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Défendre notre territoire

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

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(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 00:17

Samedi prochain, le CRAC fait la fête sur son pré des Loges et dans les barnums dressés autour.

La ventrèche et la bière signeront les retrouvailles entre anciens verts et jaunes; les politiques passeront, c'est obligatoire, précédés de quelques éclaireurs indiquant si l'adversaire est déjà là ou pas.

Le club mettra face à face les vice-champions de France à 12 de 2003 à Objat et les seniors d'aujourd'hui; tout le monde se connaît. L'amitié est plus forte que tout, les éloignements professionnels, les mariages, les rejetons, les changements de clubs. Ces rencontres fraternelles sont le "rebond de l'amour" du club, l'expression "rebond de l'amour" s'appliquant au bonheur du rebond favorable du cuir ovale et capricieux qui revient directement dans les mains du compétiteur plutôt que d'aller en touche ou dans celles d'un adversaire.

On sera ainsi dans l'esprit de Daniel Herrero, l'emblématique entraîneur de Toulon du temps jadis, inquiet des dérives commerciales et télévisuelles à l'excès: "Le combat collectif, par essence inesthétique, porteur de l'âme du rugby, risque de disparaître. Hommes de loi, politiques ou hommes d'affaires, ne touchez pas à la mêlée et au jeu groupé! Pitié! Vous porteriez atteinte à la vie!" (1). Samedi, il y aura de la vie!

 

In l'excellent ouvrage: L'esprit du jeu, L'âme des peuples, La table ronde, 2007, qui décrit la particularité -encore- du rugby selon les régions et l'histoire des clubs éternels de l'ovalie.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 03:33

  "J'ai trouvé très intéressant le reportage sur la première brigade équestre du Poitou-Charentes, à Saint Benoît; j'avais dans mon programme pour mars 2008 proposé la même chose pour le secteur du Lac de la Forêt à Châtellerault, secteur à la fois urbain, de détente et de nature qui souffre d'un nombre grandissant de comportements anti-sociaux; il pourrait y avoir un lien pédagogique avec l'établissement équestre de Fonteveille, tout proche, et ce genre d'intervention, bien pensée et partenariale, remettrait de la citoyenneté et du mieux vivre ensemble bien plus qu'une video-surveillance en boucle dans une zone où les habitants se sentent oubliés des pouvoirs publics".

 

Ajout du 9 juin 2013: la ville de Tours possède quelques chevaux montés par des policiers municipaux; dans une rue de Bordeaux parfois envahie par une faune inintéressante, l'effet démonstratif de ces équipages est salutaire.

 

Au vu de la dernière "réunion de quartier" cacophonique sur le secteur, l'idée mérite d'être creusée.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2010
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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 00:07

Edmond Rostand écrivait: "Plaisanter en face du danger, c'est la suprême politesse, un délicat refus de se prendre au tragique; le panache est alors la pudeur de l'héroïsme, comme un sourire par lequel on s'excuse d'être sublime."

J'avais écrit, jadis, dans une feuille de chou locale, un article sur humour et politique, pour constater, hélas, que la crédibilité dans l'opinion exigeait le sérieux (même faux), et tuait l'humour dans l'oeuf.

Pourtant, l'humour pratiqué avec philosophie aide au détachement et au discernement, et fait certainement prendre de bonnes décisions sur la durée; il revendique une certaine culture historique et littéraire et il est, à mon sens, une arme de pouvoir. Paradoxal.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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9 juin 2013 7 09 /06 /juin /2013 14:23

Les temps humides de toutes ces semaines ont quasiment transformé les pieds de rhubarbe en palmiers!

Attention, leurs feuilles toxiques sont mortelles pour les ânes, il faut le savoir.

L'époque est donc venue des confitures, les premières dans la maison qui embaume.

800 grammes de sucre cristallisé pour 1 kilo de rhubarbe, coupée en petits tronçons. 26 minutes (c'est précis) de gros bouillons dans le chaudron qui fulmine comme la marmite d'une sorcière. Deux écoles pour adoucir l'acidité de la rhubarbe avec un peu de fraise, soit en fin de cuisson, soit dès le début. La couleur sera différente, la texture aussi.

S'il reste de la rhubarbe, on peut en faire de la compote (100 grammes de sucre pour un kilo de fruit, en ajoutant à la fin le jus d'une orange). C'est un dessert fin, et simple.

Certains l'aiment en tarte (excellente avec du citron), ou en cake (il est alors recommandé de faire cuire la rhubarbe au four préalablement pour qu'elle se confise un peu).

Certains modernistes, arguant de sa proximité biologique avec l'oseille, utilisent la rhubarbe en accompagnement de viandes délicates à assortir, comme le canard, voire en accompagnement du poisson, simplement frite à l'huile.

