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Défendre notre territoire

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 14:08

Jean Germain, le maire de Tours, a présenté ses voeux dans le grand salon majestueux de l'Hôtel de Ville.

Il a notamment déclaré: "notre ville n'est pas un agglomérat d'habitants mais un espace de civilisation urbaine."

Voilà ce que je voudrais entendre de notre prochain maire châtelleraudais. Il le sait!

En même temps que je venais de prendre au vol ces mots de Jean Germain dans la NR 37, je terminais un petit bouquin d'Octavio Paz, écrit en 1986, L'autre voix, Poésie et fin de siècle (Arcades, Gallimard, 1992). Le grand poète mexicain, prix Nobel de littérature 1990,  disait en conclusion que" tant qu'il y aura des hommes, la poésie existera"; "(cette relation) peut donc se briser, si l'imagination vient à mourir ou à se dégrader. Si l'homme oubliait la poésie, il serait condamné à s'oublier lui-même. ll retournerait au chaos des origines."

Je crois, pour notre ville, que nous en sommes là; il faut, pour la sauver (j'ai déjà écrit là-dessus ici), une poétique de la politique (et réciproquement), c'est-à-dire qu'il lui faut un regard  ressuscitant, un regard culturel qui passe par la poésie: poésie du verbe bien sûr, mais aussi poésie de l'urbanisme, poésie de l'architecture, poésie de  la restauration de la pierre et de l'ardoise, poésie du spectacle vivant, poésie de la mémoire vivante de ses rues et de ses gens, poésie de la rivière et des îles. Un regard, aujourd'hui, c'est seulement une grille d'égout; "la voirie a tué le voir", si je puis dire. Et ce qui s'édifie est hélas édifiant: c'est laid, horriblement laid. Parce que c'est sans culture, sans poésie, sans regard.

Alors, oui, nouveau maire, dessine-moi ... une ville.

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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 05:46

Le Théâtre Populaire de Châtellerault, le cher TPC de Jean-Pierre Duffourc-Bazin, "remet le couvert" en février et mars -hors dimanches de vote!- avec trois pièces dont deux peuvent avoir un rapport avec la politique:

- pendant la campagne: "Chacun sa vérité" de Luigi Pirandello,

- le soir des résultats: "Le défunt" de René de Obaldia.

Tout cela à la Taupanne, évidemment, le fief de la troupe.

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 04:37

Réquisitionné par Soeur Anne-Marie dans la chorale de Sainte Marie d'Ozon qui accueillait pour l'ensemble de la ville la messe du dimanche de l'Epiphanie, je me trouve à lorgner le bas de la porte métallique dite de secours (de secours, dans une église?!), derrière le tabernacle type petit placard en formica années 60. Au bas, pour contrer le vent, une protection cylindrique sur laquelle est brodée l'inscription "un ange passe". Excellent!

L'un des moments forts de la célébration fut la diction du Notre Père en autant de langues maternelles que de paroissiens présents: arménien, italien, plusieurs dialectes d'Afrique entre Cameroun et Congo, anglais, portugais malgache, ... Une grande émotion en ce dimanche qui était celui des Nations puisque les Mages les incarnaient -dont un que la légende présente probablement comme venant du continent africain-.

Du coup, à la suite, le Notre Père chanté en français dans une église comble où les paroissiens se tenaient par la main avait quelque chose de, disons-le, surnaturel et puissant.

Un ange passe.

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 08:51

Après la Main jaune et le  succès que l'on sait, il se dit dans les milieux politico-artistiques informés que le sculpteur Francis Guyot s'attaquerait désormais à un autre projet monumental honorant le travail châtelleraudais et plus spécialement le monde des champignonnières, hélas défunt alors qu'il faisait vivre des centaines de femmes sur Antoigné, Thuré, la Socotra, etc...

Après la Main jaune, il s'agirait du Pied bleu, en référence orthopédique opposée à la première oeuvre et en clin d'oeil au champignon éponyme, lepista nuda, autrefois rhodopaxillus nudus.

D'après des indiscrétions, la création artistique se présenterait sous la forme d'un pied humain jusqu'à hauteur sous genou, recouvert et surmonté de la circonférence du champignon, le tout en bleu, et de même hauteur globale que la Main jaune.

Le projet demandera deux ou trois ans, et il faudra lui trouver un rond point de chute: entrée sud? rocade de Leclerc côté Antoigné?

Le mécénat d'entreprise a évidemment besoin d'un projet d'une telle envergure

pour s'exprimer et de nombreuses sociétés châtelleraudaises, et même au-delà, feraient des pieds et des mains pour y être associées.

Le débat ne fait que commencer!

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 03:32

L'Evangile de Matthieu (2, 1-12) est celui de l'Epiphanie et des Rois mages.

Que de chemin parcouru...

