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Défendre notre territoire

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24 mai 2014 6 24 /05 /mai /2014 13:27

A Châtellerault on prétendait à l'issue du premier tour des municipales qu'il y avait un "réservoir de voix" de 10 000 électeurs qui s'étaient abstenus. Que nenni!

Vérification faite sur le terrain (porte à porte, lecture des noms sur les boites aux lettres, interpellation des voisins, etc...) au visa des listes d'émargement consultées, sur ces 10 000 électeurs potentiels, les 2/3 au moins avaient disparu, soit de leur belle mort, soit en déménageant...

Il serait heureux que les services municipaux s'attèlent à faire le ménage au moins  deux ans avant un scrutin, sauf si en effet on veut faire croire qu'on a encore plus de 30 000 habitants avec tous les avantages indemnitaires et budgétaires qui vont avec.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 04:09

Toujours le hasard des lectures, qui fait bien les choses.

Je reprenais il y a deux jours un livre de poche, "le fils", de Jean-Pierre Giraudoux, fils  de Jean Giraudoux, que j'avais lu l'an passé et dont j'avais, comme de coutume, souligné quelques passages pour faciliter une relecture rapide.

Alors que je viens de terminer "la France qu'ils  aimaient" de Roland Gaillon et que les élections européennes de ce dimanche font monter un parti xénophobe, je tombe sur ce texte:

"(...) la France que j'aimais, la France dont j'étais fier, on l'a anéantie. Avant qu'elle ne s'adonne au jeu de qui perd gagne où excelle de Gaulle, la France différait des autres nations en ce qu'elle n'était pas liée à une ou plusieurs races. C'était là sa première vocation. C'était là sa noblesse. Triomphante ou défaite, elle demeurait universelle, de par son langage et de par son esprit certes, mais d'abord grâce aux peuples distincts, théoriquement égaux -mais Dieu  aussi est théorique- qui relevaient de sa souveraineté."

C'est certes écrit dans un contexte particulier, mais qu'est-ce que ça change par rapport à tout ce qu'on entend en ce moment!

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 18:57

Quand vous gagnez une élection, personne ne vous dit que votre liste manquait de ceci ou de cela.

Mais quand vous perdez .... mon Dieu, votre liste a tous les défauts du monde! Plein de gens ne se sentent pas représentés (sic).

Nous, d'après ce que j'entends, il manquait une écuyère (à café?), un luthier spécialisé dans les hélicons, un maréchal-ferrant (et qu'un!), un bedeau, une vendeuse de lingerie féminine en retraite, un marin d'eau douce, une professeure de langue bulgare ancien, un unijambiste de Châteauneuf, un fabricant de cercueils, un apprenti quincailler, un coureur cycliste de tandem, une factrice illettrée, un OS d'Hollywood chewing gum ayant été délégué du personnel au moins quatre ans, une écrivaine publique, une fille de joie, un homme de peine, une trapéziste de couleur et, je crois, une chanteuse lyrique qui -idéalement- aurait été petite cousine de Mado Robin.

Alors, évidemment, nous partions avec un handicap insurmontable. On le saura pour la prochaine fois; d'ailleurs, j'ai déjà  rencontré un ébéniste marin en déplacements, natif de Saint Nazaire, et une monitrice de parachutisme militaire d'origine hongroise par sa grand mère maternelle qui seraient partants.

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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 00:12

C'est le titre du deuxième ouvrage de Roland Gaillon après "L'étoile et la croix" en 2010, un roman biographique tout juste publié aux éditions "7 écrit" (19,90 euros); sur la première page de couverture, un tableau de Geneviève Goigoux, "le coq du Berry", symbole de "la France qu'ils aimaient". Celle de l'accueil de l'étranger, des droits de l'homme et de la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité. Mais qui, "ils"?

Ce sont les membres de ses deux branches familiales d'origine juive, migrant à Paris, venues la première dans les années 1880 de l'Ukraine près d'Odessa à cause des pogroms inspirés par le tsar de Russie Alexandre III et la seconde de Saint Avold en Moselle annexée en 1870 par la Prusse.Tous ont été intégrés à la France par le travail, la langue française choisie, le respect des lois et même l'abandon des sonorités nominales et des rites juifs.