Bien sûr tout cela est synonyme de temps, denrée rare aujourd'hui.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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8 juin 2013 6 08 /06 /juin /2013 04:58

L'été, quand nous sommes dans le massif de la Chartreuse en amitié, je fais des cures de lecture de Charles-Ferdinand RAMUZ, auteur suisse (1878-1947); ses écrits sont d'une grande pureté et la nature immense y est le personnage principal qui influe, souvent funestement,  sur le destin des hommes.

A midi, hier, chez le bouquiniste le Cosmographe à TOURS, je tombe sur deux pépites car elles contiennent chacune une préface de RAMUZ (dont une écrite un mois avant sa mort): Maxence DICHAMP, "RAMUZ ou le goût de l'authentique", 1948, et Bernard VOYENNE, "C-F RAMUZ et la sainteté de la terre", 1967. Le marchand, qui me connaît, me fait un prix correspondant au coût d'un sandwich plus une boisson: le bonheur!

Je picore en diagonale en regagnant mon bureau; je lis avec jubilation -alors que je termine  par ailleurs le livre d'HERMANN sur DESCARTES- le développement de VOYENNE sur "Discours contre la méthode" où RAMUZ prend le contre-pied de notre philosophe bien aimé et de son "Discours de la méthode".

Ce sont ces correspondances, ces échos, ces ricochets livresques inattendus qui font le plaisir de lire et de se cultiver et que je souhaite, infiniment, à la jeunesse d'aujourd'hui. Le coeur s'en trouve ragaillardi et il se fait une plénitude que seul l'amour des mots explique.

 

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 04:00

    "Nous nous réjouissons du projet de Jean-Pierre ABELIN de vouloir faire construire une patinoire aux installations et aux dimensions permettant d’y pratiquer toutes compétitions de hockey et de patinage, plutôt que de “rafistoler” la patinoire existante ; c’était aussi notre programme dont nous voyons qu’il sert.

   Cependant, malgré l’intérêt technique et économique d’avoir un système eau-glace combinant piscine et patinoire, nos consultations sur le sujet nous avaient conduits à écarter un tel projet raccroché à la piscine Rasseteau par inadéquation et insuffisance de l’espace utile alentour, sans parler de la protection d’arbres et d’essences vénérables.

   C’est pourquoi nous avions privilégié l’idée d’une plaine des sports aux abords de l’étang de Charlet, rééquilibrant ainsi la ville, avec notamment une patinoire doublée d’un bowling, correspondant aux attentes de la jeunesse, d’accès et de stationnement facilités par la proximité de la rocade est.

   Nous pensons toujours que ce projet, dont nous ne sommes pas propriétaires bien entendu, mérite d’être soutenu."

 

    Ajout du 7 juin 2013: notre projet ne valait-il pas le coup? Quand on voit que la patinoire actuelle va être fermée un an pour travaux, qu'on risque de perdre des adhérents et qu'on va y mettre beaucoup d'argent...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2008
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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 02:21

Je déambulais entre midi et deux dans le jardin du musée des Beaux-Arts de Tours.

Sur les pelouses ensoleillées, des étudiants lisaient et devisaient, d'autres s'étiraient à la mode asiatique, sur les bancs de bois des employés de bureau déballaient de conserve leur déjeuner.

Plus au fond, sous les frondaisons fraîches des tilleuls embaumant l'espace, des mères surveillaient les enfants qui s'activaient sur les jeux de leur âge, glissières et autres cages à l'écureuil sécurisées.

Je me disais, une nouvelle fois, que dans le Châtellerault ancien, intra muros, il n'existait aucun espace public qui accueillît de tels agréments pour une telle population; j'avais bien plaidé, mais en vain, pour un square parisien au Carrefour joyeux ou dans le nouvel emplacement dégagé de la Melette.

Tout Blossac est minéralisé, comme Zola, cela fait le bonheur des vendeurs de pierres chinoises, mais quelle tristesse...

Puissions-nous  dès 2014 sauvegarder la Musardine en résidence inter-générationnelle et ouvrir son parc au public.

Un jour peut-être, une municipalité aura-t-elle le courage de repenser Blossac en y construisant un parking souterrain et en restituant la surface aux gravillons, aux pelouses, aux bassins et aux jeux d'enfants, avec un petit manège à l'ancienne, comme à Tours en bout de la rue de Bordeaux, face à l'avenue Grammont? Pour le plaisir de vivre dans notre ville.

La boucle de la promenade tourangelle est bouclée.

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Published by Gilles MICHAUD
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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 12:04

Les socialistes locaux ont travaillé sur un programme et en auraient fait récemment leur restitution interne.

Nous-mêmes y étions conviés et nous nous en sommes acquittés le 1er juin.

