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Défendre notre territoire

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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 11:37

Je suis en train de lire, paru en poche Folio, l'ouvrage de Laure Murat "L'homme qui se prenait pour Napoléon", consacré à l'histoire de la psychiatrie.

En 1840, à l'hôpital Bicêtre, le médecin chef constate que sont entrées dans son service 14 personnes se prétendant être chacune l'Empereur Napoléon.

Dans mon métier actuel de juge en charge du contrôle de la psychiatrie, je n'ai pas rencontré de Napoléon; cependant je dois reconnaître que dans le lot abondant des délires mystiques j'ai été mis en présence de plusieurs Christs. L'une des auditions tourna d'ailleurs à la séance de théologie.

La personne, de présentation palestinienne d'il y a 2 000 ans, me déclare en effet tout de go qu'elle est le Christ, bien que de confession musulmane m'est-il immédiatement précisé. Là, je réponds derechef que ce n'est pas possible car j'ai déjà rencontré le Christ. Moment de panique. Et d'expliquer que c'est assez simple de rencontrer le Christ, il suffit de participer le dimanche au sacrement de l'Eucharistie (là j'ai du piocher pour me faire comprendre) pour que le Christ soit présent corporellement. Un grand temps de silence. Puis le patient reprend: "En fait, je ne suis pas le Christ, je veux juste lui ressembler." Je lui rétorque que j'en suis plutôt rassuré, et même soulagé, lui prodiguant alors tous mes encouragements.

Quelques semaines plus tard, passant devant la basilique Saint Martin, je vois mon ancien patient en train de mendier sur les marches. Il ne fait pas le rapprochement. Et je dois bien alors admettre que, si je veux être logique avec moi-même et mes convictions, en lui accordant l'aumône, c'est le Christ que j'honore.

Il ne faut pas jouer avec la théologie.

 

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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24 juillet 2013 3 24 /07 /juillet /2013 05:44

     Belle invention que la parité en politique, et encore plus pour des cantonales, en binôme, que pour des régionales en scrutin de liste, parce que le binôme est directement exposé, en première ligne.

     Dans ce binôme, dans ce couple, le second n'est pas le faire-valoir du premier, comme l'Auguste vis-à-vis du clown blanc; il n'est pas non plus son alibi -l'impossibilité d'être ailleurs, compensée par une répartition géographique entre les deux-.

     Certes il faut veiller à une harmonisation des territoires et au respect du sentiment des habitants de ne pas avoir été oubliés dans un canton si hétérogène et bizarrement fichu; ils doivent s' "y retrouver", et s'identifier.

     Mais surtout, il faut, au-delà des parcours de chacun avec ses différences, être en harmonie et sur la même longueur d'onde(s). Partager des valeurs et des manières de faire, des attitudes et des perspectives d'avenir. Que la suppléance vive au-delà de l'élection, comme une reconnaissance d'une élection indivisible. Et comme le signe de la capacité du suppléant à être pleinement titulaire du mandat s'il le fallait.

     Il n'y aura rien de pire que de voir des affiches où le titulaire et le suppléant n'auront que peu de choses en commun et, finalement, peu d'atomes crochus, réunis pour les besoins de la cause et des dosages de préséance politique et d'équilibre de forces militantes.

      Sans campagne réellement partagée.

      Nous, on sait que ce n'est pas cela, on vit, on partage.

      Et ça donne une force incroyable qui rejaillit autour de nous!

 

          Ce sera une sacrée paire de manches pour les futures "cantonales", sur des territoires bien plus vastes et avec l'élection intégrale du binôme, au risque d'avoir des points de vue différents et des expressions cacophoniques par la suite.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Élections cantonales
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 14:39

Ailleurs ont dit miot, mijat.

Il s'agit, en été très chaud, d'une soupe presque glacée à base de vin rouge et de "noces" de pain, avec du sucre et -un peu- d'eau, pas trop!  On prend le miget dans des bols hauts. C'est absolument succulent et désaltérant. Une belle tradition qui me renvoie à mon enfance.

A l'époque des moissons, avant les moissonneuses-batteuses, j'allais, vers 4 heures de l'après-midi, porter avec une carriole des jarres de vin fraîchissant dans la cave de la ferme, avec les morceaux de pain coupés et du sucre, pour le miget des hommes s'affairant à la mise en place des gerbes. Je me souviens des visages rougis par le soleil, et des tricots bleus sans manches, de la sueur, de la poussière. Ma visite était attendue, et le miget bénit!

