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Défendre notre territoire

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 05:01

Je vois ces 24 panneaux pour les élections européennes, qui accueilleront des candidatures surabondantes et parfois scandaleuses; comme quoi la démocratie peut mourir à la fois de vide et de trop- plein.

Oui, quand les branches de l'Europe sont si enchevêtrées, sans lumière,  au point qu'elle semble moribonde, où sont ses racines?

Je ne parle pas du tronc qui, pour moi, commencera à s'ériger au début du 19ème siècle, sur la lancée de la Révolution française qui va bouleverser en Europe les mouvements migratoires de la richesse et de la pensée.

C'est ma réflexion personnelle, elle peut souffrir de manques, d'incomplétude, notamment en références philosophiques (Hobbes,  sans doute), mais j'y tiens et je m'y nourris:

J'en vois de plusieurs sources, comme on dirait en droit:

- la Grèce, d'où vient la déesse Europe, pour la phisosophie et l'invention démocratique,

- Rome pour le droit, le juridisme et l'organisation foncière et administrative,

- paradoxalement les invasions (Hannibal et ses troupes africaines, les Huns, les Wisigoths, les Vikings, les Maures, etc... qui ont façonné des visages et des types de cheveux jusqu'à nos jours, de l'Aquitaine à Odessa -pour les Vikings au moins!-),

- la chrétienté pour la prise en compte de la dignité humaine, la liturgie, les moeurs, les rituels, l'architecture, une autre organisation, avec une mention particulière pour Charlemagne et Aix la Chapelle, Aachen en allemand, avec le latin comme langue universelle pendant longtemps,

- le judaïsme pour le commerce, la banque (le prêt à usure étant interdit par l'Eglise), et toute la culture juive autour du commentaire du texte qui a fondé dès l'enfance une intelligence collective, des rituels bien sûr,

- "1492", la découverte de l'Amérique et, en réalité, tous les liens de colonisation et de commerce avec les autres continents et civilisations, qui vont identifier l'Europe, au besoin par répulsion,

- Descartes, guerrier et philosophe européen, et surtout Spinoza, philosophe hollandais de culture juive et portugaise, qui, le premier, osera déstabiliser le Dieu transcendant pour annoncer Voltaire, autre européen grand voyageur, le déisme et, finalement, la séparation de la sphère publique et de la sphère privée, autrement dit la laïcité,

- l'apport, à la marge, de la culture musulmane (algèbre, spiritualité, chimie, ...).

Accepter et reconnaître la multiplicité de cette nourriture spirituelle européenne, c'est déjà, me semble-t-il, se réconcilier avec la politique, en comprendre la richesse de fond et la nécessité actuelle, y trouver du charme, pour tout dire.

Par pitié, offrez-nous des débats...

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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 00:06

Nous sommes partis pour réformer le "millefeuille" administratif et politique français. A voir...

Mais comment? Les provinces, les départements et les régions protestent, les populations sont oubliées.

Une chose m'a étonné en lisant ces jours-ci: la permanence du carré.

A la Révolution, pour détruire les anciennes provinces, un projet avait découpé la France en carrés de 18 lieues de côté, soit 70 kilomètres; c'était littéralement impossible, car fort inéquitable démographiquement, sans compter les "carrés incomplets" qui étaient rognés par du littoral ou du frontalier.

Dernièrement le Ministre de la Ville du gouvernement Ayrault avait découpé nos anciens quartiers éligibles à la politique de la Ville en carrés de 200 mètres de côté (Châteauneuf, fiscalement, sur ce critère géométrique, n'était plus éligible...); pourquoi 200 mètres? ... Mystère... Il semble que sa successeuse aille dans le même sens.

Etrange approche.

Mais cela n'est pas nouveau; en présidant la commission de remembrement de Prinçay, dans le nord Vienne, il y a vingt ans, j'avais constaté que le cadastre d'alors (et donc tout ce qu'il traduisait en  carrefours, chemins, angles, découpages de propriétés) était incroyablement superposable au cadastre romain qui avait découpé la Gaule, et d'autres provinces sans doute, en grands carrés uniquement pour des raisons foncières et fiscales; je n'ai plus la dimension exacte de ces carrés, peut-être 700-800 mètres.

