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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 11:24

La brocante des Trois Pigeons, malgré le temps épouvantable (comme il arrive une fois sur deux), a encore obtenu un franc succès. Philippe Lacroix, droguiste-vitrier-encadreur, y prend une part active, offrant son atelier pour la littérature de fortune (que de pépites!). Les anciens se souviennent que c'est son défunt père, Michel Lacroix, l'âme du quartier, qui avait ressuscité les Trois Pigeons, secouant la torpeur des commerçants, les unissant, créant cette brocante, bousculant la municipalité, faisant la navette entre "ses" Prud'Hommes à deux pas et sa boutique face au cimetière; l'un des premiers, pour la survie du métier de droguiste en souffrance, il avait créé une centrale d'achats; pour Michel Lacroix, la fermeture de l'Ecole de Gendarmerie fut une terrible épreuve et c'était pour lui, pour son souvenir ardent, que je me battais avec Michel Guérin pour la faire revivre, même si je savais qu'il était un abeliniste convaincu -ce qui n'empêchait pas notre amitié-.

Alors en ce dernier dimanche d'avril, j'ai beaucoup pensé à lui. Et à son épouse. Merci Michel.

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28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 00:48

Samedi dernier, messe en soirée à Barrou, avec un Jean-Pierre Jammet un rien fatigué et désabusé; en ce deuxième dimanche de Pâques (évangile de Saint Thomas qui ne croit que ce qu'il voit), l'église a bien été fleurie par ces dames de lilas mauves et blancs, d'aubépines et autres, le soleil passe majestueux à travers les vitraux, mais il manque des personnes pour les célébrations d'obsèques sans prêtre et pour la préparation de la liturgie (chants, prière universelle, sens de l'homélie, etc...); son jeune successeur (45 ans) à la rentrée veillera sur les ouailles de Bonneuil Matours jusqu'à Barrou, territoire gigantesque, autrement dit les messes mensuelles à Mairé, Lésigny, etc... et plusieurs fois par semaine à La Roche Posay, niet. L'assemblée, vieillissante, s'inquiète. On sent qu'on finira enterré comme des chiens, sans rites. Et c'est en effet terrible, terrifiant que de l'imaginer. Qui en prend la mesure anthropologique?

En même temps, des super-cantons ont été découpés par le pouvoir politique qui éloigneront davantage les habitants de leurs élus. Fini le temps du notaire, du médecin, du vétérinaire conseiller général sans étiquette (certes on savait ce que cela voulait dire), voilà le temps promis des apparatchiks du bipartisme professionnel qu'il faudra bien caser quelque part si le millefeuille administratif se réduit comme peau de chagrin.

Désespérant, d'une certaine manière.

Religion et politique en milieu rural, même combat pour survivre?

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 08:02

Vous ne m'en voudrez pas: je m'accorde un petit break littéraire.

Le printemps et l'entretien champêtre me requièrent.

Lilas mauves et blancs parfumés, tamaris changeant(s), pivoines en avance, seringats bientôt, aubépines rouges et blanches, pommiers en fleurs, glycines quasi bleues, cytises jaunes colza apaiseront mon coeur et mon charcois  après ces semaines un peu dures politiquement.

Toutes ces pousses imprévues -cachées dans l'herbe que je n'enlève à cette saison par précaution qu'à la main, à quatre pattes- de houx, de buis, d'ifs, de chênes, de pêchers, qu'il faudra récupérer et offrir pour certaines, qui sont le signe que la vie ne s'arrête pas même après l'enfouissement involontaire.

La chasteté de l'écriture me redonnera force et vigueur pour la suite.

A bientôt.

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 00:45

J'aime

quand les diseurs de mauvaise aventure se manifestent après la défaite,

quand les déserteurs girouetteurs donnent après coup des avis volontaires, expérimentés et intangibles,

quand ceux-là qui me poussaient pour que je monte quasi  seul à l'assaut ont disparu des écrans mais se piquent d'état major,

quand mes mots sont pris en otages et malmenés comme des cadavres,

j'aime alors

pouvoir me regarder dans la glace

(sans tain s'il est possible).

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17 avril 2014 4 17 /04 /avril /2014 07:49

""Le temps, c'est de l'espace", comme l'écrivait Jean Fourastié dans l'un de ses livres déposé dans mon ancien local de permanence à la mairie. Partout où je travaille, où je dispose d'un bureau, je me dois d'être "protégé" par des livres qui n'ont rien à voir avec l'activité prévue au sein du dit bureau: de la poésie, de la peinture, de la sculpture, de la littérature, de l'histoire. Vivre!

