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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 13:14

La conversation avec Jean-Pierre Duffourc-Bazin a eu des effets rapides sur mon état d'esprit.

Depuis toujours j'ai rêvé d'avoir chez moi trois lieux absolument nécessaires à l'équilibre humain tel que je le concevais dans mes vingt ans: un bureau-bibliothèque à la Montaigne (ma "librairie"), un terrain de football (de la dimension de ceux des tournois de sixte de notre jeunesse) et un théâtre de plein air avec des gradins. Ce triple rêve a été réalisé et même si je n'ai plus mes jambes de vingt ans, et mes camarades non plus, en passant tous les jours sur mon terrain de football ou sur la ligne de touche pour aller soigner mes animaux, il n'est pas un passage qui ne soit pas intérieurement empli, même partiellement, de passes merveilleuses et de dribbles chaloupés!

La "librairie" est certes encombrée mais j'y séjourne régulièrement.

Le théâtre, je reconnais que son utilisation, en dehors de la pensée, est beaucoup plus rare ... mais l'autre jour, après ma fameuse rencontre, j'expliquais aux petits-enfants l'importance de cet endroit incongru pour de tendres regards, au moins pour l'usage que nous pourrions en faire plus tard ensemble; mais l'envie me saisit précocement, et d'ores et déjà nous prîmes une option sur l'avenir en interprétant devant eux "le corbeau et le renard" de Jean de la Fontaine; un escabeau servit d'arbre; une boite à  camembert dissimula un fromage Inventé et le tour était joué; ce fut un grand bonheur, si simple, si profond, si émouvant. La Fontaine qui vint à un kilomètre plus bas au parc du Verger visiter son cousin Jean Pidoux a sans doute aimé, au paradis des fabulistes, que sa fable célèbre soit jouée si près, pour des enfants. J'aime à le croire.

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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 05:06

L'autre jour, faisant la queue dans un magasin, j'y rencontre Jean-Pierre Duffourc-Bazin, notre père fondateur et âme du Théâtre de la Taupanne. Nous parlons de "Jacques et son maître", de Milan Kundera inspiré de Denis Diderot, dernièrement mis en scène par lui-même et sa troupe.

Et puis, juristes tous les deux, nous parlons de" notre " projet, un jour, de voir monter "Les Plaideurs", de Jean Racine ("Mais vivre sans plaider est-ce contentement?"); déjà, au début de son aventure, Jean-Pierre Duffourc-Bazin avait fait jouer "les Fourberies de Scapin" dont une certaine partie ressemble fort aux "Plaideurs". D'ailleurs, en 1997 je crois, quand le Garde des Sceaux Jacques Toubon avait initié les "journées de la Justice", notre homme et Patrick Fournier sur mon invitation avaient déclamé au Palais de Justice de Poitiers quelques passages de "Scapin".

J'attends donc ce projet Racine avec patience et espérance. J'accorde encore quelques renvois!

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:46

Aujourd'hui, Saint Jean-Marie Vianney, le "saint curé d'Ars".

Enfant, je m'étonnais de voir dans toutes les églises une statue d'un petit homme, en taille, dit le "saint curé d'Ars", j'ignorais alors qu'il s'agissait de la représentation de ce prêtre (1786-1859) canonisé en 1925 et déclaré patron des curés de l'univers en 1929, d'où ces statues partout.

L'an passé, désertant une journée la  Chartreuse, nous sommes allés à Ars, dans les Dombes, honorer Jean-Marie Vianney. C'est surprenant, pas tout à fait "lourdesque", cela reste modeste, mais les autorités ecclésiastiques n'ont pas pu s'empêcher d'adjoindre à l'église initiale, une église de campagne, une basilique de style bonbonnière, pas du tout dans l'esprit humble, pauvre et modeste de ce prêtre qui me fait penser à notre Saint châtelleraudais André-Hubert Fournet, contemporain quasiment de Vianney. Tous les deux ont au cœur de la foi, d'abord vécue en cachette de la Révolution, l'eucharistie, la confession et le service des pauvres, notamment en créant des écoles pour les filles.

A côté de l'église, les bâtiments où vivait ce curé témoignent de sa propre pauvreté; ses parents, qui exploitaient quelques hectares, pouvaient avoir à leur table, certains jours, jusqu'à une vingtaine de pauvres et Jean-Marie Vianney a été élevé dans cette mentalité; il s'est aussi beaucoup battu, y compris contre les patrons de l'époque, pour que le dimanche soit un jour sans travail.

