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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 06:11

Ma fonction m'oblige à quelque retenue, évidemment, mais la guéguerre Valls-Taubira ne peut pas me laisser indifférent.

C'est un très vieux problème, quasi théologique, que celui de la cohabitation du Garde des Sceaux et du Ministre de l'Intérieur.

Je me souviens de la même configuration en 1976-1977 quand Michel Poniatowski, Ministre de l'Intérieur de Giscard, s'opposa avec force aux décisions de permissions de sortir prises par certains juges de l'application des peines sur la base de la réforme du Garde des Sceaux Jean Lecanuet(et techniquement préparée par le poitevin Michel Roger qui a fait son chemin depuis); quelques truands en avaient profité pour perséverer out side.

Question théologique car ces deux ministres-là, indispensables bien sûr, sont comme au sein d'un couple parental l'un le père (le ministre de l'intérieur), l'autre la mère (le ministre de la justice, garde des sceaux), l'un représentant la fermeté, l'autre la miséricorde. Et l'équilibre tient par le respect de l'un envers l'autre, chacun à sa place et dans son rôle pour le meilleur profit des enfants -ici les justiciables, les délinquants, les victimes, les professionnels, etc...).

La solution de la querelle Valls-Taubira n'est donc pas à chercher dans l'arbitrage de plus puissant qu'eux ("j'vais plaindre au dirlo!"), mais, entre eux, dans ce qui les fait tenir ensemble pour l'amour de la patrie (recherchez l'étymologie...).

Au-delà de cela, il faut admettre que ces deux ministères ne travaillent pas sur la même notion de temps: l'intérieur, c'est (je caricature bien sûr) l'immédiateté, le fait divers, l'interpellation, la célérité, la statistique; la justice, c'est plutôt le temps, le temps de la procédure, le temps de la peine, le non-quantifiable.

Entre eux, c'est l'alliance irréconciliable de l'eau et du feu.

Un débat sérieux s'impose. Au fond. En prenant le temps...

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 01:43

A l'heure où les églises se dépeuplent, où les curés vieillissent et se font de plus en plus rares, certains membres du clergé trouvent du temps disponible pour aller bénir, qui les meutes de chiens de Saint Hubert, qui les ânons de telle ou telle foire à l'âne (1). 

Etrange époque! Pour les obsèques d'un commun des mortels pas toujours mécréant, c'est la croix et la bannière pour obtenir un accompagnement religieux avec curé, pour  la protection divine d'un âne de quelques semaines ou de quelques mois, c'est plus aisé!

Certes l'âne est un animal biblique majeur, mais pas au point d'être supérieur à l'homme, non?

 

(1) Parfois, c'est un faux curé qui officie, avec la grâce qu'on devine...Tristesse. 

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16 août 2013 5 16 /08 /août /2013 07:01

C'est scandaleux, n'ayons pas peur de le dire.

L'indiscipline des gens évidemment, mais aussi, à impôts constants, la réduction de moitié  du ramassage des ordures ménagères, provoquent un peu partout dans la ville des amoncellements malodorants de sacs poubelles de couleurs variées autour de ces fameux blocs enterrés du dernier cri en mobilier urbain. Quand ce n'est pas au pied des "soucoupes volantes" destinées au verre et aux papiers et aux bennes (quelle aubaine) à tout prendre.

Comme devant le cimetière d'Antoigné qui me tient à coeur. Une infection, une honte. Même les hommes préhistoriques avaient sans doute plus de respect pour leurs morts.

Peut-être un peu moins de ronds points décorés chèrement et mangeurs d'hommes verts et un peu plus de ramassage des ordures. C'est sans doute moins valorisant, certes. Mais c'est une vraie question.

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15 août 2013 4 15 /08 /août /2013 16:56

A Châtellerault, le 15 août est désormais célébré dans une seule église centralisant les paroissiens et les prêtres disponibles en cette période estivale particulière.

Légitimement, c'est Sainte Marie d'Ozon qui a été symboliquement choisie.

Une très belle célébration il faut le dire, ardente, vibrante.

A la fin, le prêtre des lieux, Marc Guitton, a précisé, au vu du nombre de personnes handicapées ou en fauteuil roulant, que le bâtiment disposait désormais d'un ascenseur pour faciliter leur accès à l'église.

De l'ascenseur à l'assomption, il n'y a qu'un pas!

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14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 10:06

Notre petit-fils aime voir et revoir "les trois petits cochons"  (1) de Walt Disney (1933), dessin animé dans lequel le loup est évidemment le méchant personnage; lequel loup, dans toute la littérature enfantine qui fut la nôtre et celle de nos enfants, restait en effet redoutable et peu recommandable. "La chèvre de Monsieur Seguin" nous le rappelait au besoin.

Mais surprise! La littérature enfantine d'aujourd'hui, que nous découvrons, présente le loup comme un personnage cette fois agréable et pas méchant du tout. Séducteur, sympa, moderne quoi. Le loup est devenu "Isidore Lechat", pour ceux qui connaissent.

Sans doute une manière inconsciente (?) de préparer nos chères têtes blondes à ne pas craindre les as de la duperie, de l'escroquerie et de l'abus de blanc seing.

 

(1) Notre amie Annick Bourroux, qui fut psychologue scolaire, considère qu'il s'agit du meilleur conte formateur: les trois petits cochons et leurs constructions respectives (paille, bois, pierre) représentent les trois âges de la vie (enfance, adolescence, âge adulte) au sein desquels on évolue par la transmission des savoirs et par l'entraide fraternelle.