Le miget, c'est ma madeleine de Proust.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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23 juillet 2013 2 23 /07 /juillet /2013 03:27

Mon métier m'oblige parfois à avoir un regard abrupt et concret sur la société.

Ainsi la canicule agit-elle sur les esprits de manière criminogène:

- la consommation d'alcool rafraîchissant aidant, on a le fusil facile, sur soi ou sur autrui, au moins en menace,

- certains papys, sous prétexte d'une sieste apaisante et calmante de leurs chers petits enfants, filles et/ou garçons, avant d'aller se baigner, se laissent aller à des agissements sexuels condamnables, sous le sceau du secret évidemment; l'histoire ne sortira pas forcément de suite, parce que les enfants ne comprennent pas tout ce qui leur arrive -outre le poids du secret et la peur d'envoyer papy en prison-; la révélation se fera plutôt à l'école à la rentrée, ou au retour chez les parents. Et là, catastrophe, il arrive qu'on apprenne que le dit papy avait déjà été intrusif avec sa propre fille, jadis.

Pas très rigolo comme fable d'été, j'en conviens. Mais combien de drames familiaux sont ainsi. Funeste été.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 14:08

Curiosité et étonnement de ces derniers soirs: des espèces d'insectes que je croyais quasiment disparues reviennent.

Ainsi des hannetons (les pauvres, que des enfants faisaient souffrir jadis en les clouant aux troncs des tilleuls des cours d'écoles) et des vers luisants, ces lucioles dans la nuit.

Echangeant avec un ami, nous faisions l'analogie humoristique entre ces derniers vers et les Verts,  hommes et femmes politiques, pour constater, sans être démentis, qu'au sein de cette formation, c'était aussi la femelle qui était luisante, pour ne pas dire brillante!

Qu'on ne nous en veuille pas: c'est l'été, un peu de relâchement est permis!

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21 juillet 2013 7 21 /07 /juillet /2013 11:43

Encore un Evangile un peu déconcertant que celui de ce dimanche!

D'ailleurs les homélies sont généralement assez tristounettes et répétitives.

Il rappelle celui du fils prodigue dans lequel le frère, celui qui bosse et respecte son père, ne comprend pas toutes ces festivités et le veau gras préparé pour le retour de celui qui a mené une vie de patachon.

Il rappelle celui des ouvriers de la dernière heure, rémunérés autant que ceux qui s'activent à la vigne depuis le matin et qui récriminent.

Jésus et sa troupe débarquent dans un  village, celui de son ami Lazare et de ses soeurs Marthe et Marie (on identifie toutefois celle-ci, assez souvent, à Marie-Madeleine, qui aime son rabbouni, son maître chéri).

On imagine les tables à dresser, les cuissons à préparer, le pain à aller quérir, etc...

Marthe s'active aux fourneaux, s'inquiète des parts suffisantes, pendant que sa soeur Marie "boit" littéralement les paroles de Jésus, à ses pieds, et Marthe proteste auprès de Lui de la nonchalance de cette faignasse de soeur. "Seigneur, cela ne te fait rien? Ma soeur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider."

Réponse: "Marthe, Marthe,  tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée."

Mystère. Profond mystère. Il ne s'agit pas, par interprétation, que d'une lutte théologique entre engagement social des chrétiens et contemplation, il y a quelque chose de plus fort et d'incompréhensible pour nous. Comme pour ce bandit, le larron, qui le soir-même de la crucifixion sera au Paradis avec Jésus.

Avant tous les autres, les bosseurs qui se décarcassent, les honnêtes, etc... Oui, incompréhensible pour nos mentalités méritocratiques et à titre onéreux.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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20 juillet 2013 6 20 /07 /juillet /2013 04:26

Pour la suppression de l'Ecole de Gendarmerie de CHATELLERAULT je savais depuis plusieurs mois avant les élections par un échange avec un Général au niveau de la Direction de la Gendarmerie Nationale que "la décision, technique, était ferme et que le pouvoir politique n'avait aucune prise dessus" (textuellement) ...Personne ne voulait m'entendre.

 

Parmi les promesses des politiciens non tenues, il y avait aussi cette autre de Jean-Pierre ABELIN, pendant la campagne des municipales, fort de sa poignée de main au Ministre du Travail Xavier BERTRAND, de sauver le Conseil des Prud'hommes de CHATELLERAULT; on sait ce qu'il advint, après son élection.