Je ne parlerai aujourd'hui que de l'horizontalité.

Joseph et les siens vont de Nazareth en Galilée à Bethléem en Judée; les Mages viennent d'Orient, depuis Babylone probablement, par un chemin qui les a conduits d'abord à Jérusalem chez Hérode, puis, "avertis en songe", ils retourneront chez eux "par un autre chemin".

"Averti en songe" à son tour, Joseph fuira avec la Sainte Famille en Egypte-là où avait séjourné le peuple d'Israël bien après Babylone-.

Puis retour à Nazareth avant que Jésus, peu prophète en son pays, ne voyage en Samarie et autres contrées hostiles, ne monte des montagnes, ne traverse des lacs et des rivières. 

Que de chemin parcouru en 21 ans à peu près, entre la "fugue"de l'enfant dans le temple de Jérusalem à 12 ans et le retour pour sa Pâque dans la même ville à 33 ans.

Pour nous tous aussi, sans le savoir toujours, que de chemin parcouru. Regardez en arrière.

Silence, on retourne...

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 03:18

La Ville a  accueilli deux manèges pour les fêtes.

Le premier, moderne, face à la mairie, portait Spiderman, Mickey, Oui-Oui, une voiture de pompiers, etc..., dans des matériaux plastifiés et des couleurs "flashies"; son tenancier, terne et silencieux, appuyait sur un bouton pour lancer les bandes-son du départ, de la queue du Mickey et de l'arrivée; son seul moment d'humanité (ou d'inhumanité) consistait en la gestion de l'attribution ou du retrait de cette fameuse queue du Mickey.

Le second, place Emile Zola, réplique neuve d'un manège ancien, abritait de nombreux chevaux "qui montent et qui descendent", un avion de 1914, un tacot, un coq superbe et même, oui, un cygne magnifique; sa tenancière, silencieuse elle aussi, se désolait du peu de fréquentation en comptant les souches déchirées de son carnet; outre l'emplacement, pas terrible en fond de place, le prix -comme son collègue- reste dissuasif pour nombre de familles locales (2,5 euros le tour, soit de l'ordre de 17 francs!!!).

Mais hélas, la musique diffusée par les deux était la même: celle des magasins franchisés de vêtements aux lumières criardes. Tout simplement horrible. Je ne suis pas pour le retour du tout limonaire non plus, mais la musique, c'est l'âme du manège!

Et quand, par accident sans doute, le bruit s'arrêtait et que le silence prenait place... ouf, quel bonheur!

Silence, on tourne...

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5 janvier 2014 7 05 /01 /janvier /2014 05:55

Les Salons du Marais étaient pleins à craquer pour la Saint Sylvestre organisée par la dynamique Association "Venez danser rétro" avec l'orchestre Jacky Roger, l'un des derniers du genre. Entre deux plats -voire pendant l'un des plats!- les danseurs se sont démenés sur la piste. Le plus souvent par deux (valses, tangos, boléros, pasos dobles, javas, polkas, rocks, ...).

Cela m'a renvoyé à la lecture d'un excellent article paru dans le numéro de juillet-août 2003 du "Journal des psychologues", sous la plume de Michèle Aquien, professeur de stylistique et de poétique (ouaouh!!!) à l'Université Paris XII Val de Marne, intitulé "Au bal danser".

L'article est très sérieux et fait référence notamment à Lacan ("L'identification"). Sur le succès de la danse dans les thés dansants, je cite:

"Est-ce parce qu'elle permet, pas si obliquement, de re-poser quelque chose de la sexuation qui tend à être gommée par l'éducation indifférenciée donnée aujourd'hui aux garçons et aux filles, de faire entendre dans le corps la différence symbolique? Dans la fête du bal,  dans l'espace donné à la danse à deux, peut être ainsi reconstitué quelque chose de ce que la courtoisie, dans sa codification,avait permis de repérer du pas identifiant où se placent de manière vivable les positions d'homme et de femme." Ouaouh... (bis).Trop fort.

Il est vrai que dans la danse à deux, au-delà de la sexuation anatomique des corps, sont assignés publiquement des rôles et des postures de la sexualité en acte: c'est l'homme qui mène, c'est lui le "porteur", et, par exemple, comme il y a moins de vrais valseurs hommes, on voit des binômes de femmes (excellentes) valseuses se former. Oui, mais alors, qui mène? Vraie question pas que technique, mais diablement symbolique car l'une des deux doit abdiquer sa nature -ou sa culture, selon-. L'une des deux devient virile.L'autre "reste" femme et l'accepte devant tous.

