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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

4 décembre 2013 3 04 /12 /décembre /2013 03:19

Ce soir la chaîne Histoire propose la rediffusion des entretiens menés avec Gustave Thibon entre 1975 et 1989 notamment par Marcel Julliard et Jacques Chancel, sous le titre "Il était une foi".

Autodidacte, original chrétien se disant anarchiste conservateur, sulfureux peut-être à une mauvaise époque de l'histoire de France, paysan, fils de paysan, Gustave Thibon a écrit surtout des aphorismes d'une puissance littéraire et religieuse considérable. Je me délecte depuis longtemps de "l'échelle de Jacob".

L'un d'eux, pour la route d'aujourd'hui: "Tout ce qui n'est pas l'éternité retrouvée est du temps perdu."

Qu'on se le dise!

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3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 05:33

"Objets inanimés, avez-vous donc une âme?" disait le poète.

Bien sûr!

Redécouvrant mon bureau tourangeau longtemps déserté, les objets inanimés, familiers, s'imposent à moi, dans un inventaire à la Prévert où tous se bousculent et me houspillent d'une si longue désaffection:

- une photographie d'exposition néerlandaise organisée par Jean-Luc Dorchies à la chapelle Saint Jean de Thouars,

- une photographie par Yves-Pierre Veracruz de l'ancien théâtre,

- une photographie 1900 de la côte d'Antoigné avec les fagots devant les portes et un homme en canotier,

- l'affiche du championnat du monde de boxe de Mahyar Monshipour contre Salim Medjkoune le 3 juillet 2003 au Futuroscope -j'y étais!-,

- la moissonneuse-batteuse (en jouet!) New Hollland offerte par un journaliste judiciaire poitevin après l'affaire "agriculture de l'an 2000"...

- une statue d'un Dalton,

- des photographies des maisons centrales de Saint Martin de Ré et de Saint Maur  (l'alignement de bûches pour Noël...),

- le professeur Jean Pradel stoïque au milieu des ruines de l'Institut de Sciences Criminelles à Poitiers,

- une petite porteuse d'eau,

- un ensemble de plumes sergent major et autres offertes à Bressuire,

- ensemble l'Evangile de Marc (6, 7-13) et un texte d'Alain sur le devoir d'obéissance en exergue d'un ouvrage du sous-préfet Marcel Wiltzer,

- Saint Yves entre le riche et le pauvre (église de la Roche Saint Maurice en Bretagne),

- une Vierge ailée protégeant un petit garçon et une petite fille,

- le vitrail de Saint Louis sous son chêne à Notre Dame la Grande à Poitiers,

- les chemins de Saint Jacques,

- la carte de la Chartreuse,

- le petit fils à quelques jours,

- mon rugbyman de fils en vice-champion de France de 2003,

- James Maurel décoré de la médaille de la PJJ,

- Tintin en imper, une réplique de canoë,  du sable du Sahara, un âne vert, un soufflet d'accordéon, un masque nègre,  une vertèbre de vache,  une pierre, une réplique d'église romane, un coq miniature, une publicité pour la boule de fort à Lerné, l'église de Saint Sauveur avec le vitrail de la crèche, etc...

Il me faut tout ces gris-gris pour travailler; et je ne vous parle pas des livres aimés, dans la bibliothèque derrière moi (je préfère être isolé en Verlaine qu'en laine de verre...).

Objets inanimés, oh que non!!!

 

 

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2 décembre 2013 1 02 /12 /décembre /2013 04:41

Comme je l'avais presque annoncé récemment dans l'article "L'art au salon", un groupe châtelleraudais encore informel vient de réunir samedi soir dans le salon d'une maison de charme une trentaine d'auditeurs autour d'une conteuse venue de fort loin qui leur parla d'une légende rom "mixée" à un conte d'Andersen.

Dehors il faisait assez froid, humide, et le souffle chaud  d'Angélique nous emmena avec "les souliers rouges de Chalaï" dans un univers féminin fabuleux, mais assez triste. Beaucoup de contes sont tristes.

Délectation pourtant sur les sons, jubilation sur le chant et le rire amer, paix intérieure et collective. Le bonheur des mots, en somme.

Tout le public, plus restreint par définition que dans une salle municipale ou en plein air, invité à venir de bouche à oreille (forcément!), n'est pas forcément "accro" aux contes au départ et peut même pour partie découvrir leur oralité à cette occasion. Ce peut être pour certains une initiation.

