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Défendre notre territoire

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 05:36

Ah! Frère Stéphane Marie!...

Qui est-ce?

Les anciens dangéens s'en souviennent sans doute: la famille Barbelion -le vétérinaire, prédécesseur du Dr Lancner, et Madame-, famille pieuse, avait deux fils, Antoine et Stéphane.

Stéphane, à l'école, était un joyeux drille, qui avait même créé, dans les années 70, un orchestre de rock, les Anges de l'Enfer. Vous allez voir la suite...

Après le bac, Antoine entreprendra des études de kiné et, un jour, de son côté, Stéphane vint confier à ses parents une information: "J'ai quelque chose d'important à vous dire...".

Les parents Barbelion craignirent que leur fils eût mis enceinte une fille du bourg... Non, il leur déclara: "Je veux devenir moine". Les géniteurs poussèrent un "Ouf" de soulagement!

Et Stéphane devint Frère Stéphane-Marie, chez les cisterciens, en Suisse, fut un spécialiste d'Aristote et de la famille, publia des ouvrages à ce sujet. Nous en avons trois.

Nous revîmes Stéphane-Marie trois fois en trente ans: pour le mariage d'amis communs à Montlouis, avec une homélie exceptionnelle, pour l'anniversaire de je ne sais plus quelle décennie du collège Saint Pierre de Dangé et pour les obsèques de son père, avec alors des mots d'une justesse incroyable.

Frère Stéphane-Marie vient d'écrire "Le mariage "pour tous", ce qui n'est pas dit", c.s.j.éditeur. A.E.F., 28 pages, 5 euros.

Je pense que  s'y trouve l'essentiel d'une pensée hors du commun.

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Published by Gilles MICHAUD
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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 05:51

André Houisse s'est battu avec sa détermination militaire, et il vient de décéder à l'âge de 90 ans.

Il s'était engagé dans la gendarmerie pendant la guerre, dans le Jura, pour mieux contribuer à la résistance armée contre l'Occupant.

Chef d'Escadron apprécié, engagé dans la société civile, dans les arts et le sport, il est titulaire de nombreuses décorations civiles et militaires.

Je l'ai connu il y a vingt ans, à l'époque où j'étais juge à Châtellerault; je lui confiais ce qu'on appelle des enquêtes sociales. C'était de l'orfèvrerie. Il n'y avait plus "qu'à se mettre les pieds à la suite". Tout y était, je pouvais travailler en confiance sur un dossier, notamment en tutelle ou en matière de contribution aux charges du mariage, avec les gens concernés par son enquête.

Nous nous voyions régulièrement lors des cérémonies patriotiques, échangeant quelques mots.

Je savais ce qui le peinait, comme la fermeture et l'absence d'entretien de l'Ecole de Gendarmerie qu'il affectionnait tant.

J'ai une pensée émue pour cet homme juste et vrai, et je prends part à la peine des siens et de ceux qui l'ont aimé.

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Published by Gilles MICHAUD
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 04:21

     Le dernier dimanche d'avril en principe, se tient à Beaumont depuis 500 ans la traditionnelle foire aux biquions, ces petits chevreaux de quelques semaines, tellement mignons et séducteurs des enfants.

     Dans notre région le "biquion aux cives" est un mets printanier prisé, surtout à la campagne, lieu de maintien privilégié des traditions.

     La cuisson du biquion (ayant très peu de chair faite) nécessite du temps -idéalement dans un four à bois- pour un goût de noisette et de caramel et on n'a pas trouvé mieux que l'accompagnement des cives -dérivées de la ciboulette mais plus proches de l'oignon-. Mon père y ajoute de la chapelure qui donne à la fin une sensation craquelante.

     Dans ma famille c'est vraiment une tradition: mon grand-père paternel, prisonnier depuis 1939,  est rentré d'Allemagne -à pied- le 19 mai 1945; depuis, chaque dimanche le plus proche du 19 mai, y compris après son décès en 1977, nous faisons honneur au biquion aux cives, en souvenir de sa libération, qui était signe de printemps familial.

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10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 09:10

Un vieux rêve enfin réalisé: conduire en poussette notre petit-fils au parc du Verger.

Il ne faisait guère bon mais les buis sentaient comme jamais, la verdure revivait, les jeunes feuilles des tilleuls étaient si tendres et frêles sous le vent.

Les chevrettes et le mouton, vraies têtes de cochons, avaient décidé de rester dans leur loge et refusaient de jouer les vedettes enfantines; le cygne, lui, en faisait trop, et n'était même pas fin du tout, pour parler clair.

On dit que là, La Fontaine écrivit sa fable le Pêcheur et le petit poisson ('"Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras"); le château, depuis des décennies, reste mystérieusement fermé alors que depuis toujours j'y rêve un lieu de culture, notre villa Médicis de Châtellerault, hébergeant à l'année des artistes.

