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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 06:22

Les avocats poitevins de l'époque qui assistaient des prévenus pour vols par effraction et dégradations dans des maisons redoutaient la suite quand, deux ou trois fois par an, je choisissais de commencer mon réquisitoire par:

"C'était le 10 janvier 1965. J'avais dix ans. C'était un dimanche, froid et ensoleillé. Avec mes parents et ma soeur, nous étions allés à Monts, en Indre et Loire, souhaiter la bonne année à un grand oncle et à une grand'tante; nous avions assisté à un match de football et l'Indre, gonflée et verte, m'avait impressionné. Nous rentrions heureux à Châtellerault, dans la maison que mon père avait construite lui-même de ses mains, route de Pleumartin.

Et là, ce fut un choc. Vitres brisées. Meubles ouverts sauvagement, tiroirs renversés, linges retournés, couteau planté dans le bois de la table. Le chat roux les yeux exorbitants. Je sais que je hurlais. Mes parents nous conduisirent chez des voisins que nous connaissions à peine. Ma soeur et moi nous suffoquions, entre colère, vengeance et peur.

Les bijoux, pourtant dissimulés, avaient été dérobés, même ma petite gourde porte monnaie du pays basque avec deux trois francs.

Le ou les voleurs n'ont jamais été retrouvés et il semble que peu d'efforts aient alors été déployés pour cela; nous suspections tout le monde,  y compris des proches et des amis, répertoriant les visites "préparatoires" possibles des dernières semaines.

Ce n'était pas qu'un vol, c'était un viol de notre intimité et de notre vie, avec des bijoux personnels, témoignages de moments importants d'une famille et destinés à la transmission ininterrompue.

Voyez, Messieurs, aujourd'hui nous sommes le .........et ce drame, car c'en était un, est resté gravé douloureusement en moi. Avez-vous vous-mêmes été cambriolés? Non? Et si vous l'aviez été, comment auriez-vous réagi? Ah? Vous n'auriez pas aimé?..."

Ma vocation judiciaire serait-elle venue de ce 10 janvier 1965? Une fois magistrat, au parquet ou au siège, je n'ai jamais traité avec légèreté un seul de ces dossiers. C'est de plus en plus rarement, ayant changé de contentieux, que je suis amené à examiner des affaires de ce genre, notamment en qualité de juge des libertés et de la détention, avec surtout des cambrioleurs en bande organisée quasi mafieuse. Il peut encore m'arriver, sur le coup de 22 heures, de commencer par "C'était le 10 janvier 1965 ...", et là,  malgré l'effort de mise à distance intellectuelle, ce n'est pas bon signe...

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:56

     Gilles MICHAUD l'a rêvé, Jean-Pierre ABELIN l'a fait: le coeur aquatique de CHATELLERAULT a été transformé ce dimanche en port fluvial du 18 ième siècle.

     Comme à chaque manifestation du nouveau pouvoir il faisait beau, ce n'est pas comme au temps des Montgolfières.

     Quai Napoléon et quai Alsace Lorraine, unis par le pont Henri IV, avaient drainé la foule marinière comme dit excellemment Philippe BONNET dans le journal en proposant la première partie d'un contrepet.

      Pour une première, je reconnais que c'était une réussite, en dehors du mélange vide-greniers/ libraires qui n'était guère heureux: les livres doivent être proposés "à la parisienne", le long même d'un quai, contre le muret protecteur.

      Une très belle expo au musée, qui va durer, des attractions passionnantes, des jeux anciens, l'île Cognet comme un paradis à la Bernardin de SAINT PIERRE.

       Il est dommage que les stands à boissons et autres saucisses-frites n'aient pas été placés dans des maisons réquisitionnées pour l'opération, avec des taverniers, des aubergistes et des serveuses accortes comme à l'époque, sans doute, du carrefour joyeux, de la rue des moulins et de la rue Saint André.

       A quand un bar à quai?

            Ajout du 9 janvier 2013: les Cordeliers ont fermé, il n'y a pas un seul endroit où on puisse déjeuner face à la Vienne; deux immeubles sont à vendre qui pourraient "faire l'affaire" si quelqu'un y croyait, le premier entre le parking du Château et les Cordeliers, le second à côté de l'ancien Grenadier français. Un jour, peut-être. Car, vu de Châteauneuf, ce côté fluvial de Châtellerault, quai Napoléon, est si beau. N'est-ce pas?

