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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 04:02

Les participants aux réunions électorales des départementales sont de plus en plus nombreux à mesure que le scrutin avance.

Tous reconnaissent que les Français sont sans doute des enfants gâtés de la politique, qui ne prennent pas l'exacte dimension de nos dispositifs sociaux régis par les départements, et que cela est bien dommage.

Puis, après avoir écouté les candidats déroulant leur manière différente de concevoir l'exercice de l'élu départemental nouvelle formule, reviennent des débats récurrents sur l'éducation des enfants et la situation des seniors: ce sont vraiment les deux sujets qui préoccupent nos amis du soir et nous sommes bien sûr en harmonie avec eux, considérant Isabelle et moi, au vu de nos métiers antérieurs, qu'il y a là le coeur de l'action politique à venir.

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13 mars 2015 5 13 /03 /mars /2015 13:50

Hier à l'Assemblée nationale, Roger-Gérard Schwartzenberg, patron des députés radicaux de gauche, a présenté sa proposition de loi relative au droit d'accès à la restauration scolaire pour tous les élèves inscrits dans les communes où fonctionne une cantine, quelle que soit la situation financière ou personnelle des parents, l'Etat venant combler le manque économique pour la structure.

Roger-Gérard a eu l'honnêteté de rappeler qu'il y a quelques années Michèle Delaunay, que nous avons rencontrée l'autre jour à Jaunay-Clan, avait vainement déposé la même intention à laquelle le Défenseur des Droits de l'époque, Dominique Baudis, souscrivait officiellement.

Le repas de midi est pour beaucoup d'enfants (1 sur 5 vivant sous le seuil de pauvreté) le seul moment où un déjeuner correct peut leur être offert, avec un ordre des mets, des calories et de la chaleur, sans préjudice de la discipline toujours profitable à ces instants alimentaires.

La gauche s'est mobilisée comme un seul homme, mais l'UMP s'est  abstenue et c'est bien dommage: pourquoi maintenir ces clivages politiques quand il s'agit de la santé et de l'éducation de jeunes enfants qui ne peuvent rien à la situation de leurs parents et sont stigmatisés par leur rejet de la cantine?

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 17:59

Notre périple à quatre en Vienne, titulaires et suppléants, nous conduit à la rencontre partagée avec les élus ruraux: symbole, nous nous mettons en demi-cercle horizontal, à égalité et en convivialité. Cela les change du notabilisme touristique habituel de ceux qui se disent anti-parisiens mais qui vivent le plus souvent "là-haut"!

Un climat de confiance se noue, ils comprennent parfaitement que l'heure du choix est là, entre une dépendance soumise et attentiste au sénateur rare, distribuant médailles et rubans, de type ancien régime, et une participation démocratique, autour d'un sénateur disponible, à la promotion d'une ruralité non pas nostalgique mais innovante et entreprenante.

Ces élus ruraux, pour la plupart non encartés, pour beaucoup nouveaux en mars 2014, ont intégré que ce scrutin sénatorial n'est pas tant une question de gauche-droite qu'une question d'éthique politique, de disponibilité, d'expérience de TERRAIN, de compétence directe et de désintérêt. Cette position est évidemment liée au non cumul des mandats, dans le temps et dans l'espace. Quand vous êtes obnubilé par votre réélection, vous manquez nécessairement de courage puisque vous ne voulez pas déplaire.

Chez nombre de ces élus ruraux, on voit que ça cogite, leur vote balance.

Allez, courage!

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11 mars 2015 3 11 /03 /mars /2015 12:04

La Nouvelle République du 22 mars 2011 publiait ces propos tenus par Gérard Herbert concernant Alain Fouché:

"En face, on a quelqu'un qui promet plein de choses, qui mène une politique d'arrosage, démago. Il va maintenant falloir qu'il tienne ses promesses. Je suis sceptique. Ca fait trente et un ans qu'il fait cette politique de saupoudrage."