Peut-on, aujourd'hui, penser ainsi, au carré, même de 200 mètres, au-delà des populations, des coutumes, des moeurs, des rues?...

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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 03:32

L'Evangile de Jean de ce dimanche était consacré à un thème familier, celui du bon pasteur et de ses brebis. 

Toujours par souci de transposition politique, je me demandai si notre président de la république avait eu la tentation, parfois, de se comparer au bon pasteur...

Il y a une de nos légendes poitevines anciennes qui pourrait s'appliquer à François Hollande, celle dite du "mouton lourd". Je cite Mineau et Racinoux, dans le "Légendaire de la Vienne", page 162, en y incrustant mes suggestions:

"Un paysan (F.H.?) qui, tard dans la nuit, regagne son logis (l'Elysée), trouve sur son chemin une brebis bêlante et épuisée (la France?). L'homme, compatissant, la charge sur ses épaules, mais, en cours de route, la bête devient de plus en plus pesante (le déficit budgétaire, Bruxelles, le chômage...), au point que le porteur exténué se trouve contraint de déposer son fardeau à terre (il reconnaît son échec). La galipote (la France au plus bas, méconnaissable) prend alors la fuite en interpellant par son nom l'homme qui demeure saisi de frayeur ("le changement, F.H., c'est maintenant"). Sous sa forme d'emprunt, le réprouvé (la France défigurée) est exposé à de graves dangers, car ceux qui le surprennent, au cours de sa randonnée nocturne (les ténèbres économiques et sociales), le traitent souvent comme un gibier ou une bête nuisible (attention au résultat des Européennes).

En ce cas, on le retrouve mort ou mutilé soit sur place, soit dans son logis."

 

Dans le Poitou, comprenant la Vendée évidemment, la galipote (sans doute du latin galopedium, sabot de bois), est une sorte de monstre, de dragon, de grand'goule, mais plus souvent une sorte de "réincarnation" d'un pécheur décédé, ou de transfiguration d'un pécheur vivant, selon, qui subit sa punition en apparaissant ainsi nocturnement et en effrayant la contrée, retournant, s'il est vivant, le matin à sa maison, épuisé, ou, s'il est mort, à son tombeau...

 

N'est-ce pas, vraiment,un quinquennat de galipote?....

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11 mai 2014 7 11 /05 /mai /2014 09:21

Permettez-moi ce néologisme, constitué à partir de la contraction de bruit et de ruissellement.

J'aime en effet, le dimanche matin, le "bruissellement" des cloches lancées à toute volée dans le ciel châtelleraudais; surtout quand le vent majoritairement de sud-ouest, ouest, en fait monter l'harmonie jusque sur mes hauteurs.

C'est une cascade, un ruissellement sonore d'amour et de joie; d'abord Saint Jacques (oh les riverains non pratiquants...), puis Châteauneuf, puis Saint Jean-Baptiste.

Ozon n'en dispose pas, et c'est un manque théologique de base, pour ma simplicité paysanne.

Mais j'aime aussi, le samedi soir, quand les cloches d'Antoigné, vers 18 h 15, le vent étant au nord, se mettent à résonner; ce sont Monsieur Carré et Monsieur Launay qui, fidèlement, s'échinent à tirer les cloches; parfois je les aide, car une cloche, peu utilisée, est très lourde à lancer; j'appelle cela "tirer les mamelles du ciel", agrippant ces deux cordes comme des pis brassés alternativement.  

La foi à l'état brut.

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10 mai 2014 6 10 /05 /mai /2014 01:52

Interrogé par un journaliste, le jeune élu Mohamed Ben Embarek,28 ans, déjà adjoint et vice-président de l'agglomération en charge de la politique de la ville, excusez du peu -certes "la valeur n'attend pas le nombre des années"-, répond comme Chantal Petit, adjointe à la culture: il n'est "ni de droite, ni de gauche"; il ne fait pas de politique, il veut servir la ville qu'il aime. OK. ll est "abeliniste" en somme; son mentor non plus ne fait pas de politique depuis 1977.

