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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 04:52

Nul doute que ce sera le projet phare -si je puis dire- de Jean-Pierre Abelin pour la mandature à venir: la réhabilitation des quais de Vienne; j'ai évidemment mon idée puisque j'y travaille depuis 1997, à l'époque où personne n'en parlait.

Châtellerault n'est pas Chinon, certes, et sa vie, curieusement, n'est pas orientée vers la Vienne alors que la cité était portuaire.

Aucun établissement de bouche n'est tourné vers elle, ni rive gauche, ni rive droite, et même les Cordeliers jadis n'ont jamais eu recours à une terrasse. C'est assez incroyable!

Certes il y avait bien le Grenadier Français, abandonné, mais sa fréquentation particulière n'incitait guère au tourisme, et le café face au Pont Henri IV, devenu bureau d'assurances (...), n'y misait pas davantage.

Les pentes rive droite depuis le barrage et jusqu'au Bien nourri sont en ciment qui se dégrade allègrement faute d'entretien correct; là aussi j'ai mon idée...

C'est un chantier énorme qui nécessite indubitablement qu'on y associe les Châtelleraudais, lesquels ont des projections dignes d'intérêt je n'en doute pas. Respect de l'histoire et nostalgie avec le Bateau des Bains cher à mon coeur (inauguration en septembre 2019 pour appâter le public) ou, au contraire, rupture totale et innovation? Suspens...

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 04:30

Je regardais, au hasard, un numéro du magazine des Châtelleraudais, celui du 1er au 15 mars 2014, en pleine période d'élection.

Aux frais du contribuable, page 3 inauguration du Loft et de l'hôtel Alaman, page 6 implantation de Délipapier à Ingrandes, page 7 bassin d'eau vive contre l'île Cognet, page 8 centre aquatique, patinoire et salle omnisports relookés, page 10 pas d'augmentation des taux à la ville et à l'agglo, page 11 site Alaman un quartier qui revit...

Oh certes pas de photographie du maire-candidat, pas fou quand même, mais c'est tout comme.

Tout cela avec la même calligraphie et la même photoscénie que les tracts électoraux de l'équipe Abelin. Tous les quinze jours les cerveaux châtelleraudais ont été formatés de telle sorte que la vision abeliniste de la ville devienne l'évidence, immuable depuis des temps immémoriaux.

Magazine traînant partout, chez le dentiste, chez le médecin.

Plus le journal quotidien.

Cela faisait beaucoup pour lutter contre.

Oui, l'inégalité de traitement était flagrante, et nous pensions que sur notre honnêteté, notre loyauté, notre travail, notre engagement et notre innovation nous pourrions contrebalancer tout cela...

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 06:19

Que notre humanité (?) est triste parfois.

La semaine passée, nous  avions emmené notre petit-fils au parc animalier de la Haute touche, sur la commune d'Obterre, dans l'Indre, mais près d'Azay le Ferron, plus connu. Je recommande cette visite. Pour la première fois, il voyait -en vrai- des loups, ces fameux loups qui existent donc autrement que dans les livres, "les trois petits cochons" et "Pierre et le loup".

Il y avait , au détour d'une île qui leur était consacrée, une famille de singes assez petits, dont je n'ai pas retenu le nom de l'espèce; une femelle tenait contre elle un "bébé" qu'elle allaitait, protégée par deux adultes qui faisaient paravent pudique; il y avait là une "humanité" touchante et des regards de tendresse, disons le mot.

Et je songeai à mes dossiers anciens et présents de bébés humains secoués, martyrisés, au point d'en devenir infirmes et même d'en mourir, par des parents et assimilés incapables de les élever: incurie, intolérance à la frustration, rythme de vie personnel en concomitance avec les fuseaux de l'hémisphère sud, toxicomanies actives, prestations sociales et logement obtenus grâce à l'enfant. Pauvre vie.

