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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 14:30

Hier il faisait beau, j'en ai profité pour tailler la vigne ("Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars", dit le dicton ancien).

J'y ai vu un aspect politique: on se place en effet dans le travail entrepris les années antérieures, éventuellement par d'autres mains, et on imagine la pousse de la vigne pour non seulement les mois à venir mais pour les années futures; on peut ainsi privilégier l'abondance de bois et de feuilles de vigne au détriment de la qualité du fruit; et puis surtout la taille nous fait prendre conscience de la nécessité de s'en rapporter au temps qui passe, dans sa durée mais aussi dans ses risques (gelées notamment); alors qu'en politique, tout doit être immédiat.

J'ai continué avec la taille des rosiers, et le même raisonnement, surtout quand j'ai utilisé le sécateur sur de vénérables espèces plantées par mes aïeux; tout cela m'a semblé à mille lieues des combats médiatiques essentiellement destinés à garder des places politiques; mais pour quoi faire mon Dieu?!!!

Tailler la vigne, une leçon de philosophie politique.

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Published by Gilles MICHAUD
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 02:58

     Aujourd'hui, Journée Internationale de la Femme. Laïus habituel, commerce, reportages obligés, allusions diverses. 

     Une pause, un moment d'arrêt, d'après mon texte, augmenté, de 2011, qu'on disait assez triste. Il est toujours assez triste, sans doute, mais c'est cela, aussi, la vie. Penser bien fort à elles, toutes. En silence. 

     La pré-adolescente qui découvre seule ses premières règles, l'enfant  souillée par un lâche de son entourage familial ("c'est un secret entre nous, sinon Tonton ira en prison"), l'étudiante qui fait des extras dans des banquets moyens-moyens pour payer ses livres, la mère divorcée qui fait de même pour élever ses enfants en plus de sa journée d'usine quand le père préfère jouer à la Française des jeux, la jeune mariée qui dit oui la première devant tout le monde -indécence terrible!-, la vendeuse de vêtements-hommes qui vous aiguille le bas du pantalon, l'ouvrière en 3x8 qui se lève à 3 heures du mat', la postière qui aussi se lève tôt pour trier les nouvelles, la moniale qui prie pour nous la nuit dans son couvent glacial, la mère qui répond aux assiettes tendues des enfants qui ont faim, l'urgentiste-femme du SAMU sur un accident mortel, l'épouse qui subit le devoir conjugal d'un mari aviné, la sage-femme qui tend la vie à bout de bras, la femme violentée, battue et qui aime toujours, la légiste qui autopsie un petit corps martyrisé, l'amoureuse qui hurle son amour aux arbres centenaires, celle dont les mains seront  enfin prises demain et qui ne le sait pas, la juge sans mari qui ne peut concilier les époux séparés, la catéchiste qui n'y croit plus, la caissière de super-marché à temps partiel le dos dans le froid des portes coulisssantes, l'éducatrice qui place un bébé à la pouponnière départementale, la femme de ménage seule dans l'usine en fin de nuit l'hiver, la poétesse qui donne le "bon à tirer" à l'imprimeur la première fois, la jeune mère détenue avec son enfant à NANTES, la gardienne de prison la nuit à NANTES, la chanteuse de bal qui chante pour le public malgré sa peine, l'épouse fidèle qui quémande son baiser quotidien sur le front, l'accordéoniste qui brasse son instrument comme un amant plaintif et désarticulé, la jeune veuve désemparée à l'arrivée des gendarmes annonciateurs, l'apprentie harcelée dans la réserve, la soignante de nuit en gériatrie terminale,  la politicienne pire qu'un homme pour exister,  la jeune maman qui donne le sein tout naturellement sous la lumière d'un vitrail d'été, la mère qui vient de perdre sa propre mère, la maîtresse d'école qui serre les petits contre elle comme une mère-poule, la sprinteuse qui a un mal terrible au ventre le jour de la finale, la vieille dame indigne, la vieille dame digne, la paroissienne qui entretient l'église et lave le linge sacré, toutes, toutes. Ne pas en oublier. Elles sont la vie.

 

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 01:07
   Le programme 2008 de CHATELLERAULT UNI EN MARCHE prévoyait notamment une réaffectation du Logis du Cognet, à l'extrémité sud de la rue Bourbon, en en faisant une hôtellerie dédiée aux pélerins de Saint Jacques de Compostelle, nombreux à passer à CHATELLERAULT où rien ne leur est proposé, avec le rassemblement de tous les objets, documents et supports pédagogiques concernant Saint Jacques.


