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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

16 juillet 2014 3 16 /07 /juillet /2014 03:28

No break-man, ainsi pourrait-on appeler le maire de Châtellerault, en photographie pratiquement tous les jours dans le journal local. JPA a toujours été un très bon communiquant.

Ici dans une école, là devant un transformateur décoré par des enfants, là sur un chantier de rue, et j'en passe.

Ainsi pour le châtelleraudais attaché à son quotidien -lectorat papier vieillissant, celui qui vote-, le maire ne prend-t-il jamais de vacances et ne se repose-t-il jamais. Tout l'art consiste à grouper des clichés sur une ou deux journées puis à les étaler après au jour le jour pendant que l'édile joue quelque part au tennis, dans un endroit éloigné de chez nous.

Trop fort, no break-man!

Pour être honnête, disons qu'ils sont beaucoup à faire pareil.

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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 12:02

Je viens de lire que l'oie blanche du Poitou est en péril car son espèce est moins prolifique que l'oie grise ou marron du Périgord; mon coeur en prend un coup.

L'oie blanche, c'est toute mon enfance; mon grand-père paternel était plumeur d'oie et travaillait chez Massonneau; il m'avait appris comment on plumait l'oie en ouvrant bien les doigts de la main pour y caser les plumes de différentes destinations et de différents usages, dont en effet le duvet pour l'édredon.

Autres souvenirs des soirs d"hiver: mon grand-père revenait du travail la nuit et déposait chez nous des pattes et des ailes d'oies dont ma mère faisait des ragoûts avec des pommes de terre et des carottes, avec force sauce à tremper le pain; ce plat me soulevait le coeur et j'ai encore en mémoire ce côté lisse, gras et vomitoire des palmes (1). D'autres fois, c'était mieux, au moment de Noël, nous avions droit -privilège- à  des plumes-duvets de couleurs, résidus des boas des artistes parisiens, nous saupoudrions le sapin de flocons rouges, verts,  bleus, ...

Ma grand mère, sa veuve, aura eu jusqu'à la fin des oies blanches dans la basse-cour (une pour chaque enfant et chaque petit enfant en fin d'année), dont une, terrible, appelée Belotte, qui vivait dans la maison et se montrait vigile efficace (oh ses sifflements avant qu'elle nous reconnaisse!).

Sauvons l'oie blanche du Poitou!

 

(1) J'ai osé jadis  envoyer par la Poste un ancien coffret à couvert contenant deux pattes d'oies serrées d'un ruban tricolore au père d'un ami qui venait de recevoir les Palmes académiques ... Une distinction de fait exceptionnelle et acceptée ...

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 01:38

14 juillet. Mon Dieu, aujourd'hui, qu'en dire, quel sens?

Avec tant de recul le symbole s'étiole et ses suites surtout sont perturbantes. Nous ne nous sommes pas remis de la mort du Roi, tête coupée montrée au peuple, ni des charrettes, ni de la Terreur, ni de la Vendée. Nous qui pratiquons la repentance à outrance vis-à-vis d'autres peuples dépendant jadis de nous, ou donnant des leçons au bout du monde, nous n'avons pas le courage de mettre à plat toute cette période sur laquelle le mythe républicain s'est fondé.

Et pourtant je rêve d'une véritable espérance républicaine comme Saint Augustin, déjà, la nommait et d'un espace démocratique "non faussé" dans notre pays.

Je ne défends pas la monarchie, tout en regardant que nous fonctionnons comme si elle n'avait pas en apparence institutionnellement disparu, avec ses phénomènes de cour, ses palais, ses prébendes, ses barons, marquis et favorites.

Liberté, égalité, fraternité, dans la France d'aujourd'hui, aux murs des bâtiments publics, quel sens, quelle portée, quelle effectivité surtout?

Quand il n'y a plus que le football pour sortir les drapeaux et  invoquer  pour soutenir une équipe métissée le "sang impur (qui) abreu-veu nos sillons"...

Tout cela, le mythe républicain, s'est délité. L'homme vrai est à la recherche de la verticalité (les inventeurs de l'éphémère Etre suprême l'avaient compris) et l'horizontalité seule ne lui permet pas de reconnaître et de profiter d' une autorité, au sens politique et philosophique. Autorité, de augere, ce qui fait grandir, accroître ...