C'était un avis pertinent et assez juste, il faut le dire.

Aujourd'hui, cela ne dupe personne, les deux hommes seraient réconciliés, les meilleurs amis du monde, au point que pour les élections départementales, le critique est devenu le remplaçant du critiqué par lui quatre ans avant!

Il va falloir nous expliquer.

Oui, gardez-moi de mes amis!

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 13:37

Le jeudi 12 mars à 18 heures, la Maison pour Tous  rue Creuzé à Châtellerault et l'association Châtel'route organisent une soirée dédiée aux seniors (et aux autres!) afin de les familiariser avec les nouveaux panneaux, les giratoires et diverses variations sécuritaires des temps modernes, dans la configuration de l'examen actuel.

Voilà une belle initiative car la route est contractuellement partagée, c'est notre espace commun sur lequel circulent des vies entières, nous n'en prenons pas assez conscience.

Un pot de l'amitié suivra cette démonstration pédagogique.

A jeudi!

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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 04:41

Bernard Givelet a rangé son vélo de cyclosportif et nous a quittés.

Il fut en 1982 élu conseiller général socialiste du canton de Saint Gervais les Trois Clochers, son fait de gloire, et réalisa alors des travaux d'envergure: le collège, la salle des fêtes, notamment. Saint Gervais en fut transformé durablement.

Enseignant comme son épouse, homme de culture et d'humour, Bernard Givelet était une bible d'histoire politique et c'était un enchantement d'aller l'entendre dans son chalet en bois exceptionnel en lisière de sa commune.

Je le rencontrais de temps à autre à Châtellerault chez un ami commun, hélas lui aussi récemment disparu, lors de repas amicaux et mémorables avec Jacques Langlin. Nous refaisions l'histoire et l'Histoire.

Mes pensées à lui bien sûr et mon amitié à sa famille.

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9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 14:30

Hier il faisait beau, j'en ai profité pour tailler la vigne ("Taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars", dit le dicton ancien).

J'y ai vu un aspect politique: on se place en effet dans le travail entrepris les années antérieures, éventuellement par d'autres mains, et on imagine la pousse de la vigne pour non seulement les mois à venir mais pour les années futures; on peut ainsi privilégier l'abondance de bois et de feuilles de vigne au détriment de la qualité du fruit; et puis surtout la taille nous fait prendre conscience de la nécessité de s'en rapporter au temps qui passe, dans sa durée mais aussi dans ses risques (gelées notamment); alors qu'en politique, tout doit être immédiat.

J'ai continué avec la taille des rosiers, et le même raisonnement, surtout quand j'ai utilisé le sécateur sur de vénérables espèces plantées par mes aïeux; tout cela m'a semblé à mille lieues des combats médiatiques essentiellement destinés à garder des places politiques; mais pour quoi faire mon Dieu?!!!

Tailler la vigne, une leçon de philosophie politique.

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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 02:58

     Aujourd'hui, Journée Internationale de la Femme. Laïus habituel, commerce, reportages obligés, allusions diverses. 

     Une pause, un moment d'arrêt, d'après mon texte, augmenté, de 2011, qu'on disait assez triste. Il est toujours assez triste, sans doute, mais c'est cela, aussi, la vie. Penser bien fort à elles, toutes. En silence. 

