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Défendre notre territoire

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:55

Les Salons du Marais étaient pleins à craquer pour la Saint Sylvestre organisée par la dynamique Association "Venez danser rétro" avec l'orchestre Jacky Roger, l'un des derniers du genre. Entre deux plats -voire pendant l'un des plats!- les danseurs se sont démenés sur la piste. Le plus souvent par deux (valses, tangos, boléros, pasos dobles, javas, polkas, rocks, ...).

Cela m'a renvoyé à la lecture d'un excellent article paru dans le numéro de juillet-août 2003 du "Journal des psychologues", sous la plume de Michèle Aquien, professeur de stylistique et de poétique (ouaouh!!!) à l'Université Paris XII Val de Marne, intitulé "Au bal danser".

L'article est très sérieux et fait référence notamment à Lacan ("L'identification"). Sur le succès de la danse dans les thés dansants, je cite:

"Est-ce parce qu'elle permet, pas si obliquement, de re-poser quelque chose de la sexuation qui tend à être gommée par l'éducation indifférenciée donnée aujourd'hui aux garçons et aux filles, de faire entendre dans le corps la différence symbolique? Dans la fête du bal,  dans l'espace donné à la danse à deux, peut être ainsi reconstitué quelque chose de ce que la courtoisie, dans sa codification,avait permis de repérer du pas identifiant où se placent de manière vivable les positions d'homme et de femme." Ouaouh... (bis).Trop fort.

Il est vrai que dans la danse à deux, au-delà de la sexuation anatomique des corps, sont assignés publiquement des rôles et des postures de la sexualité en acte: c'est l'homme qui mène, c'est lui le "porteur", et, par exemple, comme il y a moins de vrais valseurs hommes, on voit des binômes de femmes (excellentes) valseuses se former. Oui, mais alors, qui mène? Vraie question pas que technique, mais diablement symbolique car l'une des deux doit abdiquer sa nature -ou sa culture, selon-. L'une des deux devient virile.L'autre "reste" femme et l'accepte devant tous.

Un changement aussi que l'article de 2003, déjà ancien, ne pouvait pas intégrer: il y a aujourd'hui-au grand désespoir des "vrais danseurs"- de plus en plus de "danses en ligne": le country, et le fameux madison, mis à toutes les sauces; elles permettent, au-delà de l'aspect grégaire et imitatif des gens, d'intégrer sur la piste des danseurs seuls, hommes et femmes; le cirtaki (écrit comme on voudra), où n'importe qui peut tenir la main de n'importe qui sans offenser, joue aussi ce rôle de l'indifférenciation sexuelle. Glissements progressifs du plaisir? Pas si vite...

Il reste en effet que deux hommes qui, pour "rire" évidemment, s'associeront quelques secondes sur la piste, mettront toujours mal à l'aise la mixité fondatrice de la danse.

Et puis il y a ceux et celles qui, irrémédiablement seul(e)s, s'échineront la nuit durant à ne danser que chas-chas, jerks,twists, charlestons, en plus des danses en ligne pour cacher cette solitude et cette relégation. "Pas de deux", pris cette fois dans un sens rétracté.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:04

C'est ainsi qu'on appelle, dans le milieu judiciaire, les divorces par consentement mutuel; j'en ai "pratiqué", je pense, des milliers pendant cinq ans environ.

On sait que beaucoup ne sont pas de "vrais" consentements mutuels et que l'un subit la procédure mais s'en acquitte, soit parce qu'il n'a pas le choix, que c'est "le prix à payer", soit qu'il ne souhaite pas envenimer la situation, notamment au regard des enfants.

Avant la dernière réforme, il y avait même deux passages obligés devant le juge, distants d'au moins trois mois, les époux présentant la première fois un projet de convention définitive; le juge reçoit seul séparément les époux avant de les réunir; il m'était alors arrivé d'entendre dans mon huis clos des doléances d'inéquité qui n'osaient pas être dites collectivement, avec les avocats en plus, et j'avais ainsi "retoqué" des projets, invitant l'autre époux à faire quelque effort ou financier ou pour la résidence des enfants dans l'optique du second passage devant moi; c'était un véritable travail de juge, de discernement, de "sondage" des coeurs, fondé sur l'autorité du métier.

Quand, pour "aller plus vite", il n'y eut plus qu'un passage devant le juge, l'exercice de justice devint plus délicat, mais il m'est arrivé encore d'ordonner le renvoi des époux à quelques semaines pour qu'ils revoient leur copie dans un sens plus équitable; bonjour la grimace des avocats et de l'autre époux qui se voyait déjà signer l'après-midi même chez un notaire pour sa nouvelle maison dans  sa nouvelle vie! Là, il fallait avoir encore plus d'autorité qu'avant!