Je viens de terminer, dans la petite collection "Prier 15 jours avec ...", l'ouvrage consacré à Jean-Marie Vianney par Pierre Blanc, lui-même prêtre (d'abord ordonné à Ars, quelle responsabilité!). Lecture fort utile, revigorante.

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 02:56

A la fin des années 1990, un film avait séduit le public, "Microcosmos", qui avait pour "vedettes" les animaux parfois les plus minuscules; je garderai longtemps l'image de ces escargots accouplés, plus aimants que certains humains.

Ces jours-ci, je me suis attelé, comme souvent l'été, au désherbage d'un secteur du jardin dit le jardin de Belgique où fleurissent à l'année des fleurs venues du jardin d'un cousine proche de Liège; je ne confie à personne le soin de se livrer à cette opération "encyclopédestre": à quatre pattes ou accroupi, avec attention, j'épargne ainsi la tige du cosmos, celle de la menthe, un noyer qui lève, un houx délicat, un petit chêne, un glaïeul ancien qui repart et je dérange avec précaution le monde des sauterelles, fourmis, papillons, coccinelles, coléoptères divers, punaises des champs, araignées légères, "gendarmes" (ces insectes noirs et rouges souvent collés l'un à l'autre), etc ... Cet univers de l'infiniment petit a sans doute ses règles, ses rythmes et ses lois. Le contempler et le surprendre avec douceur signent des moments d'émerveillement que je recommande à tous. Sommes-nous plus grands qu'eux dans le gigantesque magma de la Création? Vaste question.

Dans mon Microcosmos, la pensée court et en même temps se repose. Un bénéfice serein, calme, pour la rentrée!

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 02:43

Jean-Michel Clément, député de la troisième circonscription de la Vienne que je suis allé soutenir pendant sa campagne des législatives, veut faire inscrire dans notre Constitution la souveraineté alimentaire de la France.

Avocat spécialiste des problèmes agricoles, amoureux de nos territoires, Jean-Michel Clément ne supporte pas de voir des pans entiers de nos terres cultivables, comme dans l'Indre toute proche, devenir la proie d'investisseurs, notamment chinois, au détriment des agriculteurs locaux qui ne peuvent plus suivre le cours quasi boursier des fermes à vendre.

J'ai vu, aux confins de la Brenne et du Poitou, des bâtiments immenses, en pierre et en tuiles, témoins d'un passé rural d'exception, livrés à la pelleteuse néerlandaise, des haies arrachées, des chênes centenaires abattus, pour y mettre, dans des terres à moutons depuis toujours, du maïs irrigué à partir de nos si vieux étangs et de nos nappes profondes. Si près de George Sand, quelle tristesse!

Alors oui, comme le dit mon ami Benoit Biteau, conseiller régional PRG et lui-même agriculteur en Saintonge, "la souveraineté commence dans notre assiette", donnons-nous les moyens, y compris juridiques et institutionnels, comme nous l'avions fait pour la langue française, de défendre constitutionnellement notre identité alimentaire, et son indépendance. Merci à Jean-Michel Clément, ce combat est juste et généreux car il dépasse notre génération.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:35

Les soirs d'été, des artistes temporaires et itinérants s'installent sur les quais; guitaristes, chanteurs, accordéonistes, cliques de cuivres et de percussions à la mode, et d'autres.

La casquette renversée posée sur le sol invite et incite au don de quelque monnaie, qui tinte bien peu. On sent en effet que les gens sont blasés et que les dernières années ce désintérêt s'est accentué. Certains soirs, des artistes s'évertuent seuls à chanter ou à jouer de l'instrument quand le public passe indifférent ou se colle aux terrasses proches des glaciers et des bistrots maritimes o-s- des moules-frites. L'accordéoniste était perdu dans son monde de Montmartre et du Bal à Jo déclamant des chansons qui ne disaient plus rien à beaucoup. Deux polonaises chantaient en langue maternelle incompréhensible des chansons tristes qui ne captivaient personne. Sauf les mouettes. Quel courage!

Une fois l'été passé, que deviendront tous ces gens, quel sera leur sort, que font-ils, où vivent-ils? Le mystère des artistes du port.

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1 août 2017 2 01 /08 /août /2017 01:03

J'avais déjà écrit à ce sujet il y a quelques années mais la réflexion m'en est revenue à la suite de l'interview du curé de Châtellerault, le Père Jean-Luc Voillot, dans la Nouvelle république: une vingtaine de mariages  religieux par an dans une ville comme la nôtre, c'est bien peu d'autant que notre curé constate que les futurs mariés s'y prennent au dernier moment et que lui estime qu'il faut au moins une année de préparation (rencontres diverses, échanges avec les autres futurs mariés et des couples anciens, partage et choix de textes, etc ...). On réserve sans délai le traiteur, le DJ, la salle, puis tout à coup en faisant le rétro-agenda: "Mince, le curé!".