Justement, j'ai récupéré une partie de ces livres quand le Team Guérin a pris possession mardi soir de ses locaux attribués à l'opposition républicaine; car il s'agissait bien des miens, concédés en 2008: un bureau réduit, ascétique et cartrusien, au mobilier administratif brinquebalant, au deuxième étage sur le palier, avant le tribunal d'instance (1); à côté il y avait le bureau attribué à l'ancien maire défait et à ses colistiers, désespérément vide pendant 6 ans, et, entre les deux, une porte de communication, verrouillée, cela va sans dire!

On nous a dit que ce deuxième bureau serait dévolu au FN: personnellement, je me vois mal recevant des gens ou discutant avec mes camarades de liste alors que de l'autre côté de la porte non isolée phoniquement l'extrême droite collera l'oreille.

Mais oui, le temps c'est de l'espace, car ces deux bureaux furent ceux de la permanence de Guy Monjalon, député suppléant d'Edith Cresson, dont mon épouse était l'assistante parlementaire de 1988 à 1993, tandis que de 1991 à 1993 j'étais juge d'instance, à quelques mètres. Une génération.

Vous voyez, le temps n'est rien.

 

(1) En se mettant à la fenêtre, on voit en face sur le mur de l'hôtel de l'Univers une banderole "changement de propriétaire"; que n'ait-elle pas traversé l'avenue Clémenceau!

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 04:43

Semaine sainte oblige, la concentration théologique est à bout.

Jeudi soir, jeudi saint et, en même temps, conseil municipal.

J'ai fait un rêve.

Le maire, issu de la démocratie chrétienne, arrivait avec une bassine en cuivre et un  pichet, ceint d'une serviette éponge autour des reins et il déclara: "en vérité je vous le dis, qui s'élève sera abaissé, je serai votre serviteur, merci d'enlever vos chaussettes, je vous  laverai les pieds, même à ceux de l'opposition car il est dit qu'il faut aimer ses ennemis"; Gilles Mauduit, le plus ancien de ses disciples, de protester: "Comment, toi Jean-Pierre, notre maire  à la suite de ton père et de ta mère que j'ai connus et servis, tu me laverais les pieds, non, non, ce n'est pas possible!".  Une femme, non identifiée dans le brouhaha,  de protester à son tour: "Nos pieds à nous, oui, mais ceux de l'opposition, quand même?!!!". Mais le maire de persévérer: "Ce que je fais pour chacun de vous, vous le ferez entre vous tous". Habile de ses mains, il onglait avec les mots sans en faire tomber l'un seul.

J'ai fait un rêve.

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 05:51

"Venez danser Rétro", contrairement à ce que j'ai annoncé, n'a pas terminé son activité ce dernier dimanche avec Jacky Roger, mais la terminera le 27 avril au Marais avec un animateur habitué des Salons.

Au temps pour moi, mea culpa, gage, etc...

Cet arrêt est  unanimement regretté -mais des bénévoles, au bout de vingt ans, c'est légitimement "fatigué"(s)-: organiser un calendrier d'orchestres au moins un an à l'avance,  réserver,  publier, manager des manifestations comme les réveillons-dansants, tenir l'intendance d'avant, pendant et après-bal, se confronter à une règlementation fiscale, SACEM, URSSAF et autres disproportionnée par rapport aux enjeux: c'est simple, dans dix ans, on ne dansera plus, car non seulement il n'y aura plus de bénévoles (chacun se replie sur soi), non seulement l'Administration n'aura rien compris à l'activité danse, mais  encore il n'y aura plus de danseurs (en voie d'extinction). Dans telle ville, on ira au bal comme au zoo, regarder des vieux tourner, derrière des grilles, sur des musiques disparues. Quelle époque...

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 08:34

Etranges "citoyens", tout de même que nos châtelleraudais.

Nous n'avons guère vu de jeunes de 18-35 ans (c'est à dire des parents)  voter aux municipales alors que l'enjeu était essentiel pour la vie de tous les jours et pour l'avenir de nos enfants.

Voilà qu'une semaine après, l'Administration scolaire envisage de fermer cinq classes à Châtellerault, à Lavoisier, Lagrange, Matisse, Prévert, Carême, dans des secteurs difficiles mais où l'abstention et le vote FN  ont fait fort. Et là: mobilisation générale! Surprenant, non?