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 05:33

Michel Princet, ancien joueur du SOC avec son jumeau Gilbert, hélas décédé, président de l'US Antoigné depuis si longtemps, a le projet de faire d'Antoigné le club fédérateur de l'Est Châtelleraudais, de Coussay à Vicq en passant par Pleumartin; Saint Sauveur, déserté par le football, mais possesseur de belles installations, pourrait être un point d'appui. Je m'en suis entretenu avec lui, et je soutiens sa démarche, qui n'est pas celle d'une OPA. Michel Princet ne supporte pas, et moi avec lui, et d'autres, de voir le SOC sombrer ainsi; il se souvient que le club phare de la ville et du bassin, connut ses heures de gloire avec des joueurs du cru: nous avons parlé de Brouard, qui venait de Monthoiron, de Malbrand qui venait de Targé, de Goudeau, qui venait de Oyré, etc... et qui tous firent honneur à nos couleurs. La théorie de Michel Princet, qui voit juste et loin, c'est de recruter de futurs socistes dans nos clubs ruraux, à condition qu'on leur donne des moyens de fonctionnement et de formation et qu'on les traite avec équité et réciprocité. J'ajoute que le même raisonnement pourrait être conduit au Sud, avec Naintré et Eric Bailly, et à l'Ouest, avec Scorbé et Laurent Grondin, soit deux entraîneurs passés par le SOC et qui y ont gardé des attaches. Le foot doit évoluer tout en gardant ses racines, et si l'heure du foot des clochers a sonné, si je puis dire, c'est malheureusement celle du tocsin; si on ne mobilise pas les jeunes par des équipes mutualisées avec le soutien du SOC, c'en sera fini et du SOC et des "petits clubs" qui finiront à la trappe comme Saint Sauveur, les bénévoles -les mêmes- étant épuisés, lessivés. Alors encourageons l'initiative de Michel Princet et cessons d'y voir une mauvaise intention.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 14:12

Tu seras mon scrupule

ce caillou sous le pied

là contre la semelle /

 

Que je récapitule ?

Féminin de guêpier

mais de quoi je me mêle ?

 

Tu dis que notre ville

aux toits bleus et oranges

traversée par cette eau

 

A besoin d'un édile

dont le coeur soit d'un ange

et non pas d'un zozo /

 

Insiste insiste encore

 

J'entends bien la prière

l'hymne à la pureté

pour le front sabre au clair

 

Demain n'est pas hier

raté ce fut raté

Ô triste intercalaire /

 

Insiste insiste encore

 

Ils sont ensevelis

les élus de naguère

qui donnaient de leur temps

 

Et les gerbes de lys

les honneurs de la guerre

disparus tout autant (...) /

 

Insiste insiste encore

 

Tu seras mon scrupule

ce caillou sous le pied

là contre la semelle

 

D'accord je capitule

féminin  de guêpier

mais de quoi je me mêle ?!

 

N'insiste plus!

 

 

 

 

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 04:24

L'autre jour, dans mon travail, j'ai été amené à rencontrer un homme mal en point ... d'un point de vue psychologique, qui, parmi ses manifestations étranges, s'était volontairement jeté contre une voiture (qui,fort  heureusement, ne roulait guère vite). Le rétroviseur extérieur fut à peine bouleversé. Vade retro.

Les médecins décrivirent là un acte d'hétéro-agressivité. Contre une voiture? Auto ou hétéro, ça se discute...

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 05:15

L'Epiphanie, pour une bonne part de l'opinion, n'est plus la visite des "savants venus d'Orient" auprès de l'enfant Jésus, mais l'occasion de partager couronnes, galettes dites des rois et frangipanes, toutes éventrées secrètement d'une fève de plus en plus collector et vendues avec l'accessoire incontournable qu'est la couronne.

Au pays de la République, le sujet est roi, et le premier à tirer la fève de choisir sa reine (et réciproquement). Et allons que j'te bige!

La frangipane, à base d'amande, tient son rang, à la hollandaise ou autre.

Quelle belle étymologie -rêvée?- que celle du mot frangipane! D'abord de frangin, diminutif affectueux de frère, puis pane, du mot pain. Frangi-pane, le pain fraternel!

A partager, sans modération!

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 18:52

Qui joue Giraudoux aujourd'hui? Pourtant, quel style de grande pureté, quels sujets (la guerre, le destin), quelles créations! (1)

D'abord roman, sa première pièce connue, Siegfried et le Limousin, mériterait d'être jouée aujourd'hui -et débattue- tant elle nous ramènerait au coeur de notre relation avec l'Allemagne.