Notre prêtre dit également que le mariage civil n'a lui-même pas assez de faste; j'ai célébré deux mariages et il est vrai qu'il faut faire un effort pour sortir d'une simple formalité d'énonciation et d'enregistrement et je reviens donc à mon idée première: bien sûr qu'il faudrait une préparation au mariage civil (à la lecture et au commentaire des articles du code civil déclamés le jour du mariage, aux différents régimes matrimoniaux, à l'immobilier -acquisition, location-, au budget, à la santé, à l'exercice de l'autorité parentale, à la psychologie du couple, etc ...). Le mariage est (était?) une institution juridique dans la société et qui a (avait?) pour fonction de la tenir debout, autant qu'une marque d'amour et de promesse de fidélité dans un couple. Et aujourd'hui, quasiment toutes les institutions sont contestées et malmenées ..., le mariage comme les autres.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 04:27

L'été, au bord de la mer, voit refleurir les amours de vacances; des adolescents découvrent dans les odeurs de pins, de vent maritime et d'océan, le premier épiderme de leur vie, les premiers cheveux brassés et les regards allumés par l'amour. Mais l'été passe, les vacances parentales ont une fin et la séparation survient, brutale, fatale, douloureuse. Certes les réseaux sociaux et le téléphone, à la différence d'autrefois, vont prolonger un peu le lien affectueux de l'été. Mais la distance (Ah! Pau-Mulhouse, Saint Quentin-Le Puy en Velay, Lorient-Valence, etc ... chemins de croix!) et la reprise de la vie estudiantine ou du premier travail sonneront la mort de ce premier amour; qu'en restera-t-il dans leur vie d'adulte, surtout quand leurs corps se seront unis et initiés sous les étoiles dans le bruit rassurant des vagues? Y songeront-ils aux heures de tristesse et de vieillissement? Et l'autre, qu'est-il devenu? Qu'a t-il ou elle fait de sa vie? Je pense à tout cela en les regardant, insouciants, qui rient à la joie de vivre en s'étreignant.

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30 juillet 2017 7 30 /07 /juillet /2017 04:17

Notre équipe avait rêvé de faire de la Musardine, la maison de retraite de l'hôpital en centre-ville de Châtellerault, promise à la vente, une résidence inter-générationnelle.

On y imaginait de jeunes travailleurs, des étudiants, une crèche, des personnes âgées autonomes, et d'autres, tous si près de l'Ecole d'arts plastiques, de la Maison des associations culturelles (ancienne école de musique) et du théâtre de la Taupanne; l'église Saint Romain voisine, devenue chantier de restauration et d'insertion, bref un îlot de vie, d'échanges, de création, de richesses humaines.

Manifestement, l'inertie règne sur ce secteur et pour longtemps. Dommage. Le cœur de ville avait tant besoin d'être réveillé.

Poitiers a sa résidence inter-générationnelle, et Saint Augustin, dans la presqu'île d'Arvert, est en train de construire un nouvel immeuble qui regroupera une crèche, un logement pour des personnes en situation de handicap et des logements sociaux: félicitations aux élus qui font ces choix courageux et valeureux. Et nous?

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29 juillet 2017 6 29 /07 /juillet /2017 03:36

Jean-Luc Mélenchon a voulu s'illustrer en ne portant pas de cravate, avec ses collègues Insoumis, lors de leur venue à l'Assemblée nationale et les journalistes en ont fait des tonnes.

Je recommande la lecture  de l'ouvrage de Bruno Fuligni, "Les quinze mille députés d'hier et d'aujourd'hui" , datant de 2006, préfacé par Jean-Louis Debré alors président de l'Assemblée. On y apprend que ces débats sur le costume ad hoc, voire l'uniforme, des députés remontent à l'origine du corps législatif: certains se sont illustrés en venant en biaude, en costume folklorique de leur région, en bleu de travail, sans compter les nombreux curés en soutanes, à commencer par le célèbre chanoine Kir.

Jack Lang avait provoqué un véritable chahut en 1985 quand il était venu présenter l'état d'avancement du Louvre en col Mao; on se souvient aussi de ce député communiste, décédé et ovationné lors d'une des rémissions qui lui avait permis de revenir sièger brièvement sur les bancs et qui avait à cœur de s'habiller en veste et cravate de couleurs éclatantes, ayant en détestation les costumes standard(s) et ternes gris, noirs et bleu marine; sur la forme, et sur le fond, il avait raison. Plus que Mélenchon.

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