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Défendre notre territoire

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 11:36

Etrange installation que celle d'une fête des pères, comme s'il fallait faire obligatoirement un écho commercial à la fête des mères et justifier le pic des ventes de cravates, décoration virile s'il en est et dont on recommande de ne pas les porter "à la François Hollande", c'est-à-dire de travers.

Autant la fête des mères, malgré l'impact pétainiste, paraît aller de soi, "naturellement", autant la fête des pères est un concept laborieux.

Car des pères il y a en a, sans compter les géniteurs qui s'ignorent et ceux qui ne veulent pas assumer leur rôle paternel: le père "classique", auprès de la mère, le père séparé, le père lointain, le père absent, le père mythique, le père défunt, le père d'un week-end sur deux et la moitié des vacances moitié impaire les années paires etc..., le père contesté, le faux père, le père de substitution, etc... et tant d'autres? Et puis, au temps promis des parents 1, 2 (et plus si affinité), quelle place, symbolique et réelle, pour le père? A qui le cendrier peint à l'école sur une coquille Saint Jacques si ce programme ludo-pédagogique est encore et sera encore d'actualité durablement?

N'y aurait-il pas une "mâlédiction" sur les pères et sur leur fête, quand, quelque fois, pour certains, la fête des mères sonne comme une amère défaite?

Pour les autres, bonne fête des pères!

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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13 juin 2013 4 13 /06 /juin /2013 07:54

Cette chanson de Michel Legrand en annonce de ce week-end consacré comme chaque année aux moulins.

Ils seront nombreux dans la Vienne à être ouverts au public.

Les moulins constituent une part importante de notre patrimoine matériel et immatériel même, par la mémoire du travail: la gestion de l'eau, même sur un ruisseau, l'immeuble unique en son style à étages, les meules de notre terroir, les courroies de cuir, le bruit, le danger, les sacs de blés apportés par les charrettes, la poussière, la farine.

Puis, à partir des minoteries industrielles, le déclin et l'oubli, sauf à se reconvertir en utilisant la force motrice de l'eau pour la coutellerie d'abord et l'usinage de limes par exemple ensuite, jusqu'au déclin et à l'oubli, encore...

Des passionnés en restaurent.

Je vous ai déjà raconté l'histoire de mon grand oncle, minotierà Bignoux, sur la route de Pleumartin, qui, lui, connut hélas le destin de Maître Cornille.

Ce sont bien les moulins de mon coeur tant cet homme, dont la famille en possédait plusieurs sur le Clain aux temps de splendeur, m'apporta beaucoup (il avait participé à l'exposition universelle de 1900, était fin lettré, et je possède grâce à lui une bible imprimée fin 17 ème).

Alors, ce week-end, visitez les moulins!

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 01:48

René Descartes avait eu une fille, Francinette dite Francine, en hommage à son pays, avec un servante hollandaise lettrée, prénommée Hélène, de confession protestante. Malgré la différence de classe et de religion qui empêchera René Descartes d'assumer publiquement cette naissance (Francine est sa "nièce"), il se comportera, en privé, comme un très bon père aimant et attentif et envisagera de lui donner la meilleure éducation possible à Paris dans un cadre bien connu de lui.

Malheureusement, cette enfant va décéder le 6 septembre 1640 à cinq ans dans les douleurs atroces de la "fièvre rouge", la scarlatine, qu'on ne pouvait soigner à l'époque. Dans le livre que je termine, Brigitte Hermann rend compte de ces moments avec une humanité et une délicatesse impressionnantes. René Descartes verra dans ce petit cadavre qu'il va veiller toute une nuit la preuve de la dissociation du corps et de l'âme. J'avoue que cet épisode que l'on ne connaît guère de la vie de notre philosophe m'a touché; quand je vous parle de "ricochets" littéraires ... un livre vient de sortir sur Francine, écrit par Jean-Luc Quoy-Bodin, "Un amour de Descartes", Gallimard. Le critique de La Croix du 11 juin en dit le plus grand bien.

Petite Francine...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:17

Samedi prochain, le CRAC fait la fête sur son pré des Loges et dans les barnums dressés autour.

La ventrèche et la bière signeront les retrouvailles entre anciens verts et jaunes; les politiques passeront, c'est obligatoire, précédés de quelques éclaireurs indiquant si l'adversaire est déjà là ou pas.