On ne lui connaît pas d'engagement politique au sens de l'implication dans l'éducation citoyenne, pas plus que culturel au sens véritable, ou associatif notable; il doit tirer de ses deux années de fac inabouties sans lien entre elles (le sport, l'anglais, je crois) suffisamment d'expérience pour mener à bien l'une des compétences les plus élevées de la politique; son prédécesseur le guidera, n'en doutons pas, et les services administratifs tiendront la boutique, comme souvent en politique.

Dans le privé on passe par des chasseurs de tête, il faut justifier de connaissances, de formations, d'expériences; en politique, tout le monde peut être élu à tout, n'importe quand, sans préparation, sans repères, sans modèles,  mais avec une compétence innée, cela va de soi.

Je ne doute pas que Mohamed Ben Embarek apprendra vite, c'est tout le mal que je lui souhaite. Mais, un jour, je poserai la question au maire: luttez contre les clichés dans les cités, combattez l'omniprésence viriloïde, proposez, comme nous, une femme, ne confortez pas l'inertie conservatrice en ce milieu. Cela, ce n'est pas de la langue de bois.

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 05:17

Le numéro de La Croix du 6 mai dernier dans son feuillet "Sciences et ethique" est centré sur la recherche scientifique qui, en médecine et en biologie, porte encore majoritairement sur des populations mâles à partir desquelles on va étendre automatiquement les résultats aux populations femelles. Et en en tirant des conclusions thérapeutiques uniformes pour l'humanité parfois dévastatrices en termes d'effets secondaires (thyroïde, troubles cardiovasculaires, stress ...).

C'est nier en effet que hommes et femmes n'ont pas les mêmes taux d'hormones, ni les mêmes récepteurs, ni les mêmes rythmes chronobiologiques, sans parler des facteurs culturels ou environnementaux. Heureux de l'entendre dire.

Mais, dans les laboratoires, les souris mâles coûteraient moins cher, et il faut faire des économies... On ajoute qu'il y a aussi beaucoup moins de chercheuses que de chercheurs dans les labos. La nature est mal faite!

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 05:43

8 mai 1945.

Aujourd'hui, vous ne m'en voudrez pas, je songe à mon père et à son propre père, mon grand père.

Celui-ci, prisonnier cinq ans, est rentré d'Allemagne à pied.

Le dimanche 19 mai, il arrivait aux Blanchards de Pouthumé, avec 30 kilos de moins qu'en 1939.

Pendant cinq ans, son épouse avait été confrontée aux paysans locaux, que j'ai connus,  qui ne voulaient pas lui vendre de blé pour qu'elle fasse elle-même de la farine et du pain ("Vous pensez bien, c'est comme les oeufs, on n'en a même pas pour nous..."); à vélo avec des bouchons dans les pneus elle allait loin ramasser du bois mort après autorisation du propriétaire; un juif restait caché dans la cave d'une cabane "aux animaux"; les patrouilles allemandes, de temps à autre le soir, essayaient quelques rafales en l'air, au ras de la porte, pour garder la main.

Mon père a vécu cela.

Combien de fois ai-je entendu, enfant: "Si tu l'avais connue la guerre,  tu la mangerais, ta soupe...".

Chaque dimanche près du 19 mai, nous mangions le biquion aux cives en souvenir de ce retour.

Aujourd'hui, la solitude sera ma célébration; je crois que le monde est parti pour devenir fou, que beaucoup ont oublié 1939-1945, que beaucoup ne l'ont jamais appris; je vois aussi hélas que nos célébrations sont désincarnées, c'est-à-dire qu'elles ont omis la chair de ceux qui ont souffert et qui ne sont plus, au profit de discours "standards", même honnêtement rédigés.

Je ne supporte plus, chez certains officiels, ici ou ailleurs,  le décalage entre le discours, même "standard", et la vie montrée.

8 mai 1945. Puis l'Indochine (qui en parle?!), puis l'Algérie, dont nous avons tiré quoi, comme enseignement?! Je les côtoye, ceux-là qui, d'un seul coup, deviennent fous quand ils parlent des morts, des tortures des deux camps, de leurs camarades tombés en Afrique du nord. Pour eux, la guerre n'est pas finie.

