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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

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(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 13:58

Ils vont deux par deux au fil de l'eau et forment désormais une troupe rassemblée importante de huit ou dix; les cygnes s'apprêtent à quitter la Vienne et Châtellerault pour des pays plus chauds. Nous nous étions habitués à cette présence élégante d'un seul couple sur notre petite Loire, avant que leurs congénères les rejoignent d'on ne sait où.

Ils ont senti avant nous la rupture climatique de cette mi-octobre, guidés par un instinct qui nous est étranger.

C'est désormais vers le ciel qu'il faudra guider nos regards pour vérifier que les oies sauvages ont décidé de même.

Je me souviens jadis, quand nous étions à la Centrale de St Maur, près de Châteauroux, que les détenus guettaient ce vol de nuit, annuel et bruyant, les oies se repérant à la lumière gigantesque et groupée des 13 hectares pénitentiaires surveillés intra muros; un des détenus qui était même, auparavant, à l'extérieur, un spécialiste très connu des vols migratoires, y prêtait une attention particulière.

Quand les oies seront passées, l'hiver sera là.

Je ne les ai cependant pas attendues par allumer un feu de cheminée qui crépite doucement et embaume la maison de cette odeur rassurante si particulière; après tous ces micro-événements politiques et médiatiques des derniers jours, le feu nous ramène à l'essentiel des interrogations humaines, humblement, profondément.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 12:13

Hospitalisé il y a quelque temps pour une intervention orthopédique qui me permettra de battre le pavé électoral avec constance, je reconnais que j'ai été très bien traité.

Avec quelques moments cocasses, comme quand on me demandait de situer ma douleur sur une échelle de 1 à 10.

Je répondais avec un souci de précision quasi diabolique: 9,76 ou 8,43 ou 4,29, etc...

Ces réponses déconcertaient le personnel infirmier qui tenait absolument à avoir une case carrée à remplir. Au début, on me réprimandait presque, avec gentillesse évidemment, puis, progressivement, on s'habituait et on allait chercher  une réponse comme j'aurais pu en donner une, à la décimale près.

Ah, la politique est ainsi: on veut vous mettre dans une case et, comme en 2008, il est difficile de dire qu'on s'en affranchit!

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9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:04

(...)

Le maire-candidat de l'époque, qui disait pis que pendre sur moi et colportait divers ragots honteux, me créditait d'à peine 5%. La liste Lutte Ouvrière qu'il attendait tant (...) pour me prendre des voix à gauche ne fera même pas ce score...

JPA, début février, présentait sa liste dans une ambiance funèbre. Cela changeait singulièrement la donne de la troisième voie (ou voix!).

Mais mon équipe "Châtellerault Uni en Marche" (pour reprendre le slogan de Mitterrand en 1988), avec ses petits moyens (le coût du bitume quai Napoléon) et médiatiquement mal traitée (ah! la fameuse erreur d'un jour dans la presse pour annoncer la présentation de l'équipe!) dépassera 20%. Le double de Philippe Rabit, ses gros moyens et Danièle Gilbert!

Avec plus de 20%, non encartés, nous représentons la première force autonome en fait, si on voit que la liste du maire-candidat, éclatée en ancienne gauche plurielle, Verts, PS, Communistes, arrive difficilement à 33-34%.

Jusqu'à la fin, nous avons attendu un signe de Michel Guérin, qui rencontrait fortuitement tel ou tel de notre équipe; nous savions qu'à un moment il avait eu statutairement le pouvoir de conduire la liste dite de la gauche officielle; mais j'ai été membre du PS local il y a 20 ans, et je sais comment, sur "intervention supérieure", on peut y mettre à néant ou différer sine die une délibération régulière; j'ai connu cela en 1994 quand, en dépit d'une désignation à l'unanimité de la section pour le canton nord, il nous fallut quelques jours plus tard, sur "intervention supérieure", accepter que ce fût Evelyne Jacque qui allait affronter JPA à ma place, en laissant à Châtellerault le souvenir politique impérissable que l'on sait, c'est-à-dire: rien. Or, vingt ans plus tard, Gilles Michaud est toujours là, et actif!

Nous avons alors manqué, en 2007-2008, Michel Guérin et moi, le train de l'histoire (avec un petit h, restons modestes).

Le maire-candidat, en mauvaise posture, qui n' avait fait que me traiter de type de droite et autres invectives, à la tête d'une liste "de bric et de broc", demanda par media interposé mon désistement en sa faveur. Il rêvait!

Jusqu'au bout, nous avons cru sincèrement à la victoire, même "d'un boyau", sur la ligne après décomptes et décomptes.

Les Châtelleraudais m'ont maintenu à plus de 17%, ce qui veut dire qu'il y a là un socle avec lequel il faut compter, d'autant plus que certains (et ils me l'ont dit), qui auraient préféré voter pour moi sur le fond, ont voulu pour les uns "sauver le soldat JT" et pour les autres l'"enfoncer" sûrement en votant utile JPA, mais sans conviction.