Le Parti de Gauche, il y a peu, a évoqué dans la presse cette exigence préalable d'un programme avant de parler des "places", les fameuses places sur la liste.

Pour nous, Radicaux de gauche, anciens de 2008 et nouveaux de 2014, le travail était assez simple: les consultations et les chantiers thématiques préparatoires à 2008 avaient été si longs, intenses, précis, que nous sommes partis de notre programme public (il restait du stock) et que nous avons procédé ainsi:

- qu'est-ce qui est obsolète? (les idées pompées par Abelin and co, les impossibilités techniques comme sur le site de l'ancien hôpital, défiguré pour des décennies),

- qu'est-ce qui est "reprenable"? (il n'en manque pas),

- qu'est-ce qui est à ajouter? (il y a peu).

Ce travail récent d'actualisation, qui a mobilisé une trentaine de "bûcheurs" et qui a duré plus d'une demi-journée s'est terminé par un excellent repas convivial, lequel a eu pour effet de remobiliser les troupes sur un projet séparé tant ce qui nous tient à coeur constitue notre marque de fabrique et n'est pas négociable! Le plan B est prêt, comme les troupes s'il fallait l'assumer!

Oh là, oh là!

Pour l'heure faisons confiance à nos partenaires, restons dans la déclinaison de ce qui se fait nationalement, espérons que nous serons acceptés à l'aune de nos compétences et de notre représentation dans la ville, mais nous ne communiquerons pas le fruit de nos cogitations -dont le coeur avait séduit plus de 20% des électeurs- sans garantie fixée de ce qui nous sera offert, en nombre et en qualité. Car nous sommes restés à cette idée, et je le crois profondément, qu'au-delà de la notion de "place", il y a l'aptitude à incarner des valeurs et à porter  physiquement et "spirituellement" un projet. L'essentiel démocratique est là.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 03:40

J'observe une évolution de la société qui devient digitale.

Bientôt les enfants n'apprendront plus à écrire, après avoir "appris" à ne plus réciter des poésies par coeur, ni à retenir les leçons diverses.

Il est loin en effet le temps des pleins et des déliés, des encriers et des plumes sergent major qui nous formaient l'esprit à force de répétition, la base de la pédagogie.

Le papier, la marge, les carreaux, les odeurs, les lignes guidaient notre apprentissage de la réflexion et de la vie qui exigeait de la constance, du temps, du retour en arrière, de la rectification.

Société digitale: regardez les écrans tactiles, ce geste éliminatoire et glissant, immédiat, tout puissant, tout le contraire du geste centralisateur et appliqué -pouce, index et majeur à l'oeuvre ensemble-, ce geste éliminatoire et glissant s'instille et s'installe doucement dans les esprits, ou ce qu'il en reste.

Je crois qu'on se met le doigt dans l'oeil. Pouce!

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3 juin 2013 1 03 /06 /juin /2013 06:20

Notre statut des baux commerciaux, initié en 1926 et institutionnalisé en 1953, est spécialement français.

A l'origine, il est fait pour apporter au commerçant, le preneur des murs, une sécurité juridique que le statut ordinaire des baux d'habitation ne lui garantissait pas; on voyait, avant,  des propriétaires de murs, à l'échéance du bail, reprendre sans indemnité l'exploitation de la boulangerie ou de la boucherie qu'avait fait prospérer le locataire qu'ils avaient mis dehors.

La protection du preneur est allée en progressant et un certain équilibre, profitable au preneur, s'est installé.

Puis sont arrivés les grandes enseignes, les galeries marchandes, les franchises et les bailleurs professionnels, dont des fonds de pension étrangers -y compris européens...-, qui, en s'appuyant sur la notion élastique de liberté contractuelle, ont tourné le statut des baux commerciaux à leur seul avantage par des contrats d'adhésion, pour ne pas dire léonins.

Ainsi, parfois et de plus en plus, le commerçant paie quasiment tout: son loyer de base évidemment, mais aussi les charges -taxes foncières, taxe dite de bureau, d'enlèvement des ordures ménagères, charges communes, assurances, gardiennage, honoraires de gestion, travaux de gros oeuvre, de modifications, d'amélioration et de mises aux normes. Il suffit que le bail, rédigé avec application par des avocats hyper-spécialisés, ait tout prévu. Quand on ajoute à cela le paiement de la marque franchisée...

Outre que ce système franco-français pourrait être critiqué dans le cadre européen de la concurrence inégalitaire, il paraît en effet "plomber" la capacité du commerçant  français à embaucher du personnel, au profit des gains de bailleurs professionnels relativement improductifs. Dans le secteur des Champs Elysées ou de la rue Saint Honoré, le m2 se loue à 9 voire 10 000 euros au bout du compte...On imagine le nombre de salariés potentiels qui pourraient être rémunérés sans ces tarifs exorbitants.

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