Dans un récit précis qui respecte au plus près la sociologie, l'histoire, la politique, la science du travail, l'urbanisme, les arts, avec un effet de style du double regard des personnages principaux, le lecteur suit les ramifications généalogiques de la saga familiale jusqu'à la rencontre des deux branches Ukraine/Moselle par l'union des futurs parents de Roland Gaillon qui hélas mourront gazés dès leur arrivée à Auschwitz le 25 novembre 1943 après leur passage au camp de Drancy; l'affaire Dreyfus, la montée de l'antisémitisme, les lois anti-juives, les  rafles, les spoliations iniques des biens juifs par des administrateurs provisoires, les déportations, tout cela fait froid dans le dos, tellement l'actualité nous montre qu'il ne faut pas oublier l'histoire, la recherche de boucs-émissaires et l'arrivée "démocratique" de la barbarie.

C'est le genre de livre qu'il faut lire, relire, et transmettre, offrir à la jeunesse. On peut bien sûr l'acquérir à l'"Improbable librairie" de Xavier Gaillon, à Saint Genest d'Ambière (passer sous le pont LGV après Scorbé Clairvaux, tourner à gauche devant les établissements Orillard, et on est presque arrivé).

De très beaux passages, profonds, sur le pardon, en particulier vis-à-vis de Papon qui a littéralement "envoyé" le père de Roland Gaillon de Mérignac à Drancy, l'antichambre de la mort: mais les conditions cumulatives du pardon ne sont pas réunies (une demande exprimée de pardon, la prise de dispositions notamment financières pour "réparer" le préjudice et la survivance des victimes qui seules sont habilitées à exprimer le pardon et à l'accorder).

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Published by Gilles MICHAUD
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 01:51

Ce soir, traditionnelle (semi) nocturne cycliste de Châteauneuf.

Félicitations à l'ACC qui maintient cette belle course au calendrier de la Vienne.

Elle "tourne à gauche" (1), départ face à la Poste, puis rue Clément Krebs, quai des martyrs de la Résistance, Grand monarque, grand rue Châteauneuf, et re.

Une heure trente plus cinq tours, il me semble.

C'est une course très dure, sans "souffler", qui va vite (le quai des martyrs descend légèrement, le début de la grand rue est rétréci -il faut aller s'y faire sa place- et dès la "buvette parisienne" le long faux plat montant jusqu'à la ligne fait mal, surtout quand les primes sont annoncées ("Prime sur la ligne, prime, 15, 10 et 5 sur les trois premiers!"). Le peloton se casse vite, l'élimination se fait par l'arrière, rapidement.

Clac-clac, le bruit des dérailleurs dans la relance, les interpellations, les engueulades, les avertissements dans la course, le bruissement métallique des roues, j'ai toujours aimé cette ambiance.

Hélas, le public est de moins en moins nombreux, préférant ses consoles et ses animateurs télé. Parfois même, aucun badeau le long de la Vienne!

Mais paradoxalement le danger se trouve aussi dans l'indiscipline des spectateurs, car il y en a, notamment ceux qui vouent un culte excessif au houblon, grand rue. 

Comme souvent, le temps est incertain, c'est dommage, et le vent ajoutera au suspens, la chaussée peut être glissante dans le virage à angle droit face au marchand de cyclos.

C'est une épreuve dont je n'hésite pas à dire qu'elle fait partie de notre patrimoine culturel immatériel local, comme jadis la fête de l'île Cognet.

 

(1) Je connais un ancien grand espoir des années 70 qui préférait les nocturnes qui "tournent à droite" et en particulier celle qui a hélas disparu et qui était difficile, la nocturne du Crédit mutuel (boulevard Blossac, quai Wilson, quai Napoléon, quai du Château, remontée par les Halles et la rue Colbert (dur, dur), l'Industrie, et re.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 00:04

Availles en Châtellerault vient de perdre à 97 ans un homme qui compte dans l'histoire du village, Camille Biet, l'inventeur de la fête des battages à l'ancienne le premier dimanche de septembre: la v'lo des battages.

Des milliers de visiteurs se sont massés pendant des années autour de la "Merlin", cette machine à courroies  sur laquelle les hommes étaient juchés, faucille à la main, pour qu'elle enfourne les gerbes et sépare la paille et le grain dans une ambiance de sueur virile et de vin rouge frais; il y avait aussi les boeufs qui tiraient la batteuse, des tracteurs historiques (ah! le bruit du Deering de mon enfance!).

