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Défendre notre territoire

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16 octobre 2017 1 16 /10 /octobre /2017 04:01

Le musée du Quai Branly-Jacques Chirac présente jusqu'au 21 janvier 2018 une exposition intitulée "les forêts natales, arts d'Afrique équatoriale atlantique". L'exposition est remarquable, d'autant plus que le conservateur général et directeur du département du patrimoine et des collections du musée a passé toute son enfance au Gabon. Il s'est nourri aux sources de cet art souvent funéraire mais toujours rituel.

Le titre de l'exposition évoquant les "forêts natales" viendrait d'un vers de Guillaume Apollinaire, farouche défenseur des arts dits nègres à l'époque: "Du rouge au vert tout le jaune se meurt/Quand chantent les aras dans les forêts natales." J'en ai trouvé un plus beau (selon moi!) dans le poème "Zone" du recueil "Alcools":

"Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied

Dormir parmi tes fétiches d'Océanie et de Guinée

Ils sont des Christ d'une autre forme et d'une autre croyance

Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances"

Il ne s'agit pas pour Apollinaire d'une suprématie du christianisme sur les religions dites primitives puisque pour lui le christianisme est aussi un mythe consacrant le besoin humain d'espérance et d'irréel.

La fin du poème intervient tout de suite après la strophe que j'ai citée; c'est le fameux:

"Adieu Adieu

Soleil cou coupé"

Il y avait au mois de septembre un déploiement de près de soixante galeries d"'art primitif" entre la rue des Beaux Arts et le quai Conti à Paris, avec des ventes aux enchères pouvant aller jusqu'à plusieurs milliers d'euros. C'est aussi cela l'art sacré africain, un commerce. La rue de la scellerie à Tours possède encore quelques rares antiquaires ayant dans leurs boutiques des masques africains, mêlés à tant d'autres objets hétéroclites d'époques et d'horizons divers. Qui entend encore le peuple des sagaies?

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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 03:54

L'embellie de cette mi-octobre nous cache la vérité. Ces températures quasi estivales sont mensongères. Bien sûr il est agréable à cette époque de se trouver en terrasse, de siroter en manches courtes une boisson fraîche. Mais c'est un peu comme l'embellie du malade en fin de vie. "On te trouve bien mieux que la dernière fois, on voit bien que tu fais des progrès. Si, si, ça se voit." Et le patient de se redresser sur son oreiller, la mine enjouée, disposé inconsciemment  à y croire: "Et si, en réalité, ça allait vraiment mieux? Et si j'allais m'en sortir, finalement?".

Et puis quatre jours plus tard, entre les petites annonces et les sports départementaux, l'avis nécrologique.

Nous aurons des gelées à la Toussaint.

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 01:37

Lui, le spécialiste des rêves, est mort dans la nuit du 2 au 3 octobre dernier; il lui fallait cette fin nocturne.

Michel Jouvet (1925-2017) était un neurobiologiste très particulier, à l'origine du concept de la mort cérébrale et de celui du sommeil paradoxal un peu plus tard; c'est sur ce dernier point que ses travaux sont remarquables à partir de ses expériences sur des chats décortiqués (dont le cortex a été enlevé): en plein sommeil ils ont une activité électrique sous-corticale semblable à celle de l'éveil et une absence entière de tonus musculaire, état que Michel Jouvet va appeler "sommeil paradoxal" en expliquant qu'il s'agit en fait d'un troisième état du cerveau.

Poussant plus loin ses travaux, Michel Jouvet énonce que le rêve survient uniquement  en sommeil paradoxal. Au bout de cinquante ans, cette thèse est toutefois aujourd'hui contestée scientifiquement.

Passionné par l'étude des rêves, Michel Jouvet va étudier les siens propres pendant 38 ans; méthodiquement 7 155 souvenirs de rêves sont recensés, dont, selon son propre aveu, 270 rêves érotiques avec 100 femmes différentes et 19 meurtres commis en songe ... Quelle aventure!

Ce personnage hors du commun avait pris soin de rédiger ses Mémoires ("De la science et des rêves, Mémoires d'un orinologue", Odile Jacob, 2013). Je vous en recommande la lecture.

 

 

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13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 06:04

En beaucoup de matières et de domaines, il faut innover, non pas comme des scientifiques recherchant un outil ou un produit inconnu, mais comme des praticiens curieux de travailler autrement.

Ainsi deux exemples, qui donnent d'excellents résultats dans la durée sur la transformation heureuse des personnes: d'abord le Docteur Violaine Guérin, présidente de l'association "Stop aux violences sexuelles" qui a recours à l'escrime pour favoriser la reconstruction des victimes de ces actes (le masque, le sabre ou l'épée intermédiaire et la distance entre les corps font manifestement des miracles pour que le corps sali revive); ensuite le théâtre du Centaure à Marseille qui fait pénétrer un cheval noir dans la prison des Baumettes (les détenus avancent les yeux fermés, s'allongent sur l'animal, vont au trot les bras au ciel, etc ..., les bienfaits en sont paraît-il fabuleux).