JPA de se faire en prendre en photo évidemment avec son adjointe à l'éducation au milieu des banderoles.

Tout cela laisse évidemment un goût amer; en d'autres temps -2007-2008- j'étais allé à la rencontre des parents de la future école défunte Krebs dont on a fait une maison de santé (...); nous n'en avions trouvé aucun par la suite dans l'engagement citoyen.

Allez, le printemps est beau.

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 03:44

Un village du châtelleraudais se bat pour sauvegarder une de ses classes, dont la suppression annoncée signerait à terme la fin de l'école communale. Des banderoles protestatrices ont été placées aux entrées du bourg: "Touches pas à mon école!".

C'est vrai que s'il n'y avait plus d'école, on ne pourrait plus enseigner la grammaire et notamment l'impératif: "Touche pas à mon école!". Sans "s". Maudite langue française!

Aimant ce village qui au 19ème siècle était réputé pour ses vignes quasiment ligériennes, jai signé la pétition pour le maintien de cette classe; en même temps je me dis que nous (collectivement), pendant des décennies, nous avons connu les vaches grasses de l'Education nationale; qui se souvient du nombre important des différents niveaux enseignés jadis dans une même classe, faisant progresser les "petits" allègrement au milieu des "grands", au temps où on apprenait à écrire quasiment sans faute pour la vie?

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 03:55

Guy Eyermann, conseiller régional, ancien de chez Fabris, voit comme cause de la défaite de l'équipe Guérin l'absence d'ouvrier (s) dans la liste. Néanmoins Guy Eyermann, présent -au moins- au meeting de l'Angelarde, avait assuré par voie de presse le Team Guérin de son soutien; par ailleurs, Joseph Chotard, ancien prêtre ouvrier, syndicaliste, conseiller prud'homal réputé, qui fait autorité, avait pris la parole à l'Angelarde pour appeler les ouvriers à ne pas se tromper et à voter Guérin. Il faut être cohérent.

Mais il est vrai que beaucoup d'ouvriers, "remontés" contre la politique Hollande-Ayrault, avaient fait savoir que soit ils s'abstiendraient, soit ils voteraient Lutte Ouvrière. Ce qu'ils firent sans se mobiliser au second tour pour la liste Guérin; d'aucuns avaient voté FN, j'en connais. Où est l'intérêt général d'une ville sur six ans?!!! Ce sera sans doute plus facile d'aller manifester contre les fermetures de "boites" sous les fenêtres d'Abelin que sous celles de Guérin, plus "confortable"...

Or dans la liste, beaucoup sont issus directement des usines: Pierre Baraudon, Jean-Claude Monaury, Gilles Lucas, Françoise Parnaudeau, Anne Balotte, Jacky Luc-Frimval, les usines ils les connaissent de l'intérieur. Donc l'argument Eyermann ne tient pas. Et même s'il tenait: comme d'autres, et je ne les cite pas tous,  ils se reconnaîtront, je suis un fils d'ouvrier, j'en ai connu les contraintes, les privations à la maison par rapport à d'autres enfants d'autres milieux. Et même plus: nous sommes tous des ouvriers, où que nous travaillions, qui que nous soyons; en ce moment et depuis longtemps je suis un OS du jugement, je dois sortir des flux, limiter des stocks, prononcer des décisions de plus en plus nombreuses dans des domaines de plus en plus variés avec de moins en moins de moyens, j'ai une hiérarchie, je suis "évalué", je rends des comptes, j'ai des "clients" qui ne sont pas contents, des dossiers à reprendre, je suis syndiqué, je me défends et je défends mes camarades. Ce n'est pas parce qu'on porte une cravate qu'on ne met pas les mains dans le cambouis, et le "cambouis social", il en vaut d'autres quand j'ai devant moi un fou, un malade, un violeur, un assassin, un dealer, un toxico, un conjoint violent, une mère en pleurs qui a perdu son gamin, un exproprié qui perd la maison construite de ses mains, etc... Ce "cambouis social", il mine mes nuits. Je me sens un modeste tâcheron de la paix sociale, un ouvrier. Et je ne peux pas entendre tout sans broncher. Tous, dans la liste Guérin, nous av(i)ons le souci de la dignité humaine chevillé au corps. De tous.

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