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Défendre notre territoire

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 05:43

8 mai 1945.

Aujourd'hui, vous ne m'en voudrez pas, je songe à mon père et à son propre père, mon grand père.

Celui-ci, prisonnier cinq ans, est rentré d'Allemagne à pied.

Le dimanche 19 mai, il arrivait aux Blanchards de Pouthumé, avec 30 kilos de moins qu'en 1939.

Pendant cinq ans, son épouse avait été confrontée aux paysans locaux, que j'ai connus,  qui ne voulaient pas lui vendre de blé pour qu'elle fasse elle-même de la farine et du pain ("Vous pensez bien, c'est comme les oeufs, on n'en a même pas pour nous..."); à vélo avec des bouchons dans les pneus elle allait loin ramasser du bois mort après autorisation du propriétaire; un juif restait caché dans la cave d'une cabane "aux animaux"; les patrouilles allemandes, de temps à autre le soir, essayaient quelques rafales en l'air, au ras de la porte, pour garder la main.

Mon père a vécu cela.

Combien de fois ai-je entendu, enfant: "Si tu l'avais connue la guerre,  tu la mangerais, ta soupe...".

Chaque dimanche près du 19 mai, nous mangions le biquion aux cives en souvenir de ce retour.

Aujourd'hui, la solitude sera ma célébration; je crois que le monde est parti pour devenir fou, que beaucoup ont oublié 1939-1945, que beaucoup ne l'ont jamais appris; je vois aussi hélas que nos célébrations sont désincarnées, c'est-à-dire qu'elles ont omis la chair de ceux qui ont souffert et qui ne sont plus, au profit de discours "standards", même honnêtement rédigés.

Je ne supporte plus, chez certains officiels, ici ou ailleurs,  le décalage entre le discours, même "standard", et la vie montrée.

8 mai 1945. Puis l'Indochine (qui en parle?!), puis l'Algérie, dont nous avons tiré quoi, comme enseignement?! Je les côtoye, ceux-là qui, d'un seul coup, deviennent fous quand ils parlent des morts, des tortures des deux camps, de leurs camarades tombés en Afrique du nord. Pour eux, la guerre n'est pas finie.

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 05:50

Le 7 mai, on fête Sainte Gisèle, et les Gisèles(s).

Dans ma famille j'en connaissais trois, dont seule reste ma soeur.

C'est un prénom passé de mode alors que beaucoup d'anciens prénoms reprennent force et vigueur: chez les garçons Jules, Victor, Achille, Antoine, Maxime, quasiment impensables il y a 30 ans, chez les filles Léa, Rachel, Victoire, Eugénie, Louise, avec la même observation.

Il est assez intéressant à ce titre de mettre en balance parfois les avis d'obsèques et les avis de naissances et de retrouver quelques résurgences nymiques.

Tant il est vrai qu'aujourd'hui souvent , liberté individuelle oblige, on affuble les enfants de prénoms exotiques ou serie-télévisuels à sonorité agréable -apparemment et aujourd'hui- sans se soucier du poids de l'interpellation nominative une fois adulte ni de la concordance utile avec le nom patronymique (je rends hommage à un ancien professeur de français, Mr Boutin, qui insistait beaucoup, chez Balzac, sur l'incongruité de l'association César Birotteau, d'un côté César, grandiose, de l'autre Birotteau, l'appellation tourangelle terrienne de base).

Mais je m'éloigne: bonne fête, Gisèle!

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 05:27

La rénovation urbaine, dans notre conception de la politique de la ville depuis toujours, ne concerne que ce que l'on appelle les banlieues -lieu mis au ban de la société- qui en avaient certes bien besoin.

Cela s'est réalisé au prix fort souvent, d'un point de vue des dépenses strictement financières, sans que les recettes citoyennes, économiques, commerciales, culturelles ou relationnelles soient en revanche au rendez-vous.

Mais qui aura l'audace, un jour, de décréter que la rénovation urbaine concernera aussi les centres-villes anciens qui perdent leurs commerces, hébergent de plus en plus de personnes en situation de précarités multiples, comptent de plus en plus de logements insalubres et/ou abandonnés, de gouttières déchaussées, de fenêtres ouvertes aux vents et à la pluie, révèlent une insécurité galopante (vols avec violences sur personnes âgées ou vulnérables, stupéfiants, travail dissimulé, violences intra-familiales, etc...) mais souvent niée ou évincée des statistiques?

La rénovation urbaine de banlieue a pu conduire aussi à du clientélisme dans l'attribution des logements ou à de l'inéquité dans le dispatching périphérique des populations indésirables que la rénovation urbaine de centre-ville pourrait peut-être réduire.

