Le Guytou régional,  emblématique syndicaliste de feu Fabris, pour problème de santé, n'y ira sans doute pas.

On parle alors d'une liste conduite par un ancien militaire des services spéciaux qui a ses racines familiales à Saint Sauveur où il revient régulièrement en vacances;  je l'ai rencontré; il dit posséder un carnet d'adresses industrielles de type PME parisiennes qui voudraient s'installer à la campagne, pas loin d'une autoroute.

On parle aussi d'un entraîneur de football, que j'ai rencontré également, qui serait de loin apparenté à Carlo Ancelotti, susceptible de faire venir des gars de la 7 ou de la 8 du PSG pour faire repartir le club de foot et qui est assez introduit auprès du sponsor des arbitres nationaux (ce qui est un avantage quand on veut soudoyer à l'italienne).

On parle encore d'une liste écologiste au regard du  très bon score réalisé par Véronique Massonneau contre Jean-Pierre Abelin aux législatives, conduite par un enseignant retraité spécialiste des liqueurs médiévales à base de plantes et avec lequel j'ai eu l'occasion de discuter politique autour d'un apéritif aux pissenlits réconfortant.

Quatre en lice à Saint Sauveur? Mam(mmm)a mia, un vrai calcio!

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 04:55

J'ai eu du temps hier pour déambuler dans CHATELLERAULT; il est vrai que la grisaille humide n'aide guère à la beauté des paysages, mais quand même...

Le quai Napoléon sinistre et sinistré, les Cordeliers comme un cloaque, le quai du château pas terrible en dehors de la refonde du mur sous le jardin dit de la bibliothèque. Et puis, "la seringue sur le gâteux" (réplique déposée), vu d'en face, le futur ex-hôpital avec son début de bloc scolaire nouveau, qui est déjà un bloc, ça c'est sûr. Horrible. Vue de la place Sainte Catherine cette fois, la juxtaposition anachronique avec l'hôtel Alaman fait honte. A quoi sert, conformément à mon projet, de mettre en valeur Saint Romain, si à 150 mètres on mascande un site qui pouvait être exceptionnel? Alors, quand le ciné s'élèvera, avec sa "modernité" probable et son audace cubique prévisible, ce sera l'apothéose dans le quartier.

Dépité, je suis allé  promenade des Acadiens, me re-sourcer à la Vienne, légèrement gonflée, rousse, marron, en contemplant ces troncs à la dérive, guidés par des mouettes avisées qui avaient l'air vraiment de les conduire. Et je songeais, en voyant notre île Cognet submergée, à la dernière strophe d'une de mes compositions chantées le 9 janvier 2008 au Nouveau Théâtre par un jeune d'Ozon qui, lui (...), avait eu le courage de le faire:

"Mais je sais bien qu'un jour, demain,

nous descendrons à la rivière,

et nous nous tiendrons par la main

pour y danser la nuit entière..." (strophe en bis).

Oui, c'est la Vienne qui sauve la ville, mais la ville ne le lui rend pas.

 

 

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 04:32

Mardi gras, puis mercredi des cendres et début du carême dans l'indifférence médiatique, j'imagine.

Je me suis promis de "faire carême", culinairement parlant bien sûr, mais aussi dans les autres aspects de la vie qui "nous bouffent". Rogner sur ci, sur ça, s'épurer, s'il est possible.

Et pour m'y préparer, je suis retourné scolairement au sept péchés capitaux (pour certains, capiteux): la gourmandise (mais on peut être gourmand en tout), l'avarice (mais on peut être avare de compassion, d'écoute, de don de soi), l'envie (ah, l'envie criminogène), la colère (mais Dieu lui-même, bien que lent à la colère, ne se met-il pas aussi justement en colère avant que d'être miséricordieux et plein d'amour?), la luxure (jusqu'à la luxation!), la paresse (et pourtant, parfois, l'éloge célèbre de la paresse nous ouvre à une meilleure disponibilité) et enfin l'orgueil (c'est pas beau, l'orgueil). Cela, c'est le minimum syndical théologique pour marquer des points pendant le Carême. Mais pourquoi sept? Le fameux sept sacré, les sept jours de la Création (6 plus 1), les sept merveilles du monde, les sept nains (Ah! Etre Blanche Neige jusqu'à Pâques avec ces sept péchés capitaux à la queue leu-leu..., quel challenge!). Mais la barre est haute, terriblement haute, puisque le "confiteor"  -coefficient multiplicateur des sept péchés capitaux- dit bien "je reconnais devant mes frères que j'ai péché en pensée(s), en paroles(s), par action et par omission"; alors, le Carême, mission impossible?!!!

