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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 06:02

J'avais travaillé avec Chantal Blanc sur le projet ficelé du "bateau- restaurant des bains" quai Napoléon qui fonctionnerait depuis dix ans si des politiques locaux, désireux de détruire mon idée plutôt que de se  soucier de l'intérêt de Châtellerault, n'y avaient pas mis toute leur énergie en travers.

Chantal Blanc était alors directrice du Ceford à Naintré.

L'association gestionnaire de cet établissement ne fut guère reconnaissante, c'est le moins qu'on puisse dire, envers cette directrice légaliste, loyale, humaine et bosseuse. Des défauts, des handicaps, des contre-indications que ces qualités, aujourd'hui, dans certains endroits!

Chantal Blanc a rebondi dans l'Indre où elle dirige l'ensemble des établissements de l'association nationale (eh oui) Moissons nouvelles, qui prend en charge des enfants en difficultés ou placés.

Fidèle à ses convictions, Chantal Blanc considère que tous ces enfants, sans exception, sont capables du meilleur et ont droit au meilleur. Je me souviens d'une participation de certains enfants à Automne musical, qui avaient ému notamment Jacques Meire.

Hier soir à Châteauroux, à l'espace des halles, c'était fête: les jeunes avaient porté sur scène un spectacle de comédie musicale avec l'appui sur une année des artistes lyriques Patrick Vilet et Christian Dassie. "Le grand cabaret de la vie". Fabuleux. Un travail impressionnant pour une réalisation de pros. Quelle leçon pour tous!

Comment peut-on se passer d'une Chantal Blanc quand on prétend, associativement, s'atteler à l'enfance en danger?

Tiens, combien d'enfants aujourd'hui, au Ceford? Sur les doigts d'une main contre une quarantaine du temps de l'ancienne directrice...

Chapeau Chantal Blanc!

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Published by Gilles MICHAUD
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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 07:39

Le titre de l'article est emprunté à notre actualité juridico-politique autour du "mariage pour tous" voté récemment, mais par ce clin d'oeil il ne concerne en fait que les débordements de samedi dernier à Châtellerault autour d'un mariage exotique dont les protagonistes avaient des attaches outre-Méditerranée.

Le goudron de l'avenue Leclerc et les traces de gomme multiples témoignent des risques pris par les conducteurs festifs de véhicules entre eux et vis-à-vis des autres usagers ordinaires de la route. Car la route leur appartenait. "On fait comme chez nous!", proclament-ils avec insolence. A voir!

Il y a deux ans, je me suis trouvé obligé, avenue Pierre Abelin, dans des conditions de mariage identiques, de monter ma voiture sur le trottoir  côté place de Castellon pour éviter le flot des véhicules en face qui se faisaient front à trois, drapeaux non européens au vent, filles hystériques hurlant assises sur les portières, etc...

Il s'est passé la même chose samedi dernier mais cette fois la police avait mis en place un dispositif, notamment de video.

On ne peut laisser faire ces agissements qui contribuent à renforcer sentiment de racisme et de xénophobie: le champ pénal est multiple (mise en danger délibérée de la vie d'autrui, entrave à la circulation, violences avec arme, la voiture étant une arme par destination, voie de fait, sans compter les contraventions multiples au code de la route), et le Parquet peut apporter des réponses graduées et adaptées.

Le mariage reste encore une fête collective, dans certaines communautés encore plus que dans d'autres, c'est un fait culturel établi, et les démonstrations sonores et visuelles sont plutôt un bon signe de joie donné à tous. Jusqu'à un certain point qui est celui du respect des autres et de l'espace public en général.

Ces incidents -avec des bousculades et des outrages aux policiers- doivent servir de leçon: il sera nécessaire, en amont, à la mairie, de préparer ces mariages culturels spéciaux en sensibilisant futurs époux et proches aux aspects collatéraux de leur engagement qui devront se faire en harmonie avec les règles et les usages de notre vie républicaine. Le mariage pour tous, sereinement.

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18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 03:27

A Châtellerault, l'étage au-dessus des halles a tourné au fiasco financier, technique et politique.

Le pouvoir actuel, voulant montrer qu'il occupe tous les espaces laissés vacants par son prédécesseur, quitte à y mettre n'importe quoi, y installe la médiathèque.

Le personnel -directeur en tête qui va partir, comme beaucoup de gens à peine installés chez nous- a transbahuté et transbahuté bouquins, livres et magazines depuis le site historique de la bibliothèque du château. Car à Châtellerault, on ne fait rien comme ailleurs: vous lirez le journal à un endroit, puis pour aller prendre un livre, vous traverserez la place Dupleix, vous acheterez un outil à la quincaillerie Quillet, un rôti chez le boucher Lardy, vous boirez un kir au café le Dupleix en faisant votre tiercé et vous parviendrez enfin, si vous n'êtes pas trop ivre, à quêter votre livre préféré (Blondin pour ceux qui se seront trop arrêtés au café).

Bref, marcher en lisant, c'est le top de la culture, qui fera de vous un encyclopédestre.

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 04:07

Les moulins étaient ouverts pour ce week-end qui leur était consacré.