S'il n'y a plus de juge dans quelque temps, comme on le dit, ce sont les plus faibles dans la procédure, ceux qui subissent, qui en pâtiront; je ne conteste pas la compétence du greffier (ceux d'entre eux qui me lisent le savent bien), mais elle est d'abord faite pour assister le juge, authentifier son acte de juger; ce n'est pas le même métier.

S'il y a du temps à gagner, il est aussi certainement à chercher du côté des avocats et des notaires qui doivent préparer cette fameuse convention, cet état liquidatif de la communauté.

Mais ce qui s'annonce n'est pas un progrès pour les libertés; généralement, l'argument du gain de temps, au civil comme au pénal, n'est pas gage de qualité.

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Published by Gilles MICHAUD
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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 05:09

Depuis le premier janvier, la Grèce a pris la présidence de l'Union européenne pour six mois; conformément aux usages de la "troïka", elle a été associée aux affaires présidentielles sur les six derniers mois de l'année 2013 et le restera pour le second semestre 2014.

Cette présidence était décidée bien avant la crise qui a frappé ce pays, le "planning" étant fait depuis longtemps jusqu'à 2020.

C'est aussi la démonstration apparente qu'il n'y a pas de "petit pays" pour conduire les destinées européennes et que chacun des membres est considéré comme plénier. Ou alors le pouvoir se situe ailleurs... dans les structures européennes du traité de Lisbonne.

Certes, la re-lecture que je  fais -40 ans après!- de "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen reste d'une actualité très drôle sur les "petits pays" au sein de la SDN... 

J'en profite pour rappeler mon souhait déjà exprimé ici d'un jumelage avec une ville grecque; la Grèce, berceau de la démocratie, dans une ville qui mettra en place la démocratie de proximité, un beau symbole, non?

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 04:00

   Janus, le dieu romain du seuil des maisons et de l'entrée dans l'année, qui a donné son nom au mois dit de janvier, sera-t-il un dieu bienfaiteur, ouvrant bien tous ces jours, ou au contraire un dieu de noirceur et de tristesse, un janus horribilis?

   Si jamais ce dieu ne se révélait pas positivement, j'en connais qui, à la manière de GABIN  dans la cave de la boucherie de DE FUNES dans la Traversée de PARIS, se mettront à hurler face au ciel "JANVIER! JANVIER! JANVIER!!!...".

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2 janvier 2014 4 02 /01 /janvier /2014 14:35

Le Châtelleraudais a perdu 4,33% d'habitants entre 2006 et 2011, entre le secteur Isle-Jourdain (-5,48%) et le secteur Charroux (-3,75%). C'est dire.

Intra muros, on a perdu sur cette période 1,50% de population, à 31 902 habitants, en recul continu. En dessous de 30 000 habitants, on ne bénéficie plus électoralement d'un certain statut chez les élus; ce serait dramatique, il faut le dire, en termes de démocratie active et de disponibilité des édiles.

Aujourd'hui 2 janvier 2014, on doit flirter avec cette barre fatidique des 30 000 habitants, j'en suis sûr.

L'enjeu de la nouvelle équipe sera aussi là: redonner le goût de vivre à Châtellerault, de s'y installer, d'y faire des enfants, d'y travailler; anticiper les effets dévastateurs du contournement LGV de notre ville. Du boulot...

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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 04:10

Vous le savez, je l'ai déjà écrit, je n'aime guère ce rituel social des voeux.

Même les festivités profanes du passage du 31 décembre au 1er janvier me sont presque des chaînes difficilement supportables. J'aime dîner, m'amuser, danser, rire, mais pas quand on m'y oblige, d'une certaine manière; quant à se retrouver à embrasser, par le hasard des bousculades et des éliminations, à 0 h 01 mn et 14 s, quelqu'un qu'on ne connaît ni d'Eve ni d'Adam, dégoulinant de sueurs et de confettis, pitié! Ce n'est pas là insularité (ou insolence) baudelairienne, phobie aristocratique de la foule, c'est l'imposition sociale de l'événement qui me déplaît.

Cela étant dit, il y a des personnes qui vont sur ce blog avec affection ou curiosité, ou les deux, envers lesquelles je suis, un 1er janvier, redevable de la civilité minimale en pareille circonstance, et d'autres qui se décarcassent pour que le 31 décembre au soir soit vécu avec joie et sincérité.

Avant de nous tourner vers 2014 en jetant 2013 "à la russe", soufflons, prenons le temps de regarder l'année écoulée. Que nous a-t-elle apporté? Son millésime méritera-t-il d'être célébré, en reprendrions-vous volontiers quelque "bouteille" ou, au contraire, l'enfouirons-vous dans l'indifférence vague voire dans l'oubli obsessionnel? Y retournerons-vous avec bonheur et félicité ou en ferons-vous des cauchemars?

Slowly... On se pose, on se pause.

Et alors seulement, oui, on peut penser à 2014, qui sera, pour beaucoup, ce que nous en ferons si les traquenards de la santé et du sort nous épargnent.