Je crois que c'est un vrai sujet politique.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 04:52

Nul doute que ce sera le projet phare -si je puis dire- de Jean-Pierre Abelin pour la mandature à venir: la réhabilitation des quais de Vienne; j'ai évidemment mon idée puisque j'y travaille depuis 1997, à l'époque où personne n'en parlait.

Châtellerault n'est pas Chinon, certes, et sa vie, curieusement, n'est pas orientée vers la Vienne alors que la cité était portuaire.

Aucun établissement de bouche n'est tourné vers elle, ni rive gauche, ni rive droite, et même les Cordeliers jadis n'ont jamais eu recours à une terrasse. C'est assez incroyable!

Certes il y avait bien le Grenadier Français, abandonné, mais sa fréquentation particulière n'incitait guère au tourisme, et le café face au Pont Henri IV, devenu bureau d'assurances (...), n'y misait pas davantage.

Les pentes rive droite depuis le barrage et jusqu'au Bien nourri sont en ciment qui se dégrade allègrement faute d'entretien correct; là aussi j'ai mon idée...

C'est un chantier énorme qui nécessite indubitablement qu'on y associe les Châtelleraudais, lesquels ont des projections dignes d'intérêt je n'en doute pas. Respect de l'histoire et nostalgie avec le Bateau des Bains cher à mon coeur (inauguration en septembre 2019 pour appâter le public) ou, au contraire, rupture totale et innovation? Suspens...

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 04:30

Je regardais, au hasard, un numéro du magazine des Châtelleraudais, celui du 1er au 15 mars 2014, en pleine période d'élection.

Aux frais du contribuable, page 3 inauguration du Loft et de l'hôtel Alaman, page 6 implantation de Délipapier à Ingrandes, page 7 bassin d'eau vive contre l'île Cognet, page 8 centre aquatique, patinoire et salle omnisports relookés, page 10 pas d'augmentation des taux à la ville et à l'agglo, page 11 site Alaman un quartier qui revit...

Oh certes pas de photographie du maire-candidat, pas fou quand même, mais c'est tout comme.

Tout cela avec la même calligraphie et la même photoscénie que les tracts électoraux de l'équipe Abelin. Tous les quinze jours les cerveaux châtelleraudais ont été formatés de telle sorte que la vision abeliniste de la ville devienne l'évidence, immuable depuis des temps immémoriaux.

Magazine traînant partout, chez le dentiste, chez le médecin.

Plus le journal quotidien.

Cela faisait beaucoup pour lutter contre.

Oui, l'inégalité de traitement était flagrante, et nous pensions que sur notre honnêteté, notre loyauté, notre travail, notre engagement et notre innovation nous pourrions contrebalancer tout cela...

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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 06:19

Que notre humanité (?) est triste parfois.

La semaine passée, nous  avions emmené notre petit-fils au parc animalier de la Haute touche, sur la commune d'Obterre, dans l'Indre, mais près d'Azay le Ferron, plus connu. Je recommande cette visite. Pour la première fois, il voyait -en vrai- des loups, ces fameux loups qui existent donc autrement que dans les livres, "les trois petits cochons" et "Pierre et le loup".

Il y avait , au détour d'une île qui leur était consacrée, une famille de singes assez petits, dont je n'ai pas retenu le nom de l'espèce; une femelle tenait contre elle un "bébé" qu'elle allaitait, protégée par deux adultes qui faisaient paravent pudique; il y avait là une "humanité" touchante et des regards de tendresse, disons le mot.

Et je songeai à mes dossiers anciens et présents de bébés humains secoués, martyrisés, au point d'en devenir infirmes et même d'en mourir, par des parents et assimilés incapables de les élever: incurie, intolérance à la frustration, rythme de vie personnel en concomitance avec les fuseaux de l'hémisphère sud, toxicomanies actives, prestations sociales et logement obtenus grâce à l'enfant. Pauvre vie.

Je recommande aux futurs magistrats, contre leur répulsion,  d'être présents à l'autopsie d'un bébé maltraité; ce sont des moments d'une dureté exceptionnelle et vous vous devez de ne pas laisser seuls enquêteurs, médecin légiste, garçon d'amphithéâtre affronter cette déchirure dans leur vie. Et par respect pour cette petite âme abandonnée.

Mon Dieu, donnez-nous encore des petits singes...

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 06:45

Le Lait de mai, j'y reviens, fut aussi l'occasion de prises de parole par Jacky Luc Frimval, le président des "Châtelleraudais réunis" et par votre serviteur. Sur le constat de la dégradation de l'implication citoyenne des habitants, et en particulier des jeunes, sur le repli sur soi, l'immobilisme personnel, l'abstention qui profite au pouvoir en place et sur les moyens pour tenter d'y remédier.

Aussi l'association organisera-t-elle une soirée débat sur le thème "comment redonner le goût de la politique?".

