Dimanche 19 mai 2013
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/2013 04:23
Le maire sait bien que face à un électorat âgé -voir photographie NR du journal de samedi dernier...-, la voirie, c'est
payant.
Pelletées de gravillons par çi, bordures de trottoirs par là, plaque d'égout stabilisée ailleurs. Le citoyen post-sexagénaire
est rassuré. C'est du concret, ça se voit.
C'est le sujet unique des réunions de quartiers (...!). Tristesse.
Dans cette année qui vient avant le scrutin, comme par miracle l'entreprise connue du goudron local et les municipaux vont
s'activer, mais pas trop non plus car l'électeur ne doit pas être gêné durablement dans ses mouvements et ses stationnements habituels, sinon il couine. Quel exercice compliqué!
Mais c'est sûr, en termes d'héritage politique et de succession, le bitume, c'est l'avancement de voirie!
Par Gilles MICHAUD
Samedi 18 mai 2013
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/2013 14:30
Excellente initiative du maire de Dissay qui voulait remettre les cartes d'électeur aux nouveaux citoyens majeurs de sa cité lors des cérémonies du 8 mai 1945.
Une pédagogie de l'engagement et de la paix, un beau projet fédérateur.
Hélas, même s'il pouvait y avoir quelques excusés réels pour diverses raisons plausibles (examen, vacances, etc...), sur les 19 jeunes gens concernés, un seul a
répondu à l'appel. Félicitations à ce jeune homme qui eut les honneurs de la presse.
Cette désaffection est quand même un signe des temps. Je me souviens de mes funestes élections, quand dans des endroits où on me jurait juvénilement la main sur
le coeur- "M'sieur le Juge"- qu'on allait voter pour moi, que les tas de cartes neuves ne diminuaient pas sur le bureau portant l'urne. Ces cités, cécité?
La démocratie directe est, je le crois, une notion nostalgique, emportée par les gadgets modernistes et les individualismes étrangers à tout débat public du
sort collectif d'une nation ou d'une cité.
Le maire de Dissay était sur ce registre de la nostalgie citoyenne, celle des Lumières, de la patrie en danger, des tribuns et des urnes, des drapeaux au-dessus
des barricades et des combats de la Résistance.
La tâche est immense, d'autant que nombre de politiques installés prient pour que davantage de gens ne s'intéressent surtout pas à la chose publique,
l'abstention les confortant dans leurs places.
La démocratie, une odyssée...
Par Gilles MICHAUD
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Publié dans : Billets d'humeur
Samedi 18 mai 2013
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/2013 05:35
Voici demain la Pentecôte: pour les chrétiens, des langues de feu se posent sur les disciples de Jésus qui, remplis de l'Esprit Saint, "se mirent à parler en
d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit", au point que les Juifs, alertés par ce tapage, "étaient dans la stupéfaction parce que chacun d'eux les entendait parler sa
propre langue -à lui, Juif, d'ici ou là- " (Actes des Apôtres, 2, 1-11).
Dans la Genèse, après le Déluge, c'était le contraire: les hommes ivres de pouvoir rivalisent avec le Créateur et entreprennent de construire jusqu'au ciel la
tour de Babel, mais Dieu les arrête et les éparpille sur la terre dans des langues qu'ils ne comprenaient plus entre eux.
"Comprenne qui pourra...". "Que celui qui a des oreilles entende".Voilà un double et étrange mystère assourdissant pour nous dire sans doute que la seule
langue compréhensible par tous est celle de l'Amour - la Pentecôte- et non pas celle du Pouvoir -Babel-.
Je lis en ce moment que des chercheurs estiment à plusieurs dizaines de mots le stock verbal mondial commun depuis la Préhistoire qui
témoignerait d'une souche humaine unique, je lis qu'on veut faire passer au parlement l'anglais comme langue de nos facultés françaises et de nos grandes écoles (après
avoir inscrit le français comme langue nationale dans la Constitution au temps de Jacques Toubon!), tout cela pendant que la ministre de la francophonie est aux abonnés
absents.
Langue des hommes...
Puisse l'Esprit Saint souffler ici ou là...
Par Gilles MICHAUD
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Publié dans : Billets d'humeur