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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:18

Début juillet sonne le moment des départs dans l'administration, départs à la retraite et mutations, parfois en avancement.

Si ces derniers respectent encore les traditions du "pot" et des cadeaux, il n'en est pas de même, et de plus, pour les départs en retraite; en effet beaucoup de fonctionnaires choisissent désormais de partir définitivement de l'univers professionnel dans la discrétion, en silence, sans cérémonie; ils laissent entendre qu'ils ne supportent pas les hypocrisies des discours convenus, les nécrologies "de son vivant" où le partant, j'allais dire le disparu, est paré de toutes les vertus et de toutes les qualités par une hiérarchie de mauvaise foi devant un public qui compte nombre d'ennemis et de mauvaises langues. Ce n'est pas faux. Et pour quels souvenirs?

Demain, dans un an, dans cinq ans, qui se souviendra d'eux? Pas grand'monde, et c'est assez logique, le temps tourne, les gens changent , la roue des "hamsters publics" ne conserve aucune image. Je me souviens avoir lu dans le journal local il y a deux ans que le Parquet de Poitiers venait (c'était présenté comme une première!) de signer une convention avec l'Académie pour lutter contre l'absentéisme scolaire; or en 1997 j'avais été, au même Parquet, la cheville ouvrière de la convention originelle à ce sujet. J'avais même été décoré des Palmes académiques pour cette innovation  et le même journal en avait pondu un article ... Le temps avait fait son œuvre, personne ne se souvenait de moi ni de mon travail dix huit ans avant. Donc, sur le fond, l'absence de discours de départ a ses légitimes défenseurs.

Je me souviens d'un président de Tribunal qui n'avait pas souhaité ce cérémonial convenu; mais il avait pris soin, avant son départ, d'aller toquer à la porte des bureaux de ses collègues et avait remis à chacun en cadeau, en tous cas à ceux qu'il appréciait, un livre dont il pensait que le contenu était fidèle aux convictions ou aux intérêts personnalisés des dits collègues. Très émouvant, et très sincère, en vérité.

Le jour venu, que ferai-je?

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 00:51

Un an après la mort du Père Jacques Hamel à l'âge de 86 ans en plein sacerdoce, le journal La Croix offre pendant presque dix jours un portrait quotidien d'un prêtre âgé.

Il est très touchant de rencontrer ces hommes souvent obscurs, humbles, discrets, retraités, mais pour beaucoup célébrant encore la messe, y compris dans la maison de retraite qui les héberge, ces hommes qui ont donné toute leur vie au Christ et aux autres, en renonçant à la paternité génétique mais en ayant à leur manière "enfanté" tant et tant de chrétiens, tant et tant de familles. Leur témoignage constitue une immense leçon sur la durée d'un engagement, dans une époque plutôt faite de zappings, de renoncements épars et de perditions successives.

On peut également lire le bel ouvrage de Pierre Adrian "Des âmes simples" aux éditions Les Equateurs, récit d'accompagnement d'un curé de 75 ans dans la vallée d'Aspe. Une foi à soulever les montagnes. Oui, ces "petits curés" dont on parle si peu sont comme des lucioles dans nos fossés perdus.

 

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 22:22

 Entre Tours et Châtellerault je lis Giono qui parle des moissons dans les Alpes de Haute Provence tandis que les moissonneuses batteuses s'activent de chaque côté de la voie ferrée:  Massey Ferguson, New Holland, etc ... les marques éternelles s'emploient à engloutir les champs de blé, régurgitant séparément les grains et la paille.

Je songe aux moissons de mon enfance quand nous attendions la venue de la batteuse, au loin, depuis la ferme précédente, La Fontaine, chez Raoul Drault.  Avant, le blé avait été fauché avec les chevaux et mis en gerbes. Mon père oeuvrait au-dessus de la machine de marque Merlin dans la poussières des balles. Jeannot Drault, le fils de Raoul, en Hercule, montait à l'épaule les sacs de grains au grenier. La sueur masculine se répandait partout dans la chaleur et la terre soufflée. Au cœur de l'après-midi, je portais aux hommes le miget frais dans des cruches.

Le soir, au repas de batterie, Jeannot troquait les sacs de blé contre son violon et nous jouait des valses de Vienne; mon grand-père chantait "Sur les bords de la Riviera"; les moissons d'aujourd'hui sont sans doute bien loin de tout cela. J'ai probablement connu un temps plus proche de Giono!