Le goût ne s'acquiert que par l'apprentissage et par la répétition de la pratique, et ce en toutes choses, c'est évident.

Et de prendre notre simple repas partagé comme exemple: beaucoup des bénévoles de l'association (eux ils n'ont pas à "écrêter" leurs indemnités!) avaient préparé les entrées, les desserts -souvent somptueux-, une équipe s'affairait aux omelettes à l'ail vert ("l'ail-icité oblige!"), l'autre au service de la boisson (jusqu'au pousse-café avec d'excellentes eaux de vie locales): la souveraineté était dans notre assiette, avec des produits de chez nous. Dès lors les discussions pouvaient fuser. Le goût de la politique, c'est fondamentalement la convivialité car elle donne les conditions de l'égalité et de la fraternité.  Se mettre à côté de quelqu'un qu'on ne connaît pas, par exemple,  plutôt que de se sctocher à ses amis patentés, c'est le début de la démocratie en actes. Cela ne va plus de soi aujourd'hui. Pourtant il faudra s'en inspirer et s'en souvenir pour la suite.

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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 06:06

Malgré un ressac électoral et un début de week-end allongé, nous étions encore plus d'une centaine, dont des nouveaux et des nouvelles, au Lait de mai des "Châtelleraudais réunis", à la salle Camille Pagé.

C'est là que se déroulera d'ailleurs le 4 octobre le dîner-dansant de l'association, avec le traiteur Ferrand (Gastronomie, rue Alexandre Rivière) et l'orchestre Jacky Michel(il faudra s'habituer au changement!). Le bonheur! Songez à cocher la date!

Ce Lait de mai est considéré comme un rendez-vous plus qu'amical, fraternel; des fidèles, des vrais, présents même par temps de tempête, des nouveaux, séduits par notre philosophie politique globale et notre amour de la ville. C'est là que se tissent des liens et que se prépare l'avenir.

Le bonheur, la plénitude aussi de partager le repas et les toasts toniques avec une bonne partie des co-listiers de 2008, toutes tendances confondues; oui, l'amitié est un trésor, et oui, nous avions raison à l'époque de vouloir rassembler ce qui était épars; beaucoup comprennent aujourd'hui, mais un peu tard, que là était l'avenir politique bien compris de la ville.

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 05:30

Georges Friedmann publiait en 1956 (déjà)  "le Travail en miettes".

Alors que nous fêtons en ce premier mai le travail dont l'étymologie remonte au latin tripalium, instrument de torture, il faut bien reconnaître que ce travail est en miettes:

- par la mondialisation, les délocalisations, l'actionnariat international de nos biens industriels "français",

- par des usines de moins en moins nombreuses et bientôt sans ouvriers,

- par une agriculture bientôt sans fermes et sans paysans,

- par l'éclatement des temps de travail (tel un couple où la femme bosse à temps partiel tronqué comme caissière en hyper-marché et le mari en 3/8 à l'usinage) et celui des lieux de travail (intérim, cdd, pluri-employeurs, saisons, itinérance, etc...),

- par la dématérialisation d'une bonne partie des activités,

etc, etc..., sans parler du chômage, notamment de longue durée chez les seniors et chez les jeunes dont beaucoup s'expatrient, et pas seulement la matière grise.

Travail en miettes. Vie en miettes.

Comment redonner du sens à tout cela? Qui, politiquement, c'est-à-dire humainement, s'y attaquera?

Vive le premier mai!

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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 04:01

Eh oui, mes nouveaux collègues de l'opposition découvrent l'opposition, y compris ceux qui avaient jadis exercé un ou plusieurs mandats du "bon côté" du manche, et découvrent par là même risées, ricanements du maire et de son aréopage, dont des néophytes, dès que la parole nous est consentie.

Même des propos liminaires décents et apaisants sont mis en "sursis" avec un air dubitatif jusqu'au commentaire final présidentiel railleur, acerbe, ironique, mouchant sur telle ou telle prise de position de notre part, nécessairement incohérente, contradictoire pour le pouvoir en place.

Quand le prince ricane, ou se courrouce en violacé, la cour en rajoute dans la protestation, l'étonnement, la singerie; celles qui ont une culture administrative dans mon équipe s'en étonnent, trouvant un tel comportement déplacé; il faudra, hélas, vous y faire, ce n'est que l'apprentissage du ricanement. Le conseil municipal demeure un cercle où seul le clown blanc du pouvoir triomphe constamment de l'Auguste de l'opposition; et ça fait rire les petits n'enfants.

J'en ai pris mon parti depuis longtemps, c'est l'ambiance qui sied à la traversée du désert; même représentant 5 000 personnes, vous n'êtes rien, et il faut vivre avec. Vous en tirez une force particulière.

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