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Défendre notre territoire

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28 juin 2014 6 28 /06 /juin /2014 06:21

"Le passé répond de l'avenir", belle phrase à la fin d'une inscription sur l'une des portes à la Vauban de la citadelle de Briançon.

A l'époque de Benoite Rancurel, Briançon lutta pendant des mois contre l'envahisseur venu notamment d'outre-Alpes.

J'ai trouvé cette devise remarquable; elle ferait bien de nous inspirer, nous qui avons pris l'habitude culpabilisante de nous flageller en voulant que systématiquement, aujourd'hui, nous répondions du passé dans lequel nous n'étions pas partie prenante. Trop de repentance aisée tue la mémoire véritable.

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 05:57

Le Ministre de l'Education nationale lance le chantier de la notation des élèves, éternel serpent de mer.

Il est certain qu'au moment où les contenus pédagogiques se dissolvent la question de la notation perd de sa validité ...

Mais il est vrai que la notation est toujours perçue non seulement comme pédagogiquement sanctionnatrice, ce qui serait son rôle, mais surtout "pénalisante" et stigmatisante, discriminatoire et décourageante pour tout dire, dans une période générale d'euphémisme, de laxisme, de prévenance et de non-contrariété.

Certes, il y a eu des abus humiliants, des "facilités" rédactionnelles d'appréciation imbuvables, des commentaires odieux. Des orientations, des redoublements, des exclusions ont été le fait de l'arbitraire. Cela doit se travailler, c'est évident, et ne plus se reproduire.

J'aimerais surtout que l'on s'intéresse à l'évaluation dans la durée, la plus juste, la plus pertinente possible, pour tout enfant et que l'on puisse déceler, en chacun et en chacune, les qualités indéniables qu'il ou elle a en lui, soit déjà à l'oeuvre, soit en gestation. 

C'est une question de justice individuelle: inutile d'assommer certains avec du maïs pédagogique ingurgité de force comme à des oies dont l'alimentation contrainte les fait souffrir, fait souffrir leurs congénérères plus doués qui attendent à cause d'eux, fait souffrir la communauté éducative et les parents, alors qu'ils peuvent être doués indubitablement pour le bois, le chant, la peinture, le fer, la cuisine, le jeu, le sport, etc ... et qu'ils pourraient en faire un jour leurs fruits.

C'est une question  d'avenir du pays dès lors que nous aurons sur le marché beaucoup moins de jeunes inopérants, illettrés ou quasiment, ou titulaires de diplômes sur le fond usurpés et attribués avec légèreté; aujourd'hui tant d'emplois techniques ne sont pas pourvus, à côté de cohortes qui ne savent ni lire ni compter,  mais aussi ni tenir un marteau, un rabot, un pinceau, un mixer ou un chalumeau.

Que le débat ne soit pas que cosmétique sur la surface de la notation mais de fond sur: à quoi sert l'école, que fera-t-on de sa vie après l'école?

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 07:17

Qu'est-ce que la débredinoire?

Un jour j'avais écrit un article sur les "itinéraires souples" en conseillant de quitter toutes les autoroutes, celles de la voiture et celles de l'esprit.

Ainsi le Bourbonnais, austère territoire sur un axe transversal, a-t-il intérêt à être traversé hors autoroute; on passe alors à Saint Menoux, dans l'Allier, et on visite son église romane typique du Bourbonnais.

Le "clou" de ce monument: la fameuse débredinoire.

En bourbonnais, bredin ou berdin signifie simple d'esprit, fou, qui n'a pas toute sa tête; l'église est pourvue d'une pierre creusée en forme de tombeau, avec, sur le côté, une ouverture semi-circulaire ayant la réputation de guérir les simples d'esprit qui y placent la tête. Il paraît que les guérisons étaient et seraient encore surprenantes.

Voilà un procédé susceptible de révolutionner (mais aussi de ruiner?) la psychiatrie!

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 05:09

Revenir, il faut revenir...

Je suis assez casanier et ne quitte mon foyer qu'à regret, regardant la maison, le jardin, le parc comme si je n'allais plus les voir; je visualise même à chaque fois l'article du journal qui rapportera le terrible accident, sur la route des vacances, et, le lendemain, les déclarations éplorées de la classe politique locale. C'est dire!

