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Défendre notre territoire

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 01:26

Loches fait partie de ces villes dont on moque sans rien en connaître l'inintérêt apparent ou l'ennui provincial.

Or la cité lochoise a su non seulement mettre en valeur le passé  c'est-à-dire son coeur historique, le château, la collégiale Saint Ours, l'évocation d'Agnès Sorel, de Vigny, les rues anciennes qui montrent d'ailleurs un commerce vivant, mais aussi promouvoir l'actualité.

Le créneau choisi est intelligent: celui des costumes de cinéma, de théâtre et d'opéra, dont une vingtaine issus du tournage de la Reine Margot de Patrice Chéreau;  on y apprend qu'Agnès Sorel avait mis à la mode le décolleté (et plus, comme on sait!) et favorisé l'importation de tissus rares et précieux, que la longue robe de mariée avec sa traîne de sept mètres du film la Reine Margot  a été conçue dans une soie très légère pour qu'Isabelle Adjani puisse la supporter pendant le tournage.

Moi je dis "Chapeau!" pour les responsables culturels lochois et pour le Conseil général, maître d'oeuvre, tout cela est fort habile et donne une image très fine de la cité royale.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 08:21

De permanence pénale en ce moment et passionné depuis toujours par la résolution de faits divers compliqués, je trouve intéressant le débat récent sur la fin de Van Gogh, le 29 juillet 1890.

ll meurt après 48 heures d'agonie dans la chambre qu'il occupe à l'auberge d'Auvers sur Oise; depuis toujours on considère que, deux jours plus tôt dans un champ de blé, il s'est volontairement tiré une balle de révolver dans la tête.

Des auteurs, Steven Naifeh et Gregory White Smith, in "Van Gogh", chez Flammarion, considèrent qu'il a été grièvement blessé accidentellement par deux adolescents qui jouaient avec l'arme et que, dépressif, il a choisi de les "couvrir"; ces passionnés du peintre s'appuient sur la trajectoire de la balle et sur les derniers mots de Van Gogh aux enquêteurs le questionnant sur la véracité de son intention suicidaire: "Je le crois. N'accusez personne d'autre."

Au fond, ce "suicide tacite assisté", révélé tardivement, collait bien à la malheureuse trajectoire du peintre à ce moment de sa vie.

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 06:08

La Croix vient de terminer une petite série consacrée aux habitats français qu'elle a clôturée par les villas fantastiques et kitsch du bord de mer, construites à partir du XIX ième siècle.

Cela m'a ramené à l'un de nos axes municipaux de 2008 (1), à savoir la création d'un conservatoire de l'habitat, chargé de recenser et de faire protéger nos maisons d'exception: songeons par exemple aux maisons gascondes de l'avenue Foch sur la gauche après la Fauvette, aux maisons art-déco de l'avenue Treuille côté droit depuis la gare, aux maisons cossues des années 1960 square Benoit du Rey (avec avant la très belle maison Sutter rue Villevert) ou rue de l'abbé Longer, à celles aux charpentes ouvragées des Boules bleues et de la maison en face, aux anciennes petites usines de Châteauneuf, au Printania avec son fronton du "bal de la cité", etc ...

Les pierres sont une mémoire vivante, prenons en soin.

Je salue à ce sujet les visites estivales du cimetière Saint Jacques, riche en monuments insolites (je pense en ce moment à la tombe du sieur Guillemot qui a sa rue perpendiculaire à l'avenue Leclerc); c'est une bonne idée.

 

(1) Je dis "nos" car nous étions encore quelques uns ensemble en amitié samedi soir à  refaire le monde, et la ville ...

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 05:59

Le positionnement du centre est toujours délicat car ses cohortes, souvent intelligentes, n'ont pas assez de poids pour gouverner seules, et, de fait, en dehors de quelques emprunts du style Jean-Marie Rausch par François Mitterrand en 1988, le centre a tendance massivement à pencher à droite.