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 14:05

La résistance des habitants de la tour T8 de la plaine d'Ozon, que j'ai soutenue avec Jean-Claude MONAURY au conseil municipal, montre combien dans ces reconstitutions architecturales les habitants sont oubliés.

Elus, techniciens de l'ANRU et autres experts jouent avec des blocs de bâtiments comme des enfants avec des "lego",  chamboulent des paysages en cinq minutes et oublient que dans ces cubes et ces parallélépipèdes il y a des gens qui vivent.

On voit aussi comment expire cet urbanisme géométrique des années 1960, témoignage d'une époque confiante dans le génie de la haute construction, en la mixité sociale et en l'abandon du mode de vie rurale -la douche et les WC pour tous, une révolution-.

Du coup, je suis d'accord par évidence sur un point: la destruction de tous les immeubles aux alentours au profit de petits collectifs et d'espaces ludiques fait de cette tour T8 isolée une sorte de dinosaure au pays des pavillons et son maintien compromettrait la construction à ses pieds et/ou à sa place d'édifices en accession à la propriété qui seraient "matés" depuis le haut des étages; au demeurant ce projet aurait paraît-il du plomb dans l'aile, pour des raisons financières probablement.

Je suis monté dans les étages, chez des locataires de la T8, je suis même resté 45 minutes coincé dans l'ascenceur au 12 ème pendant 45 minutes (ce sont les pompiers qui sont intervenus!): la vue est splendide et je comprends que des hommes et des femmes qui sont là, souvent depuis longtemps, dans des appartements confortables, refaits et investis, ne veuillent pas s'en aller.

Je crois qu'on aurait du garder ces deux barres de chaque côté de l'avenue Abelin, qui étaient nos portes d'entrée de ville, comme des sentinelles de la mythologie, comme des hallebardiers. La T8 est orpheline de sa jumelle rasée.

Il ne faut pas oublier que derrière la rénovation urbaine, à grands frais publics, il y a aussi les marchés que s'arrachent les grands groupes, même s'ils sont déclinés localement par des noms d'entreprises différents de la maison mère, Bouygues et autres. Qu'on dispatchent aussi les populations selon des critères (...). Que valent les locataires de la T8 là-dedans?...

Défendons ces irréductibles (même s'ils ne sont pas tous Gaulois!).

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article
11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 02:15

  Samedi soir, dans un village châtelleraudais, un dîner dansant d'une association communale plutôt terrienne (le seul sport  en treillis où les participants se tuent entre eux ... facile).

  Le comptoir ne désemplissait pas et les duralex (sed lex) se succédaient bon train.

  Plus la soirée passait, plus les viandes saoules proliféraient: danseurs titubant seuls, femmes sollicitées lourdement, quelques gamelles d'avinés sur le parquet ciré.

  Même votre serviteur a commencé à se frictionner à l'ancienne avec un invertébré excité par l'alcool et qui s'en était déjà pris au matériel de l'orchestre. Tout en mettant mes poings en alerte, jai fait dans le classique, en citant Audiard via Blier: "Au début t'étais marrant, maintenant tu deviens chiatique!".

   Mises à la porte tonique, les femmes qui supplient leurs gus de se calmer; sur la dernière danse, "Beer barel polka" bien connue, un alcoolique hoquetant et tournant comme une toupie en fin de cycle voulait absolument que sa femme le tienne amoureusement. Quelle misère.

   On oublie que la vie, c'est aussi ça, tristement. Ces femmes qui vont supporter au retour la couche d'un gus qui aura vomi sur le pas de la porte et uriné dans le couloir. Cet argent dépensé au comptoir et qui manquera à la fin du mois pour changer des nouilles, des coquillettes et des spaghettis. Ces enfants, amenés là évidemment, qui voient leurs parents ainsi.

    Bal perdu. On a du boulot.

 

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
commenter cet article