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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 13:43

Au moins une fois par semaine en promenant mon chien sur les hauteurs d'Antoigné, je croise Monsieur NIVEAU, apiculteur passionnant et chevronné, un sage, qui revient de ses ruches en quasi "cosmonaute"; il m'a appris beaucoup de choses sur la vie des abeilles et tout en protestant de la chute vertigineuse de la production de miel en raison de l'agriculture moderne, il sait ne pas être non plus un ennemi du progrès; ce qui suit est une bonne nouvelle pour lui.

Après plusieurs semaines d'hésitation faute d'accord entre les Etats, la Commission européenne vient de décider de suspendre pendant deux ans l'utilisation de trois pesticides dangereux pour les abeilles, des molécules  de la catégorie néonicotinoïde nommées clothianidine, imidraclopride et thiaméthoxame, commercialisées sous les noms plus connus de Gaucho, Cruiser, Poncho, ...

Bayer, gros fabriquant allemand de pesticides, a fait traînasser l'Allemagne longtemps, mais qui a fini par voter pour cette suspension, comme la France, contrairement au Royaume Uni, à l'Italie et à la Hongrie qui ont voté contre, ou l'Irlande qui s'est abstenue.

Les pressions des lobbies des "pestidécideurs", Bayer mais aussi le suisse Syngeta, et plus encore celles du Copa-Cogeca,  la puissante entente syndicale professionnelle agricole européenne, qui évoque le péril de la perte de 50 000 emplois et de 2, 8 millliards d'euros de ressources, ne sont pas parvenues à leurs fins, sauf la limitation de la suspension à quatre types de cultures seulement, le maïs, le colza, le tournesol et le coton.

Le ministre LE FOLL a été à la hauteur.

ll reste maintenant à batailler pour aller au-delà des deux ans et pour viser l'extension à toutes les cultures: les abeilles sont vitales pour notre éco-système et elles apportent tout de même une contribution annuelle de 22 milliards d'euros à l'agriculture européenne.

22 milliards d'un côté, 2, 8 milliards de l'autre, il n'y  a pas photo économiquement non plus.

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 00:36

Les forêts sont nos soeurs et les arbres nos frères...

Arbres hallebardiers tendus vers le ciel d'azur...

Avec l'approche de mai, la nature revit et, parmi elle, les arbres.

"La nature est un temple où de vivants piliers, ..." (Charles Baudelaire). Que de beaux textes!

Chaque enfant de la maison a eu son arbre de naissance, selon son caractère pressenti, les filleuls aussi. Il y a un lien subtil entre l'arbre et les hommes, bien au-delà de l'aspect druidisme.

L'arbre qui fera le bois de la mangeoire de Noël puis le bois de la croix. L'arbre au coeur de nos vies.

Alain Corbin vient d'écrire une encyclopédie de l'arbre à travers les textes sacrés et la littérature, "La douceur de l'ombre", chez Fayard. 14 chapitres à déguster sur l'onirique, le sacré, la morale, la rêverie érotique, le végétal comme confident, l'arbre interlocuteur, etc...

Moi qui enlace les arbres parfois, j'ai trouvé mon auteur justifiant!

Ouf.

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29 avril 2013 1 29 /04 /avril /2013 04:42

Nous en discutions l'autre jour avec Jean-François Macaire, et le journal La Croix en a parlé deux jours plus tard: la zone industrielle de Périgny, près de La Rochelle, expérimente l'économie circulaire.

Les entreprises de cette zone, qu'il s'agisse de grandes ou de petites, ont mis en commun la gestion de leurs déchets dont certains intéressent directement le voisin ou le quasi voisin: Merling donne ses sacs à café à l'Atelier du Végétal qui les transforme en toitures végétales, les déchets plastiques de tous ont permis à la société Périplast de fabriquer 200 kg de tubes PVC  neufs, l'Union des Marais, qui renforce des berges de canaux, récupère les découpes d'une entreprise de pierre de taille, etc...

Du coup, le "club" des entreprises de la zone de Périgny s'est lancé dans des opérations de déplacements inter-entreprises, de co-voiturages, de parc à vélos, etc...

Voilà un projet pragmatique et intelligent pour la nouvelle municipalité, l'an prochain.

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 17:01

Conformément à une tradition désormais bien établie à Châtellerault, les "Châtelleraudais réunis" présidés par Jacky Luc-Frimval organisent le rituel "Lait de mai" du 1er mai salle Camille Pagé à partir de 10 heures.