Resté au conseil municipal pour les 3 000 personnes qui s'étaient portées sur mon nom alors que d'autres en démissionnaient aisément (...), présent comme je le pouvais pendant 6 ans, y compris à l'Agglo souvent seul (j'ai été le SEUL, récemment, par exemple, à m'abstenir sur le dossier Kéolis, la presse l'avait évoqué; maintenant tout le monde politique s'active avec une pétition...).

Je représente donc avec mes proches un certain poids politique et moral dans cette ville, que je n'entends pas brader.

Depuis, non seulement j'ai conservé ce socle, mais encore j'ai rejoint le Parti Radical de Gauche, qui fait partie de la majorité parlementaire, contrairement au Front de Gauche.

Il y a donc pour nous une double légitimité forte à participer à cette campagne à gauche auprès de Michel Guérin dont je souhaite faire partie du comité de campagne.

Chacun sait qu'il faut passer par nous pour gagner, la petite histoire l'a prouvé. Nos demandes ne sont donc pas excessives, loin de là, et se situent dans le souci d' un travail commun et loyal: 2 adjoints dont un VP Agglo, 6 conseillers délégués rattachés thématiquement aux deux adjoints.

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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 06:09

Pour la septième année consécutive, les Châtelleraudais réunis présidés par Jacky Luc Frimval organisaient leur dîner dansant de rentrée.

C'est autre chose qu'une réunion politico-festive où on apporte des cakes au yaourt et du coca! Il y a du travail préparatoire et, malheureusement, une certaine barrière de l'argent en ces temps difficiles pour beaucoup.

Ce fut comme chaque année une réussite, avec un  public fourni composé de fidèles et de nouveaux, mais qui, tous, venaient pour l'amitié, la reconnaisance et le plaisir d'être ensemble.

Des excusés chagrinés bien sûr, je pense notamment à Jean-Pierre Souil et à ses amis poitevins qui sont tributaires de lui, à Roland Gaillon en Californie à ce moment de l'année.

Pour la première fois, une forme de passerelle politique hautement symbolique: la présence de Cyril Cibert qui, pourtant plus adepte des nouvelles musiques de sa génération que des variétés de Jacky Roger, n'hésita pas à glisser sur la piste pour du cha cha cha ou des slows à l'ancienne. Incroyable, non?

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 12:27

L'article de la NR de ce jour "les exigences de Gilles Michaud" risque de faire grincer des dents.

Un peu d'histoire locale est donc nécessaire pour comprendre ce à quoi j'aspire aujourd'hui.

En 2006, une bonne partie de la population châtelleraudaise intéressée à gauche par la politique souffrait de la manière centralisée et brutale dont les affaires étaient menées, tandis qu'une autre partie, non négligeable, chez les modérés, constatait navrée que Jean-Pierre Abelin se désintéressait du sort de la ville, lui préférant le conseil général et l'Assemblée nationale moins exposés, et que Philippe Rabit ne gagnerait jamais la confiance d'un large électorat.

Il y a avait donc de la place pour cette fameuse troisième voie de rassemblement d'hommes et de femmes non encartés.

Composant mon équipe, j'ai obtenu dès le début l'accord de deux personnes que connaissait Jean-Pierre Abelin, sans être des intimes pour autant; personnellement, j'ai toujours trouvé outrecuidant d'aller "piquer" quelqu'un dans un autre groupe, cela dépasse mon honnêteté, et j'ai estimé normal et courtois de rencontrer Jean-Pierre Abelin; ce furent nos premiers échanges, fin 2006 je crois, en présence d'un proche qui depuis est allé rejoindre les rangs du Parti socialiste et qui pourra donc en témoigner plus aisément. JPA ne s'offusquait pas car, non, non, non, il ne serait pas candidat, d'ailleurs j'avais quasiment sa bénédiction et celle de ses proches, ce qui comptait encore plus. Cette troisième voie devenait un boulevard!

Mais j'étais un apprenti en politique et la fréquentation judiciaire de l'univers de quelques marseillais et autres ne m'avait pas suffisamment formé.

Il y eut une seconde rencontre (je n'ai pas dit une deuxième...) plus tardive, moins d'un an plus tard, devant le même témoin, où JPA essaya de sonder si une alliance entre nous était possible, un partage ville-agglo, etc...

J'ai répondu que, bien que conduisant une équipe de tendances diverses, j'étais un homme de gauche et que mon entourage ne comprendrait pas (l'électeur non plus), que ma liste était composée et que je ne me voyais pas en faire "dégager" la moitié des membres, qu'une dissociation ville-agglo dans le contexte de restructuration nécessaire ne me paraissait guère possible.

Une délégation secrète de négociateurs abelinistes ne changea pas ma position (en présence d'un autre témoin qui, lui aussi, a rejoint le PS local..., décidemment!).