J'adore ce qu'écrit Hervé Bazin à ce sujet dans un livre que j'avais beaucoup aimé lors de sa première lecture (j'avais noté: Rochefort, 1981), "Le matrimoine". Passionnant.

Le héros, si on peut l'appeler ainsi, jeune avocat de la bourgeoisie angevine des années 1950, fait le tour de sa belle-parenté et des opinions politiques de l'un, dit: "On admire ses convictions politiques, fortement centripètes, surtout lorsque le centre apparaît fortement dextrogyre."

On ne peut pas mieux dire, avec habileté.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 18:48

En ce temps-là, on ne parlait pas, comme Jean-Pierre Raffarin, de "gouvernance" -quel joli mot, creux- mais d'art de gouverner.

C'était, dans le Livre des Rois (3, 5. 7-12), quand Salomon, jeune roi, fils de David auquel il succède, demande à Dieu dans un songe le véritable trésor politique: "je suis un tout jeune homme, incapable de se diriger, et me voilà au centre du peuple que tu as élu (...) Donne à ton serviteur un coeur attentif pour qu'il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal; comment sans cela gouverner ton peuple qui est si important?"

Ceci plut au Seigneur, qui lui dit:

"Puisque c'est cela que tu as demandé, et non pas de longs jours, ni la richesse, ni la mort de tes ennemis, mais puisque tu as demandé le discernement, l'art d'être attentif et de gouverner, je fais ce que tu as demandé: je te donne un coeur intelligent et sage, tel que personne n'en a eu avant toi et que personne n'en aura après toi."

C'était la première lecture liturgique de ce dimanche, que l'on pouvait tout à fait détacher du divin, pour en avoir une approche contemporaine, laïque et éthique, audacieuse. Tout pouvoir vient du peuple, et doit y retourner.

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26 juillet 2014 6 26 /07 /juillet /2014 06:56

Tours est ville de fleuve, mais Châtellerault est ville d'affluent du fleuve!

J'ai passé quelque temps, entre midi et deux, aux abords du pont Wilson, sous un saule plus que centenaire, parmi les touristes attablés à la fameuse guinguette -établissement provisoire et saisonnier-, dégustant cochonailles en salades et vin rosé de Loire, évidemment, et frais évidemment aussi.

Il y avait le bruit de l'eau en cascade, à la fois fort et apaisant.

ll y avait une estrade, pour les peintres amateurs, avec une bibliothèque libre dans laquelle on pouvait puiser pour lire au bord de l'eau, face aux toues amarrées.

Et je songeai à Châtellerault ...

Aucune table en terrasse devant la Vienne, rien, alors que le Quai Napoléon jusqu'à la rue Saint André pourrait en accueillir, sans parler de la place de Belgique, de la Manu et même, dans certaines conditions, de l'île Cognet.

Un trésor traverse la ville et nous ne le savons pas.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Vu dans la presse
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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 06:41

Les découpages administratifs territoriaux ne tiennent pas toujours compte de la réalité sociologique.

Ainsi chez nous, les gens des bords de Creuse, sur les deux rives,  entre la Roche Posay, dans la Vienne, et Barrou, dans l'Indre et Loire, se sentent-ils en harmonie paysagère, d'histoire collective et d'art de vivre.

Certains regroupements pédagogiques sont donc à cheval sur les deux départements et même depuis fort longtemps les deux diocèses de Tours et de Poitiers ont-ils accepté qu'il n'y ait là qu'une seule communauté.

Cet exemple est passionnant et démontre,  si besoin était, que l'intelligence des peuples reste intacte face aux bureaucraties de diverses natures.

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Published by Gilles MICHAUD
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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 09:16

Michel Billé, sociologue poitevin bien connu, spécialiste de l'inter-générationnel, vient de publier un excellent ouvrage aux éditions Eres, collection "L'âge et la vie", mai 2014, intilulé "La Société malade d'Alzheimer".

La Croix d'hier lui a permis d'en faire un résumé dans ses colonnes que beaucoup devraient lire.