    En même temps les syndicats et associations diverses défenseurs des droits et occupant les lieux étaient invités à rejoindre la Maison des Libertés que nous imaginions sur le site de l'ancien hôpital dans la partie sur la gauche rue Orillard en prolongement de l'ancienne prison (Godeau) où devait s'installer la "cité judiciaire". Par transfert des locaux du Tribunal d'Instance l'entreprise Mairie gagnait ainsi de l'espace dans ses murs et la place de la Justice dans la Ville prenait sens.


    Cela, c'était avant les informations relatives à la disparition de l'Ecole de Gendarmerie et notre programme final faisait de cet ancien espace militaire un nouveau poumon administratif et associatif en centre ville avec cité judiciaire, maison des libertés, maison de l'enfant et de l'adolescent, hôtel de police, etc... Bien sûr, nous aurions maintenu ce projet dans les débats futurs.


    La municipalité élue s'intéresse évidemment à l'avenir du Logis du Cognet, ce qui est positif, sans avoir pris toutefois de position sur son nouveau contenu, ni sur son sort juridique (vente, etc...).


    Ce qu'on sait, c'est que tout un tas de bâtiments annexes qui sont des verrues architecturales seraient justement détruits et que les syndicats et autres associations seraient conviés à s'établir dans l'immeuble du centre Camille Pagé redéfini; s'il est bien de regrouper en thématiques, comme nous le préconisions, il est moins bien d'éloigner encore du centre-ville des gens actifs et engagés.


    Il y a toutefois dans les travaux municipaux actuels une thématique intéressante, en profitant du départ du secteur du Cognet du Centre Municipal d'Hygiène, depuis longtemps rue du Souci, c'est celle de la création d'un pôle Santé; bien sûr, notre équipe y avait songé, grâce à nos médecins, avec notamment, toujours à l'ancien hôpital, la Maison dite "des petites urgences", pour désencombrer Camille GUERIN et associer les médecins généralistes de la ville à une garde tournante.


    Pour en revenir au Logis du Cognet, on y évoque pour une éventuelle idée la trace du passage de Jean de LA FONTAINE chez son cousin Jean PIDOUX mais il nous semble que le château du Verger, là où le poète fabuliste aurait écrit le Pêcheur et le Petit Poisson, serait davantage dévolu à l'écrivain de CHATEAU-THIERRY (dont le musée de la ville comprend une gravure du château du Verger).


   Château du Verger dont nous faisions  une résidence d'artistes.


     Douze ans vont vite passer...






 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 06:38

Le porte-à-porte est hélas édifiant, si l'on peut dire. Il faut se rendre à l'évidence.

Nous vivons désormais ici sur des mythes, celui de la nation, celui de la démocratie, celui de la citoyenneté, celui du combat des idées, celui même de savoir ce qu'est simplement une ville; qui rencontre-t-on souvent?

Des gens qui ignorent le calendrier électoral, qui n'en perçoivent aucune utilité, qui se moquent de la chose publique comme de leur première chemise, qui ne savent même pas s'ils sont inscrits sur une liste électorale et où se trouve leur bureau de vote au cas où ils seraient inscrits; d'autres qui revendiquent l'abstention comme la seule réponse au "tous pareils!" et au "la politique, ça ne sert à rien, qu'à s'en mettre dans les poches!".

C'est le résultat de quoi?

Sans doute des causes générales: la propagation de l'ignorance et de l'inculture, le remplacement du mot par le borborygme, le repli sur soi, la désespérance, le constat de l'impuissance politique et de ses harangues médiatiques, l'absence de foi collective, la répulsion des joutes politiques navrantes et outrancières, toutes notions conduisant  à l'abstention qui a fait le bonheur des grands partis en place puisque le désert votatif les a "renforcés". A quel prix...

Sans doute des causes locales: l'anesthésie du pouvoir en place qui a vidé l'initiative citoyenne dans cette ville, l'éclatement des micro-quartiers sans sentiment d'appartenance à une ville avec un destin à délibérer, le vieillissement de la population, la perte massive d'emplois, l'habitat dégradé, la misère, la fuite des cerveaux et des jeunes, le statu quo dans nombre de stuctures usées, aux personnels et aux administrateurs usés par des années à tout porter sans considération.