Le club mettra face à face les vice-champions de France à 12 de 2003 à Objat et les seniors d'aujourd'hui; tout le monde se connaît. L'amitié est plus forte que tout, les éloignements professionnels, les mariages, les rejetons, les changements de clubs. Ces rencontres fraternelles sont le "rebond de l'amour" du club, l'expression "rebond de l'amour" s'appliquant au bonheur du rebond favorable du cuir ovale et capricieux qui revient directement dans les mains du compétiteur plutôt que d'aller en touche ou dans celles d'un adversaire.

On sera ainsi dans l'esprit de Daniel Herrero, l'emblématique entraîneur de Toulon du temps jadis, inquiet des dérives commerciales et télévisuelles à l'excès: "Le combat collectif, par essence inesthétique, porteur de l'âme du rugby, risque de disparaître. Hommes de loi, politiques ou hommes d'affaires, ne touchez pas à la mêlée et au jeu groupé! Pitié! Vous porteriez atteinte à la vie!" (1). Samedi, il y aura de la vie!

 

In l'excellent ouvrage: L'esprit du jeu, L'âme des peuples, La table ronde, 2007, qui décrit la particularité -encore- du rugby selon les régions et l'histoire des clubs éternels de l'ovalie.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 03:33

  "J'ai trouvé très intéressant le reportage sur la première brigade équestre du Poitou-Charentes, à Saint Benoît; j'avais dans mon programme pour mars 2008 proposé la même chose pour le secteur du Lac de la Forêt à Châtellerault, secteur à la fois urbain, de détente et de nature qui souffre d'un nombre grandissant de comportements anti-sociaux; il pourrait y avoir un lien pédagogique avec l'établissement équestre de Fonteveille, tout proche, et ce genre d'intervention, bien pensée et partenariale, remettrait de la citoyenneté et du mieux vivre ensemble bien plus qu'une video-surveillance en boucle dans une zone où les habitants se sentent oubliés des pouvoirs publics".

 

Ajout du 9 juin 2013: la ville de Tours possède quelques chevaux montés par des policiers municipaux; dans une rue de Bordeaux parfois envahie par une faune inintéressante, l'effet démonstratif de ces équipages est salutaire.

 

Au vu de la dernière "réunion de quartier" cacophonique sur le secteur, l'idée mérite d'être creusée.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2010
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 00:07

Edmond Rostand écrivait: "Plaisanter en face du danger, c'est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique; le panache est alors la pudeur de l'héroïsme, comme un sourire par lequel on s'excuse d'être sublime."

J'avais écrit, jadis, dans une feuille de chou locale, un article sur humour et politique, pour constater, hélas, que la crédibilité dans l'opinion exigeait le sérieux (même faux), et tuait l'humour dans l'oeuf.

Pourtant, l'humour pratiqué avec philosophie aide au détachement et au discernement, et fait certainement prendre de bonnes décisions sur la durée; il revendique une certaine culture historique et littéraire et il est, à mon sens, une arme de pouvoir. Paradoxal.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 14:23

Les temps humides de toutes ces semaines ont quasiment transformé les pieds de rhubarbe en palmiers!

Attention, leurs feuilles toxiques sont mortelles pour les ânes, il faut le savoir.

L'époque est donc venue des confitures, les premières dans la maison qui embaume.

800 grammes de sucre cristallisé pour 1 kilo de rhubarbe, coupée en petits tronçons. 26 minutes (c'est précis) de gros bouillons dans le chaudron qui fulmine comme la marmite d'une sorcière. Deux écoles pour adoucir l'acidité de la rhubarbe avec un peu de fraise, soit en fin de cuisson, soit dès le début. La couleur sera différente, la texture aussi.

S'il reste de la rhubarbe, on peut en faire de la compote (100 grammes de sucre pour un kilo de fruit, en ajoutant à la fin le jus d'une orange). C'est un dessert fin, et simple.

Certains l'aiment en tarte (excellente avec du citron), ou en cake (il est alors recommandé de faire cuire la rhubarbe au four préalablement pour qu'elle se confise un peu).

Certains modernistes, arguant de sa proximité biologique avec l'oseille, utilisent la rhubarbe en accompagnement de viandes délicates à assortir, comme le canard, voire en accompagnement du poisson, simplement frite à l'huile.