Nous avons des autorités, mais plus d'autorité, et la crise éthique et morale avant que d'être économique, industrielle et commerciale que nous traversons ne trouvera pas d'issue bonne si nous faisons l'impasse sur 1789-1794.

Notre identité républicaine mérite un immense chantier. Sinon, elle mourra, et pas que de l'Europe.

Après, les retraites aux flambeaux, les lampions, les bals populaires (ce qu'il en reste), les défilés, les musiques de guerre ou d'apparat, les feux d'artifice, tout cela, c'est du carton-pâte, du vent. Jusqu'à quand pourra-t-on se payer de mots?

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 01:27

Depuis tant d'années, quelques anciens de la faculté de droit de Poitiers restés amis, nous nous retrouvons pour le week-end autour du 14 juillet à l'embouchure de la Seudre. C'est un rendez-vous attendu que seule l'amitié fidèle nourrit.

Nous avons nos rituels, de marche, de marché aux poissons, de place remplie de manèges et de stands jusqu'à la mer nocturne, de langoustines et de moules célébrées au vin blanc. Les étapes du Tour de France où seuls les hommes veillent. Et cette année en prime la coupe du monde de football, nous qui désertions parfois les cours pour aller taper le ballon sur le terrain -disparu- de l'aéroport de Biard avant nos fameux tournois de sixte, plus tard. Nous échangeons des livres, Bobet, Vietto, Blondin et Camus, Cingria, Simenon, Léautaud et Platini cohabitent, nous refaisons le monde et nous rions. Une fois encore, le temps n'a pas de prise sur nous, on se met à plusieurs et on l'étouffe.

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 09:49

Juillet 2014 est mal parti, comme juillet 2013, et je crains de battre mon "record" d'auditions de patients psychiatriques sous contrainte. Ils affluent, de tous âges, avec toutefois beaucoup de personnes âgées.

Pourquoi ce flot statistique saisonnier?

L'été en soi, période où la solitude peut peser.

La chaleur, propice aux épuisements, quoi que cette année ...

Les congés de divers professionnels du social et du sanitaire qui" font écran" d'habitude ou leur remplacement par des gens moins aguerris.

La solution de facilité au sein de diverses familles qui veulent des vacances tranquilles.

En tout cas c'est assez désespérant, car je ne suis pas dans une justice marchande et je n'ai rien "à vendre" pour que tous ces gens aillent mieux. Encore que quelquefois il y ait la pépite relationnelle, le miracle d'une rencontre où la vie peut reprendre ses droits.

Sinon ... c'est moi qui déprime!

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 03:50

Le journal Aujourd'hui en France consacre le 8 juillet dernier un long reportage à la lutte contre la récidive en faisant l'éloge de l'engagement d'un bénévole retraité de Dijon auprès d'un condamné en probation, lui tenant presque quotidiennement la main, comme un tuteur en quelque sorte. C'est sûr que cela marche. C'est ce qu'il faut pour beaucoup de nos condamnés.

Mais cela n'est pas nouveau!

Au  début des années 1980 nous connaissions encore dans le code et en pratique les délégués bénévoles à la probation pour les adultes et les délégués bénévoles à la liberté surveillée pour les mineurs, aidant les premiers le juge de l'application des peines, les seconds le juge des enfants. Je ne sais pas sous quel ministre on décida de supprimer cette aide extraordinaire. En tout cas, quand j'ai voulu vers 1998 mettre des seniors retraités en binômes avec des jeunes sous main de justice pour la conduite accompagnée en leur permettant ce statut pratique de délégués bénévoles à la liberté surveillée, ce n'était plus possible.

A Dijon, on croit donc inventer l'histoire de manière prétorienne ...

Triste pays, et éternels recommencements, que de gâchis et de temps perdu.

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 03:41

Figure emblématique de la liste conduite par Michel Guérin et gardienne du temple avenue Clémenceau, Jeanne Noé se rappelle au bon souvenir de tout le monde.

Elle qui fut infirmière et piqua dans l'instant des milliers de fesses châtelleraudaises (mais elle est liée par le secret profess ... ionnel) se pique désormais de peinture; cette fois, point de pointillisme, mais au contraire le temps étalé et poli du pinceau ou de la spatule.

Elle a choisi de montrer son travail en paysages ruraux souvent, "la pierre d'ici et d'ailleurs".