Quand nous retrouverons l'animation (ou plutôt la réanimation) de cette ville, il y aura du pain sur la planche, et pour des  années; le marasme est entier, le discrédit total, l'envie nulle, c'est la ville de France de sa strate qui a perdu en six ans le plus d'habitants et d'emplois (INSEE).

En 1983, Edith Cresson avait permis, dans un contexte global difficile pour la gauche, que Châtellerault soit la seule ville de France de sa catégorie prise à la droite; le mandat qui avait suivi, et dont beaucoup ont le souvenir, avait tout refondu: transports, économie, culture, sport, urbanisme, services; en ces temps-là, on ne parlait pas de démocratie locale parce que l'esprit citoyen s'imposait d'évidence et que les gens étaient largement impliqués dans la chose publique.

En 2014, c'est notre challenge, rééditer l'histoire, la démocratie locale en plus -parce que c'est cette perfusion du débat qui va sauver le grand corps malade châtelleraudais-.

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Published by Gilles MICHAUD
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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 01:58
Les élections européennes auraient mis en avant le besoin écologique de nos concitoyens.
La difficulté, c'est d'insérer ce besoin au coeur d'un dispositif plus ample de civilisation politique.
Précurseurs, les Radicaux de Gauche avaient, il y a quasiment plus de deux décennies, engagé un compagnonnage politique avec Brice LALONDE, sentant qu'il fallait absolument mêler ces deux approches, la politique et l'environnement; hélas l'opinion n'était alors pas préparée.

Pourtant, à LA ROCHELLE, Michel CREPEAU faisait à cette époque la démonstration que l'environnement et la qualité de la vie pouvaient être au centre de l'engagement politique.

Dans le programme de gouvernement du PRG en mars 2009, présenté à LA ROCHELLE précisément, issu des travaux des fédérations, au sommaire, on peut lire: faire de l'agriculture un vecteur fort du développement durable, inclure l'éco-développement dans l'approche durable et équitable de l'économie, vouloir l'Europe fédérale: un espace de développement humain et un espace de développement environnemental.

Le radicalisme, réponse moderne, gagne à être connu !

Depuis 2011, le PRG et Génération Ecologie ont passé accord électoral qui progresse.
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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2009
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 17:40

Samedi soir 7 mars à 20 h 30 au Nouveau théâtre de Châtellerault, le Secours catholique local animé par  Françoise Fournier organise une soirée opéra-bouffe autour de Jacques Offenbach.

Il s'agit de "la belle Hélène" proposée par la troupe du CEP de Poitiers, reconnue pour son savoir sur cet ouvrage.

Jadis mon parrain, policier poitevin à la retraite, y jouait un rôle important, et je penserai beaucoup à lui pour cette soirée.

Contacts 07 87 01 70 38 et 06 65 09 29 03.

Prix 12 euros.

C'est pour la bonne cause!

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Published by Gilles MICHAUD
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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 00:25

Les élections départementales se préparent dans une ignorance immense, y compris de la part de personnes qui, en temps ordinaire, s'intéressent à la chose publique.

J'ai le sentiment d'une marée basse descendue jusqu'au plus loin possible des plages; et face aux vents, entre crabes et cailloux, carcasses de voitures et détritus, nous tenons des propos solitaires pour que la démocratie vive.

L'autre grande marée qui s'annonce est celle des intercommunalités de 20 000 habitants et plus, suivie à mon sens, de la disparition de nombre de petites communes en faveur de fusions; cela arrivera sans doute après l'installation de nos futures grandes régions.

Les gens sont perdus, cela fait trop d'un seul coup à assimiler; un parti en tirera les marrons du feu, qui n'a rien à faire qu'à se frotter les mains.

Il est ainsi difficile de lutter: quel sens a notre vie collective?

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Published by Gilles MICHAUD
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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:28

Bien sûr il y a le défunt ou la défunte, et le chagrin de sa famille, la mise en scène liturgique et affective.

Mais les obsèques ont aussi un rôle social, qui est d'agréger une assistance et, aussi, de la donner à voir: la mort fait miroir, et ce sera le tour de chacun, un jour. C'est en quelque sorte une répétition qui se veut rassurante.