Bien sûr tout cela est synonyme de temps, denrée rare aujourd'hui.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 04:58

L'été, quand nous sommes dans le massif de la Chartreuse en amitié, je fais des cures de lecture de Charles-Ferdinand RAMUZ, auteur suisse (1878-1947); ses écrits sont d'une grande pureté et la nature immense y est le personnage principal qui influe, souvent funestement,  sur le destin des hommes.

A midi, hier, chez le bouquiniste le Cosmographe à TOURS, je tombe sur deux pépites car elles contiennent chacune une préface de RAMUZ (dont une écrite un mois avant sa mort): Maxence DICHAMP, "RAMUZ ou le goût de l'authentique", 1948, et Bernard VOYENNE, "C-F RAMUZ et la sainteté de la terre", 1967. Le marchand, qui me connaît, me fait un prix correspondant au coût d'un sandwich plus une boisson: le bonheur!

Je picore en diagonale en regagnant mon bureau; je lis avec jubilation -alors que je termine  par ailleurs le livre d'HERMANN sur DESCARTES- le développement de VOYENNE sur "Discours contre la méthode" où RAMUZ prend le contre-pied de notre philosophe bien aimé et de son "Discours de la méthode".

Ce sont ces correspondances, ces échos, ces ricochets livresques inattendus qui font le plaisir de lire et de se cultiver et que je souhaite, infiniment, à la jeunesse d'aujourd'hui. Le coeur s'en trouve ragaillardi et il se fait une plénitude que seul l'amour des mots explique.

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 04:00

    "Nous nous réjouissons du projet de Jean-Pierre ABELIN de vouloir faire construire une patinoire aux installations et aux dimensions permettant d’y pratiquer toutes compétitions de hockey et de patinage, plutôt que de “rafistoler” la patinoire existante ; c’était aussi notre programme dont nous voyons qu’il sert.

   Cependant, malgré l’intérêt technique et économique d’avoir un système eau-glace combinant piscine et patinoire, nos consultations sur le sujet nous avaient conduits à écarter un tel projet raccroché à la piscine Rasseteau par inadéquation et insuffisance de l’espace utile alentour, sans parler de la protection d’arbres et d’essences vénérables.

   C’est pourquoi nous avions privilégié l’idée d’une plaine des sports aux abords de l’étang de Charlet, rééquilibrant ainsi la ville, avec notamment une patinoire doublée d’un bowling, correspondant aux attentes de la jeunesse, d’accès et de stationnement facilités par la proximité de la rocade est.

   Nous pensons toujours que ce projet, dont nous ne sommes pas propriétaires bien entendu, mérite d’être soutenu."

 

    Ajout du 7 juin 2013: notre projet ne valait-il pas le coup? Quand on voit que la patinoire actuelle va être fermée un an pour travaux, qu'on risque de perdre des adhérents et qu'on va y mettre beaucoup d'argent...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 02:21

Je déambulais entre midi et deux dans le jardin du musée des Beaux-Arts de Tours.

Sur les pelouses ensoleillées, des étudiants lisaient et devisaient, d'autres s'étiraient à la mode asiatique, sur les bancs de bois des employés de bureau déballaient de conserve leur déjeuner.

Plus au fond, sous les frondaisons fraîches des tilleuls embaumant l'espace, des mères surveillaient les enfants qui s'activaient sur les jeux de leur âge, glissières et autres cages à l'écureuil sécurisées.

Je me disais, une nouvelle fois, que dans le Châtellerault ancien, intra muros, il n'existait aucun espace public qui accueillît de tels agréments pour une telle population; j'avais bien plaidé, mais en vain, pour un square parisien au Carrefour joyeux ou dans le nouvel emplacement dégagé de la Melette.

Tout Blossac est minéralisé, comme Zola, cela fait le bonheur des vendeurs de pierres chinoises, mais quelle tristesse...

Puissions-nous  dès 2014 sauvegarder la Musardine en résidence inter-générationnelle et ouvrir son parc au public.

Un jour peut-être, une municipalité aura-t-elle le courage de repenser Blossac en y construisant un parking souterrain et en restituant la surface aux gravillons, aux pelouses, aux bassins et aux jeux d'enfants, avec un petit manège à l'ancienne, comme à Tours en bout de la rue de Bordeaux, face à l'avenue Grammont? Pour le plaisir de vivre dans notre ville.

La boucle de la promenade tourangelle est bouclée.

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