     La pré-adolescente qui découvre seule ses premières règles, l'enfant  souillée par un lâche de son entourage familial ("c'est un secret entre nous, sinon Tonton ira en prison"), l'étudiante qui fait des extras dans des banquets moyens-moyens pour payer ses livres, la mère divorcée qui fait de même pour élever ses enfants en plus de sa journée d'usine quand le père préfère jouer à la Française des jeux, la jeune mariée qui dit oui la première devant tout le monde -indécence terrible!-, la vendeuse de vêtements-hommes qui vous aiguille le bas du pantalon, l'ouvrière en 3x8 qui se lève à 3 heures du mat', la postière qui aussi se lève tôt pour trier les nouvelles, la moniale qui prie pour nous la nuit dans son couvent glacial, la mère qui répond aux assiettes tendues des enfants qui ont faim, l'urgentiste-femme du SAMU sur un accident mortel, l'épouse qui subit le devoir conjugal d'un mari aviné, la sage-femme qui tend la vie à bout de bras, la femme violentée, battue et qui aime toujours, la légiste qui autopsie un petit corps martyrisé, l'amoureuse qui hurle son amour aux arbres centenaires, celle dont les mains seront  enfin prises demain et qui ne le sait pas, la juge sans mari qui ne peut concilier les époux séparés, la catéchiste qui n'y croit plus, la caissière de super-marché à temps partiel le dos dans le froid des portes coulisssantes, l'éducatrice qui place un bébé à la pouponnière départementale, la femme de ménage seule dans l'usine en fin de nuit l'hiver, la poétesse qui donne le "bon à tirer" à l'imprimeur la première fois, la jeune mère détenue avec son enfant à NANTES, la gardienne de prison la nuit à NANTES, la chanteuse de bal qui chante pour le public malgré sa peine, l'épouse fidèle qui quémande son baiser quotidien sur le front, l'accordéoniste qui brasse son instrument comme un amant plaintif et désarticulé, la jeune veuve désemparée à l'arrivée des gendarmes annonciateurs, l'apprentie harcelée dans la réserve, la soignante de nuit en gériatrie terminale,  la politicienne pire qu'un homme pour exister,  la jeune maman qui donne le sein tout naturellement sous la lumière d'un vitrail d'été, la mère qui vient de perdre sa propre mère, la maîtresse d'école qui serre les petits contre elle comme une mère-poule, la sprinteuse qui a un mal terrible au ventre le jour de la finale, la vieille dame indigne, la vieille dame digne, la paroissienne qui entretient l'église et lave le linge sacré, toutes, toutes. Ne pas en oublier. Elles sont la vie.

 

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 01:07
   Le programme 2008 de CHATELLERAULT UNI EN MARCHE prévoyait notamment une réaffectation du Logis du Cognet, à l'extrémité sud de la rue Bourbon, en en faisant une hôtellerie dédiée aux pélerins de Saint Jacques de Compostelle, nombreux à passer à CHATELLERAULT où rien ne leur est proposé, avec le rassemblement de tous les objets, documents et supports pédagogiques concernant Saint Jacques.


    En même temps les syndicats et associations diverses défenseurs des droits et occupant les lieux étaient invités à rejoindre la Maison des Libertés que nous imaginions sur le site de l'ancien hôpital dans la partie sur la gauche rue Orillard en prolongement de l'ancienne prison (Godeau) où devait s'installer la "cité judiciaire". Par transfert des locaux du Tribunal d'Instance l'entreprise Mairie gagnait ainsi de l'espace dans ses murs et la place de la Justice dans la Ville prenait sens.


    Cela, c'était avant les informations relatives à la disparition de l'Ecole de Gendarmerie et notre programme final faisait de cet ancien espace militaire un nouveau poumon administratif et associatif en centre ville avec cité judiciaire, maison des libertés, maison de l'enfant et de l'adolescent, hôtel de police, etc... Bien sûr, nous aurions maintenu ce projet dans les débats futurs.


    La municipalité élue s'intéresse évidemment à l'avenir du Logis du Cognet, ce qui est positif, sans avoir pris toutefois de position sur son nouveau contenu, ni sur son sort juridique (vente, etc...).


    Ce qu'on sait, c'est que tout un tas de bâtiments annexes qui sont des verrues architecturales seraient justement détruits et que les syndicats et autres associations seraient conviés à s'établir dans l'immeuble du centre Camille Pagé redéfini; s'il est bien de regrouper en thématiques, comme nous le préconisions, il est moins bien d'éloigner encore du centre-ville des gens actifs et engagés.