Je recommande aux futurs magistrats, contre leur répulsion,  d'être présents à l'autopsie d'un bébé maltraité; ce sont des moments d'une dureté exceptionnelle et vous vous devez de ne pas laisser seuls enquêteurs, médecin légiste, garçon d'amphithéâtre affronter cette déchirure dans leur vie. Et par respect pour cette petite âme abandonnée.

Mon Dieu, donnez-nous encore des petits singes...

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 06:45

Le Lait de mai, j'y reviens, fut aussi l'occasion de prises de parole par Jacky Luc Frimval, le président des "Châtelleraudais réunis" et par votre serviteur. Sur le constat de la dégradation de l'implication citoyenne des habitants, et en particulier des jeunes, sur le repli sur soi, l'immobilisme personnel, l'abstention qui profite au pouvoir en place et sur les moyens pour tenter d'y remédier.

Aussi l'association organisera-t-elle une soirée débat sur le thème "comment redonner le goût de la politique?".

Le goût ne s'acquiert que par l'apprentissage et par la répétition de la pratique, et ce en toutes choses, c'est évident.

Et de prendre notre simple repas partagé comme exemple: beaucoup des bénévoles de l'association (eux ils n'ont pas à "écrêter" leurs indemnités!) avaient préparé les entrées, les desserts -souvent somptueux-, une équipe s'affairait aux omelettes à l'ail vert ("l'ail-icité oblige!"), l'autre au service de la boisson (jusqu'au pousse-café avec d'excellentes eaux de vie locales): la souveraineté était dans notre assiette, avec des produits de chez nous. Dès lors les discussions pouvaient fuser. Le goût de la politique, c'est fondamentalement la convivialité car elle donne les conditions de l'égalité et de la fraternité.  Se mettre à côté de quelqu'un qu'on ne connaît pas, par exemple,  plutôt que de se sctocher à ses amis patentés, c'est le début de la démocratie en actes. Cela ne va plus de soi aujourd'hui. Pourtant il faudra s'en inspirer et s'en souvenir pour la suite.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:06

Malgré un ressac électoral et un début de week-end allongé, nous étions encore plus d'une centaine, dont des nouveaux et des nouvelles, au Lait de mai des "Châtelleraudais réunis", à la salle Camille Pagé.

C'est là que se déroulera d'ailleurs le 4 octobre le dîner-dansant de l'association, avec le traiteur Ferrand (Gastronomie, rue Alexandre Rivière) et l'orchestre Jacky Michel(il faudra s'habituer au changement!). Le bonheur! Songez à cocher la date!

Ce Lait de mai est considéré comme un rendez-vous plus qu'amical, fraternel; des fidèles, des vrais, présents même par temps de tempête, des nouveaux, séduits par notre philosophie politique globale et notre amour de la ville. C'est là que se tissent des liens et que se prépare l'avenir.

Le bonheur, la plénitude aussi de partager le repas et les toasts toniques avec une bonne partie des co-listiers de 2008, toutes tendances confondues; oui, l'amitié est un trésor, et oui, nous avions raison à l'époque de vouloir rassembler ce qui était épars; beaucoup comprennent aujourd'hui, mais un peu tard, que là était l'avenir politique bien compris de la ville.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 05:30

Georges Friedmann publiait en 1956 (déjà)  "le Travail en miettes".

Alors que nous fêtons en ce premier mai le travail dont l'étymologie remonte au latin tripalium, instrument de torture, il faut bien reconnaître que ce travail est en miettes:

- par la mondialisation, les délocalisations, l'actionnariat international de nos biens industriels "français",

- par des usines de moins en moins nombreuses et bientôt sans ouvriers,

- par une agriculture bientôt sans fermes et sans paysans,

- par l'éclatement des temps de travail (tel un couple où la femme bosse à temps partiel tronqué comme caissière en hyper-marché et le mari en 3/8 à l'usinage) et celui des lieux de travail (intérim, cdd, pluri-employeurs, saisons, itinérance, etc...),

- par la dématérialisation d'une bonne partie des activités,

etc, etc..., sans parler du chômage, notamment de longue durée chez les seniors et chez les jeunes dont beaucoup s'expatrient, et pas seulement la matière grise.