Au pays de Descartes qui y possédait des fermes, Camille Biet était la sagesse même. Hommage.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 07:12

Je vous ai déjà parlé ici de Madeleine Delbrêl (1904-1964), "poète, assistante sociale et mystique", selon le titre récent de l'excellent ouvrage biographique des Pères Gilles François et Bernard Pitaud (Nouvelle cité, février 2014, 21 euros).

Je lis et je relis par petites touches "Nous autres gens des rues", "La joie de croire", "La sainteté des gens ordinaires", ouvrages composés de textes juxtaposés qui peuvent avoir leur indépendance et peuvent se lire en "picorant".

J'ai beaucoup songé à elle en ces temps post-électoraux où les grands stratèges d'après-coup vous donnent sentencieusement leur position et en particulier ceux qui nous reprochent d'avoir fait cause commune avec les communistes pour ces municipales. 

Qu'ils lisent Madeleine Delbrêl, "sainte laïque" engagée à Ivry dans les années 30 à 60 seule puis avec des prêtres ouvriers auprès des marxistes comme on disait alors sans jamais renier sa foi dès lors que la dignité des femmes et des hommes, leur sauvegarde, leur alimentation, leur logement, leur santé, leur travail étaient en jeu.

Elle est allée plaider sa position jusque devant trois papes successifs et on dit qu'elle contribua, à sa manière, à certains aspects de Vatican II.

Du courage comme elle en avait, la cohésion de la pensée et de l'action, c'est ce qui manque à beaucoup aujourd'hui.

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20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 05:07

Le Secours catholique de Châtellerault animé par Françoise et Emmanuel Fournier organise dans le cadre de la campagne internationale de l'organisation une rencontre avec un partenaire de la Caritas de Jérusalem, Harout Bedrossian.

Le sujet en sera "le droit à l'alimentation".

Un rendez-vous important, et même exceptionnel, porteur de sens, ce mardi soir à 20 h 30 au centre Colbert Lebeau, rue des Loges.

"L'homme ne vit pas seulement de pain (...)", certes, mais quand même...

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 09:10

Je n'avais rien contre l'équipe d'Evian-Thonon-Gaillard dont l'identité footballistique historique demeure néanmoins incertaine et récente, mais j'aurais préféré que le FC Sochaux-Montbéliard, l'un de plus vieux clubs professionnels français, ancré dans notre paysage sportif, dans le succès de son centre de formation bien connu et dans l'entreprise Peugeot, conservât sa place parmi l'élite.

Mais une saison de galère, dès le départ, a plombé Sochaux malgré la démission courageuse d'Eric Hély dès novembre pour permettre à son successeur Hervé Renard d'oeuvrer plus facilement. 

 Sochaux est un club en effet formateur, régulièrement privé des talents qu'il a fait éclore et que l'odeur de l'argent attire ailleurs quand ils deviennent adultes et excellents; et quand une équipe est en difficulté, face aux géants qu'elle affronte, on obtient moins facilement un pénalty ou un but valable de sa part est plus aisément refusé: ce n'est pas sur le dernier match couperet contre Evian Thonon Gaillard que Sochaux a perdu sa saison en ligue 1 mais quand on lui a fait sentir, ici ou là, qu'il n'était qu'un petit et qu'il revenait injustement sans point au stade Bonnal.

Sochaux a déjà connu cela; je me souviens de la seule saison de division 2 du SOC en 1987-1988 où Paille, Sauzé et autres sont venus donner une leçon de football à nos châtelleraudais avant de remonter.

Sochaux, une fois encore, renaîtra.

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19 mai 2014 1 19 /05 /mai /2014 04:32

Saint Yves est décédé en 1303.

Après des études de droit, Yves est conseiller juridique au diocèse de Rennes puis juge ecclésiastique à Tréguier -où se trouvent ses reliques-. Ordonné prêtre, il "cumule" les fonctions de curé et de juge à Tredez puis à Louannec, insistant dans la protection des pauvres qu'il conviait à sa table.

Yves est le patron de la Bretagne et de tous ceux qui exercent une profession juridique. J'ai toujours, dans mon bureau de juge, la carte postale encadrée du jubé de La Roche Saint Maurice en Bretagne, qui représente Saint Yves entre le riche et le pauvre.

La plupart des barreaux respectent la tradition de la messe dite de Saint Yves. A Poitiers, longtemps, le Père Rouet y faisait des homélies sans note d'une vérité et d'une beauté impressionnantes qui nous ramenaient à l'essentiel de notre oeuvre.

Bonne fête aux Yves que nous aimons!

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