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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

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(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:13

Emmanuel Macron lui-même et ses proches ont employé pendant toute cette campagne le mot "bienveillance". Il FAUT être bienveillant. C'est une douce injonction.

Dans nos dictionnaires la bienveillance est définie comme une "disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui." C'est un peu juste.

On pourrait d'abord, dans le sillage de Charles Péguy, reconfigurer l'espérance, cette petite vertu, en bienveillance, et comme l'espérance tenait par la main la foi et la charité, la bienveillance pourrait guider à son tour d'un côté la justice et de l'autre la prudence; car en effet, trop d'indulgence confinerait au laxisme et trop de naïveté conduirait à l'erreur et à l'escroquerie subie. C'est ce que dit en substance Gabrielle Cluze.

Mais il faut aller au-delà, la bienveillance, c'est d'abord veiller, veiller comme être vigileant jusqu'au bout de la nuit, et veiller comme on veille un enfant malade, un proche ou un vieillard dont on prend soin. C'est ensuite, "en même temps", le souci de faire le bien ET de bien faire, avec sa meilleure volonté.

En conclusion, comme la gentillesse, la bienveillance n'est pas une valeur "tarte à la crème", un hymne "bisounours", mais bien un état d'esprit culturel à la fois très ancré dans le fond de notre tradition humaine et très nouveau dans sa promotion et dans sa mise en œuvre. C'est probablement aussi un immense pari.

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:03

Jusqu'au 30 juin prochain la mairie de Lésigny a installé une exposition sur Rabelais. Mais déjà, dès ce vendredi 9 juin, les bénévoles de la bibliothèque Mose avaient proposé en fin de journée un "rassemblement" autour de Rabelais, avec des lectures, un apéritif rabelaisien avec vin hypocras et des cochonnailles. Merci au maire Daniel Tremblais de s'y être impliqué.

Ce qui me va bien aussi, c'est cette association Rabelais-Mose, notre illustre dessinateur humoriste qui possédait ses attaches et ses amarres à Lésigny; Mose avait l'habitude, tous les mardis, de "monter" à Paris rejoindre une bande de copains pour casser la graine dans un bistrot et parler art et littérature dans l'entre-choquement des verres; il y avait là, notamment, Antoine Blondin, l'auteur d'"Un singe en hiver", qui, lui aussi, s'accrochait au comptoir du zinc comme un nageur au rebord de la piscine après une matinée de longueurs. Tous ceux-là vénéraient Rabelais!

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 04:15

Juin: la période des salons des livres! Quel bonheur de flâner sous les tilleuls entre les stands des bouquinistes et de trouver la pépite recherchée depuis si longtemps! Quelle joie de rencontrer les écrivains sous leur jour le plus simple, le plus sympathique et d'obtenir une dédicace (c'est un art, et on voit vite celui qui rédige comme s'il signait des ordonnances médicales répétitives et celui qui personnalise sa relation avec le lecteur)!

Prochainement La Roche Posay et Montmorillon s'y collent: le 18 juin dans la cité thermale, place de la République, et le week-end des 24 et 25 juin dans la cité de l'Ecrit des "macarons" où l'invité d'honneur sera Jean-Louis Debré, ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, auteur de romans policiers et de mémoires; son dernier bouquin sur son mandat constitutionnel, désormais en poche, "Ce que je ne pouvais pas dire", vaut le détour sur nos mœurs politiques. Sera aussi à Montmorillon notre ami Alain Bouchon, auteur avec son frère Jean-Paul, d'un excellent roman policier "la bête de Poitiers" (Geste Editions). A consommer sans modération!

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 07:01

Beaucoup de radicaux de gauche oeuvraient depuis longtemps au rapprochement avec les radicaux dits valoisiens du nom de la rue de Valois où se trouvait leur siège.

Le radicalisme a marqué la vie politique française depuis au moins la troisième république, le philosophe Alain fut l'un de ses intellectuels.

1972 a été l'année de la division avec d'un côté ceux qui ont rejoint le programme commun PS-PC-MRG (à l'époque Robert Favre) et ceux qui sont restés avec Jean-Jacques Servan-Schreiber et Edgar Faure; cette séparation fut une douleur.

