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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 15:41

On annonce à Châtellerault une intention de vote Front national de l'ordre de 20%. C'est énorme. 20%, c'est ce que j'ai fait au premier tour, un peu plus même, en 2008, et, sur l'ensemble des deux tours, cela voulait dire à l'époque, peu ou prou, 3 000 électeurs différents.

En 2011 au canton sud, Eric Audebert sprintait en tête à Maurice Carême, tandis que j'y figurai dernier des six candidats; je peux vous dire que vous "prenez une claque" et que vous vous demandez alors quel sens a votre vie et si vous ne feriez pas mieux d'aller à la pêche plutôt que de consacrer votre ardeur au sort des autres, y compris sur Maurice Carême où j'ai serré contre moi, un jour, une mère en pleurs.

Il y a peu de "théoriciens" au FN, et quand il y en a, bonjour les "raccourcis" historiques et les amalgames génétiques; le FN ne prétend pas davantage "gérer des villes", il n'en n'a pas les moyens mais il veut "faire des voix", semer le trouble, siéger dans les conseils par des triangulaires.

A Châtellerault on peut trinquer avec Eric Audebert, l'indéboulonnable patron local du FN, le bonhomme est "fréquentable", intégré dans le commerce châtelleraudais depuis longtemps, sa "banalisation" dans le paysage politique illustre à la fois son charme et son danger.

Car l'électeur Front national est une personne désespérée, qui souvent a bossé toute sa vie et qui a peur de perdre ses acquis, acquis sociaux, culturels, cultuels s'il en reste; il s'arc-boute sur ses "valeurs" par le rejet anticipé de la différence, de l'altérité et par le repli sur son espace et sa monnaie; il oublie bien sûr qu'à une, deux  ou trois générations, son arbre généalogique a de la sève étrangère, directement ou par alliance; il oublie que le métissage est la garantie d'un "sang social" riche et vivant et que, comme nos amis les bipèdes, nous risquons de mourir de consanguinité si nous nous calfeutrons entre nous dans nos espaces clos. Tous, nous avons été, à un moment donné, des étrangers, des migrants et nos ancêtres ont revendiqué ou mandié partout la qualité de l'accueil biblique fraternel comme une injonction.

Evidemment, que peuvent la raison, la patience, l'argumentation culturelle face à l'angoisse, à la peur, à la dramatisation, au choc d'un vol vécu ou raconté comme un viol de l'intimité commis par un ressortissant d'un pays de l'Est qui sera jugé, en son absence, dans plusieurs mois? Je sais que c'est difficile d'argumenter et de remonter le cours du flot indigné, et qu'on n'est plus entendu dès qu'on prend le probème à la base: le scandale humain des migrations est-ouest et sud-nord; mais je ne renoncerai pas, et tous ceux du Team Guérin avec moi, car ce qui restera, ce sera l'écoute. On ne sait pas quand, mais l'écoute portera du fruit, un jour. C'est la grandeur de la politique.

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28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 00:45

Le vendredi 7 février à 20 h 30 à Loudun, Sandrine Bourreau et Anne Marcel présentent à l'espace culturel René Monory un spectacle intitulé: "Claudette et les femmes aujourd'hui".

Quatre "modèles" ont été choisis (sont-ils les seuls?!): femme guerrière, femme au foyer, femme poupée et femme parfaite, ce qui par définition élimine de la perfection les trois modèles précédents à moins qu'ils ne fussent unis dans une miraculeuse trinité.

Le spectacle va à coup sûr être "saignant" puisqu'il est organisé par les .... donneurs de sang.

A Loudun, ville du curé séducteur Urbain Grandier et de Marie Besnard (dont on dit que ...), chercher la femme est un jeu d'enfant.

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27 janvier 2014 1 27 /01 /janvier /2014 06:36

Le chanteur François Deguelt est décédé la semaine dernière à l'âge de 81 ans.

