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Défendre notre territoire

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Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:18

"Le Sénat des fous" est une oeuvre théâtrale du polonais Janusz Korczak, né en 1878 à Varsovie, décédé au camp de Treblinka en 1942; par ses engagements en faveur des enfants, connus depuis ses deux orphelinats pilotes à Varsovie organisés en républiques d'enfants, cet éducateur-écrivain est considéré par beaucoup comme le précurseur de la convention internationale des droits de l'enfant.

En cette période des élections législatives, mes activités de contrôle judiciaire de la psychiatrie contrainte m'ont amené à lire  par curiosité "Le Sénat des fous", dont l'action se déroule dans un établissement psychiatrique original dirigé par un médecin aux pratiques déconcertantes puisque les pensionnaires peuvent s'improviser députés et présenter leurs réformes; au point qu'à force, on ne sait plus où se trouve la limite  classique entre la normalité et la maladie; dès le début, le ton est donné, quand un professeur vient visiter ce lieu innovant, et qu'il lui montre un ancien pensionnaire qui vient volontairement travailler comme menuisier de temps à autre, le médecin lui déclare: "Ah, pourquoi nos portes ne sont-elles pas ouvertes comme celles des églises! Un hôpital n'est pas une prison."

En 2010-2011, en France, le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel ont estimé que l'hôpital psychiatrique était un lieu "privatif de liberté", d'où, depuis la loi du 5 juillet 2011, ce contrôle judiciaire systématique des placements à la demande d'un tiers ou du Préfet, le juge étant constitutionnellement le "gardien des libertés". Cela étant, il reste qu'on ne sait plus toujours, comme dans l'œuvre de Korczak," où se trouve la limite classique entre la normalité et la maladie", dans une société où la tolérance à la différence est de moins en moins acceptée.

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 05:52

Le Havre! La ville du nouveau premier ministre Edouard Philippe, ville créée par François 1er il y a 500 ans, est mise à l'honneur ces temps-ci.

L'écrivain Benoît Duteurtre en fait une belle description dans le Monde daté du 23 mai, lui qui en a déjà parlé dans ses deux romans "Les pieds dans l'eau" (2010) et "L'été 76" (2011).

Pour moi, Le Havre, c'est toujours "le notaire du Havre", roman de Georges Duhamel, publié en 1933; c'est heureux car dans une des émissions d'avant-élections qui lui fut consacrée, Emmanuel Macron évoquait ses prédilections de lectures: il disait aimer notamment  Jean Giono et Georges Duhamel, "auteur un peu oublié" ajoutait-il; dans "le notaire du Havre", les personnages principaux, Raymond et Lucie, attendent indéfiniment un courrier de ce fameux notaire au sujet d'une succession et qui devrait, enfin, leur donner la fortune ou au moins l'aisance. Hélas, ce sort heureux ne viendra jamais, les rêves s'envoleront et les dettes s'accumuleront.

Il ne faudrait pas que notre "premier ministre du Havre" devienne par analogie au "notaire du Havre" le gage perdu d'une espérance jamais réalisée ...

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23 mai 2017 2 23 /05 /mai /2017 06:06

Rachida Dati, en son temps, en 2008, avait coupé à la tronçonneuse la France judiciaire en supprimant énormément de tribunaux d'instance périphériques (par exemple: Chinon, Loches, Loudun, Montmorillon, Civray, etc ...), sans compter des tribunaux de grande instance (par exemple: Saumur, Bressuire, Agen, Tulle, etc ...), éloignant les justiciables de leur justice.

J'avais modestement réussi à sauver le tribunal d'instance de Châtellerault en intervenant de manière argumentée auprès d'elle, contre l'avis à l'époque des responsables juridictionnels. Mais pour combien de temps?

Car ces dernières semaines, un certain nombre de dispositions ont dépouillé les tribunaux d'instance de leurs compétences: tribunal de police, liquidation du préjudice corporel, qui vont vers les tribunaux de grande instance, et la gestion des Pacs, qui va en mairie, plus d'autres prérogatives; on sent bien ce qui se cache derrière, progressivement.

Pour Châtellerault, si un jour le Tribunal d'instance disparaissait, ce serait une catastrophe car la justice dite de proximité n'y serait plus représentée alors que simultanément nous n'aurions pas été en mesure d'avoir, à l'avance, une maison de la justice et du droit telle qu'elle figurait dans mon programme de 2008. François Bayrou, lors de sa prise de fonctions, a bien dit le rapport entre justice et démocratie, entre confiance, justice et démocratie. L'enjeu est donc, dans notre ville, primordial, en termes d'exigence démocratique.

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 05:44

Assistons-nous au retour des barbus? Depuis plusieurs mois, on voit des coiffeurs ajouter "barbier" sur leur vitrine tant une certaine génération, d'une certaine culture, aime se laisser pousser la barbe mais avec maîtrise, entre Serge Gainsbourg  et Marek Halter!

Cela me renvoie à un travail théologique de notre ami Roland Gaillon, lui-même faisant honneur à cette toison, sur "la barbe dans la Bible". Passionnant. Il y a en effet un symbolisme du port de la barbe, conscient ou inconscient, à expliciter, qui remonte à loin.