L'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir fait que l'actualité des retrouvailles radicales s'impose désormais comme une évidence puisqu'il s'agit de rassembler les femmes et les hommes de bonne volonté, de gauche et de droite, sachant que les radicaux, d'où qu'ils viennent, sont toujours gens de modération, d'équilibre, de bon sens et de pragmatisme, et Européens par dessus tout. Voilà une perspective passionnante.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 12:41

Dans la première circonscription de Poitiers, Jacques Savatier, avec plus de 40% des voix au premier tour, est proche de la victoire au second.

Jeune retraité, il a fait du non-cumul des mandats une règle de conduite et ne veut pas aspirer à une autre fonction; issu de la société civile tout en ayant côtoyé nombre de parlementaires et de ministres  au département de la Vienne, au comité départemental du tourisme, à la tête d'un service administratif des affaires régionales ou à la direction nationale de la Poste, l'homme a conduit sa campagne "comme s'il travaillait", avec un agenda fourni par les rencontres avec les syndicats employeurs et salariés, les chambres consulaires, les élus, les entrepreneurs, et il sait déjà que, s'il veut réaliser son mandat de député avec rigueur et efficacité entre Paris et la Vienne, il ne peut pas y avoir, décemment, une autre activité politique à côté; car le Parlement, ce n'est pas que la partie émergée de l'iceberg, il y a un gros travail dans des organismes où l'Assemblée est représentée, avec des pays étrangers, avec des missions d'enquête, avec des rapports à rédiger sur tel ou tel sujet, etc, etc ...

C'est pourquoi, quand je vois Anne-Florence Bourat sur la 4ème de la Vienne, qui est déjà médecin scolaire et cumule des postes d'élue à responsabilités à la Ville de Châtellerault, à la nouvelle agglomération châtelleraudaise et au département (ouf, c'est tout, plus sans doute Mission locale, etc ...), et qui aspire, au nom de l'expérience (?), à être en plus députée, là je me dis que ce n'est ni possible en soi, ni sérieux pour les électeurs.

La République en Marche a permis justement de sortir de cette vision politique cumulative qui nous a  conduits dans le mur car quand l'élu veut être partout, il n'est nulle part.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:12

Communiqué de presse publié ce jour dans NR CP:

Je suis heureux de cette première place acquise par Nicolas Turquois et Véronique Lecordier qui correspond à une volonté de l'électorat local de donner à Emmanuel Macron un représentant qui soit en plein accord avec lui pour mener une politique audacieuse et innovante dans l'intérêt du pays. Le Front national est en net recul par rapport à l'élection présidentielle et c'est aussi un grand soulagement. Dimanche prochain, il faudra rester mobilisés et compter sur la discipline républicaine pour tansformer cet essai.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 04:29

"L'alouette aux nuages" est un ouvrage écrit par notre écrivain châtelleraudais Maurice Bedel en 1935 et publié chez Gallimard; il avait obtenu le prix Goncourt quelques années avant avec "Jérôme 60% latitude nord".

"L'alouette aux nuages" est d'une terrible actualité politique: un étudiant venu d'un pays de l'est totalitaire vient en France pour se nourrir de notre démocratie parlementaire fraternelle et exemplaire; il colle aux basques du député Merlot qui lui paraît être un modèle politique de dévouement aux causes nationales et aux combats pour les libertés. Las! Notre étudiant s'aperçoit vite que notre vie politique parlementaire est assez scandaleuse, faite de passe-droits et de la défense d'intérêts particuliers, et que notre député Merlot passe son temps dans des combines, des banquets dits républicains, des intrigues et des interventions pour tel ou tel afin d'obtenir tel emploi, telle faveur. Passionnant et si ... prémonitoire.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 14:01

A la mi-journée, les bureaux de vote n'avaient guère vu de jeunes, comme dans la plupart des scrutins précédents. Désintérêt, ignorance culturelle et citoyenne, domination des relations via les réseaux sociaux, univers virtuel, vieillissement de nos pratiques politiques adultes souvent limitées aux périodes d'élections? Un peu de tout cela sans doute.

