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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 09:03

Jeudi soir le hasard des affaires m'a conduit sur les hauteurs de Saint Sauveur, au lieu dit La cure, sur la route de Leigné les Bois; au retour, je me suis arrêté aux abords du stade désormais désaffecté, et je suis descendu dans le crachin humide jusqu'au lit du ruisseau, le Chaudet, à travers les pâquerettes. Sublime vue sur cette église de Saint Sauveur et ses maisons en enfilade, cette église où je venais, enfant, lors des grandes fêtes religieuses. Une paix, ici, un charme très particulier. Le silence. Le bonheur, peut-être.

Le lendemain, d'autres affaires me mènent dans l'île de la Cité, coeur judiciaire de Paris; sirènes hurlantes, les fourgons pénitentiaires descendent le boulevard Saint Michel à fond la caisse, escortés de motards vociférants; le bruit, la fureur, la violence.Le malheur, sans doute.

Ainsi la vie, de Saint Sauveur à la Cité.

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6 avril 2013 6 06 /04 /avril /2013 00:58

L'Education nationale se prépare, si ce n'est déjà fait par endroits, à abandonner le tableau noir et la craie au profit de l'ordinateur dont chaque élève sera doté en lien avec celui du maître  et le grand écran (est-on encore autorisé à dire "maître", je l'ignore...).

L'écriture manuscrite va suivre le même chemin abandonnique que la poésie, mémoire et réflexion, construction et répétition vont se déliter.

Je relisais la pièce d'Ariane Mnouchkine,"1789", écrite et produite en 1970, et notamment m'a interpellé le passage relatif aux cahiers de doléances.

Le curé appelle tous ses nouveaux "frères" à écrire leurs doléances au roi  pour "faire bouger les choses" et annonce "qu'il ramassera les copies" (c'est moi qui transforme ainsi) dans une heure...

Ils ne savent pas écrire, se perdent dans les lettres, leur ignorance est douloureuse, leurs doutes comiques.

Quand le curé revient, il s'écrit: "Si vous n'avez rien écrit, on ne pourra rien changer!".

C'est exactement ce qui va se passer dans les décennies à venir, et c'est ce qu'on nous fabrique: "Si vous n'avez rien écrit, on ne pourra rien changer".

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 11:27

Ces journées commencent aujourd'hui et se prolongent ce week-end.

Durant ces trois jours au Musée du Compagnonnage de TOURS seront présentées 10 oeuvres d'artisans reconnus comme exerçant un métier d'art: menuisier, couvreur, ébéniste, charpentier (1), maçon, relieur, céramiste...

Menez-y vos enfants, petits enfants, qu'ils découvrent sous leurs meilleurs jours des métiers qu'ils ignorent ou dont la réputation habituelle est ingrate ou inintéressante. Injustement.

 

(1) On pourra s'offrir ou offrir "Le glossaire du charpentier" -1 500 mots...- qui témoigne de la vitalité et de l'originalité d'un métier fort ancien.

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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 05:35

A 4-5 ans, on pose des questions du style: "Pourquoi on meurt? Où on est quand on est mort? Où j'étais avant de naître? Pourquoi mon copain de moyenne section Karamba a la peau noire?", etc...

Karl Jaspers écrivait que "Les questions en philosophie sont plus essentielles que les réponses"... alors les enfants sont trop forts!

Nicole Prieur et Isabelle Gravillon viennent de sortir un excellent petit bouquin pour aider les parents, les grands parents et autres enseignants à tenter de guider ces chères têtes blondes, brunes, noires et rousses dans l'apprentissage de la philosophie, en rappelant qu'Epicure écrivait: "Que nul, étant jeune, ne tarde à philosopher, ni, vieux, ne se lasse de la philosophie. Car il n'est pour personne, ni trop tôt, ni trop tard, pour assurer la santé de l'âme."

Ce petit bouquin, chez Albin Michel, s'intitule "Nos enfants, ces petits philosophes".

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 04:26

Voilà une bonne idée! La Mairie de Paris expérimente l'entretien de certains de ses espaces verts, plutôt des friches pour le premier endroit choisi (le secteur dit des Archives dans le 19ème), par des moutons venus d'Ouessant, résistants et de petite taille. C'est une démarche éminemment écologique appelée éco-pâturage. Si l'essai est concluant, l'expérience sera étendue au bois de Vincennes et au bois de Boulogne. Je pense que beaucoup d'espaces publics, vastes et non entretenus, pourraient abriter une telle mesure ovine à Châtellerault. Bien sûr, il faudrait craindre, hélas, quelques actes de malveillance ou de soustraction. Mais le Lac, les bords de Vienne ... dessine-moi un mouton!