 

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 05:50

Le 7 mai, on fête Sainte Gisèle, et les Gisèles(s).

Dans ma famille j'en connaissais trois, dont seule reste ma soeur.

C'est un prénom passé de mode alors que beaucoup d'anciens prénoms reprennent force et vigueur: chez les garçons Jules, Victor, Achille, Antoine, Maxime, quasiment impensables il y a 30 ans, chez les filles Léa, Rachel, Victoire, Eugénie, Louise, avec la même observation.

Il est assez intéressant à ce titre de mettre en balance parfois les avis d'obsèques et les avis de naissances et de retrouver quelques résurgences nymiques.

Tant il est vrai qu'aujourd'hui souvent , liberté individuelle oblige, on affuble les enfants de prénoms exotiques ou serie-télévisuels à sonorité agréable -apparemment et aujourd'hui- sans se soucier du poids de l'interpellation nominative une fois adulte ni de la concordance utile avec le nom patronymique (je rends hommage à un ancien professeur de français, Mr Boutin, qui insistait beaucoup, chez Balzac, sur l'incongruité de l'association César Birotteau, d'un côté César, grandiose, de l'autre Birotteau, l'appellation tourangelle terrienne de base).

Mais je m'éloigne: bonne fête, Gisèle!

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7 mai 2014 3 07 /05 /mai /2014 05:27

La rénovation urbaine, dans notre conception de la politique de la ville depuis toujours, ne concerne que ce que l'on appelle les banlieues -lieu mis au ban de la société- qui en avaient certes bien besoin.

Cela s'est réalisé au prix fort souvent, d'un point de vue des dépenses strictement financières, sans que les recettes citoyennes, économiques, commerciales, culturelles ou relationnelles soient en revanche au rendez-vous.

Mais qui aura l'audace, un jour, de décréter que la rénovation urbaine concernera aussi les centres-villes anciens qui perdent leurs commerces, hébergent de plus en plus de personnes en situation de précarités multiples, comptent de plus en plus de logements insalubres et/ou abandonnés, de gouttières déchaussées, de fenêtres ouvertes aux vents et à la pluie, révèlent une insécurité galopante (vols avec violences sur personnes âgées ou vulnérables, stupéfiants, travail dissimulé, violences intra-familiales, etc...) mais souvent niée ou évincée des statistiques?

La rénovation urbaine de banlieue a pu conduire aussi à du clientélisme dans l'attribution des logements ou à de l'inéquité dans le dispatching périphérique des populations indésirables que la rénovation urbaine de centre-ville pourrait peut-être réduire.

Je crois que c'est un vrai sujet politique.

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 04:52

Nul doute que ce sera le projet phare -si je puis dire- de Jean-Pierre Abelin pour la mandature à venir: la réhabilitation des quais de Vienne; j'ai évidemment mon idée puisque j'y travaille depuis 1997, à l'époque où personne n'en parlait.

Châtellerault n'est pas Chinon, certes, et sa vie, curieusement, n'est pas orientée vers la Vienne alors que la cité était portuaire.

Aucun établissement de bouche n'est tourné vers elle, ni rive gauche, ni rive droite, et même les Cordeliers jadis n'ont jamais eu recours à une terrasse. C'est assez incroyable!

Certes il y avait bien le Grenadier Français, abandonné, mais sa fréquentation particulière n'incitait guère au tourisme, et le café face au Pont Henri IV, devenu bureau d'assurances (...), n'y misait pas davantage.

Les pentes rive droite depuis le barrage et jusqu'au Bien nourri sont en ciment qui se dégrade allègrement faute d'entretien correct; là aussi j'ai mon idée...

C'est un chantier énorme qui nécessite indubitablement qu'on y associe les Châtelleraudais, lesquels ont des projections dignes d'intérêt je n'en doute pas. Respect de l'histoire et nostalgie avec le Bateau des Bains cher à mon coeur (inauguration en septembre 2019 pour appâter le public) ou, au contraire, rupture totale et innovation? Suspens...

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