A l'invitation de l'ami Fred, nous sommes allés à Lésigny, à l'ancienne minoterie où s'épanouit désormais la compagnie Globe-Trott, spécialiste des arts de rue et autres numéros clownesques.

Après la visite de ce qui reste des installations (1), le maître des lieux nous expliqua comment cet endroit industriel désaffecté avait laissé place aux artistes audacieux, aux objets incongrus et aux machineries diaboliques.

On s'amusait baucoup, du grand (la course de meules) au petit (la course aux escargots), on apprenait à filer la laine au rouet, on prenait le temps et le mélange des savoirs faisait du bien au coeur: meules-ting-potes!

 

(1) La Creuse en contrebas étant trop dangereuse et capricieuse, les gens d'autrefois, ingénieux, avaient détourné partiellement la Luire (qui prend sa source à Pleumartin et traverse Coussay les Bois) pour constituer un bief vidé à la demande pour alimenter roues et poulies. L'immeuble construit en ciment après la guerre sur une demeure préexistante, assez laid faut-il le dire, ne fonctionne plus comme minoterie depuis 1992.

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16 juin 2013 7 16 /06 /juin /2013 13:16

Mon article sur la "mâlédiction" de la fête des pères a été considéré par beaucoup comme un article noir et pessimiste. C'est possible, alors aujourd'hui compensons!

Il est vrai que le père est celui qui vient, en nommant, casser la fusion entre la mère et l'enfant pour que celui-ci grandisse. "Papa" est un mot qui s'exprime en soufflant vers l'extérieur, "Maman" est un mot au contraire rentré, rentrant et fermement rond. Dans toutes les langues ou presque il en est ainsi.

Le père tient -tenait- son autorité paternelle (je ne parle pas de "puissance paternelle" comme on disait dans le code civil) d'une verticalité (pour trancher,un cordon, c'est mieux); aujourd'hui,le père,non seulement n'assure plus cette fonction de rupture verticale mais encore veut se trouver "sur le même plan" de connivence, bien sûr avec la mère mais aussi avec l'enfant, en faisant avec lui copain-copain, en cédant tout, en négociant en permanence, c'est-à-dire en reculant. Fusion d'un côté, confusion de l'autre.

Autorité, auteur, vient du latin augere, augmenter, accroître, et pour cela, il faut tirer vers le haut. Toujours la verticalité.

Il faut dire que toutes les autorités sont combattues aujourd'hui et ne peuvent, de fait, être solidaires (la famille, l'école, les référents adultes divers,les représentants de la loi et ceux qui en émanent);la paternité roule ainsi dans le caniveau avec toutes les autres autorités dans le terrible "tout à l'ego".

Ce matin, à l'église de Châteauneuf, onze enfants, comme les onze de la Pentecôte et de l'Ascension, ont fait le choix de la Confirmation de leur baptême, une audace devant les railleries et l'inculture de nombre de leurs camarades et d'adultes de leur environnement; ces onze se sont placés publiquement dans une filiation spirituelle élevée, le jour de la très laïque fête des pères.

Cette journée peut être, en effet, une très belle fête.

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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 11:43

Nous avions été conviés jeudi soir à l'inauguration des nouveaux locaux châtelleraudais relookés de la banque dont nous sommes clients; je me dois d'ajouter que j'y ai travaillé comme guichetier cinq étés de suite au temps de mes études, c'est-à-dire aux temps préhistoriques de la banque, avant l'informatique.

Parmi les invités, le directeur de l'époque, qui m'embaucha et prit sa retraite un ou deux ans après, et qui est resté châtelleraudais; il va, je crois, vers les 87 ans.

L'occasion pour nous rappeler tous les deux combien le métier avait changé: il y avait bien alors 20 personnes employées à l'agence (le tiers maxi aujourd'hui), avec des fonctions qui ont disparu (le rapporteur des chèques de chez certains clients éloignés, le démarcheur des clients importants chez eux, le releveur à l'oreille à 13 heures des cours de la bourse donnés à la radio, les "mécanos" à la comptabilité, le caissier que j'assistais dans la confection des rouleaux de pièces prisés des commerçants, la compensation à la défunte Banque de France, la prise, la manipulation et le transport des recettes de grandes surfaces sans aucune sécurité -avant l'invention des convoyeurs, c'était épique!-, le travail massif de guichetier avant l'instauration des distributeurs automatiques de billets, etc...).

De fait l'espace utile s'est réduit, le client doit procéder lui-même à tout un tas d'opérations (certes dimanches, nuits et fêtes...).

Quand je racontais tout ce passé des lieux et des fonctions, les jeunes employé(e)s en place, nés après 1980, n'en croyaient pas leurs oreilles et avaient même du mal à me croire...

C'est, paraît-il, le progrès.

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:36

Etrange installation que celle d'une fête des pères, comme s'il fallait faire obligatoirement un écho commercial à la fête des mères et justifier le pic des ventes de cravates, décoration virile s'il en est et dont on recommande de ne pas les porter "à la François Hollande", c'est-à-dire de travers.

Autant la fête des mères, malgré l'impact pétainiste, paraît aller de soi, "naturellement", autant la fête des pères est un concept laborieux.