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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 06:03

Lecture éblouissante de ce chef d'œuvre de Jean Giono écrit en 1935, hymne à la nature et à l'amour entre les hommes, en même temps que je descends, une fois encore, la Vienne en canoë, du Pont Henri IV à celui de Dangé Saint Romain, un de mes enfants en proue, moi en poupe, ramant avec mon sang acadien qui rend génétique ce doux glissement sur l'eau.

Enfilade de l'île Sainte Catherine, la profondeur "abyssale" aux rampes de Vaux, la marche forcée au moulin de Thé, obligés de tirer le canoë entre les pierres vives. Martins-pêcheurs, hérons, hirondelles, libellules nous accompagnent sur l'onde noire et c'est un ravissement; depuis l'eau les paysages sont vus autrement; inutile de partir au bout du monde, l'Amazonie est là, la Gaspésie -ô surtout la Gaspésie-! est là; le rêve est à portée de pagaie.

Sur une île à Ingrandes -qui veut dire "entre deux eaux"- une petite pause: contempler, boire, manger un peu, lire quelques lignes; la Vienne s'élargit et ressemble à une petite Loire, vraiment; avant Dangé, la rivière s'est déportée à gauche au fil du temps (trente, quarante ans) et vient presque remettre au bord gauche de la berge l'île dite depuis toujours "l'île à Manceau" où des jeunes, immanquablement, aiment se baigner dans les cris des filles aspergées. Arrêt à l'ancienne baignade de Dangé, là où une légende tenace dit qu'Aliénor d'Aquitaine, en fuite, quitta la rivière pour rejoindre la terre, chemin de la Gravelle. Au loin, à partir du pont, la Vienne s'étire et semble un fleuve. Que ma joie demeure.

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 07:53

"Habitat et humanisme", à Lyon, invite les enseignants en français qui prennent en charge des immigrés d'Afrique et de Syrie, à parfaire leur formation à la vie française et à la langue de notre pays en partageant avec eux des moments "civilisationnels", comme le pique-nique ou la partie de pétanque.

Cela m'a fait repenser à une activité choisie par les éducateurs de l'ESAT René Jaud de Châtellerault: justement la pétanque, pratiquée sur la place Ferdinand Buisson, avec les gens ordinaires: la pétanque, art de maîtriser la force et la distance, art de la complémentarité  de l'équipe, art de l'anticipation, apprend aussi à compter et à gérer retard et avance.

La pétanque, patrimoine immatériel de l'humanité!

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:30

Notre programme écrit 2008 voulait faire du château du parc du Verger, fermé depuis toujours, une résidence d'artistes.

Le lieu est emblématique puisque  c'est là que Jean de La Fontaine, venant rendre visite à son cousin Jean Pidoux, a écrit sa fable "Le pêcheur et le petit poisson" dont la morale est "Un tiens vaut mieux que deux tu l'auras". Ce n'est pas rien!

Poitiers, justement, vient de faire de l'ancienne maison de l'écrivain Jean-Richard Bloch une résidence d'artistes, chose promise par Alain Claeys depuis longtemps (NR du 29 juin 2017).

On nous opposera le coût, mais on pourrait tout à fait imaginer, pour la mise aux normes du château du parc du Verger et son aménagement ad hoc, une vaste mobilisation citoyenne et entrepreneuriale, du mécénat, une souscription, en dehors des subventions traditionnelles.

Le site est superbe, on pourrait imaginer deux artistes cohabitant, avec des arts différents, accueillant classes, seniors, touristes, etc ... On pourrait encore utiliser les extérieurs, face au château, en demi cercle surélevé de théâtre, le devant du château faisant scène: vous voyez, là, Molière, les soirs d'été, avec nos orchestres à cordes locaux jouant Lulli, ou le balcon de Roméo et Juliette !!! I have a dream.

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 11:28

Les jours d'Angles -Angles sur l'Anglin- constituent une technique de broderie particulière née en 1850 environ consistant à tirer les fils de draperie en lin ou en coton notamment, avec des outils particuliers et des yeux avisés; sa réputation est universelle et on sait par exemple que des papes ont posé leur tête sur des oreillers en jours d'Angles.

Certes il y a vingt ou trente ans  cette tradition a failli disparaître en n'étant plus connue et pratiquée que par quelques dames âgées de la commune; puis l'Association de Sauvegarde et de Rayonnement des Jours d'Angles vint et réveilla ce patrimoine.  Des formations sont actuellement dispensées à la Maison des Jours d'Angles par Stéphanie Michaud, meilleure ouvrière de France en broderie-ajourage 2015.