Puis l'actualité: il y a longtemps qu'un premier ministre de la République, ou un président du conseil, n'avait pas été barbu; ainsi Edouard Philippe vint. En même temps, comme dirait Emmanuel Macron, que le cinéma et l'exposition qui lui est consacrée à Paris ont remis un autre célèbre barbu à l'honneur: Auguste  Rodin, le sculpteur, incarné dans le film de Jacques Doillon par Vincent Lindon qui s'est laissé pousser la barbe pendant de nombreux mois pour être fidèle au personnage historique qu'il représentait.

Edouard Philippe et Vincent Lindon ont sans doute ceci en commun qu'il leur a fallu en peu de temps "apprendre la sculpture": modeler un gouvernement, arbitrer, réduire, augmenter, rectifier pour le premier ministre, malmener la pierre, la glaise, le plâtre pour l'acteur. Et pour les deux avoir de concert à la fois le souci du détail et l'œil de la perspective.

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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 03:36

"Au cochon sans rancune": l'appellation est sans doute contrôlée, il s'agit de l'enseigne du charcutier-traiteur établi à l'angle de la rue des Trois pigeons et de la rue Jeanne d'Arc, un professionnel reconnu qui fait honneur à son métier, dans la tradition, la qualité et l'accueil.

Pourtant lui-même et son épouse sont en âge de prendre leur retraite, ils aspirent au repos et souhaiteraient vendre leur affaire, mais pas à n'importe qui et pas n'importe comment; à Châtellerault le malheureux Jacques Milcent ne s'est jamais remis de la rapide fermeture de sa  poissonnerie qu'il avait cédée après une vie de labeur; il n'y a rien de pire que de voir abandonné le fruit de son travail et sa vitrine irrémédiablement vide.

Les candidats repreneurs, quand ils sont solvables, ne pensent plus comme avant: ils ne veulent pas travailler à deux, homme et femme, cette dernière désire un travail indépendant, ils ne veulent pas reprendre le personnel ni travailler autant que ceux qui sont en place; on ajoutera que les habitudes alimentaires et culinaires de la population ont changé et remettent en cause pour partie la pérennité de la production actuelle et de son art; les banquets et autres repas d'ensemble des sociétés, associations et amicales se font de moins en moins alors qu'ils sont une source de revenus importants pour un tel commerce de bouche.

Les élus et les décideurs dépensent beaucoup d'énergie pour sauver une usine et des emplois; ils s'attachent à faire venir des grandes surfaces et à goudronner pour elles des rues nouvelles; pourquoi ne dépenserait-on pas autant d'ardeur  pour un commerce traditionnel qui fait l'humeur d'un quartier et approvisionne une clientèle qui, parfois, fait un détour pour y venir  en raison de la renommée? Il nous appartient collectivement, à nous, ville,  d'anticiper ces perspectives de transmission d'une activité connue et d'en favoriser les bonnes conditions. En plus, au trois Pigeons, la transformation promise de l'ancienne école de gendarmerie redonnera du tonus au secteur et à ses magasins, c'est un horizon optimiste: le "cochon sans rancune" mérite qu'on le soutienne!

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 06:03

Samedi dernier, le Père Marc Guitton était heureux d'accueillir pour la seconde fois dans son église Saint Marie d'Ozon la Misa Criolla créée en 1963 par le compositeur argentin Ariel Ramirez, toujours vivant.

Pour l'interpréter sous la direction parfaite d'Aurélien Poyant, les chœurs mixtes de Colombi'Voix, du chœur du Pinail et de Y'a d'la voix de Châtellerault formant ensemble l'association A vous de jouer.

S'y ajoutaient les excellents Luis Corral (chant et guitare), Luce Merlaud (bandonéon), Marc Brochet (chant et piano), Sacha Garder (contrebasse) et Franck Quintard (percussions).

Ce fut un enchantement avec en particulier un Gloria éblouissant, poignant, dans cette église moderne qui a bien fait écho à la qualité du concert par ses murs de ciment et son bois brut.

Plaisir aussi de retrouver parmi les chanteurs des amis connus, comme Guy Ruby, ancien médecin et élu à Vouneuil, qui, après avoir jadis cherché (et obtenu) des voix, cette-fois-ci en donne (de la voix). Juste restitution des choses!

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 08:52

En cette période électorale, si quelques candidats (de "candide") croient encore au Ciel, ils peuvent aller à l'Ile Bouchard, dans l'église Saint Gilles, invoquer Notre-Dame des Suffrages, dont la statue se trouve sur le côté gauche de la nef; celle-ci est bien antérieure aux apparitions de la semaine du 8 décembre 1947 où la Vierge se serait manifestée à plusieurs fillettes en leur demandant, notamment, de "prier pour la France". Mais on peut y voir un lien.

Très raisonnablement, cette Notre-Dame des Suffrages doit être entendue au sens de Notre-Dame des Prières, première traduction catholique du mot" suffrage", mais il n'empêche, une telle dévotion ne peut pas faire de mal à une campagne électorale qui sera difficile!