Ces opérations ne coûtent presque rien. Elles ne sont pas quantifiables véritablement en termes statistiques. Mais leur but, améliorer l'homme, ou la femme, les faire grandir, est atteint. ll y avait dans les pages roses de mon vieux Larousse ces fameuses citations latines, dont une que j'ai faite mienne depuis l'enfance: "non nova sed nove", pas de choses nouvelles, mais d'une façon nouvelle. Sortir des sentiers battus.

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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 05:29

Aujourd'hui, le calendrier de l'Eglise fête comme saint le "bon larron", non pas celui des deux brigands qui s'emporte contre Jésus crucifié à ses côtés mais celui au contraire qui lui demande de ne pas l'oublier quand il entrera au Ciel avec Lui. "Je te le promets, avec moi tu entreras aujourd'hui au Paradis". Ainsi le bon larron est-il le premier des saints de l'Eglise, avant le martyr Etienne, premier chrétien lapidé après la disparition du Christ. Dans le court échange que l'Evangile relève entre ce bon larron et Jésus, il y a aussi la dialectique du pardon demandé et obtenu, un véritable condensé pédagogique de cette définition.

On ne s'est pas beaucoup interrogé théologiquement sur l'opportunité et le sens de cette triple crucifixion; qu'avaient à faire "judiciairement" les deux brigands avec Jésus, le précédaient-ils dans ce châtiment? Lui furent-ils adjoints? Peut-être fallait-il, avec la moquerie mêlée de Rome et des Pharisiens, une "cour" à ce "roi des juifs"? Dans l'Evangile, l'appellation "roi des juifs" n'intervient que deux fois: quand Hérode demande aux Mages de lui indiquer à leur retour l'endroit de la naissance pour que lui aussi aille honorer le "roi des juifs", et en effet la scène de la crucifixion.

Quoi qu'il en soit, ce bon larron nous offre à tous une immense espérance. Il existe d'ailleurs l'association "le bon larron" qui vient en aide aux prisonniers et aux personnes en voie de réinsertion. Une très bonne dénomination.

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11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 06:27

Ce soir à partir de 20 heures 30 à la salle des fêtes de Coussay les Bois, Vincent Olivier, auteur notamment de l'ouvrage "les grandes affaires criminelles de la Vienne et de l'Indre", tiendra une conférence sur le crime de Coussay les Bois, commis en octobre 1866.

Clémence Pichon, nourrice de 25 ans, a été retrouvée violée et égorgée. Vincent Olivier nous met dans la peau et dans les pas de Jules Savatier, juge d'instruction à Châtellerault, pour mener cette enquête. Jusqu'à 1958 Châtellerault disposait d'un tribunal de plein exercice. Son superbe fronton orne le bâtiment communal avenue Clémenceau et il reste encore la salle d'audience avec ses meubles d'un autre temps et son tableau majestueux.

A cette époque,1866, l'avocat n'intervient qu'au moment du procès; ce n'est qu'en 1897, par un arrêt de la Cour de Cassation, que l'avocat fait son entrée dans le bureau du juge d'instruction, mais il reste longtemps cantonné dans un rôle de figurant. Quand on voit comment dans les années 1950 le magistrat instructeur de l'affaire Marie Besnard pouvait mener quasiment à sa guise ses investigations et ses interrogatoires malgré la présence d'avocats, on en frémit ...

Dans l'affaire de Coussay les Bois, il y eut un suspect, un "étranger" de passage. La suite? A découvrir ce soir.

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 05:47

L'affaire Marie Besnard, accusée de 13 meurtres dans sa famille par empoisonnement, a défrayé longtemps la chronique, bien au-delà de son acquittement à Bordeaux après cinq années de détention provisoire. On en retient surtout la mise à mal des experts.

Je lis en ce moment les mémoires de Marie Besnard, publiées en 1962 aux éditions "les productions de Paris". Très intéressant. Deux souvenirs me reviennent. D'abord la manière excellente dont Maître Wozniak, avocat résidant à Loudun, pouvait pour des publics rares raconter l'affaire Marie Besnard. Cela m'est arrivé deux fois. Ensuite un souvenir d'enfance qu'aimait rapporter James Maurel, ancien patron de la section de gendarmerie de Poitiers puis délégué du Procureur à Poitiers. Accompagnant son père après la guerre à Saint Pierre de Maillé à la ferme des Liboureaux où habitait Marie Davaillaud (pas alors Besnard) avant son mariage avec le loudunais Léon Besnard et bien sûr avant toute cette affaire, résonne encore à ses oreilles le courtois appel de cette dame à prendre l'apéritif: "Vous prendrez bien quelque chose, avant de partir?". Ce "avant de partir", rétrospectivement, faisait frémir notre James Maurel qui pensait avoir échappé avec son père à l'un des nombreux empoisonnements ...