Je voulais intituler cet article "le ciel, le soleil et la mort", paraphrasant ainsi Georges Brassens s'inspirant lui-même de Paul Valéry dans le Cimetière marin: "et c'est la mer, la mer toujours recommencée" devenant pour Brassens "et c'est la mort, la mort toujours recommencée".

Et puis non, j'ai conservé le titre originel de la chanson de François Deguelt, chanson éternellle, parce que, jouée hier encore aux Salons du Marais, elle nous a rappelé avec émotion que dans les années 60 des milliers de couples ont dansé et se sont aimés sur cette chanson, qu'il y eut par elle multitude de mariages et de familles fondées. Qu'aujourd'hui encore elle fait rêver et garde les coeurs jeunes. Miracle de la chanson...

Merci à François Deguelt, interprète également de l'excellent "petit bal de la marine", très belle valse chantée.

Lui aussi, il a rejoint ses potes dans le grand dancing du ciel...

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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 09:21

Le Grand Pressigny, c'est à la fois près et loin de Châtellerault: près parce qu'en une demi-heure on y est en traversant certes de grands plateaux forestiers sauvages et inquiétants la nuit, loin parce que c'est la Touraine du sud, un terroir à part, excentré, où les gens du cru aiment à se retrouver de manière très familiale.

Ainsi chaque année à cette époque, les anciens combattants FNACA du Grand Pressigny organisent un dîner dansant dont le menu gastronomique est articulé autour de la poule au pot: soupe au bouillon (gras...) avec vermicelles et le volatile bouilli avec son assortiment de légumes, pommes de terre, carottes, poireaux, navets. Le cabernet est servi à table dans des porte-bouteilles en zinc.

La musique de Jacky Roger, une salle des fêtes surannée et malaisée des années 60, et vous êtes transportés en terre d'éternelle amitié.

A ma table, il y avait un couple d'anglais auxquels j'ai expliqué qu'un roi de France, jadis, il y a plus de 400 ans, avait décrété que le dimanche en son royaume la poule au pot devait régner, si je puis dire, sur les tables de ses sujets.

Je me suis mis à rêver d'une grande fête châtelleraudaise, puisque le Vert galant venait chez nous, où nos verres s'entrechoqueraient sous les frondaisons du canal de la Manu, ou par là, en célébrant l'amitié locale et entre les peuples par l'alignement à perte de vue de plats fumants de poules au pot.

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 03:57

L'expression "gérer en bon père de famille", déjà retirée de diverses dispositions législatives depuis 1982 et 2007 notamment, va complètement disparaître de nos codes (urbanisme, rural, civil, éducation, ...) à la suite d'un amendement  adopté lors du récent débat sur la parité à l'Assemblée.

Que cela renvoyait à une expression passéiste (et dépassée) uniquement paternelle de la direction familiale, je ne le consteste pas. Mais la référence n'était pas que patri/ moniale (quelle étrange association euphonique, n'est-ce pas?!!!).

On me dit que, pour faire écho à la jurisprudence qui avait été sommée de préciser le concept de la "gestion en bon père de famille", les textes reprendront les élements satisfaisants suivants:" gestion raisonnable, prudente, consciencieuse et avisée".

La traduction, hélas, comme s 'il s'agissait d'une langue étrangère à mettre en français, me semble omettre deux dimensions: une dimension horizontale, celle de la bonté -oui, la bonté, éminente vertu oubliée- et une dimension verticale, celle de la préoccupation de la génération à venir, de l'anticipation sécuritaire et providentielle (voir devant, étymologiquement).

Je crains à l'avenir pour la survivance des locutions latines.

L'expression "bon père de famille" était en effet d'abord latine ("bonus pater familias"), et les juristes savent que des locutions latines, non seulement perdraient de leur saveur en étant traduites mais encore qu'elles font irruption de manière réflexe dans notre raisonnement juridique uniquement sur le seul premier mot utilisé de la dite locution :'"infans conceptus...", "nemo auditur ... ", "pater est ...", etc...