Le "lait de mai" réunissait jadis les ouvriers de la Manu, la plupart issus de la campagne, autour d'un casse-croûte matinal: pâté, omelette à l'ail vert, fromage blanc (le fameux lait de mai, le premier fromage après que les chèvres aient mis bas), broyé, le tout arrosé de cabernet comme il se doit et clôturé par un café embaumé d'une eau de vie dont il faut chercher le fruit.

Certains ont repris plus tard cette belle tradition oubliée, mais avec le temps et l'évolution des moeurs, beaucoup ont tranformé ce lait de mai matinal en repas de midi; et il n'y a pas que des ouvriers! Ce "lait de mai" est un medley!

On me retrouve généralement à la grange à Targé (merci Michel Bidron, le premier à l'avoir restauré) à 9 heures avec mes potes puis vers 10 h 30 à la salle Camille Pagé avec tous ceux que j'aime aussi!

Cette année, c'est le bonheur, puisqu'on pourra continuer l'après-midi à Lencloître en dansant au son de l'orchestre Jacky Roger dont ce sera la dernière avant la rentrée de septembre. A ne pas manquer.

Le muguet, le lait de mai, l'amitié partagée, le bal: que rêver de plus?!.....

Pour que Jacky Luc-Frimval et les bénévoles puissent commander et s'organiser au mieux, merci d'appeler le 05 49 21 37 32 ou le 05 49 23 23 64; d'autant que des tickets de tombola sont disponibles et que je me suis laissé dire que parmi les lots il y aura des repas préparés à la maison par l'ami Roger l'Alsacien. Que du bonheur!

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 01:18

Depuis mes échanges il y a vingt ans avec l'excellent et humain  Loïc Miot -les pompes funèbres Boutet-MIot- sur la mort et les cérémonies autour de la mort, je me suis pris d'une certaine passion pour le sujet et ma bibliothèque est assez fournie à ce propos: Aries, Urbain bien sûr, Jankélévitch, Morin, etc...

Je découvre avec bonheur "Quelques corps parmi les morts", de Michel Richard, chez Fayard. Passionnant.

Il écrit: "les enterrements eux-mêmes ne m'effarouchaient pas (...) Je peux même dire, sans exagérer, qu'un enterrement m'ennuie moins qu'un mariage." Et d'ajouter, sur ce point, qu'il ressent, lors des retrouvailles d'obsèques "une joie presque incongrue d'une intensité dont on ne ressent pas l'équivalent lors d'un mariage."

Ce n'est pas faux. Quelquefois, à un mariage (d'abord il y en a de moins en moins, alors que des décès...), on ne sait pas trop à qui parler, on reste dans son coin; on a même des excuses pour ne pas venir (un autre mariage, inventé, ailleurs, en même temps). Tandis qu'un bon enterrement, ça ne se manque pas, on retrouve avec plaisir des gens qu'on n'a pas vus depuis si longtemps, le défunt fait l'unanimité. On papote pendant que les croque-morts font leur office, j'en vois même qui rigolent. Et quel appétit autour de la table (on a un trou, si je puis dire, qu'il faut combler).

Ce petit bouquin sur la mort est revivifiant. Il m'a rajeuni.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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27 avril 2013 6 27 /04 /avril /2013 02:08

L'aministie sociale contre laquelle j'avais protesté ici dès le début est enterrée au nom de l'ordre républicain.

Après avoir supporté avec les louanges de Christiane Taubira au Sénat cette proposition de loi venue du Front de Gauche qui amnistiait  notamment les casseurs et autres habitués violents des manifestations, le gouvernement, sous le contrôle du président de la République, fait marche-arrière, au grand dam d'André Chassaigne, puisque le commission des lois de l'Assemblée nationale a rejeté ce texte, le groupe socialiste mettant en avant le contexte d'agitation sociale que traverse la France.

C'est vraiment un gouvernement de l'opinion à géométrie variable. Y a-t-il des agitations sociales plus valorisantes ou méritoires que d'autres?

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:48

Je suis en train de lire un ouvrage complètement oublié de notre auteur régional du siècle dernier René Boylesve, La Becquée, publié en 1948 chez Calmann-Lévy. J'avoue que j'ai un peu de mal mais j'irai jusqu'au bout! Tout cela a vieilli, malgré la propreté de l'écriture (ou à cause d'elle).

C'est l'histoire d'un petit garçon découvrant le monde des adultes entre La Ville aux Dames et Langeais dans la bourgeoisie terrienne.

A un moment  (page 75) un adulte le "branche" sur la décoration d'un vieil oncle, à la boutonnière; la première réplique est celle de l'enfant:

 

"- Il n'a pas l'air méchant, mais il est décoré.

