Hier matin, en gare de CHATELLERAULT, vers TOURS, notre train TER venant de POITIERS est en retard.
Il arrive enfin, sur la voie C et non sur la voie D normale.
Curieusement est arrivé quelques minutes auparavant face à lui un autre TER dont les feux avant se mettent au rouge. Ouf...
On nous annonce une manoeuvre de raccordement. Las, le contact ne peut se faire, les deux trains ayant conservé leur protection inenlevable et ne permettant pas l'emboitement. Il fait froid sur le quai, on se précipite dans nos wagons habituels...
On nous annonce maintenant que l'on doit quitter le train normal, venu de POITIERS, pour monter dans le second, venu d'ou?, et qui repart vers TOURS. Ouf...
PORT de PILES, 10 minutes à attendre. On nous dit que dans la nuit deux trains de marchandises se seraient heurtés à MONTS, dans l'arrière-train sans doute... (une vie de patachons, c'est le nom de ces trains...).
Avant MAILLE, re-attente en rase campagne.
A VILLEPERDUE, des enfants de maternelle, frigorifiés, débarquent en hurlant avec maîtresses et accompagnatrices dans un train déjà bondé. Ils ne vont pas cesser jusqu'à TOURS!!!
Arrivée à TOURS avec 45 minutes de retard et un "disque" qui espére que nous avons fait un bon voyage et nous souhaite une bonne journée.
Aïe...
Le soir, no train. C'est un car années 70-80, sur le parking. Avec un chauffeur qui fait honneur au travail des seniors. Le chauffage ne fonctionne pas. Plus d'une heure 40 pour arriver à CHATELLERAULT, frigorifié et cassé en deux (pas de place entre les sièges pour mettre ses genoux correctement); le chauffeur, qui aime les petites routes de campagne sous un ciel limpide et glacial, pour rallier SAINTE MAURE-NOYANT depuis VILLEPERDUE, a choisi de passer par SAINT EPAIN. Joli, des caves, des ruines, la route de Jeanne d'Arc à CHINON depuis SAINTE CATHERINE de FIERBOIS. Plusieurs voyageurs ont envie de vomir, dont moi. Plus personne ne proteste comme autrefois. C'est tellement habituel qu'il y a là une résignation, et même de l'humour, une sagesse partagée, une convivialité dense.
La SNCF, c'est une école d'humilité, une journée de la sorte vaut, en méditation, une journée dans une abbaye, c'est une retraite spirituelle à portée de tous. Les voyages forment la jeunesse. Et la sagesse?