Le sujet: les ambulanciers allemands ont recueilli  sur le champ de bataille lors du premier conflit mondial (Giraudoux ignorait alors qu'il y en aurait un suivant) un amnésique. Rééduqué, il deviendra une des personnalités politiques allemandes de premier plan, jusqu'à ce qu'un professeur français découvre en ce Siegfried von Kleist un de ses anciens amis disparu au front, Jacques Forestier; le baron von Zelten, allemand romantique, et adversaire de von Kleist, sait que celui-ci est français, révélation qui, si elle était accomplie, le débarrasserait d'un concurrent de taille;  surviennent beaucoup de complications, dont une révolution de Zelten anéantie, jusque à ce que Siegfried retrouve sa nationalité et rejoigne son pays avec sa fiancée d'avant -Geneviève- malgré les protestations allemandes pour le retenir.

Le rideau tombe sur l'espoir d'une compréhension partagée des deux peuples: "Je ne rentrerai pas en France comme le dernier prisonnier relâché des prisons allemandes, mais comme le premier bénéficiaire d'une science nouvelle ou d'un coeur nouveau!", et Geneviève, qui ne pouvait prononcer que "Jacques", finira par dire "Siegfried, je t'aime." Quelle superbe image symbolique de la réconciliation que cette juxtaposition amoureuse "Siegfried, je t'aime"!

Je me suis mis à rêver d'une mise en scène avec des étudiants de nos deux pays. Un jour, peut-être.


(1) Lire d'abord Jacques HOULET, Le théâtre de Jean GIRAUDOUX, 1945, excellent.

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 09:11

  La SNCF -TOURS-POITIERS- démarre fort cette année avec des suppressions de TER - touchant ainsi les travailleurs, les étudiants, les modestes- les lundis et mardis depuis le 31 décembre; sans doute la lutte des classes illustrée; deux syndicats de contrôleurs  (CGT et SUD) se plaignent de ne pas être assez nombreux sur TOURS-BORDEAUX -dont notre fuseau-.

  Pourtant, quand ça papote avec les musclés de la police ferroviaire tout un trajet, sur des lignes sans risque autre que soporifique, il y a du monde.

 C'est consternant, d'autant que ces jours de grève étant  me semble-t-il  payés de longue tradition, on aurait tort de se gêner.

 Je suis d'autant plus "remonté" que la manière de faire ce métier est assez diverse: un duo féminin est connu pour prendre en tenailles l'apprenti(e) qui "tente le coup" sans abonnement convenable et faire un trophée qui sera comptabilisé ou pour faire appeler la police en gare de CHATEL', d'autres au contraire sont comme des voyageurs et ne contrôlent personne (ce qui est mon cas sur 6 des 7 derniers trajets...).

  Allez, une pointe d'humour, tirée du" Dictionnaire amoureux de l'humour", de Jean-Loup CHIFLET et reprenant une circulaire de la SNCF: "Le nombre de voyageurs descendus dans une gare ne peut être supérieur au nombre de voyageurs existant dans le train au départ de la gare précédente."

  Pour exécuter de telles vérifications, c'est sûr qu'il faut doubler les effectifs. Au moins.

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 06:42

  Les petits malins reconstructeurs de l'histoire par supputations en seront pour leurs frais.

  Ainsi les récents tests ADN ont-ils établi la filiation par les pères entre Henri IV -par prélèvements sur cette fameuse tête momifiée dérobée à Saint Denis à la Révolution (et qui a beaucoup bourlingué depuis)- et Louis XVI -par analyse de son mouchoir ensanglanté au moment du décollement-.

  C'en est fini des plans sur la comète avec une paternité supposée de Mazarin sur le futur louis XIV aux lieu et place de Louis XIII...

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 15:54

   En me promenant dans les lieux publics désertés de ces derniers jours, j'ai longé l'Ecole du Cirque (tiens, une vient de se créer à grands renforts de fonds publics à Luynes, près de Tours).

   Et là, en "boulitant" derrière des rideaux, j'aperçois bien rangés et comprimés les sièges numérotés de notre ancien théâtre en voie de restauration.

   Les fauteuils de l'ancien théâtre -et futur ancien théâtre!-, lieu  carré de la tragédie et de la comédie classiques, lieu d'une classification sociale et hiérarchisée du public, ces fauteuils remisés à l'Ecole du Cirque, lieu cette fois-ci du ring mélangé, circulaire et du spectacle démesuré et clownesque! Quelle étrange domiciliation!

   Oh! Le Bourgeois gentilhomme pourrait tout à fait se jouer au cirque!

  J'aime ces clins d'oeil décalés, ces charmes incongrus de jumelages imprévus: c'est la vie!

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