Pour tenter d'y remédier sur le long terme j'avais depuis longtemps suggéré que l'on habitue très tôt la jeunesse au fait même de voter. Ainsi le choix des délégués de classe pouvait-il déjà fort illustrer cet apprentissage: que les candidats préparent leur programme, le diffusent et l'expliquent, que l'on mette en place, avec l'aide des mairies, le matériel et la procédure nécessaires au scrutin (isoloir, urne, bureau de vote, liste d'émargement, justificatif d'identité, dépouillement, scrutateurs); ceci répété jusqu'au baccalauréat devrait inculquer l'esprit d'une pratique citoyenne. Qu'est-ce que cela coûte? Rien. Pourquoi n'y souscrit-on pas? Pendant longtemps les deux grands partis qui gouvernaient la vie politique française se satisfaisaient d'un fort absentéisme qui, de fait, favorisait leur pérennité. Les temps ont changé et je crois qu'il faut regarder ce "chômage  citoyen" comme le chômage économique, le déclarer insupportable et s'y attaquer.

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 05:06

Maurice Fombeure, né à Jardres mais ayant surtout vécu à Bonneuil Matours, à Augeron, aux portes de "sa" forêt de Moulière, est surtout connu pour ses poèmes et ses récits quasi ethnologiques sur les villages d'antan. On connaît peu "Orion le tueur" -Orion était un tueur de la mythologie grecque-, une pièce de théâtre de l'après-guerre, farfelue, jouée et chantée d'abord par les Frères Jacques. La" chanson des policiers" vaut le détour.

Elle est représentée ce 10 juin à Bonneuil Matours à la salle conviviale à 21 heures: qu'on se le dise!

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 08:47

Mon véritable engagement politique personnel date de fin 2006 quand j'ai décidé de me lancer dans la campagne des élections  municipales de mars 2008 à Châtellerault en voulant rassembler des hommes et des femmes de bonne volonté, de sensibilités diverses,  certes plutôt d'une gauche modérée, non encartés, mais soucieux du bien commun et désireux de travailler ensemble; cette démarche politique était certainement liée à ma pratique judiciaire: écouter des avis différents, décider, motiver, expliquer, accepter d'être contesté voire de ne pas être confirmé en cas de recours sur une de mes décisions. Je ne suis jamais parvenu à "saucissonner" ma vie en rondelles et ma pensée politique s'est donc nourrie de mon métier. A l'époque, plus de 20% des voix au premier tour, sans soutien, sans grand financement, souvent ridiculisé par le journaliste en chef d'alors, c'était bien. Il y avait donc une aspiration à cette troisième voix mais il était sans doute trop tôt. Comment faire?

Je suis donc allé chercher une estampille politique auprès d'un parti pour continuer à œuvrer et j'ai trouvé dans le radicalisme, bien que sa famille soit divisée, un espace qui me convenait: laïcité, Europe, solidarisme, pragmatisme économique, écologie humaine, de grandes figures, de Gambetta à Crépeau en passant par Mendes. Et sous cette bannière je suis allé combattre: cantonales à Châtellerault-Sud, sénatoriales, départementales à Chauvigny. Il est donc inutile de me donner des leçons de courage. C'est dans ce contexte qu'après avoir retiré ma pré-candidature aux élections législatives de 2012, j'ai soutenu Véronique Massonneau, avec d'autres Radicaux, car face à Jean-Pierre Abelin, élu depuis des temps immémoriaux,  il fallait conforter la majorité présidentielle de François Hollande dont j'avais cru sentir qu'en réalité, nourri à la fibre corrézienne comme Jacques Chirac, il avait sans doute l'âme radicale. Hélas, l'intéressé s'est perdu dans les limbes de son quinquennat et il n'y eut rien de radical dans son action.

Emmanuel Macron est arrivé et, avec lui,  j'ai retrouvé avec joie l'esprit de 2006. Enfin! Cette cause était donc juste et pertinente! Rassembler ce qui est épars, mettre fin à l'hémiplégie politique, chercher avec pragmatisme le bien commun, inventer, oser. Dès lors, je ne pouvais plus suivre Benoît Hamon, son programme de collégien et ceux qui le soutenaient avant d'aller rejoindre le micro-mouvement Taubira-Hidalgo-Aubry qui ne déboucherait sur rien. Ma présence auprès des candidats Macron aux législatives, et donc du binôme Turquois-Lecordier sur la 4ème, s'inscrit donc logiquement dans mon histoire personnelle, dans la fidélité à ma recherche de l'équilibre et de l'équité, et dans mon rejet, aussi, du "sociétal" au profit du "social". Le quinquennat de François Hollande et sa législature ont donné trop de priorité au "sociétal" et je ne souhaite pas revivre cela, ce n'est pas ce que j'attends de l'action parlementaire.

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