Un changement aussi que l'article de 2003, déjà ancien, ne pouvait pas intégrer: il y a aujourd'hui-au grand désespoir des "vrais danseurs"- de plus en plus de "danses en ligne": le country, et le fameux madison, mis à toutes les sauces; elles permettent, au-delà de l'aspect grégaire et imitatif des gens, d'intégrer sur la piste des danseurs seuls, hommes et femmes; le cirtaki (écrit comme on voudra), où n'importe qui peut tenir la main de n'importe qui sans offenser, joue aussi ce rôle de l'indifférenciation sexuelle. Glissements progressifs du plaisir? Pas si vite...

Il reste en effet que deux hommes qui, pour "rire" évidemment, s'associeront quelques secondes sur la piste, mettront toujours mal à l'aise la mixité fondatrice de la danse.

Et puis il y a ceux et celles qui, irrémédiablement seul(e)s, s'échineront la nuit durant à ne danser que chas-chas, jerks,twists, charlestons, en plus des danses en ligne pour cacher cette solitude et cette relégation. "Pas de deux", pris cette fois dans un sens rétracté.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 18:04

C'est ainsi qu'on appelle, dans le milieu judiciaire, les divorces par consentement mutuel; j'en ai "pratiqué", je pense, des milliers pendant cinq ans environ.

On sait que beaucoup ne sont pas de "vrais" consentements mutuels et que l'un subit la procédure mais s'en acquitte, soit parce qu'il n'a pas le choix, que c'est "le prix à payer", soit qu'il ne souhaite pas envenimer la situation, notamment au regard des enfants.

Avant la dernière réforme, il y avait même deux passages obligés devant le juge, distants d'au moins trois mois, les époux présentant la première fois un projet de convention définitive; le juge reçoit seul séparément les époux avant de les réunir; il m'était alors arrivé d'entendre dans mon huis clos des doléances d'inéquité qui n'osaient pas être dites collectivement, avec les avocats en plus, et j'avais ainsi "retoqué" des projets, invitant l'autre époux à faire quelque effort ou financier ou pour la résidence des enfants dans l'optique du second passage devant moi; c'était un véritable travail de juge, de discernement, de "sondage" des coeurs, fondé sur l'autorité du métier.

Quand, pour "aller plus vite", il n'y eut plus qu'un passage devant le juge, l'exercice de justice devint plus délicat, mais il m'est arrivé encore d'ordonner le renvoi des époux à quelques semaines pour qu'ils revoient leur copie dans un sens plus équitable; bonjour la grimace des avocats et de l'autre époux qui se voyait déjà signer l'après-midi même chez un notaire pour sa nouvelle maison dans  sa nouvelle vie! Là, il fallait avoir encore plus d'autorité qu'avant!

S'il n'y a plus de juge dans quelque temps, comme on le dit, ce sont les plus faibles dans la procédure, ceux qui subissent, qui en pâtiront; je ne conteste pas la compétence du greffier (ceux d'entre eux qui me lisent le savent bien), mais elle est d'abord faite pour assister le juge, authentifier son acte de juger; ce n'est pas le même métier.

S'il y a du temps à gagner, il est aussi certainement à chercher du côté des avocats et des notaires qui doivent préparer cette fameuse convention, cet état liquidatif de la communauté.

Mais ce qui s'annonce n'est pas un progrès pour les libertés; généralement, l'argument du gain de temps, au civil comme au pénal, n'est pas gage de qualité.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 05:09

Depuis le premier janvier, la Grèce a pris la présidence de l'Union européenne pour six mois; conformément aux usages de la "troïka", elle a été associée aux affaires présidentielles sur les six derniers mois de l'année 2013 et le restera pour le second semestre 2014.

Cette présidence était décidée bien avant la crise qui a frappé ce pays, le "planning" étant fait depuis longtemps jusqu'à 2020.

C'est aussi la démonstration apparente qu'il n'y a pas de "petit pays" pour conduire les destinées européennes et que chacun des membres est considéré comme plénier. Ou alors le pouvoir se situe ailleurs... dans les structures européennes du traité de Lisbonne.

Certes, la re-lecture que je  fais -40 ans après!- de "Belle du Seigneur" d'Albert Cohen reste d'une actualité très drôle sur les "petits pays" au sein de la SDN... 

J'en profite pour rappeler mon souhait déjà exprimé ici d'un jumelage avec une ville grecque; la Grèce, berceau de la démocratie, dans une ville qui mettra en place la démocratie de proximité, un beau symbole, non?

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 04:00

   Janus, le dieu romain du seuil des maisons et de l'entrée dans l'année, qui a donné son nom au mois dit de janvier, sera-t-il un dieu bienfaiteur, ouvrant bien tous ces jours, ou au contraire un dieu de noirceur et de tristesse, un janus horribilis?

   Si jamais ce dieu ne se révélait pas positivement, j'en connais qui, à la manière de GABIN  dans la cave de la boucherie de DE FUNES dans la Traversée de PARIS, se mettront à hurler face au ciel "JANVIER! JANVIER! JANVIER!!!...".

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