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 14:15

Je suis heureux d'être un élu de base pour lequel l'activité politique a un coût, depuis longtemps.

Je ne compte pas tout le "bénévolat"  à compter de 1981, avant d'être élu.

Depuis presque cinq années que je me rends aux comités directeurs du PRG à Paris, le trésorier de notre fédération peut témoigner de ce que je n'ai sollicité que le remboursement d'un seul aller-retour; tous les autres ont été pour ma pomme. Sans compter tous les autres frais et dégagements de temps au détriment du travail, sans délégation d'heures politiques.

J'ai trop vu, dans l'entourage politique que j'ai connu, l'appât du gain, le caractère diabolique du "toujours plus" de telle ou telle indemnité, détournée de son objet à des fins personnelles, la connaissance affinée des placements immobiliers outre-mer, les doubles cotisations de retraite, etc... On me disait: "Mais il n'y a pas eu d'enrichissement personnel!". Mais oh que si! Dès lors que, non content d'engranger au-delà de l'imaginable pour les manants que nous sommes, on ne fait pas même son travail normal d'élu...

L'argent du pouvoir corrompt facilement l'homme (ou la femme) de pouvoir; on comprend que la chasse soit gardée et qu'on n'y veuille pas d'intrus. Tous ne sont pas comme cela, j'en connais, mais la tentation du grisbi (l'argent, en argot) (1)est si grande.  Tout cela n'est pas nouveau, relisez Lucien Leuwen, de Stendhal, qui date de près de 150 ans. Tout y est!

Le pouvoir, c'est aussi, parfois, le sentiment d'impunité, l'administration fiscale s'y intéressant peu ou pas du tout, par tradition et usages. On comprend que la réforme du cumul des mandats passe mal, car c'était le cumul des rémunérations qui se cachait derrière et résistait...On attendra 2017 pour la mettre en oeuvre car on a peur, sur une soixantaine d'élections parlementaires anticipées prévisibles, de ne plus posséder la majorité absolue...D'ici-là...

Vraiment, le parallèle est osé, mais je me l'autorise, le rapport de l'élu à l'argent malsain doit être regardé comme le rapport de certain curé à la pédophilie: c'est une perversion qu'il faut traiter, bien en amont par de la prévention, de la formation et de l'information, puis par de la sanction. Il faut être intransigeant.

Alors Cahuzac n'est qu'un révélateur, qu'un bouc émissaire, dans un système où certains doivent "faire dans leur culotte" en ce moment. Mais en plus il pèche -sans accent circonflexe- par son mensonge d'Etat éhonté et forcené, qui est une insulte à la Nation.

 

(1) Tiens, on fête le cinquantième anniversaire ce mois-ci du tournage  par Lautner des "Tontons flingueurs"... issu pour partie d'Albert Simonin ("Grisbi or not grisbi"), avec Francis Blanche (Maître Folasse) qui dit, dans la scène fameuse de la cuisine: "Touche pas au grisbi!".

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 03:35

Deux feux ont illuminé Châtellerault samedi dernier: le premier en fin d'après-midi sur la place Henri Roy de Châteauneuf dans lequel le Bonhomme Carnaval a cramé avec tous les soucis et les mauvaises pensées de l'hiver avant d'entrer dans le printemps, nécessairement meilleur; le second vers 21h 30 sur le parvis de Sainte Marie d'Ozon lors de la veillée pascale annonciatrice de la Résurrection du Christ le lendemain matin, nécessairement la sortie des ténèbres vers la lumière.

Les hommes, croyants ou non, ont besoin de rituels, notamment de sortie d'une saison difficile pour entrer dans une autre, espérée bonne. Ainsi les Rameaux, avec la verdeur du buis en fleurs, jouent-ils sur les deux tableaux, profane et sacré.

Une différence de taille néanmoins entre ces deux feux: le feu de Carnaval est un feu qui meurt dans la cendre du jour même, c'est un feu de condamnation, le feu de la veillée pascale est au contraire un feu de vie, qui se transmet  par la propagation des flammes des petits cierges de chacun et par le départ vers chaque paroisse des cierges pascals allumés au cierge pascal premier, lesquels brûleront dans chaque église aux sacrements majeurs des chrétiens (baptême, mariage et funérailles -qui ne sont cependant pas un sacrement-). Un feu qui ne meurt pas.

