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Défendre notre territoire

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 03:32

Aujourd'hui à Paris, réunion des présidents des fédérations départementales puis comité directeur du Parti Radical de Gauche.

Les Radicaux, compagnons fidèles et loyaux de la Hollandie et de ses annexes, membres du gouvernement, commencent à revendiquer qu'on les écoute enfin. Elus de terrain, ils voient le désarroi du pays, la perdition des représentants du peuple, ils n'acceptent pas les réformes territoriales programmées alors que leur force réside justement dans l'implantation locale, au plus près d'où les hommes et les femmes vivent.

Personnellement, je vais monter avec mon cahier de doléances. Cela avait commencé ainsi, jadis...

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 03:22

Les médias se focalisent sur ces jeunes musulmans français apprentis terroristes en Syrie ou sur ce jeune tueur à Bruxelles.

Mais qui a parlé de la récente "convention citoyenne  des musulmans de France pour le vivre-ensemble" éditée par le Conseil français du Culte musulman (CFCM)? Personne ou presque, et si peu.  19 articles qui sont une première, favorisant l'intégration des musulmans dans la citoyenneté française, dans le respect des règles et des lois républicaines. La laïcité y est considérée comme un acquis majeur.

Certes le CFCM tangue quelquefois, tout le monde n'y est pas d'accord avec Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris et président du CFCM, toutes les "obédiences" islamiques, notamment celles qui sont inspirées et financées de l'extérieur,  n'en reconnaissent pas non plus toute la légitimité, mais très globalement le CFCM et son président sont bien perçus. L'homme est un artisan de paix, au sens biblique.

J'aurais aimé qu'on en parle abondamment, à la hauteur de l'événement.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 13:07

Encore une madeleine de Proust!

Le désherbage du jardin me rapproche des pieds d'oseille. Le déjeuner est tout trouvé!

J'aime ce goût acide, cette saveur inimitable. Remuer les oeufs de manière affective, active, frénétique, mettre d'abord l'oseille, coupée un peu, dans la poële légèrement huilée (certains laissent l'oseille crue avec les oeufs battus); dès que le vert prend un tour grisâtre uniforme, verser dessus les oeufs battus, et là, amoureusement et délicatement, avec une cuillère, faire en sorte que l'omelette soit homogène et équitablement "oseillée". De la moutarde, quelques cornichons, un rosé frais. Le bonheur simple!

Ma madeleine de Proust? Quand je revenais à Châtellerault en permission militaire depuis Hyères dans le Var (1), le samedi matin à la descente du train, mon père me cuisinait une omelette à l'oseille, c'était le signe de ma liberté, des retrouvailles en famille sur un  produit du jardin. Parfois, l'andouillette suivait, puis l'eau de vie de prune "maison". En ces temps-là, on savait vivre.

(1) Mes permissions étaient généralement de 48 heures tout compris! Parfois, par bonheur, 72 heures: je repartais alors le lundi vers 13 heures pour Saint Pierre des Corps, puis Lyon et la descente du Rhône, etc.... Sur le  quai à Châtellerault (1977-1978), attendait comme moi, mais pour Paris, une jeune femme rousse de toute beauté, en robe longue souvent: Edith Cresson.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 08:25

Hier, promenade dans ce village aux rosiers fameux, Chédigny, au nord de Loches, en direction d'Amboise.

Balzac le tourangeau écrivait: "Flâner, c'est la gastronomie de l'oeil". Exactement, mais plus encore à Chédigny: la gastronomie du nez, plongé au coeur de roses délicates. Hélas, parfois, comme pour certaines personnes, l'aspect extérieur ne colle pas avec le coeur! Il n'y a rien dedans. Ce sont les plus anciennes, souvent, qui sentent bon.

L'Indrois charriant cette eau marron qui regorge de désirs, de couleuvres et d'iris jaunes; un ruisseau habilement contenu qui franchit un lavoir, une petite plage de rêve enfantin; un libraire, un peintre (un vrai), une église aux statues de stuc un peu grossières, un couple d'hirondelles qui y volette amoureusement, comme dans la chanson ancienne; à Chédigny, le temps est comme suspendu.

A la Boite à livres, rue Nationale à Tours, pour préparer ce voyage "en senteurs", j'avais acheté  l'autre semaine l'excellent ouvrage récemment édité sur ce village de roses par l'intermédiaire de la mairie et de l'Association Roses de Chédigny (roseschedigny@orange.fr); à côté de photos superbes et de commentaires techniques, on y trouve de très beaux poèmes (Verlaine, Anna de Noailles, Théophile Gautier, Pierre Louÿs, Victor Hugo, Clément Marot, Pierre de Ronsard bien sûr), des passages d'Emile Zola dans La faute de l'abbé Mouret, des passages de la Bible.