Progressivement, même à l'église, les funérailles se sont laïcisées, profanisées au sens premier et, avant l'arrivée du corbillard, on jacasse, on plaisante même, certains sont déjà à l'intérieur, pour être sûr d'être assis.

Parfois le politique s'y montre et nul maligne pensée pour moi quant à la sincérité du lien affiché.

Mais j'en connais quelques uns, hommes ou femmes, pour lesquels les funérailles sont un art consommé du placement.

Ceux-là arrivent généralement alors que l'église est bondée, parfois en retard pour ne pas rester trop longtemps debout quand même (il y a toujours à ce moment-là un quidam prêt à lui céder son siège, mais justement il ou elle n'en veut surtout pas).

Car la cérémonie touche à sa fin, et selon un petit discours rituel de remerciement et d'organisation, pour la bénédiction, le dernier signe d'adieu, le maître de cérémonie invite pour commencer ceux du fond à s'avancer.

Il y a toujours les timides qui n'osent pas, mais le ou la politique entre alors en action et, comme Moïse fendant les  flots redressés de chaque côté de la Mer rouge, traverse la nef et les deux blocs de chaises compacts: tout le monde peut le ou la voir et en entend en cascades sonores discrètes des "T'as vu, il ou elle est là"; moment important, juste après la bénédiction, stopper la marche normale du processus, bloquer le mouvement de foule, en s'inclinant respectueusement vers la famille, en serrant quelques mains de compassion, avec quelques mots, debout devant l'assemblée assise.

Un art politique, vous dis-je.

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Published by Gilles MICHAUD
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2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 05:30

 

L’inauguration de la Main jaune ce samedi 4 décembre, qui a bloqué la circulation autour de l’ex- giratoire de notre ville jumelée de PILA, a concentré quand même un certain nombre d’hypocrites -en paraphrasant BAUDELAIRE: “hypocrite électeur, mon semblable, mon frère”-.

 

Entre ceux qui étaient contre cette oeuvre par principe et ceux qui étaient opposés à cet emplacement, cela faisait du monde qui s’est néanmoins massé sous la tente pour s’abriter du froid et consommer un excellent vin chaud. Enfin, il fallait être là, comme on dit, et s’y montrer.

C’est réussi.

 

L’oeuvre et le giratoire m’ont ramené à BRESSUIRE où l’artiste BOUTET, en même temps maire de la ville, avait mis en place (et ça dure) un jardin des sculptures dans les bas du château-fort, la première semaine de juillet; des sculpteurs pris en charge dans leurs matériaux (fer, bois, pierre) et dans leur hébergement, vivaient ensemble, travaillaient ensemble. A la fin une seule oeuvre était primée mais les artistes s’étaient engagés à faire don de leur oeuvre à la ville; ce qui fait que tous les giratoires, les lieux publics et les cours d’écoles, de collèges et de lycées de BRESSUIRE sont ornés de sculptures.

 

C’est un beau projet, qui a du sens, et que dès notre programme de 2008 nous nous sommes engagés à mettre ... en oeuvre.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 09:42

En politique, il n'y a pas de recette; il faut de l'expérience probablement (en politique ou ailleurs), de la chance, des réseaux, des soutiens, de la logistique, une certaine compréhension médiatique, le vent de l'opinon générale à ce moment-là, mais un petit  truc peut tout changer, d'un côté comme de l'autre, comme quand j'avais évoqué entre les deux tours de 2008 le risque de "libanisation" de certains quartiers de Châtellerault (il est vrai que depuis, de temps en temps, il y a des projectiles tirés d'une tour à l'autre, que les stups y sont importés et diffusés, que la religion sous une certaine forme pose ici ou là souci, que la police y est mal venue et parfois molestée, qu'il faut de temps à autre faire venir des policiers d'ailleurs, que des pans d'immeubles sont ghéttoïsés,  que des membres d'ethnies s'affrontent, que les biens de nécessité donnés par les associations caritatives font lpour partie l'objet derrière de trafic et de revente, etc ..); l'expression m'aurait fait perdre trois points (je n'aurais toujours pas gagné mais le maire eut été différent); la franchise et le don de providence (au sens premier) ne paient pas, tout est question de dosage, comme quand dans une recette de tartes aux pommes, d'un seul coup, vous vous dites "tiens, si je les caramélisais d'abord"!", c'est un détail mais ça change tout.

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