Travail en miettes. Vie en miettes.

Comment redonner du sens à tout cela? Qui, politiquement, c'est-à-dire humainement, s'y attaquera?

Vive le premier mai!

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 04:01

Eh oui, mes nouveaux collègues de l'opposition découvrent l'opposition, y compris ceux qui avaient jadis exercé un ou plusieurs mandats du "bon côté" du manche, et découvrent par là même risées, ricanements du maire et de son aréopage, dont des néophytes, dès que la parole nous est consentie.

Même des propos liminaires décents et apaisants sont mis en "sursis" avec un air dubitatif jusqu'au commentaire final présidentiel railleur, acerbe, ironique, mouchant sur telle ou telle prise de position de notre part, nécessairement incohérente, contradictoire pour le pouvoir en place.

Quand le prince ricane, ou se courrouce en violacé, la cour en rajoute dans la protestation, l'étonnement, la singerie; celles qui ont une culture administrative dans mon équipe s'en étonnent, trouvant un tel comportement déplacé; il faudra, hélas, vous y faire, ce n'est que l'apprentissage du ricanement. Le conseil municipal demeure un cercle où seul le clown blanc du pouvoir triomphe constamment de l'Auguste de l'opposition; et ça fait rire les petits n'enfants.

J'en ai pris mon parti depuis longtemps, c'est l'ambiance qui sied à la traversée du désert; même représentant 5 000 personnes, vous n'êtes rien, et il faut vivre avec. Vous en tirez une force particulière.

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 01:16

Chantal Petit, nouvelle adjointe à la culture abeliniste, excellente actrice par ailleurs, interrogée par un journaliste sur son engagement dans l'équipe actuelle et son aspect politique, éludant le piège, répond qu'elle est "du côté de ceux qui agissent". C'est vite dit, et trop peu.

En 2008 un élu abeliniste, décédé depuis, me disait, de manière plus prosaïque que Chantal Petit, qu'il ne "faisait pas de politique". Tiens donc!

Que ces gens ont du mal à assumer qu'ils sont dans le camp des conservateurs, c'est-à-dire à droite; ce n'est pas au demeurant offensant, cela peut même se défendre si on en a le courage et la pertinence de l'argumentation.

Jean-Pierre Abelin a construit une bonne partie de son succès sur cette duplicité consistant à gommer la dimension politique du scrutin municipal, qui va dans le sens du vieillissement du stock d'électeurs assidus, à tel point que des aînés historiquement, culturellement, intellectuellement de gauche ont voté pour lui; le conservatisme dégagé de références politiques exposées et assumées rassure l'ancien. Et contrairement à une légende tenace, le stock d'anciens non seulement ne s'étiole pas, mais encore se renouvelle.

En matière de culture, malheureusement -c'est une formule de style-, il y a un immense marqueur entre une politique de gauche et une politique de droite; à gauche, c'est le meilleur pour tous, à droite c'est le meilleur pour quelques uns; à gauche c'est la volonté de toucher tous les publics, y compris en difficultés, dans tous les lieux, même inhabituels, d'élever la connaissance de la population, à droite c'est, sauf exception, garder l'entre-soi, dans des endroits confinés, à des tarifs ad hoc; certes avec des concessions événementielles, pour plaire à tous.

Je n'aime guère non plus, en matière de culture,l'appel de Chantal Petit vers le monde économique. A moins qu'elle ne parle de fondations, bien peu exploitées par sa prédécesseuse (ou sa prédécesseure?), voire de mécénats, mais je ne pense pas qu'il s'agissait de son intention à ce stade de son "job"et de sa découverte.