La formule est belle: la proximité du public rend la diction et l'attention particulières, les spectateurs (?) sont proches les uns des autres, découvrent pour la plupart un intérieur agréable, chaleureux,  et l'accueil original d'une maîtresse de maison.

Et puis l'artiste ne peut évidemment clore son spectacle sur les seuls applaudissements: nous passons ensemble derrière le "rideau de scène", nous cherchons à démonter le mécanisme psychanalytique de l'histoire, les revirements du récit, l'aise ou le malaise de l'artiste à certains moments.

Enfin, sous le plafond ouvragé et le lustre de verre, nous retrouvons des personnes chères et nous parlons autour d'un verre de choses légères.

Bis!

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1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 04:16

Aujourd'hui, premier dimanche de l'Avent. Cela dit de moins en moins de choses aux générations d'aujourd'hui. Pourtant se vit pendant cette période menant jusqu'à Noël -j'allais dire, avec maladresse anatomique et ecclésiale- l'un de deux coeurs de la foi, l'autre étant ensemble Pâques et l'Ascension.

Noël, l'incarnation, Dieu fait homme, "descendu du Ciel" dans une mangeoire en bois, par le miracle de l'acquiescement d'une femme, le Fiat de Marie, la plénitude d'une étable livrée d'abord aux pauvres, les bergers, puis aux riches, les mages et les rois.

Pâques, le bois encore, celui de la croix, puis le vide absolu d'un tombeau déserté, le "ne me touche pas" dit à Marie-Madeleine par le Ressuscité, et l'Ascension. "Il monta au Ciel".

Divin fil à plomb. La verticalité.

L'Avent, c'est donc cette route plane, dira-t-on, légèrement montante, l'horizontalité, qui mène à Noël en préparant les âmes et les coeurs à l'immense réconciliation entre Dieu et les hommes, et entre les hommes entre eux. La paix du monde aura le visage de cet enfant Jésus, et toutes les paix des maisons se déclineront dans les visages aimés depuis celui de cet enfant.

A dire vrai, et c'est scandale aujourd'hui de le dire en prévision des goinfreries et des gabegies festives, l'Avent est un Carême, une période de dépouillement, de recueillement, de discernement affuté en soi, de privation aussi qui donnera à l'Espérance un goût propre à chacun. Attendre, en ce monde de l'immédiat, n'est plus supportable, sauf par quelques âmes encore.

A comparer, Saint Nicolas, le 6 décembre, vient comme un Mardi-Gras: c'est fête, cadeaux, vin chaud et pains d'épices, avec ce Père Fouettard comptable des bons et des mauvais comportements.

Le 8 décembre, l'Immaculée conception, devenue à Lyon une gigantesque fête à la lumière.

Au milieu, le 13 décembre, la Sainte Lucie, la lumière toujours, comme celle de l'étoile des bergers et des mages, jusqu'à Bethléem -en hébreu: la maison du pain-. Puis, à Emmaüs, "ils le reconnurent à la fraction du pain".

Une vie. Le bois, le pain, toute une civilisation et une foi  en deux mots simples.

Le bois, le pain.

Bon Avent à chacune et à chacun, bonne  aventure.

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 19:03

Oh, en dehors des gens qui n'ont rien, cette journée mondiale (!) a peu mobilisé.

Changer nos habitudes générales de consommation n'est pas simple.

A titre d'indication comportementale, on note que le bio ne représente que 4% des transactions et le commerce équitable seulement 0,5%...

A Châtellerault,  ville en souffrance économique et sociale, on pourrait imaginer une "école de la consommation", pour apprendre à consommer autrement, cuisiner intelligemment, favoriser les circuits courts, s'adapter aux heures creuses d'électricité, etc...

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30 novembre 2013 6 30 /11 /novembre /2013 04:04

En ce moment ont lieu à Marseille les Rencontres d'Averroès, du nom de ce penseur musulman dans l'Andalousie musulmane du Moyen Age. C'était l'époque où à Cordoue, chrétiens, juifs et musulmans rivalisaient de raison, de discernement, d'esprit et de foi, en convivialité intellectuelle, et Averroès était un peu le leader de cette transversalité -comme on dirait aujourd'hui-.