A moins d'en faire dans le futur  une maison de retraite des anciens adjoints à la culture (euh, non, ça risquerait alors en peu de temps de devenir la maison du crime!).

Mais il est évident que le lieu, y compris ses extérieurs,  n'est pas assez exploité culturellement.

Notre petit-fils s'y est trouvé bien, découvrant cordages et toboggan, se frottant le nez aux feuilles nouvelles en riant aux éclats; nous y sommes revenus, nous y reviendrons, et il est fort probable qu'avec une mission de surveillance, j'y trouve  néanmoins l'inspiration.

 

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8 mai 2013 3 08 /05 /mai /2013 05:07

Vous connaissez l'attachement que j'ai pour mon chien Vito, merveilleux compagnon.

Ces jours-ci j'ai feuilleté deux bouquins qui parlent des animaux en toute humanité.

Oui, pourquoi crèvent-ils alors que nous mourons, pourquoi mettent-ils bas alors que nous accouchons, pourquoi ont-ils des gueules alors que nous avons des visages, etc...?

Dans le code civil, il s'agit de "choses" que l'on a sous sa garde juridique.

Il y a d'abord "Mélodie, chronique d'une passion" d'Akira Mizubayashi, chez Gallimard, puis "Le parti pris des animaux" de Jean-Christophe Bailly chez Bourgois.

Mélodie est une chienne dont le corps mort obligea son maître, pour la première fois, à prier comme il ne l'avait jamais fait.

Pour Bailly, l'animal porte une mémoire (du temps, de l'espace) qui est notre oubli même; il évoque l'aisance d'une jeune femme handicapée mentale au milieu d'orangs-outangs, à Amsterdam, pour montrer qu'entre ces deux univers il y  matière à se frayer un passage commun.

Je crois vraiment que le rapport aux animaux nous rapproche des hommes: moi qui suis, x fois par jour, l'huissier de mes trois chats et du chien, je sais désormais que je suis apte à porter chaînon d'argent et queue de pie pour ouvrir avec dévotion aux grands de ce monde.

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 11:34

Comme un ancien ministre sur la sellette, j'ai deux tableaux. Enfin, des reproductions!

Ils sont dans mon bureau tourangeau de juge en charge de la psychiatrie et, bien que d'auteurs différents, ils prennent sens ensemble; il faut les voir dans l'ordre.

A gauche, Honoré Daumier (1808-1879), Don Quichotte et Sancho Pancha, la folie et la raison, et le chevalier fou tient sa lance inclinée vers la gauche (Picasso reproduira cette oeuvre à sa manière, en faisant de cette lance un axe central et droit qui partage son tableau entre la lune-bouclier et le soleil).

A droite, Ferdinand Hodler, peintre suisse (1853-1918), Le bûcheron, homme en pleine action de swing de golf (sauf qu'il tient une cognée), s'apprêtant à abattre l'arbre à gauche du tableau, déjà sectionné à la base, et qui penche  dans la même configuration que la lance de Don Quichotte sur le tableau précédent. Parallélisme des formes à des années de distance sans lien apparent entre les peintres.

En quelque sorte ces deux tableaux improbablement voisins représentent pour moi la maladie mentale à l'oeuvre...inéxorablement parfois, hélas.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 14:36

Châtellerault est une ville en ce moment comblée par les arts lyriques.

Bientôt, en l'église Saint Jean Baptiste, sera interprété le Requiem de Mozart.

Samedi dernier, c'était celui de Gabriel Fauré que donnait l'ensemble vocal du Blanc, sous la baguette (et parfois l'interprétation en solo) d'Hugues Hugot, professeur de chant au conservatoire Clément Janequin, avec accompagnement au piano.

L'église Sainte Marie d'Ozon, si cimentée et quasiment dépourvue d'histoire des arts chantés, s'est plue à ces mélodies plus paradisiaques que funèbres, selon la volonté de Gabriel Fauré, organiste de la Madeleine, à Paris, qui "en avait assez d'interpréter des oeuvres mortuaires aux enterrements"...

On sentait ces envolées mélodieuses avec "dégoulis" de piano harpesque à la Debussy, et cette mort musicalement célébrée avait en effet un côté étrangement agréable.

Notre jeune et talentueux professeur de violoncelle au nom imprononçable s'est joint au début au groupe pour interpréter un texte superbe de Jean Racine mis en musique par Fauré, et, avant le Requiem, interpréta en duo avec sa jeune collègue pianiste une Elégie de Gabriel Fauré, sur la thématique du désespoir amoureux, d'une progression orageuse exceptionnelle.

Un Requiem, un!

 

Nota: l'an prochain, Hugues Hugot et sa troupe interpréteront le Requiem de Mozart dans une version musicale simplifiée. A suivre.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 05:31

Je suis stupéfait, bien que peu farouche, de la teneur des articles du groupe présenté comme l'équipe Abelin dans le magazine des Châtelleraudais. D'après ce que j'entends, je ne crois pas que tous soient d'ailleurs d'accord avec cette dérive sémantique.