Voilà mon humeur: les mots ne sont pas que des mots, il y des valeurs dessous, de la culture, et du sens. Et on ne les change pas comme le papier peint d'une chambre à coucher.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:52

Il y a des chiffres qui vous laissent k.o.

Ainsi ceux de l'état-civil pendant la mandature Abelin, qui sont aussi catastrophiques que les chiffres économiques et indiquent une ville en faillite au niveau de l'activité ... vitale.

C'est simple: 2008 : 1 258 naissances, 2013: 1 165 naissances, 

                    2008 : 608 décès, 2013: 640 décès.

                    2008 :  108 mariages, 2013: 87 mariages.

 Il n'y a que les PACS qui explosent (108 puis 185) mais on sait que les PACS peuvent avoir une autre cause que le fait de constater une forme d'union affective (avoir des points pour des mutations, obtenir des avantages fiscaux, protéger le co-locataire en cas de décès, par exemple).

Avant de relever tout cela, il y a du boulot: retrouver un bassin d'emploi, empêcher l'hémorragie de notre jeunesse qui part, donner le goût à des extérieurs de choisir notre ville, sécuriser, rendre notre ville- j'allais dire- digne d'une mariée, désirable.

C'est l'enjeu des 6 ans à venir.

 

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 06:47

On a refusé du monde au Nouveau Théâtre lundi soir, pour des raisons de sécurité!

Quelle ambiance!

Avant le démarrage, avaient été déposés sur tous les dossiers des carrés de toile aux couleurs des quatre partis de la gauche: le rose pour le PS, le vert pour les Ecologistes, le rouge pour les Communistes et le bleu pour les Radicaux; les tables sur la scène en étaient également recouvertes.

Les leaders des quatre partis prirent la parole en arborant une pochette correspondant à leur couleur politique.

A la fin les co-listiers brandirent ces carrés bariolés sur la musique de Zaz "On ira", en même temps que le public; d'aucuns prétendirent qu'il pouvait s'agir de mouchoirs -comme s'ils annonçaient une funeste défaite-. Oh que non!

Ces carrés brandis manifestaient une joie simple, populaire, "sébastienne" presque, sur la gestuelle du "On fait tourner les serviettes", une joie émouvante du soulagement de la réconciliation, de la grandeur de l'action à entreprendre, de la communion avec le public; "On ira" final faisait écho au "it's the road, Jack" du début pour l'entrée de Michel Guérin. Symbolique, non?

A travers cette multitude de carrés rouges, verts, roses, bleus, je voyais aussi le manteau d'Arlequin cher au philosophe Michel Serres, riche de nos différences, que nous allions devoir assembler, avec des coutures solides de conviction. Beau symbole, non?

 

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:08

Les Prud'hommes sont sur la sellette.

Le gouvernement a d'abord reculé la date des élections patronales et salariées, puis les a littéralement supprimées, en envisageant (quand?) d'une part une désignation des conseillers prud'homaux selon des critères de représentation un peu obscursis et d'autre part l'arrivée de l'échevinage avec un juge professionnel entre deux ou quatre représentants patrons/salariés.

Ce n'est pas bon.

Les Prud'hommes ont une bonne centaine d'années et bien avant 1946 les femmes y avaient donc le droit de vote, sacrée originalité!

Leur système paritaire a favorisé la voie de la conciliation; je le sais d'autant plus que, juge d'instance à Châtellerault, j'allais aux Prud'hommes en qualité de juge départiteur quand les conseillers (2+2) ne s'étaient pas mis d'accord; on n'avait pas forcément envie de voir un juge professionnel se mêler de tout cela...

Je garde le souvenir de délibérés mémorables quand les 2 + 2  opposés étaient formés non pas de 2 salariés contre 2 employeurs mais de chaque côté d'1 employeur ET d'1 salarié ... cocasse! Mais typiquement châtelleraudais!

Je peux dire aussi que des conseillers, salariés ou employeurs, étaient de fins juristes, très au fait de la dernière décision utile de la Chambre Sociale de la Cour d'Appel de Chambéry ou d'Agen!