Que 2014 vous comble! Levons ensemble nos coupes à la nouvelle année! L'espérance exhubérante comme les bulles! Buvons!

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 04:44

Le niveau rédactionnel des enquêteurs suit, hélas, celui de la population en général et le logiciel correcteur d'orthographe ne fait pas tout, il n'a pas l'intelligence intuitive et se moque du sens de la phrase.

Il y a des perles. Parmi celles-ci, souvent: "Depuis plusieurs mois il était dépressif et on n'arrivait plus à le résonner."

Eh oui, résonner au lieu de raisonner, ce n'est pas faux, d'une certaine manière, quand le crabe tambour s'empare du cerveau.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 07:00

On a retrouvé il y a peu dans un bureau du Greffe un poisson rouge renversé sur le ventre dans son aquarium après un long week-end. Qu'en faire? Quelqu'un suggéra la chasse d'eau, retour aux sources (?).

J'en ai profité pour évoquer un souvenir militaire, de 1978. Nous étions deux secrétaires du chef de corps, au 405ème Régiment d'Artillerie de HYERES, dont le bureau -dortoir, avec un réfrigérateur, jouxtait le hall d'entrée du bureau du colonel. Nous avions un poisson rouge dans un bocal rond, sur le frigo.

Un jour, le poisson, sans doute suicidaire, se défenestra et nous le retrouvâmes un matin, sec, sur le carreau.

Dans cette enceinte, c'était un poisson militaire et il s'agissait de lui rendre les honneurs dus à son rang; je le mis dans une boite d'allumettes, ouverte, sur le côté, la tête reposant sur de la ouate; les gradés qui venaient au secrétariat "jouaient le jeu" et se fendaient d'un salut solennel devant le défunt poisson.

Le lendemain de ce cérémonial, le poisson rouge fut conduit, sur un coussin, d'un pas martial, jusqu'à l'incinérateur où nous avions l'habitude de faire brûler en toute confidentialité des documents officiels à partir d'un feu allumé avec du petit bois et du papier; l'événement était cette fois dramatique, historique, et nous ajoutâmes à la flambée mortuaire quelques bombes de mousse à raser qui provoquèrent un feu d'artifice odorifère, sonore et puissant au point de devoir justifier, difficilement, des lézardes nouvellement apparues sur l'incinérateur...

La mort du poisson rouge m'a fait gagner ... 35 ans!

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 15:50

En ce dimanche dit de la Sainte Famille (superbe évangile de Luc sur la "fugue" de Jésus pendant le pélérinage familial à Jérusalem pour la Pâque) (1), je m'emploie, pour la génération future, à faire le tri dans les jeux de société utilisés jadis par nos enfants. Et je tombe sur un jeu des 7 familles. Deux grands parents, deux parents, deux enfants.

Oh là, mais si une association lobbyiste des moeurs modernes entreprenait de faire un procès en discrimination au concepteur du dit jeu des 7 familles, elle gagnerait à tous les coups!

Demain, quel jeu des 7 familles? Il faudra ajouter à cet anxien axe générationnel, le beau-père, la belle-mère, le demi-frère, la demi-soeur, le second père, la seconde mère, la mère porteuse, le mari de la mère porteuse (qui pourrait faire un excellent parrain, non?), le tiers donneur, les enfants du tiers donneur, sa femme évidemment.  D'autres, sans doute. Peut-être introduire un avocat comme joker, car des procès en contestation de paternité et de maternité, ouh là là, il va y en avoir!

Je n'ai pas déposé le brevet, mais j'y songe.

(1) Cette année, c'est celui de Matthieu, sur la fuite en Egypte.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 05:32

Maël Renouard , professeur de philosophie, a publié "La réforme de l'Opéra de Pékin" (1) qui est en partie le récit romancé de sa vie de "nègre" dans l'entourage de François Fillon, dont le patron de plume était Igor Mitrofanoff.

Celui-ci, interrogé dans le Monde du 27 décembre, dit ceci: "Le politique a toujours intérêt à faire appel à des littéraires qui aiment les sinuosités poétiques et mesurent le pouvoir du verbe, de ses vibrations. Ionesco disait, je crois, que les racines des mots ne sont pas carrées. La France n'est pas une arithmétique, et la politique est aussi une affaire de fluide sentimental." C'est vrai?!

Maël Renouard y va d'un passage qui me plait assez: "Il y a un moment où ça devient un vrai plaisir de manier une langue administrative. Jouer avec les signes, les termes techniques, les noms d'institutions... J'ai appris à m'amuser avec ce genre de choses."

Oui, oui, enfin quelquefois on ne peut pas écrire non plus n'importe quoi quand on est lié par des codes, des règles et des usages administratifs.

(1) Rivages Poche, "petite bibliothèque",  5,10 euros.

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