Cyril Cibert a été choisi comme la "tête de turc" et fait l'objet systématique de railleries et d'attaques quasiment au-dessous de la ceinture si on sait lire au troisième degré, car le choix de certains mots n'est guère innocent.

Pour des gens qui veulent nous mettre en boucle au futur ancien théâtre de la viole de gambe et du baroque, du Malherbe, du Bossuet et du Sainte Beuve, c'est plutôt inconvenant. La vulgarité ne sied pas dans la bouche de tout le monde.

Notre groupe essaye, proprement, de ne s'en prendre à personne, et de faire des propositions qui soient constructives, c'est d'ailleurs en cela que nos textes sont appréciés et lus d'entrée, et nous sommes peinés de voir le pouvoir en place se livrer à ces batailles linguistiques de chiffonniers.

Ainsi "la bande à Cyril" est, dans ce cadre, une expression rabaissante, dégradante et d'un culturalisme auto-élitiste vraiment déplacé. Personne, ici, dans cette ville, n'a le monopole de l'Iso culturel 9002. Et chacun, sur ce plan-là, s'est construit avec ce que la vie lui a donné, certains avec plus de trousseau de base que d'autres, qui n'en ont pas moins de mérite.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 05:45

Mon article récent "L'art d'être médaillé" m'a valu quelques heureux commentaires dont celui d'un lecteur assidu, ancien élu charismatique de notre ville, qui m'indique s'être battu comme un beau diable pour garder vierge sa boutonnière en refusant tous les hochets qu'on voulait, en haut lieu, lui attribuer. Se battre pour ne pas être médaillé, voilà qui mériterait une distinction!

 

PS: je n'ai procédé qu'une fois à une remise de décoration, strictement personnelle d'ailleurs et en amitié; il s'agissait d'honorer un ami qui entretenait sa vigne avec amour et nous avions organisé une petite fête pour cette distinction, unique, l'attribution de l'Ordre national du cubi,  dont l'emblême fut confectionné avec une fermeture robinet plastique de cubi reposant sur une extrémité textile couleur lie de vin, comme il se doit. Cette médaille-là était méritée, largement, et justifiait que, pour une fois, la virginité d'une boutonnière fût troublée.

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Published by Gilles MICHAUD
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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 21:02

La Nouvelle République du 02/05/2013 :


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Le PS et les Radicaux de gauche seraient tout prêts d’un accord départemental pour les prochaines municipales. Localement, les choses avancent aussi.

Le Parti socialiste et les Radicaux de gauche sont tout proches d'un accord départemental pour les municipales. La confidence a été faite hier par Gilles Michaud, le président du PRG de la Vienne.

L'occasion, c'était le moment convivial du lait de mai, organisé à la salle Camille-Pagé en présence d'une centaine de personnes par les « Châtelleraudais réunis ». Cette association avait été lancée lors de la campagne des municipales de 2008 pour soutenir le candidat Michaud.

" Abelin n'est pas mort. Il y aura une liste FN. Et quelle sera l'abstention ? "

« On avance d'un point de vue départemental déjà, confiait donc hier midi le responsable du PRG. On devrait publier un communiqué commun, Jean-François Macaire (le patron du PS de la Vienne NDLR) et moi, dans les jours qui viennent. Tout montre qu'il va y avoir un accord. Dans la configuration nationale actuelle, le PS aura besoin de partenaires sûrs ».
Voilà pour la Vienne. Localement, les choses avancent bien aussi à gauche, de l'aveu de l'intéressé pour lequel certains mots sont désormais plus faciles à prononcer. Par exemple sur sa participation à une liste conduite par le socialiste Michel Guérin. « Oui, je suis prêt à intégrer une liste à condition toutefois que nous soyons respectés à notre juste valeur mais je suis confiant là-dessus ». Sous-entendu : Michaud et le PRG seront« exigeants » sur le nombre de places.
Gilles Michaud, qui voit en Guérin le candidat « le plus consensuel », décrit l'ambiance régnant aujourd'hui lors de ses discussions avec les socialistes, loin de la tension passée : « Nous sommes des locaux, soucieux de pragmatisme et de trouver ce qui est bon pour la ville et ses habitants. C'est assez peu politicien finalement et tant mieux. Ce ne sera pas seulement une alliance politique mais une alliance sur le fond ».
Quant à une victoire de la gauche en 2014, l'ancien adversaire de Joël Tondusson se veut très prudent : « Abelin n'est pas mort. Il y aura une liste FN probablement. Et quelle sera l'abstention ? On doit être extrêmement humble, prudent et très opiniâtre ! ».

Franck Bastard
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Published by Gilles MICHAUD - dans Vu dans la presse
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