Car des pères il y a en a, sans compter les géniteurs qui s'ignorent et ceux qui ne veulent pas assumer leur rôle paternel: le père "classique", auprès de la mère, le père séparé, le père lointain, le père absent, le père mythique, le père défunt, le père d'un week-end sur deux et la moitié des vacances moitié impaire les années paires etc..., le père contesté, le faux père, le père de substitution, etc... et tant d'autres? Et puis, au temps promis des parents 1, 2 (et plus si affinité), quelle place, symbolique et réelle, pour le père? A qui le cendrier peint à l'école sur une coquille Saint Jacques si ce programme ludo-pédagogique est encore et sera encore d'actualité durablement?

N'y aurait-il pas une "mâlédiction" sur les pères et sur leur fête, quand, quelque fois, pour certains, la fête des mères sonne comme une amère défaite?

Pour les autres, bonne fête des pères!

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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:54

Cette chanson de Michel Legrand en annonce de ce week-end consacré comme chaque année aux moulins.

Ils seront nombreux dans la Vienne à être ouverts au public.

Les moulins constituent une part importante de notre patrimoine matériel et immatériel même, par la mémoire du travail: la gestion de l'eau, même sur un ruisseau, l'immeuble unique en son style à étages, les meules de notre terroir, les courroies de cuir, le bruit, le danger, les sacs de blés apportés par les charrettes, la poussière, la farine.

Puis, à partir des minoteries industrielles, le déclin et l'oubli, sauf à se reconvertir en utilisant la force motrice de l'eau pour la coutellerie d'abord et l'usinage de limes par exemple ensuite, jusqu'au déclin et à l'oubli, encore...

Des passionnés en restaurent.

Je vous ai déjà raconté l'histoire de mon grand oncle, minotierà Bignoux, sur la route de Pleumartin, qui, lui, connut hélas le destin de Maître Cornille.

Ce sont bien les moulins de mon coeur tant cet homme, dont la famille en possédait plusieurs sur le Clain aux temps de splendeur, m'apporta beaucoup (il avait participé à l'exposition universelle de 1900, était fin lettré, et je possède grâce à lui une bible imprimée fin 17 ème).

Alors, ce week-end, visitez les moulins!

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 01:48

René Descartes avait eu une fille, Francinette dite Francine, en hommage à son pays, avec un servante hollandaise lettrée, prénommée Hélène, de confession protestante. Malgré la différence de classe et de religion qui empêchera René Descartes d'assumer publiquement cette naissance (Francine est sa "nièce"), il se comportera, en privé, comme un très bon père aimant et attentif et envisagera de lui donner la meilleure éducation possible à Paris dans un cadre bien connu de lui.

Malheureusement, cette enfant va décéder le 6 septembre 1640 à cinq ans dans les douleurs atroces de la "fièvre rouge", la scarlatine, qu'on ne pouvait soigner à l'époque. Dans le livre que je termine, Brigitte Hermann rend compte de ces moments avec une humanité et une délicatesse impressionnantes. René Descartes verra dans ce petit cadavre qu'il va veiller toute une nuit la preuve de la dissociation du corps et de l'âme. J'avoue que cet épisode que l'on ne connaît guère de la vie de notre philosophe m'a touché; quand je vous parle de "ricochets" littéraires ... un livre vient de sortir sur Francine, écrit par Jean-Luc Quoy-Bodin, "Un amour de Descartes", Gallimard. Le critique de La Croix du 11 juin en dit le plus grand bien.

Petite Francine...

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:17

Samedi prochain, le CRAC fait la fête sur son pré des Loges et dans les barnums dressés autour.

La ventrèche et la bière signeront les retrouvailles entre anciens verts et jaunes; les politiques passeront, c'est obligatoire, précédés de quelques éclaireurs indiquant si l'adversaire est déjà là ou pas.

Le club mettra face à face les vice-champions de France à 12 de 2003 à Objat et les seniors d'aujourd'hui; tout le monde se connaît. L'amitié est plus forte que tout, les éloignements professionnels, les mariages, les rejetons, les changements de clubs. Ces rencontres fraternelles sont le "rebond de l'amour" du club, l'expression "rebond de l'amour" s'appliquant au bonheur du rebond favorable du cuir ovale et capricieux qui revient directement dans les mains du compétiteur plutôt que d'aller en touche ou dans celles d'un adversaire.

On sera ainsi dans l'esprit de Daniel Herrero, l'emblématique entraîneur de Toulon du temps jadis, inquiet des dérives commerciales et télévisuelles à l'excès: "Le combat collectif, par essence inesthétique, porteur de l'âme du rugby, risque de disparaître. Hommes de loi, politiques ou hommes d'affaires, ne touchez pas à la mêlée et au jeu groupé! Pitié! Vous porteriez atteinte à la vie!" (1). Samedi, il y aura de la vie!

 

In l'excellent ouvrage: L'esprit du jeu, L'âme des peuples, La table ronde, 2007, qui décrit la particularité -encore- du rugby selon les régions et l'histoire des clubs éternels de l'ovalie.

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