Vraiment, la paix à Chédigny. La Paix de la Pentecôte.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 11:43

Chez un bouquiniste, j'ai trouvé pour deux sous le numéro 2 des "cahiers de poésie" 1944; quel bonheur!

Des inédits de Léon-Paul Fargue, Joé Bousquet, Jean Paulhan, Pierre Seghers, Paul Eluard, Marcel Béalu, Blaise Cendrars!

Cendrars a donné "Feuille de route" pour ce numéro 2 de la revue, plusieurs textes racontant poétiquement un voyage maritime.

L'un d'eux est intitulé "Rire":

"Je ris

Je ris

Tu ris

Nous rions

Plus rien ne compte

Sauf ce rire que nous aimons

Il faut savoir être bête et content"

C'était exactement notre sentiment l'autre soir dans un restaurant châtelleraudais, héros de 2008 restés fidèles.

Oui, rire fait du bien, pour rien, pour des bêtises. Les temps sont si durs. Ah! Rire! Rire! Rire avec les siens!

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 16:48

La réforme territoriale présentée est très combattue.

Des régions administratives qui initialement n'étaient déjà pas "provincialement" évidentes unies à d'autres aussi incongrues pour former des entités nouvelles, surprenantes soit par leur grandeur soit par leur cohabitation interne délicate, d'autres qui demeurent étrangement intactes; des départements qui seront supprimés à l'horizon 2020 mais en maintenant pour 2015 les élections des futurs conseillers territoriaux de ces départements en sursis; une clause de compétence générale qui disparaît puis reparaît; etc, etc...

Des intercommunalités annoncées qui mettront à mal ou à néant nos communes qui sont le maillage, le ciment de la démocratie locale ET nationale, bien qu'on soit tous d'accord pour dire que certaines n'ont plus aujourd'hui suffisamment d'ancrage démographique et politique pour justifier une existence juridique et budgétaire moderne.

De tout cela le peuple souverain est pour l'heure exclu, tout semble se décider en dehors de lui; une France découpée sans consensus populaire ne pourra qu'affaiblir le sentiment d'unité nationale puisque personne ne se reconnaîtra dans ces grands ensembles sans identité. Ne plus se reconnaître dans l'Europe, dans la Nation, dans la Région, dans la ville, .... cela fait beaucoup.

Certain ancien élu poitevin d'importance apprécie le nouveau découpage Poitou-Charentes-Limousin-Centre Val de Loire en rappelant que de son temps, dans les années 60 à 70, cette superficie recouvrait le champ de chalandise de l'Université de Poitiers; peut-être mais on ne peut pas comparer la dispense d'un enseignement universitaire d'il y a cinquante ans avec les compétences attendues aujourd'hui et demain d'une région; j'ajouterai en clin d'oeil que ce nouveau territoire correspond à l'ancienne circonscription de la Protection Judiciaire de la Jeunesse telle que je l'ai connue, dont la direction régionale était basée à Orléans (je me souviens que son directeur, Mr Légeron, était maire de Rouillac, en Charente, à l'autre bout de son territoire PJJ), mais là aussi rien n'est comparable avec le "poids" politique et stratégique d'une région contemporaine.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 05:18

GERBES -pour le 6 juin 1944-

 

 

Alignement parfait des tombes militaires

plages de Normandie Omaha Arromanches

John, Paul et Jim où sont-ils donc les beaux dimanches

avec vos fiancées fleurissant les parterres

 

Pour qui êtes-vous morts arrivant sur ma terre

et déjà mitraillés (car ils tenaient le manche

les Teutons du Far-West / vous étiez les Comanches)

tant massacrés qu'on ne sait plus qui on enterre

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 19:00

Avec le recul de plus de 30 ans au sein du Ministère de la justice -administration pénitentiaire puis services judiciaires- je crois avoir quelques idées sur la question.

Longtemps, la justice des majeurs s'est inspirée de la justice des mineurs, notamment en matière de connaissance de la personne jugée (enquête sociale, expertise psychiatrique ou examen psychologique); mais elle n'est pas allée au bout de certains emprunts.

Je pense en particulier aux centres  éducatifs renforcés et aux centres éducatifs fermés, qui sont la "case" dissuasive avant la prison, qui forment l'espérance de ne pas y tomber un jour; il n'y a pas d'équivalent pour les majeurs, et c'est dommage. En effet, l'immense majorité des condamnés incarcérés n'aspire pas à l'évasion et les coûteux miradors (en matériels et en occupation humaine) sont peu "rentables" de fait.