Quant à Saint Gilles il est connu pour être le saint patron des estropiés, et il en restera beaucoup à la fin du combat politique!

J'en profite, aujourd'hui 19 mai, pour honorer Saint Yves, le saint patron des hommes de loi, en ayant une pensée affectueuse pour les Yves que nous aimons côtoyer.

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 07:41

Camille Pagé, décédé en 1917, dans la lignée de l'histoire de notre ville et de sa manufacture, était un industriel coutelier très connu pour avoir écrit une histoire universelle de la coutellerie en six tomes. Sa production était une production de luxe, une véritable orfèvrerie du service de table, admirable, d'ailleurs toujours exposée ici ou là (notre musée de l'Auto s'en était chargé il y a quelques années). L'homme était remarquable.

Génie inventif, il eut le premier l'idée d'avoir recours à la force hydraulique du Clain à la place des manèges de chevaux pour faire tourner les meules; homme de progrès il conçut une protection sur ces meules pour éviter les accidents du travail, il mit en place les premières mutuelles pour le personnel et fit édifier à Domine les premiers logements pour les ouvriers; républicain progressiste, décoré par le président Sadi Carnot lors de son passage à Châtellerault, il devint maire de Naintré puis de Châtellerault, construisant notamment les écoles de Chézelles et des Renardières (aujourd'hui école Jean Zay).

Confiant dans la fraternité entre les peuples et dans le génie universel, il se déplaça dans plusieurs pays pour y glaner des savoirs différents, notamment à Sheffield, dans le  nord de l'Angleterre et sollicita nos diplomates pour collecter toutes les informations techniques utiles en provenance de l'étranger.

Camille Pagé, ce n'est donc pas que le nom d'une salle ou d'une avenue. C'était un homme hors du commun dont la vie peut nous inspirer par les temps qui courent.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 17:28

Le 26 novembre 2016 à Paris lors de la convention nationale du Parti radical de gauche à laquelle j'assistais, Jacques Mézard, sénateur du Cantal et patron des sénateurs radicaux et assimilés au palais du Luxembourg, avait courageusement pris la parole pour dire qu'il fallait avoir l'audace de travailler avec Emmanuel Macron si nous voulions que les valeurs du radicalisme perdurent; il avait hélas été minoritaire, mais on sentait que le mouvement était lancé, qui avait déjà donné 35% des voix le 4 septembre précédent au congrès de La Rochelle à Guilhem Porcheron qui lui aussi allait rejoindre Emmanuel Macron.

C'est donc fait, Jacques Mézard a été nommé ministre de l'agriculture -domaine qu'il connaît avec compétence- et de l'alimentation; le rejoint comme ministre de l'outre-mer Annick Girardin, autre PRG, jadis députée de Saint Pierre et Miquelon avant d'être chargée pendant le quinquennat de François Hollande d'abord de la francophonie puis de la fonction publique, deux secteurs où elle a vraiment bossé avec efficacité.

C'est pour nous localement une grande satisfaction -Jacques Mézard était à Châtellerault lors du meeting d'Emmanuel Macron- et surtout une promesse de continuité des combats démocratiques que nous menons.

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 15:11

Ainsi François Bayrou, patron du Modem, a-t-il imposé en première position du binôme d'En Marche la candidature de son représentant départemental dans la Vienne, Nicolas Turquois, décalant du même coup en seconde position Véronique Lecordier que la rumeur désignait depuis plusieurs semaines comme leader. C'est un bon binôme et il est heureux que Véronique Lecordier ne s'offusque pas de ce choix inattendu en faisant valoir l'intérêt général. C'est assez rare pour être souligné.

 Nicolas Turquois, maire-délégué d'Ouzilly-Vignolle, village aux murs de terre, est le président du Modem 86 depuis fort longtemps, cela montre une persévérance alors qu'il n'avait rien à y gagner pendant des années, et j'ai une amitié pour ce parti qui fut le seul à me soutenir en 2008 alors que je n'étais encarté nulle part. Qui plus est Nicolas Turquois exerce le noble métier d'agriculteur dans ce nord Vienne aux confins superbes des Deux Sèvres; la nation aura besoin de telles personnes pour nous ramener à la réalité concrète et terrestre.

Le Front national a obtenu depuis longtemps des scores élevés en terre loudunaise; au pays de Renaudot, de Richelieu, de Scévolle de Sainte Marthe qui étaient des hommes de culture et de raison, cela est surprenant; René Monory a mis en œuvre des jumelages courageux, notamment avec le Burkina-Faso, Loudun accueille depuis longtemps des stagiaires marocains, notamment en agriculture, les producteurs locaux de melons sont heureux, l'été, de trouver des cueilleurs à genoux qui ne sont pas des autochtones mais viennent de si loin. Pourquoi un tel vote, raciste, xénophobe, passéiste? Mystère.

Je pense que René Monory, de là-haut, serait heureux de savoir qu'un centriste de son terroir défendra sa circonscription et la maintiendra dans notre "République indivisible, laïque, démocratique et sociale".

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