Le 3 novembre 2007, JPA annonçait à FR3 qu'il ne se présentait pas aux élections municipales. La troisième voie exultait (...).

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7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 08:11

Cyril m'était conté, que j'aurais pu écrire "Cyril m'était compté" tant l'homme était photographiquement prisé ce week-end.

Le blog Dominique Lévêque le montre en effet aux côtés du maire délégué de Targé lors de l'inauguration de la fête à l'ail et aux côtés de votre serviteur au début du bal des Châtelleraudais réunis à l'Univers.

L'homme a appris à polir son aspect angulaire et provocateur de débatteur tonique (mais je pense que ça reviendra un peu, prochainement!) au profit d' un discours consensuel de rassemblement pour l'oeuvre utile et commune. Nul doute qu'il faudra passer par lui pour certains arbitrages à venir.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 13:01

Sans doute vexé par quelque missive émanant ou du maire délégué de Targé Dominique Léveque ou du conseiller régional Cyril Cibert, Jean-Pierre Abelin n'a pas daigné inaugurer la dernière fête à l'ail de sa mandature. La butte a fait le trottoir pendant au moins un quart d'heure avant que l'information de parvienne jusqu'au micro: il ne viendrait pas.

Dommage pour la course à l'échalote!

Du coup l'inauguration  a perdu un peu de son attrait malgré le soleil radieux et les groupuscules politiques de droite, du centre et de gauche se délitaient doucement au fur et à mesure des paluches serrées et des embrassades dans les rues envahies.

Même les discours furent un peu ternes et nous n'eumes même pas droit à la citation idoine de Dominique Lévêque, pourtant attendue par tous.

Bref, nous avons été des aulx ... orientés.

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6 octobre 2013 7 06 /10 /octobre /2013 09:24

Pendant la période ouvrant la succession de Benoit XVI, François Hollande, avec l'humour pinçant et subtilement décalé qu'on lui connaît, avait déclaré que "la France ne présenterait pas de candidat."

Pas besoin en effet, puisque, en vertu des dispositions du Concordat de 1801, le Président de la République française détient pour l'Alsace Lorraine des pouvoirs pontificaux: c'est ainsi que par décret du 25 septembre dernier publié au JO deux jours plus tard, François Hollande, en accord avec le Saint Siège, a désigné Monseigneur Jean-Christophe Lagleize en qualité de nouvel évêque de Metz.

Paris vaut bien une ... Metz.

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 04:59

Hier la Saint François, prénom choisi par le nouveau pape qui veut inscrire l'Eglise dans les pas du Poverello.

La Croix consacre son numéro du week-end au nouveau successeur de Pierre et d'emblée nous offre quelques figures actives de la paroisse Saint Jean l'Evangéliste de Châteauneuf, dont Gaëtane Morin et Geneviève Gault qui ont droit, outre leurs propos rapportés, à une photographie individuelle. Le must.

Leur discrétion et leur humilité légendaires en souffriront, mais c'est justice pour l'oeuvre entreprise dans cette paroisse qui vit et vibre depuis longtemps dans l'esprit de François le nouveau pape plus que dans celui du précédent, davantage théoricien.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 06:40

En gardant toute proportion bien sûr par rapport à l'article précédent sur les fusillés pour l'exemple.

Notre société, nos organismes, nos institutions, nos collectivités, nos entreprises, nos associations, bref partout où il y a du pouvoir, tous ces lieux ont sur les bras des cadavres de fusillés pour l'exemple. Certes il n'y a pas de douilles à ramasser.

Qui sont-ils? Tel (ou telle évidemment) qui se sera heurté au pouvoir, qui n'aura pas accepté un ordre illégal ou illégitime, qui aura averti en vain de ce qui ne doit pas se faire, qui aura refusé de "descendre" tel autre de ses collègues, qui avait trop d'idées (plus que le chef ou la cheffe en tout cas), qui devenait gênant, qui en savait trop, qui était trop (?) compétent, qui n'avait pas l'âme courtisane, etc...

Parfois, comme au Chili ou en Argentine, il n'y a même plus de corps, mais des disparus, du jour au lendemain. Partis.

Parfois aussi, à la place de la fusillade pour l'exemple, c'est la chasse à courre qui s'installe; notre pays a l'esprit plus "meutier" qu'émeutier; quelquefois, à ce jeu-là du bouc émissaire sacrifié, c'est le chef (ou la cheffe) qui devient le cerf et s'en va, poursuivi(e), mourir noyé(e) dans le grand étang; c'est plus simple.

Ces gens, sauf exception rarissime, vont mourir une seconde fois par l'ignorance et par l'oubli, personne ne se souviendra d'eux, ni les anciens, ni a fortiori les nouveaux qui ne les ont jamais connus. Pour eux, jamais de réhabilitation.

Allez, santé!

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