Il vaudrait mieux consacrer partie de l'argent englouti dans l'immobilier sécuritaire classique à des projets que j'appelle des "hôtels pénitentiaires" -certes fermés ou semi-fermés-, à petits effectifs, qui viseraient avec un personnel pluridisciplinaire motivé un travail d'insertion véritable (hygiène, horaires, politesse, formation, budget, cuisine, éducation, travail, psychologie, approche de l'alcoolisme, de la toxicomanie, sports, liens familiaux, etc...). 

La prison, qui reste indubitablement un échec de la société, ne garderait que les cas posant réellement problème, soit par la durée de la peine, soit par la dangerosité supposée ou réelle, soit par la nécessité de préserver l'extérieur; mais, déchargé des situations transférées en "hôtels pénitentaires", ce qui se ferait en prison serait de fait plus personnalisé et plus attentif.

J'attends, un jour, ce vrai débat de civilisation: le sens de la peine. Que signifie aujourd'hui, dans nos sociétés, la privation de liberté?

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 00:24

Un homme d'Etat? Jadis l'expression désignait un homme (c'était bien avant Simone Veil) qui présentait des qualités hors du commun pour conduire une politique et/ou mener un pays. Mendes France, Chaban Delmas, par exemple, étaient de ceux-là.

Aujourd'hui? Cherchez...

La mixité de la vie politique n'a rien changé à l'appréciation, hors Simone Veil justement.

Ce qui faisait l'homme d'Etat, c'était d'abord la rareté de ses interventions; sa parole, dès lors, portait; elle était souvent pertinente, juste, forte; c'était ensuite l'absence de mélange des genres dans ses apparitions publiques.

Aujourd'hui, la communication continuelle et d'ubiquité a remplacé la pensée et l'homme politique se produit souvent entre un mannequin, un clown et un représentant de la vulgarité médiatique. De fait non seulement il n'a rien à dire, et si jamais il avait quelque chose à dire, on l'interrompt au bout de cinq secondes de phrase annoncée, mais en plus on ne l'entend pas... et quand on se souvient de son nom à défaut de ses fonctions, on l'assimile en effet à un passant du show business. Dispersé dans les rédactions  et les loges à maquillage, il ne sera jamais un homme d'Etat, au mieux un clown, plus souvent Auguste que blanc d'ailleurs.

Notre démocratie se meurt de ce poison de la notoriété apparente qui signe durablement la fin des hommes d'Etat.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 05:41

On ne vit pas de la politique sans interruption depuis 1977 au moins -sans compter les années de "formation" au sein de la famille- sans risquer le pari confortable de la dépolitisation pour être réélu. C'est le tour de force et d'intelligence qu'a réussi Jean-Pierre Abelin pour être de nouveau maire de Châtellerault cette année alors que les pronostics locaux lui étaient plutôt défavorables.

Il n'y a pas eu que le "contre-effet Hollande" mais bien d'abord une habileté à s'inscrire NATURELLEMENT aux commandes de la Ville en s'abstrayant de toute idéologie, même modérée, pour ne faire que dans le gestionnaire et le visible (voirie, béton, "déplacements immobiliers", pas beaucoup de "panem" mais beaucop de "circenses"); à côté, par exemple, l'enjeu vital de la démocratie de proximité ne pesait rien et doublement rien ( 1- les gens délèguent tout , "on vous a élus pour ça", 2- à quoi bon des contre-pouvoirs alors que plus de la moitié des gens ne votent pas au principal?).

L'idée pourtant éclatante et enfin rassurante politiquement que des écologistes, des communistes, des socialistes et des radicaux fassent alliance pour gouverner la Ville signait malheureusement d'entrée -et nous ne le savions pas- la mort dans l'oeuf d'un tel projet qui prétendait redonner  à la démocratie politique ses lettres ... de noblesse -si l'on peut dire ...-.

Jean-Pierre Abelin, insidieusement, par un timing ciblé d'inaugurations au cordeau sexagénaire et plus, avait modifié la règle du jeu: il jouait simplement aux dames pour ne pas dire aux billes pendant que nous jouions intellectuellement aux échecs.

Comment combattre désormais sur six ans ("oh putain six ans!") l'inintérêt politique collectif chronique et l'installation héréditaire (père, mère, fils) du pouvoir local avec en ligne de mire pour celui-ci la préparation à l'accession de la quatrième génération?

C'est là le piège au long cours de la dépolitisation. Ajoutons-y le fait que dans l'inconscient historique français qui ne s'est pas affranchi de l'Ancien régime -"not' bon maître"-, la gauche reste toujours illégitime à gouverner et quand elle accède aux responsabilités y est taxée plus aisément d'incompétence que la droite, qui elle, bien sûr, ne fait pas de politique, puisqu'elle y est naturellement autorisée sinon ointe depuis toujours.

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