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Published by Gilles MICHAUD
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1 avril 2013 1 01 /04 /avril /2013 21:56

  Jadis, au temps d'Albert FROGER, la Nouvelle République nous charmait le 1er avril d'une information ... plausible, mais fantaisiste, imaginaire.

  Ce temps-là est révolu. Je n'ai rien vu dans le journal, à moins d'une habileté discrète de l'information factice dissimulée.

  J'ai toujours aimé cette tradition de l'écrit burlesque et, très souvent dans mon travail, le 1er avril, je me suis "fendu" d'une note ou d'une circulaire improbable bien qu'apparemment sérieuse.

   La dérision est nécessaire, l'humour, la mise à distance du discours officiel sont des trouées lumineuses dans ces temps d'informations en boucle. Cultivons la marque de fabrique de ce poisson d'avril. Poinçon d'avril!

 

     A la suite de mon article  sur "la passerelle de Poitiers (qui) fait des émules", un lecteur assidu m'informe que Marius Montier, ancien premier adjoint des années 1970, avait eu l'idée d'une "pénétrante" châtelleraudaise; il y aurait des écrits, des plans peut-être, conservés en mairie ou aux archives; moi qui croyais avoir fait un poisson d'avril!

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 16:48

Mon beau sapé, roi des forains,

que j'aime donc ta devanture,

ton stand de tir, ton baratin,

ta tombola des aventures.

 

Les manèges sont de retour,

avec leurs couleurs, leurs néons;

les enfants rois feront des tours

en écoutant l'accordéon.

 

Il y en a toujours qui pleurent

dans une auto américaine,

et d'autres qui croient à ce leurre

-Mickey dont la queue se promène

 

en se moquant de leur visage,

frotté par l'objet fabuleux-.

J'en connais qui ont été sages

et qui sont déjà trop frileux.

 

Mon beau sapé, roi des forains,

que j'aime donc ta fille en caisse!

Elle en sort en cambrant ses reins

quand elle met Mickey en laisse

 

pour le soumettre aux rejetons,

les mains tendues et l'oeil brillant.

Oh Miss, je demande un jeton

(pour votre regard sémillant).

 

Mon chiffre est forcément vainqueur!

J'ai droit à cette poupée russe

ou à ce service à liqueur.

Ce soir j'ai l'âme franco-russe!

 

 

 

 

 

 

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Published by Gilles MICHAUD
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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 04:17

La foi des Chrétiens repose  sur un tombeau vide. C'est cette béance dans la roche donnée par Joseph d'Arimathie qui est fondatrice de cette foi. Les bandelettes et le linge sacré sont pliés avec soin et non dans la précipitation. Le Christ a été ravi -dans les deux sens du terme, "enlevé" et "élevé"-.

Selon les textes, des anges ou un jardinier habillé en blanc servent de "GPS": "Il vous précède en Galilée", les pèlerins d'Emmaus en seront témoins.

Deux choses, au moins, essentielles:

-  Marie-Madeleine, cette pécheresse, est la première -une femme!- à voir le Christ ressuscité -"Rabbouni!", mot d'amour, "mon maître chéri!"- et, malgré leur lien, il lui dit "Ne me touche pas, je ne suis pas encore arrivé jusqu'à mon Père": c'est la femme, et non l'homme, qui a eu le privilège de la résurrection;

- Jean, le disciple que Jésus aimait, même s'il court plus vite, cède sa place à Pierre pour entrer le premier dans le tombeau vide: il est le chef de l'Eglise même s'il ne fut pas le plus parfait ("Tu es Pierre et sur cette pierre ...", nomination qu'il faut respecter et qui le sera).

Ces deux êtres n'étaient en effet pas les plus parfaits sans doute, mais ils étaient pleins d'amour ("Pierre, m'aimes-tu?", par trois fois, "Mais oui, Seigneur, tu le sais". Et pourtant, peu après: "je ne connais pas cet homme", le coq, etc...).

Ce matin de Pâques réunira dans les églises bien moins de monde que les Rameaux huit jours avant, Rameaux qui ont un fond païen de superstition protectrice des maisons par la bénédiction du buis. Et pourtant, dans l'amour de Pâques, dans le vide d'une sépulture, c'est là que Tout se joue.

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Published by Gilles MICHAUD
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