Ainsi à Marseille cohabitent ces quelques jours philosophes, musiciens, artistes pour rendre hommage à la puissance créatrice de la Méditerranée, tout cela dans une certaine indifférence politique et médiatique, il faut le dire.

Localement, il conviendrait, en prenant appui à la fois sur la laïcité et sur la culture, de s'inspirer de cet "esprit de Cordoue" pour que vivent ensemble dans la cité des populations aux convictions intimes et à la foi diverses.


www.rencontresaverroes.net

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 10:24

Réunis en leur lieu habituel, les radicaux de gauche de la Vienne ont tenu hier soir leur assemblée générale annuelle.

Formalisme de toute association, points local, départemental et national, élection du bureau, par applaudissements, cela va sans dire.

Sont réélus:

- président, Gilles Michaud,

- vice-président en charge de la communication, Christian Lajon,

- vice-président en charge des ateliers, Jacky-Luc Frimval,

- trésorier, Jacques Bellanger, assisté de Catherine Hébras,

- secrétaire, Marie-Hélène Daydet, assistée de Bruno Hébras,

- représentante de Femmes radicales, Dominique Perrotin.

Comme toujours chez les radicaux, fidèles à une certaine manière de vivre dans le sud-ouest, la soirée s'est terminée de manière gastronomique; n'oublions pas que la souveraineté commence dans notre assiette.

Certes le vin chaud de clôture, doublement apprécié, nous a fait voyager hors métropole puisque votre serviteur, à qui sa confection échoit quasi statutairement, le confectionne en y ajoutant de la cannelle, un clou de girofle, du chocolat à cuire et une orange entière en lamelles.

Rejoignez les radicaux!

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28 novembre 2013 4 28 /11 /novembre /2013 07:20

La froidure alliée à la disponibilité domestique (en voie d'achèvement!) m'a mis en bouche le goût des plats d'hiver. Oh, très simples!

Pieds de cochon, harengs à l'huile.

Ces derniers sont une de mes madeleines de Proust, pourtant Dieu sait si dans mon enfance les harengs me levaient le coeur... Je les cuisine avec beaucoup d'oignons coupés finement, du laurier, un mélange important de baies diverses. Pas de rondelles de carottes comme chez les traiteurs.

Souvent, quand je suis seul, je déjeune en lisant (sinon, c'est un vilain défaut), et là je dévore un bijou acheté pour rien à Emmaüs la veille: le Dictionnaire amoureux de la Bible, de Didier Decoin.

Je tombe -toujours par hasard-  sur l'article Chagall, "une débauche de bleus, où flottaient en apesanteur des ânes et des fiancés"; je réapprends que Chagall père était commis dans un dépôt de harengs...

Ah, les harengs: omniprésents.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 12:11

Un scoop!

FR3 vient d'annoncer que la gauche se présenterait unie à Châtellerault aux municipales, face à Jean-Michel Abelin (sic).

Trop fort.

Après Pierre, Geneviève, pous pensiez Véronique, Jean-Pierre... Non, ce sera Jean-Michel.

Sans doute face à Edouard Guérin, entouré de Philippe Baraudon, Ludovic Michaud et  Jean-Eudes Ganivelle.

Une donne bouleversée.

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 07:33

A l'heure où le pouvoir cherche quelqu'un à mettre au Panthéon (Ah! Une femme, ce serait bien! Un couple, encore mieux!), René Descartes a un avantage sur Denis Diderot, qui était le candidat de Jacques Attali, c'est que son corps existe, même s'il est coupé en deux: la partie inférieure, ou ce qu'il en reste, à Saint Germain des Prés, la tête au musée de l'Homme, exposée entre un crâne néendertalien et celui de Cartouche. Descartes, hommes aux sciences multiples, fin escrimeur, doit s'y  trouver en charmante compagnie, lui qui voulait  rassembler ce qui était épars.

Notre philosophe, qui a quasiment deux maisons natales, une à Châtellerault, une à La Haye devenue Descartes, est suggéré par Laurence Devillairs, agrée de philo, experte ès Descartes; quel honneur ce serait pour nous et pour le nouveau maire, nécessairement invité en haut de la rue Soufflot!!!  (1)

 

(1) Architecte du Panthéon, dont nous saluons le descendant, ami retiré en Chartreuse!!!

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