Notre société est perdue entre l'instant (le temps réel), le manque de temps et la durée de vie qui s'allonge, entre un espace écartelé et des moyens de géolocalisation et de communication dits modernes, entre une amnésie collective et une pauvreté de verbalisation (SMS, réseaux sociaux, abandon de l'écriture cursive à l'école, ...).

Imposer un devoir de mémoire, au besoin par la loi, dit bien à quel point nous oublions; et que nous oublions que nous oublions ...

Maladie individuelle devenant pluri-individuelle, Alzheimer est aussi le  signe d'une société qui souffre et dont les liens sociaux sont délités.

Mes amis, la tâche est immense et nous n'aurons point assez de nos lectures de vacances et de nos résolutions estivales classiques pour relever le défi d'une guérison politique et éthique de notre société ...

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Published by Gilles MICHAUD
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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 08:59

On nous obligea jadis, au lycée, à lire des livres qui nous restaient sur le gosier par leur longueur et leur indigestion pour nos âmes ignorantes et incultes; en prose je pense à Madame Bovary pour Flaubert, à César Birotteau pour Balzac, en vers aux Fourberies de Scapin de Molière, sans parler des tragédies de Corneille et Racine. Et encore, à cette époque-là, sans télé souvent, bien sûr sans ordinateur, sans video, on lisait tous peu ou prou. J'imagine aujourd'hui, quand les "classiques" ont  cédé devant les coupures de magazines, par complaisance et laxisme ...

Je viens de relire, coup sur coup, Madame Bovary et les Fourberies de Scapin: Scapin, pour un juriste, c'est le bonheur, les passages procéduraux sont épatants, comme on disait dans les années 60. Et Madame Bovary, quel régal, quel scalpel du coeur et du corps par un Flaubert élévé dans l'hôpital de Rouen. Mon édition contenait en plus le procès de Flaubert à la suite pour outrage aux bonnes moeurs, avec la plaidoirie exceptionnelle de son avocat, et une sentence, la relaxe, motivée d'étrange manière, du style "on vous relaxe, mais ne recommencez pas!". J'avais un vieux collègue, un sage, ancien avocat, qui procédait ainsi. Une des leçons que je tire de ces lectures, c'est  qu'il faut aller soi-même au texte et  ne pas vivre sur les acquis des autres: par exemple le docteur (officier  de santé) Charles Bovary, présenté généralement  comme un niais inintéressant, est en fait un homme juste, bon, aimant, aux qualités humaines indéniables. Et qu'il serait pertinent de relire les Plaideurs de Racine à l'aune des Fourberies de Scapin de Molière, tant les "passerelles" sont évidentes. Ah! C'est maintenant qu'il faudrait retourner au lycée, avec l'expérience de la vie et de la lecture! Voilà un beau projet: le lycée perpétuel ...

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 04:17

Sur commande de Nicolas Sarkozy, la carte judiciaire avait été tronçonnée par Rachida Dati au niveau de ses tribunaux d'instance et de grande instance présentés comme les moins "rentables" (?). Ainsi chez nous passèrent aux poubelles Loudun, Montmorillon, Civray, Loches, Chinon, Le Blanc, etc ...., bref le maillage d'un territoire en termes de service public.

Si de nouvelles et plus grandes régions voient le jour, gardera-t-on le découpage actuel des Cours d'Appel? Rappelons que la Cour de Poitiers a dans son giron la Vendée mais pas la Charente (CA Bordeaux). N'oublions pas que se trouve dans les tuyaux la réforme dite du tribunal départemental, nouveaux tronçonnages en vue avec probablement la perte des  tribunaux d'instance restants (1) dont la compétence serait absorbée départementalement notamment dans une chambre dite de la famille (pour les tutelles) ou dans une chambre dite sociale (pour les surendettements) susceptible dit-on d'englober la compétence prud'homale actuelle; oui, mais s'il n'y a plus de départements?!!!

Tout cela semble un grand désordre ...

 

(1) Pour Châtellerault, depuis le temps que je plaide pour une maison de la justice afin d' anticiper ce type de projet qui va nous reléguer davantage en arrière judiciairement parlant ...

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