Puis, une fois finie la villégiature, à la Chartreuse, c'est la contemplation de la montagne, au dernier soir déclinant, de cette masse géologique incroyable, avec sa force, sa "personnalité" chère à Ramuz, qui me rend triste: peut-être ne reviendrons-nous jamais dans ce lieu de ressourcement qui compte beaucoup?

Ainsi va la vie, faite de coupures, de surjets, de départs, de reprises.

Nous croiserons des milliers de vies sur la route connue par coeur, dont certaines se poseront les mêmes questions.

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 04:20

Notre Dame de Laus, près de Gap. Les hautes Alpes.

Ici, de 1664 à sa mort en 1718, une bergère, Benoîte Rancurel, a vu la Vierge, avec des interruptions évidemment; des témoins dignes de foi -un juge, c'est dire, deux prêtres et un ermite- ont consigné régulièrement sur des registres les manifestations de ces apparitions sur la bergère (paroles, visage, extases, gestes, etc...). Ces textes, accessibles à l'oratoire, sont d'une précision juridique exceptionnelle.

Contrairement au deux petits voyants de la Salette (à une heure de voiture), Maximim et Pascaline, à qui la Vierge n'apparaîtra qu'une fois, deux siècles plus tard, et qui seront quasi "irrécupérables", Benoîte Rancurel s'est impliquée abondamment dans le pélérinage qui immédiatement s'est massivement mis en place, acceuillant personnes en souffrance, malades, pécheurs convertibles et princes ébahis de cette simplicité étrange.

Monseigneur Di Falco, évêque bien connu, donne aujourd'hui à Laus, dans son évêché de Gap et d'Embrun, une notoriété nouvelle.

Nous y étions l'autre jour, partis tôt matin en auto sous le soleil de Chartreuse, prêts pour grimper la montagne trois heures plus tard jusqu'au col de l'Ange, là où Benoîte Rancurel combattit le Diable; nous nous étions préparés depuis si longtemps pour cette lutte! Mais l'orage se mit à gronder, le ciel (le Ciel?) devint noir, funeste et funèbre, il tonna, la grêle en billes redoutables se mit à tomber drue, les cieux craquaient, la pluie devenait amazonienne, les éclairs zèbraient le noir d'une électricité terrifiante, les indigènes nous dissuadèrent sagement de progresser.

Fallait-il avoir reçu tant de grâces pour que le Ciel lui-même nous dispensât d'aller batailler contre le Diable au col de l'Ange, nous qui avions décidé pourtant de nous "jeter à Laus"...

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 14:38

Scandales à rebondissements, vase de Pandore de l'argent public jeté par les fenêtres.

L'attrait de la course au pouvoir puis de sa conservation étant à son comble, vu les prébendes par ondes généreuses et les deniers ruisselants qui en découlent, je ne crois guère à l'efficacité de tout renforcement des dispositifs en faveur de la transparence financière de la vie politique et des partis déclinés en courants, clubs, écuries, anti-chambres, "pépinières" et instituts divers.

Il y aura toujours de l'illégal ou de l'immoral à côté de l'officiel. Tant que les conditions ne changeront pas, la fraude et le gâchis seront les maladies nosocomiales des mandats. Et je ne parle pas des emplois fictifs, des copains qu'il faut recaser, des scrutins de listes laxistes, des commissions bidules inutiles pour donner des hochets rémunérateurs, etc...

Je peux heurter mes amis politiques, y compris dans mon propre camp.

C'est simple: il faut que la politique cesse d'être un métier à l'infini, dans le temps et dans l'espace, c'est-à-dire qu'il faut pouvoir y entrer depuis le privé aussi aisément que depuis le public et en sortir sans souci pour recouvrer un statut professionnel et social non-politique qui soit évidemment reconnaissant de l'expérience acquise; certes beaucoup n'ont rien fait avant la politique et ils ne pourraient rien réintégrer selon ce schéma ...

Redonner le pouvoir au peuple, que ses représentants en soient réellement issus.

Dix-douze ans de vie politique me paraît un seuil correct. Passer la main, faire entrer d'autres générations, d'autres parcours, d'autres formations initiales, d'autres métiers. De l'oxygène, de la clarté: c'est le mouvement, le renouvellement des gens qui éviteront les dérives, les abus. Et, comme pour les fonctionnaires d'autorité, quitter son poste après un inventaire contradictoire de son activité et de son budget.