Il existe également à l'Ecole d'Arts Plastiques de Châtellerault une activité consacrée aux jours d'Angles qui jusqu'à présent, sous le contrôle de Maïté Chevreau, meilleure ouvrière de France 1997 en broderie-ajourage, concernaient 17 élèves, ce qui n'est pas rien. Or Maïté Chevreau va arrêter ses interventions et les 17 élèves, qui veulent rempiler, ont été renvoyés à leurs foyers sans explication sur la non-continuité de leur loisir technique et ils demandent légitimement à en savoir plus: décision politique, artistique, les deux? ....

On pourrait tout à fait imaginer que l'activité Arts plastiques perdure avec l'intervention désormais de Stéphanie Michaud; cela serait d'autant plus réalisable que la Maison des Jours d'Angles est entrée depuis peu dans le giron du grand Châtellerault. Dossier à suivre!

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6 juillet 2017 4 06 /07 /juillet /2017 04:43

La LGV Paris-Bordeaux, qui contourne par l'ouest la ligne actuelle et évite Châtellerault sonne à mon avis le glas de notre gare châtelleraudaise appelée à devenir probablement une simple gare TER; et encore notre communauté d'agglomération a-t-elle participé en son temps au financement au moins partiel de la future ligne, comme une victime qui donne le pistolet à son assassin.

On fait comme pour l'Ecole de Gendarmerie, en faisant croire que nous allons tout garder, alors qu'on sait bien que c'est faux.

Souvenons-nous de Châtellerault cœur d'étoile ferroviaire! En 1886 la ligne Châtellerault-Loudun qui permet d'aller via Bressuire jusqu'aux Sables d'Olonne, en 1891 la ligne Châtellerault-Le Blanc qui permet, via Châteauroux, d'aller jusqu'à Montluçon et au-delà, en 1912 la ligne Châtellerault-Chauvigny via Cenon, Vouneuil sur Vienne et Bonneuil-Matours qui ont conservé leurs anciennes gares. Il ne reste plus rien de tout cela, hormis quelques ouvrages d'art sur la ligne Châtellerault-Le Blanc dont les superbes viaducs à La Roche-Posay et surtout  au Blanc, et la "ligne verte", direction Lencloître.

Peut-on raisonnablement parler de progrès?

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 01:26

A Tours un petit train touristique transporte les touristes au travers des rues comportant tel ou tel monument digne d'intérêt.

Nous avions proposé, dans notre programme 2008, un petit train similaire, tiré par un tracteur déguisé en locomotive, entre le marché de Châteauneuf et le marché des Halles Dupleix afin que la population puisse aller de l'un à l'autre aisément, avec ses courses, ses cabas et ses paniers, car souvent les gens qui vont à l'un ignorent l'autre, sociologiquement c'est vérifiable. En dehors des élections où Châteauneuf est incontournable, la grand rue est surtout dévolue à des chalands plus ruraux qu'urbains, contrairement au centre-ville, où le client est plus bourgeois sinon" bobo". On aurait par ce petit train matière à mélanger tout ce petit monde.

Nous avions également évoqué l'animation ponctuelle de ces deux marchés par nos groupes locaux. Un jour, peut-être.

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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 01:38

Après son passage au salon du livre de Montmorillon, Jean-Louis Debré était revenu en terre poitevine la semaine passée pour présider au Palais de Justice le jury du concours d'éloquence auquel participaient les futurs avocats en formation à l'école du centre-ouest des avocats.

J'ai terminé la lecture de son ouvrage "Ce que je ne pouvais pas dire"  (pendant qu'il présidait le Conseil constitutionnel) et j'ai retenu sa conclusion en écho à une phrase de Paul Valéry qu'il aime beaucoup: "Le pessimisme est d'humeur, l'optimisme est de volonté". C'est vrai.

L'ouvrage devrait être entre toutes les mains des étudiants en droit et surtout des gouvernants et des parlementaires, tant Jean-Louis  Debré se lamente à juste raison sur l'illisibilité de la loi, la boulimie des articles innombrables, la perfidie des amendements surréalistes, l'insincérité constitutionnelle des textes présentés que l'on essaye par la suite de faire "repasser" en décrets, la rapidité médiatique des réactions législatives invalidées à la suite et autres travers de notre politique.

Giscard est "croqué" avec excellence. Du grand art.

On y lit aussi bien sûr la franchise de Jean-Louis Debré sur tel ou tel personnage masculin ou féminin du monde politicien -c'est d'une précision chirurgicale et beaucoup auraient été inspirés de lire tout cela avant les primaires de la droite!-, et enfin des lignes admirables et tristes  sur la lente dégradation de l'état de santé de Jacques Chirac.

Quand je pense que le Canard Enchaîné représentait régulièrement Jean-Louis Debré avec un entonnoir sur la tête. L'humour montre ses limites.

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