Jeanne tient exposition à l'Office de Tourisme de Scorbé Claiveaux, célèbre en cela depuis la Palette clairvalloise; le lundi, le mardi, le jeudi et le vendredi de 15 à 18 heures.

Un vernissage a lieu le vendredi 18 juillet à 18 heures: qu'on se le dise!

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9 juillet 2014 3 09 /07 /juillet /2014 05:43

Je reconnais m'être abstenu sans même intervenir lors du vote municipal de la motion abeliniste reprenant celles de diverses associations de maires de France pour protester auprès du Gouvernement de la saignée promise aux collectivités. Je n'aurais pas été "entendu" dans le climat figé qui régnait.

Les communistes et les écologistes de l'équipe s'associèrent cependant au vote majoritaire, dans la lignée de leur positionnement national.

Je ne l'ai pas fait d'abord parce que cela ne sert à rien, ensuite parce que nos collectivités ne savent pas reconnaître qu'elles ont vécu des moments de vaches plus que grasses où elles ont recruté de manière irresponsable à tours de bras, ô combien de collaborateurs, de publicitaires et autres copains, édifié des laideurs comme des pharaons avec des chantiers de complaisance pour le BTP, dispensé des jeux versaillais et j'en passe, et qu'il faut bien qu'elles soient associées à la fin d'un laxisme budgétaire qui dure depuis 1974 et que tout le monde, droite, gauche, a laissé filé. Evidemment, il n'y a que la fin de triste, j'en conviens. Et personne n'a anticipé le courage qu'il fallait à l'Etat pour s'y attaquer enfin, avec les conséquences sur les ménages et sur les collectivités, l'Etat se restreignant dans ses dépenses pour ne "favoriser" que les entreprises, seules à pouvoir apporter de la croissance.

Roger-Gérard Schwartzenberg pour les Radicaux de gauche avait certes appelé les pouvoirs publics, fin 2013, à baisser la stratégie budgétaire pour "souffler".

Là où je rejoins Michel Guérin dans son explication de texte, c'est sur la nécessité de "contractualiser" le rythme de la restriction des dotations aux collectivités et sur la pédagogie.

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 09:25

L'autre jour, dans un article intitulé "Que notes", j'évoquais des jugements verbaux et littéraux tenus par des enseignants  quelquefois expéditifs et humiliants ayant affecté nombre d'enfants.

Je lis en ce moment l'ancienne biographie de Bernanos par Max Milner, chez Séguier. Passionnant.

Georges Bernanos fut scolarisé chez les jésuites à Vaugirard puis au petit séminaire de Notre Dame des Champs.

ll n'y remporta ni le moindre prix, ni le moindre accessit, malheureux, mal vu de ses professeurs, indisposés par son originalité et son indépendance d'esprit, lui donnant des notes minimes en français; à cela bien sûr s'ajoutaient les moqueries de ses camarades au sujet de sa tignasse ou de ses yeux globuleux.

Ses maîtres conseillèrent aux parents de le sortir du circuit intellectuel où d'après eux il n'avait pas sa place pour l'orienter vers le commerce (sic). Ce qu'ils firent ...

Certes, versé plus tard dans les assurances, Bernanos écrira de très belles pages dans les trains ou sur les tables des buffets de gares, mais quand même ...

Sans me comparer à Bernanos, je me souviens que mes parents avaient combattu avec leurs moyens la position de la directrice de l'école maternelle du Vieux Palais qui voulait m'orienter vers un établissement pour inadaptés, comme on disait alors. A quoi ça tient, une vie?

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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 00:04

Les naissances se succédant, les jouets anciens ressortent pour être de nouveau utilisés.

Ainsi ce petit trousseau de trois clefs en plastique destinées à se faire les dents ou à mordiller a-t-il servi à l'enfant qui est aujourd'hui mère.

Oh, ce trousseau a une histoire drôle: à la Centrale de Saint Maur en 1984, je dépose l'enfant chez sa nourrice qui habitait le domaine pénitentiaire et je fonce à la porte d'entrée, si vite qu'à ma première grille à ouvrir moi-même, au lieu de sortir le trousseau métallique, je sors devant quelques gardiens et détenus interloqués le fameux trousseau de clefs en plastique.

Depuis l'enfant en question a fait le chemin professionnel de son père. L'objet en question y-a-t-il participé? ...

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