Hymne à l'éthique et tout le saint  frusquin républicain solennel seront vains tant que l'on n'aura pas mis fin au bipartisme global mortifère, au cumul des mandats et au quinquennat. Commençons par un septennat non renouvelable, ce sera un signe fort de non appropriation du pouvoir, de non privatisation du pouvoir. L'exemple vient d'en haut.

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 04:43

La Saint Jean d'été, la fête de Saint Jean Baptiste, marquait en campagne, comme la Saint Michel, une date d'engagements et de règlements.

Dans les villages de montagne, les feux de Saint Jean demeurent une tradition vivace; les villes, en certains quartiers, s'y remettent, mais "le coeur n'y est pas". D'ailleurs les pompiers sont là, sécurité oblige.

Le feu de Saint Jean est certes de nature mythique, au solstice, il marque un passage rituel du temps; comme pour le Bonhomme Carnaval, il embrase aussi tout ce qu'on veut bien y mettre de peurs, de déceptions, d'échecs, mais il possède surtout une fonction éminemment sexuelle, doublement.

D'abord les jeunes hommes "font les cons", les intéressants devant les jeunes filles, voulant prouver leur virilité de base en sautant dangereusement par-dessus et au-delà des flammes, certains s'exposant à des dommages réels; puis les filles, quand les braises sont plus rassurantes, se mettent elles aussi à franchir le foyer johannique, assurées que le feu entre leurs jambes sera gage de fécondité et de "normalité". Certes, qui trop embrase mal étreint ...

De tout cela, sauf "en singeant", que reste-t-il de la Saint Jean?

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24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 04:05

En marchant dans la montagne, sac au dos, chaussures adaptées, il vous arrive parfois de songer à votre ville, au temps qui s'y écoule sans vous, hors de vous. La lecture rapide en diagonale du journal quotidien au retour nous restituera des choses qui nous paraîtront alors sans intérêt, mais vraiment sans intérêt à côté de l'immensité de la Création et de la puissance de la montagne dans l'esprit de Charles-Ferdinand Ramuz, mon auteur suisse de chevet.

Je reste persuadé depuis toujours que Châtellerault possède une âme collective supérieure que notre politique locale pépère et morcelée ne peut pas rassasier et la montagne m'y fait songer, cette fois à la manière de Georges Bernanos (1) dans " le journal d'un curé de campagne", paru en 1936: les foins se font en ce moment en montagne, l'odeur en est enivrante. Bernanos écrit à ce sujet: "Les petites choses n'ont l'air de rien, mais elles donnent la paix. C'est comme les fleurs des champs, vois-tu. On les croit sans parfum, et toutes ensemble, elles embaument."

Oui, Châtellerault pourrait donner une immense fenaison enivrante elle aussi, si un jour un politicien à la fibre rustique sachait en rassembler les fleurs qui, isolément, ne sentent rien, ou presque.

(1) Bernanos repose pas très loin de chez nous, à Pellevoisin, après Buzançais, sa mère étant originaire du Berry.

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23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 03:53

En contre-bas d'où nous étions logés, deux troupeaux de vaches paissaient tranquillement.

Comme autrefois, les vaches leaders portaient des cloches savoyardes qui tintaient sans arrêt -hors la pause,allongées en groupe sous les noyers-; c'est une musique reposante, une xylophonie bovine quasiment céleste, angélique.

La nuit, quand l'insomnie interrompt vos rêves, la musique cuivrée des cloches invisibles vous remet dans le sens du sommeil, en paix. Sans ruminer.

Là-haut, dans l'axe de la montagne, les moines chartreux prient pour vous dans la nuit scintillante d'étoiles, et tout près, les troupeaux font d'étranges enfants de choeur agitant rituellement la sonnette pour une liturgie nocturne intemporelle.

Que demander de plus?

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 13:47

A l'entrée de la Chartreuse, mais détourné de la voie principale, un petit village de rien du tout, isolé, sans attrait particulier, Voissant.

Une curiosité: sur le mur de l'église, à côté du portail d'entrée, un cadran solaire, sur lequel est inscrit: "La vie d 'un homme est une ombre qui s'enfuit". Brrrr...

Inquiétant, surtout que face à l'église, à l'entrée de la voie qui s'en écarte est indiqué, en grosses lettres, "sans issue".

La destinée est verrouillée.

Qui voit Voissant ....

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