Je ne condamne pas par avance, j'attends de voir. Puisque Jean-Pierre Abelin disait, un temps, qu'il était de centre gauche...

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 14:13

Ulysse le gros, que les enfants appelaient Grossius, est mort; ce chat était le plus jeune des trois de la maison, né de la chatte Thémis; il avait 13 ans.

Des trois, Ulysse était celui qui s'était le moins embourgeoisé bien qu'il naquît dans une chambre même de l'habitation; un dur, roi de la route jusqu'au crissement de pneus, chasseur de lapereaux sauvages, disparaissant plusieurs jours; quand il faisait soleil il aimait se mettre sur la terrasse comme un humain, couché sur le dos, les quatre pattes écartées, tranquille.

Ces derniers temps, il s'était mis à combattre les rats "maousses" qui encombrent par centaines les dépendances et les caves de voisins proches qui s'en accommodent semble-t-il; Ulysse revenait empoussiéré, sanguinolant comme un boxeur, se reposait et repartait, disparaissait.

Mais il s'est mis à maigrir et s'alimentait de moins en moins, sa gueule semblait blessée, mais Ulysse en avait vu tant d'autres que nous ne nous sommes pas inquiétés davantage, jusqu'à hier soir où il fit pitié, les yeux clos, un sale liquide au ras des lèvres, immobile dans le jardin, au soleil.

Lui qui ne connaissait pas le vétérinaire le vit hélas pour la première et la dernière fois; immobile sur mes genoux, il ne protesta pas quand un chien vint fanfaronner dans la salle d'attente, contre mes jambes.

Ulysse était mourant, la langue déformée par une tumeur infectée et incurable due probablement à une morsure de rat.

Nous primes la décision ensemble, je caressais sa tête d'avant en arrière, avec affection, ses yeux devinrent beaux, très beaux, verts.

Ulysse refit le chemin en voiture, enroulé dans un linge.

Le coeur gros, j'ai pris ma bêche et j'ai déposé Grossius encore souple à côté de Chéops, la chatte des enfants, disparue il y a 13 ans; Ulysse repose en son jardin, où il régnait.

Thémis, sa mère, qu'il malmenait pourtant, est désorientée, entre, sort, cherche.

Oui, les animaux ne sont pas que biens meubles, ce sont, ô combien, des "êtres sensibles"; le petit chat est mort et toute la maison souffre.

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29 avril 2014 2 29 /04 /avril /2014 05:53

Le voilà, il arrive le "lait de mai" des "Châtelleraudais réunis" autour de Jacky Luc-Frimval jeudi 1er mai à partir de 10 h à la salle Camille Pagé.

Vous connaissez la tradition: chaque matin du premier mai, les ouvriers de la Manu, qui étaient pour beaucoup des paysans, se réunissaient pour fêter le travail autour d'un repas simple: pâté, omelette à l'ail vert, fromage blanc de chèvre (le fameux lait de mai, le premier fromage après la mise bas), broyé, le tout bien arrosé évidemment, avant le café et le pousse-café. Là, vous refaites le monde!

Je rends toujours hommage à Michel Bidron, le maire délégué de Targé, qui le premier a ressuscité cette tradition sur la Butte avant que d'autres, dont nous, ne la reprennent à leur compte.

Les gens viennent cependant de plus en plus tard, quasiment pour déjeuner, et les tablées sont longues, comme au temps des batteries.

Je serai heureux de vous retrouver à Camille Pagé, comme chaque année. La souveraineté commence dans notre assiette et la fraternité se fête dans l'entre-choquement des verres!

Les politiques changent, l'amitié demeure.

ll est prudent de réserver (pour l'organisation aussi, merci pour eux!) au 05 49 21 37 32 ou au 05 49 23 23 64.

10 euros pour les adhérents, 12 pour les non adhérents: c'est donné!

En plus une tombola fort agréable, comme à chaque fois!

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