Certes, plus cela allait, comme en toute matière élective, moins il y avait d'électeurs et la représentation des syndicats était un peu faussée; mais, par exemple, les employeurs avaient la possibilité de faire émerger des représentants hors Medef, ce qui n'était pas rien.

Revoir le système, sans doute, mais pas chambouler tout cela. On ne peut pas clamer "dialogue social! dialogue social!" et en même temps désavouer une institution paritaire du règlement des conflits au travail dont il faut rappeler que la présidence est alternative, patron-salarié et inversement.

De toute manière, sauf à charger "l'âne portant des reliques", je vois mal d'où on pourrait sortir des juges professionnels supplémentaires...

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 09:04

Au retour de la soirée de présentation au Nouveau théâtre, qui fut un succès, devant un public de connaisseurs de la vie châtelleraudaise, attentif, assez peu "à l'américaine", sérieux, goûtant les propos de Michel Guérin sur l'alternance démocratique, je me disais:

Enfin, nous n'avons plus besoin de "couper la tête au roi" (1)  pour "redonner le pouvoir au peuple", selon l'expression de Pierre Baraudon, la transition démocratique doit se faire comme la transition écologique, en douceur, mais avec volonté, pour sortir d'un fonctionnement local fortement "monarchie constitutionnelle" (ou vertical)  et tendre en effet vers un fonctionnement populaire (ou horizontal), sans d'une part que le mot fasse peur et sans d'autre part que la représentation élective s'imagine a priori contredite par les conseils de quartier. Au contraire!

C'est donc une révolution lente qui se met en place, mais une véritable révolution au sens astronomique du terme, quand on renverse les repères anciens et sclérosés de fonctionnement politique et qu'on les remplace par la confiance partagée dans les habitants, comme on quitterait l'hypermobilisation anesthésiante sur Blossac pour se déplacer vers la vivante Vienne, à la fois depuis la vieille ville et depuis Châteauneuf. L'île Cognet reconquise sera le symbole de cette révolution lente, et pacifique.

 

(1) D'autant plus que nous sommes aujourd'hui à la date anniversaire de l'exécution de Louis XVI (21 janvier 1793). N'allez pas demander un "dé-ca" dans un café royaliste!

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 08:47

C'était le slogan il y longtemps choisi par la ville de Châtellerault en matière de sécurité routière.

Nous l'adoptons dès à présent en deux domaines qui correspondent à mes délégations: la démocratie de proximité et la sécurité.

A vrai dire les deux sont liées; j'ai coutume de dire "la meilleure sécurité, c'est l'information", au sens de connaître sa population, l'aimer, la rencontrer, l'écouter, partager avec elle.

Vous aurez toujours des délinquants et des actes de délinquance quoi que vous mettiez en place; vous aurez toujours des ados en crise qui saccageront des abris de bus, des vols à la roulotte commis par des gens de passage, des violences conjugales parce que la vie n'est pas toujours facile chez certains, etc...

Mais, à notre niveau, on peut agir sur une partie des causes et en tout cas s'impliquer dans les mesures sanctionnatrices à prendre. Ma ville, c'est pas la jungle.

Et une ville qui comptera des conseils consultatifs de quartier, des vrais, en prenant appui sur des partenaires institutionnels, sera une ville où les gens se connaîtront, partageront, où il fera mieux vivre, où il y  aura le moins possible de "déperdition" relationnelle. Une ville où travailleront ensemble conseil des jeunes et conseil des aînés (car les jeunes peuvent être aussi des sages!) aura un état d'esprit différent, qui se diffusera aisément, sans "com".

Une ville dotée, au niveau de l'agglo, d'un conseil de développement actif et écouté, sera irriguée d'intelligences et de compétences. Ma ville, c'est pas la jungle.

Responsable de l'atelier en charge de ces thématiques dans le Team Guérin, vous pouvez me contacter sur l'adresse blog, je suis à votre disposition.

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