 

Et à la fermeture de cette juridiction s'ajoute une autre promesse non tenue, cette fois par l'Etat, celle de doter le Conseil des Prud'hommes de POITIERS de l'intégralité des conseillers que réunissaient antérieurement POITIERS et CHATELLERAULT...D'où des charges de travail très lourdes pour tous et des frais de déplacement pour les anciens conseillers châtelleraudais, sans compter les renvois pour nos justiciables du nord Vienne qui découvrent une fois à POITIERS que leur adversaire avait un avocat, qui demande un report, etc...

 

Ajout du 19 juillet 2013:

- c'est la gué-guerre de communication Etat-Ville au sujet de la friche de l'Ecole de Gendarmerie; par pitié, ne faites rien désormais, attendez le scrutin de mai prochain avant de nous défigurer le site ou d'y mettre n'importe quoi sous prétexte d'élection (la jurisprudence ancien hôpital, ça suffit!).

- beaucoup de salariés ou ex-salariés du nord-Vienne et notamment de Châtellerault renoncent à exercer leurs droits compte tenu de l'éloignement du CPH, du coût du déplacement, de l'incertitude que l'affaire sere retenue ou pas tel jour, etc... Bref, lamentable.

On dit merci qui?

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Published by Gilles MICHAUD - dans Politique locale 2010
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 04:53

La Vienne n'est pas la Loire, certes, mais on pourrait s'inspirer chez nous, à Châtellerault, des lectures au bord du fleuve, en fin de journée, qui ont eu lieu à Tours ces jours-ci grâce à l'association Boutavant (boutavant@voila.fr) .

J'ai déjà rédigé pour ce blog un article sur la Loire, en février, autour de Maurice Genevoix. La lectrice tourangelle avait choisi Balzac, Stendhal, Madame de Sévigné (qui descendit la Loire dans son carrosse sur bateau!), La Fontaine, et bien sûr le régional actuel de l'étape, Jean-Marie Laclavetine (découvrez-le si vous ne le connaissez pas, cela fait du bien!).

Vous imaginez l'île Cognet, en soir d'été, avec des textes lus sur l'eau, les îles...ah!....

Tourner des pages sans y aller avec le dos de l'écuyère, le bonheur.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 05:15

Entre la mi-juillet et début août, beaucoup de lieux de travail, dont les tribunaux, sont l'objet de départs professionnels liés aux mutations; parfois le hasard des congés fait qu'on ne pourra pas saluer le ou la collègue en partance.

C'est un moment qui me touche beaucoup. Avoir partagé des dossiers parfois difficiles, avoir débattu y compris avec désaccord sur telle ou telle situation, avoir souri ou ri parfois malgré le drame étudié, avoir déjeuné ensemble, conversé, échangé tel ou tel livre, refait le monde autour d'un café, récapitulé de vieux souvenirs professionnels, tout cela crée des liens.

On s'était promis de garder le contact. Et puis le rythme du travail prend le dessus, l'éloignement fait le reste, et ces gens qui ont partagé une partie de notre vie, qui nous ont modifiés, on ne les verra plus, on les oubliera, sauf flash ponctuel lors d'un "pot" de départ de tel ou tel qui fera écho à l'évocation d'un prédécesseur. Eux-mêmes nous oublieront et nos noms couleront dans le fleuve Léthé. C'est ainsi, c'est la loi humaine. Parfois, dans un dossier, un nom ancien ressurgira, une signature appréciée refleurira, une petite lumière jaillira. Souvenir.

Un ancien procureur général poitevin d'il y a vingt ans avait commencé son discours de départ -sans note- dans la salle des pas perdus par un bruyant "Vous m'oublierez!", il avait longuement listé les causes certaines de l'oubli à venir, puis avec émotion il avait néanmoins terminé son laïus par un vibrant "Ne m'oubliez pas!".

Je n'ai pas oublié.

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Published by Gilles MICHAUD
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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 02:07

En cette belle soirée d'été, Châtellerault s'était massé en bords de Vienne et sur le Pont neuf  pour admirer le feu d'artifice du 14 juillet, en se demandant si c'était bien le dernier de l'ère Abelin, le bouquet final en quelque sorte.

Les gens ont toujours ce goût du rêve sonore et lumineux, et la Vienne est un formidable miroir de la fête.

C'est un peu masochiste aussi puisque ce sont nos impôts qui partent en fusées.

Il reste que ce feu était superbe, très travaillé, varié, contorsionné, musical et que le Pont Henri IV se prêtait à merveille au génie des artificiers.

Bref une poudre de perlimpinpin qui, pour 20 minutes, emportait dans les explosions fracassantes soucis, tracas, douleurs et illusions.

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