Il existe un lieu de promenade connu Saint Pierre de Maillé-Angles, superbe, qui passe aux Liboureaux. Mais qui se souvient?

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9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 05:30

L'aventure est à portée de la main. Ou du pied. J'ai stationné mon véhicule à l'étang communal de Vellèches sur la route de Vaux et me voilà parti, panier d'osier sous le bras gauche, bâton à la main droite. 300 mètres d'une longue allée et puis entrée dans le bois par la gauche. Un autre monde commence, de mélange d'arbres (chênes, châtaigniers, bouleaux, pins), d'aiguilles de pins formant un tapis, de bruyères, de bogues de châtaignes parfois ouvertes, de branches mortes enchevétrées, d'arbres au sol, immenses parfois, couverts de mousse, de ronces, de fougères de diverses espèces, d'anciens fossés séparatifs et désormais dodelinants, de rais de lumière, d'insectes, d'oiseaux, de biches -un jaillissement!-, d'odeurs de champignons -plus de vénéneux que de comestibles, hélas, des kyrielles d'amanites phalloïdes-. Le temps s'est arrêté, l'espace se perd un peu au fil des déambulations, des demi-cercles répétés inconsciemment, croire être ici alors que l'on est là, bien plus loin que pensé. Je me disais que nous autres humains avions dans de tels endroits et de telles situations le bonheur, la réflexion, la béatitude à notre disposition. L'homme s'est oublié, a oublié l'origine du monde et de sa vie, son imbrication dans la nature. Le soir, au retour, les bolets, les cèpes et les "polonais" avec de l'ail et du persil, les châtaignes grillées -avec de la bernache, évidemment- m'ont ramené à la simplicité. Au temps profond, intime et céleste. Parcelle d'éternité!

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 04:56

C'est dans l'air depuis longtemps: la procréation médicalement assistée pour les  femmes seules ou les couples de femmes va venir sur le devant de la scène. C'est-à-dire qu'à l'époque où le CECOS manque déjà de membres bienfaiteurs pour les couples mixtes infertiles selon la médecine, on va ouvrir cette possibilité à des personnes ou à des couples qui ne sont pas infertiles médicalement mais culturellement et sociologiquement, par choix de vie. C'est ainsi que nous préparons publiquement et politiquement une génération d'enfants sans pères, d'orphelins officiels, sans possibilité d'accès aux origines, ce qui n'est pas le cas de l'adoption, solution qui a le mérite de sortir des enfants de la misère africaine ou, en effet, de l'orphelinat d'un pays de l'Est, voire des pouponnières françaises. Ce n'est pas le sort de l'enfant qui est privilégié par la PMA mais bien le désir des adultes. Si aucun argument médical ne s'impose, la Sécurité sociale ne devrait donc pas faciliter financièrement ces actes génétiques par défaut de vouloir vivre en mixité.

La seconde vague -en attendant une troisième à inventer- ce sera la GPA, la gestation pour autrui- qu'exigeront les hommes seuls ou les couples d'hommes, par "égalité de droits" (!) avec les femmes précédemment citées; il faudra définir alors le statut des loueuses d'utérus, leur éthique (!), leur rémunération, leur retraite et savoir si elles auront ou non des droits sur l'enfant qu'elles auront porté et qui sera sorti de leurs entrailles. On n'arrête pas le progrès.Enfin, l'un des risques, pour la PMA et même pour la GPA, c'est la tentation d'un eugénisme à la carte, le choix de l'enfant sur catalogue (couleur, hérédité, qualités supposées, etc ...). Le "meilleur des mondes", en somme.

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 04:46

La ville de Tours se prépare déjà à fêter le 220 ème anniversaire de la naissance d'Honoré de Balzac (1899). Beaucoup de festivités, de colloques, de manifestations et la dénomination d'une rue digne de cet écrivain. Rue Nationale, au sol, une discrète plaque indique en effet qu'Honoré de Balzac est né ici dans une maison qui fut détruite par les bombardements alliés de 1944. Déjà beaucoup jugent que la rue Nationale serait digne de devenir la rue Honoré de Balzac. Pourtant ce n'est pas là que j'imagine les personnages balzaciens, plutôt du côté de la cathédrale qui ressemble plus au caractère caché et discret de beaucoup de ses rôles. Une photographie rare circule en ce moment, celle prise à la volée en 1942 qui montre l'enlèvement par les allemands place de l'hôtel de ville de la statue en bronze de Balzac qui finira fondue dans une armurerie teutone quelconque. Quelle misère! Mais on pourrait justement imaginer pour 2019 un concours statuaire, histoire de se remémorer les vastes discussions autour du travail d'Auguste Rodin à ce sujet!

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