    Il y a toutefois dans les travaux municipaux actuels une thématique intéressante, en profitant du départ du secteur du Cognet du Centre Municipal d'Hygiène, depuis longtemps rue du Souci, c'est celle de la création d'un pôle Santé; bien sûr, notre équipe y avait songé, grâce à nos médecins, avec notamment, toujours à l'ancien hôpital, la Maison dite "des petites urgences", pour désencombrer Camille GUERIN et associer les médecins généralistes de la ville à une garde tournante.


    Pour en revenir au Logis du Cognet, on y évoque pour une éventuelle idée la trace du passage de Jean de LA FONTAINE chez son cousin Jean PIDOUX mais il nous semble que le château du Verger, là où le poète fabuliste aurait écrit le Pêcheur et le Petit Poisson, serait davantage dévolu à l'écrivain de CHATEAU-THIERRY (dont le musée de la ville comprend une gravure du château du Verger).


   Château du Verger dont nous faisions  une résidence d'artistes.


     Douze ans vont vite passer...






 

 

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6 mars 2015 5 06 /03 /mars /2015 06:38

Le porte-à-porte est hélas édifiant, si l'on peut dire. Il faut se rendre à l'évidence.

Nous vivons désormais ici sur des mythes, celui de la nation, celui de la démocratie, celui de la citoyenneté, celui du combat des idées, celui même de savoir ce qu'est simplement une ville; qui rencontre-t-on souvent?

Des gens qui ignorent le calendrier électoral, qui n'en perçoivent aucune utilité, qui se moquent de la chose publique comme de leur première chemise, qui ne savent même pas s'ils sont inscrits sur une liste électorale et où se trouve leur bureau de vote au cas où ils seraient inscrits; d'autres qui revendiquent l'abstention comme la seule réponse au "tous pareils!" et au "la politique, ça ne sert à rien, qu'à s'en mettre dans les poches!".

C'est le résultat de quoi?

Sans doute des causes générales: la propagation de l'ignorance et de l'inculture, le remplacement du mot par le borborygme, le repli sur soi, la désespérance, le constat de l'impuissance politique et de ses harangues médiatiques, l'absence de foi collective, la répulsion des joutes politiques navrantes et outrancières, toutes notions conduisant  à l'abstention qui a fait le bonheur des grands partis en place puisque le désert votatif les a "renforcés". A quel prix...

Sans doute des causes locales: l'anesthésie du pouvoir en place qui a vidé l'initiative citoyenne dans cette ville, l'éclatement des micro-quartiers sans sentiment d'appartenance à une ville avec un destin à délibérer, le vieillissement de la population, la perte massive d'emplois, l'habitat dégradé, la misère, la fuite des cerveaux et des jeunes, le statu quo dans nombre de stuctures usées, aux personnels et aux administrateurs usés par des années à tout porter sans considération.

Quand nous retrouverons l'animation (ou plutôt la réanimation) de cette ville, il y aura du pain sur la planche, et pour des  années; le marasme est entier, le discrédit total, l'envie nulle, c'est la ville de France de sa strate qui a perdu en six ans le plus d'habitants et d'emplois (INSEE).

En 1983, Edith Cresson avait permis, dans un contexte global difficile pour la gauche, que Châtellerault soit la seule ville de France de sa catégorie prise à la droite; le mandat qui avait suivi, et dont beaucoup ont le souvenir, avait tout refondu: transports, économie, culture, sport, urbanisme, services; en ces temps-là, on ne parlait pas de démocratie locale parce que l'esprit citoyen s'imposait d'évidence et que les gens étaient largement impliqués dans la chose publique.

En 2014, c'est notre challenge, rééditer l'histoire, la démocratie locale en plus -parce que c'est cette perfusion du débat qui va sauver le grand corps malade châtelleraudais-.

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