- Eh bien?

- Est-ce que c'est qu'il a fait la guerre?

- Non, il n'est jamais sorti de chez lui.

- Alors, qu'est-ce qu'il a fait?

- Rien.

- Alors, pourquoi est-il décoré?

- Parce qu'il a toujours été bien avec tout le monde.

- Ah!...Mais, au moins, il faut être bien pendant très très longtemps?

- Tu vois: quatre-vingts ans, à peu près.

- Ca doit être difficile.

- Je te crois!"

 

J'ai beaucoup aimé!

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 09:34

Loire éternelle aux rêves maritimes,

j'ai confi-é à tes eaux déversées

l'espoir secret de mes pensées intimes

au rythme fort de ton flot cadencé.

Ton eau a des reflets d'argent coupés

par un remou soudain, inattendu,

qui fait valser mon coeur dans une paix

où absolument rien n'est défendu.

Oh je ne dois pas être le premier

à s'émerveiller de tant de brillance,

à recompter sur mes dix doigts les pieds

de mes vers pour réciter -vaillance-

l'hymne que je dois à ta blanche écume,

à ce tressaillement universel,

cette odeur qui me tient et que je hume

comme une île blonde et comme une aisselle.

 

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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 01:50

Dans ma jeunesse, comme beaucoup de mes contemporains étudiants, le suicide était la question centrale, fascinante, la seule pour laquelle, en caricaturant Camus, il fallait ... vivre.

Alors la découverte d'Emil Cioran et de ses textes lucidement désespérés sur la mort et sur l'ineptie de la vie, c'était du pain béni; j'ai dévoré avec délices des centaines d'aphorismes cioranesques sentencieux et mortuairement péremptoires. J'en apprenais par coeur!

Las! Je découvre aujourd'hui, à travers Vincent Piednoir, spécialiste ancien de Cioran, dans  son récent ouvrage "Cioran avant Cioran, Histoire d 'une transfiguration", aux éditions Gaussen, que Cioran, alors qu'il était encore dans sa Roumanie natale, avant de venir en France , écrivait entre 1934 et 1937 des textes admiratifs en faveur d'Adolf Hitler , "l'homme politique le plus sympathique au monde", et des textes abjects contre les Juifs ("le Juif n'est pas notre semblable, notre prochain (...) On dirait que les Juifs descendent d'une autre espèce de singes que nous (...) Nous ne pouvons pas nous rapprocher d'eux car le Juif est d'abord un Juif et ensuite un homme").

Officiellement, ces écrits n'ont jamais été reniés.

Finalement, j'aurais du supputer, avec mes camarades étudiants, que cette haine de soi, ce mépris des autres et de l'existence, qui nous séduisaient intellectuellement dans notre désespérance jubilatoire d'alors, n'avaient pu advenir que sur un terreau de misère; je regrette infiniment de ne pas l'avoir deviné, et j'en ai froid dans le dos. Si on savait tout...

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 15:34

Nous déjeunions dehors au soleil tourangeau avec quelques collègues et il y avait près de nous une table réunissant des hommes et des femmes du secteur commercial ou bancaire, d'entre 30 et 40 ans; un individu assez ventripotent faisait rire à en pleurer les jeunes femmes par quelques âneries sexuelles et des jeux de mots éculés. Rien que de très banal en ces temps ensoleillés où les dames ont sorti leurs poitrines de printemps qui excitent les cadres.

A un moment, l'une de ces jeunes femmes a dit au plaisantin qu'il était un vrai boute en train (sic).

Oh là, là! Si elle savait!

Beaucoup croient que l'homme qui fait rire la femme a gagné l'avantage de la séduction à venir. Que nenni. Au contraire. Elle partira avec le stoïque silencieux qui rira intérieurement du vain déploiement d'humour de son balourd de voisin. Pourquoi?

C'est Jean Le Poulain qui me l'avait appris dans son ouvrage "L'agonie du pître" qui doit dater d'il y a 30 ans.

Dans le monde équestre et équin, le boute en train est le nom technique donné au cheval commun qui va exciter une jument d'élevage jusqu'au moment où, l'excitation ayant fait son oeuvre, on fera intervenir l'étalon jaillissant et actif au détriment du dit boute en train qui retournera dans son box, son appareil reproducteur entre les pattes.

On peut transposer cela à l'humanité!

Donc qu'une femme dise à un homme qu'il est un drôle de boute en train est risqué, sauf si elle est initiée et qu'elle sait que d'autres le sont autour de la table. C'est alors du grand art.

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