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12 août 2013 1 12 /08 /août /2013 04:00

   L'Acadie n'est pas un Etat...mais un état d'esprit!

   Son peuple, à titre principal sur la côte nord-est de l'Amérique du Nord, est éparpillé dans une diaspora à travers le monde, mais surtout en Louisiane et chez nous dans le centre-ouest; ce peuple a l'âme d'une nation, qui passe par l'amour d'une langue française pure, joyeuse, concrète, chantante, et une foi chrétienne certaine.

    Je suis fier de faire partie de cette nation, mon ancêtre fondateur, Vincent BRAUD, ayant quitté LA CHAUSSEE au temps de RICHELIEU, puis ses descendants, 150 ans plus tard, ayant fui le "Grand dérangement" anglais pour se retrouver au quasi point de départ, sur la Ligne acadienne.

     L'Acadien est toujours à la recherche d'une Acadie perdue, une utopie géo-politique et sentimentale...

        Le 15 août, jour de l'Assomption de Marie, c'est la fête nationale acadienne, et, chez nous, l'église de CENAN étant trop petite, c'est à l'abbaye de l'Etoile, que la messe sera célébrée cette année, avec, à la suite, le pique-nique et le spectacle à la Ferme musée d'ARCHIGNY, pour le "grand tintamare"!

      Vive l'Acadie!

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3 août 2013 6 03 /08 /août /2013 04:57

Nuit du 4 août 1789. Abolition des privilèges. On croit rêver.

Nous ne sommes plus qu'une nation de privilèges, de castes, de statuts, de corporations, de grilles, de cases, d'exceptions, d'alinéas, de codiciles, de promesses, de rectifications, de cavaliers (les articles d'une loi qui n'ont rien à faire avec le sujet de la loi en question mais destinés à règler certain sujet, de manière discrète et indolore), de lobbies. Et on en meurt. Car chaque case a ses sous-rubriques et ses dérogations. On jalouse son alter ego: quel prix vil ai-je?

Quelle nuit du 4 août aujourd'hui? Impensable.

 

Nota: cet article est le 2 000 ème du blog, ouvert il y a bientôt 6 ans. Pas mal, non? A la fois dans la longévité et dans le timing.

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2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 04:48

Cette période du début août est celle de l'endormissement de la politique. Que l'on croit.

C'est le silence et le plat de la surface de l'eau sans vent.

Or on sait bien que c'est précisément pendant ce temps de viduité que les chefs s'affairent, que les lieutenants démarchent et qu'autour d'un apéritif dînatoire estival -ah le rosé pamplemousse frais!- on tente de séduire celui ou celle que chacun veut sur sa liste. Oh généralement, c'est humain, en dénigrant celui qu'on pense plus proche politiquement.

On promet des places à X ou à Y (attention, ça fait déjà 43!), parfois la même à X et à Y qui sont allés le rapporter à Z qui avait déjà eu semblable proposition il y a six mois.

De programme, de contenu, d'idées? Bof, tu rigoles. Cela se fait en un après-midi avec un communicant, du fléchage et du fluo. "Les gens ne lisent pas." C'est vrai, je suis bien placé pour le savoir.

Endormissement de la politique: c'est le réveil qui est douloureux (quand on se réveille).

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 08:39

Jadis dans le journal, au moment des vacances, on trouvait un article sur les politiques locaux, leurs lieux de villégiature et leurs lectures emportées. Cette époque est révolue. Peut-être que les gens lisent moins.

Dans le Canard Enchaîné de cette semaine on voit que Bernard Cazeneuve, le successeur au budget de qui vous savez, relira Montesquieu, Montaigne et un autre grand de la littérature. Hum, hum... ne devrait-il pas relire plutôt Pinocchio? C'est comme si moi je disais que j'allais relire tout Jules Verne, qui me croirait?

Quels conseils de lecture pourrait-on donner à nos édiles pour cet été?

Jean-Pierre Abelin? "Voyage au centre( ... ) de la terre", du fameux Jules Verne.

Sa fille? Un manuel de droit des successions.

Cyril Cibert? "L'effort pour rendre l'autre fou", de Harold Searles.

Guy Gratteau? "La terre", de Zola.

Jean-Claude Monaury? Un livre sur les arbres.

Et moi? "Le rapport de Brodeck", de Philippe Claudel, et "L'os à moelle", de Pierre Dac, qui écrit, dans le premier édito du 13 mai 1938: "nous éviterons évidemment toute bifurcation politique, car nous voulons bien être loufoques, mais pas fous."

Bonnes lectures!

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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 04:35

A Lampedusa, l'île italienne où viennent échouer ou mourir nombre d'africains candidats à l'émigration sur des embarcations d'infortune, le pape François a dit que nous étions "innommables", c'est-à-dire, dans cette "mondialisation de l'indifférence", incapables de nommer le ou les hommes qui nous font face et qui croisent notre destin.

J'y songeais ce matin encore en formant de futurs collègues au contentieux de la psychiatrie sous contrainte.

Je recevais en effet quatre patients et patientes.

Et le premier conseil que j'ai donné, ce fut: "Serrez la main, avec conviction, et appelez la personne par son nom, Mr, Mme ou Mlle et le nom, accompagnez-la jusqu'à son siège, au besoin faites un geste de toucher sur l'épaule si cela peut rassurer."

Et à l'issue de l'audition, même chose, dans l'autre sens.

Il peut y avoir des mains sales, des mains malades, ce n'est pas le problème.

Nommer, c'est normer, c'est mettre quelqu'un dans la normalité de l'identification et de l'identité.

C'est respecter son humanité, qu'il partage avec nous.

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