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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

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Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 01:21

Il arrive devant moi dans la salle d'audience dédiée de l'hôpital  psychiatrique de Tours, en djellaba et le visage palestinien. Il se présente: "Je suis le Christ!". Je lui réponds tout de go: "Ce n'est pas possible, je L'ai déjà rencontré!". Face à son étonnement je pars dans les explications théologiques de l'Eucharistie et de la présence du corps du Christ dans le vin et le pain de la célébration de la messe, événement que l'intéressé ne connaît pas et que je lui fais découvrir. A la fin de la démonstration, je lui dis: "Alors, vous êtes toujours le Christ?". Un long moment de silence avant: "Euh, en fait non, mais je voudrais lui ressembler." Ce à quoi je l'ai vivement encouragé.

Cette aventure particulière m'a ramené à l'époque où je présidais le Tribunal correctionnel de Bressuire; nous jugions un incendiaire estimé responsable de ses actes par le psychiatre et qui tout à coup, lors de l'interrogatoire d'identité, répliqua qu'il était Dieu. Je pris la répartie au sérieux: "Mais vous nous mettez dans l'embarras. Qui peut juger Dieu?" et j'en appelais au secours le procureur de la République: "Monsieur le procureur, qui peut juger Dieu, ce Dieu incendiaire aux prises avec les flammes de l'Enfer?!".  Finalement, rendant à César ce qui était à César (le tribunal en sa collégialité), nous rendîmes Dieu à lui-même et fidèles à la tradition biblique, nous l'avons condamné et nous l'avons remis aux centurions qui l'attendaient. Quel métier!

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Published by Gilles MICHAUD
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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 05:47

Je vais bientôt quitter les fonctions que j'exerce depuis 2011, à savoir juge des libertés et de la détention en charge du contrôle des hospitalisations psychiatriques sous contrainte; j'aurais rencontré de l'ordre de 2 000 patients, certains plusieurs fois, après des rechutes ou du fait de la longueur de leur séjour (supérieure à 6 mois). J'en ai retiré un regard sur le monde assez difficile, douloureux. En particulier je garderai en moi durablement le souvenir des personnes qui avaient tenté sévèrement de mettre fin à leurs jours:comment leur redonner le goût de vivre? A quoi s'accrocher pour redémarrer, espérer, construire, aimer, s'aimer? On peut dire que parfois j'ai mouillé ma chemise et que je suis sorti de mon rôle strictement juridictionnel. Je me souviens ainsi d'une dame d'une soixantaine d'années, encore avec ses pansements, dépressive comme il n'était pas possible; j'ai passé avec elle presque une heure; l'accroche favorable entre nous vint soudainement à partir de l'évocation de sa chienne, qui lui manquait et dont elle savait qu'elle-même manquait à cette épagneule désormais triste; dans ma décision écrite j'ai fait en sorte que cette chienne puisse être amenée jusque dans le jardin intérieur du pavilllon psychiatrique. J'ai su que cela avait été respecté et que cette patiente avait repris goût à la vie. Ce sont des moments comme celui-ci, inconnus de la hiérarchie et des statistiques, qui donnent véritablement une force exceptionnelle au métier que j'exerce.

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 03:25

Et les premiers seront derniers (Matthieu, 20, 16A). L'Evangile de ce dernier dimanche, celui des ouvriers de la vigne rémunérés de même montant par le maître qu'ils soient de la première heure ou de la dernière nous laisse toujours un peu éberlués. Oh, il y en a d'autres (le retour du fils prodigue fêté avec démonstration devant le fils toujours présent mais jaloux, le bon larron au Paradis avant les autres, etc ...). Je ne parle pas des députés "En marche" qui n'avaient jamais milité sauf quelques semaines avant d'être élus au nez et à la barbe de gens actifs, compétents, bosseurs et dévoués depuis 20 ans ... mais ce n'est pas dans le Nouveau testament, malgré le messianisme du Président!

Pour nous qui sommes souvent comptables de nos actions et qui attendons un juste retour sur investissement, voilà un enseignement évangélique qui renverse la table et invite à un tout autre comportement, gratuit pour tout dire. C'est véritablement  révolutionnaire, au sens physique du terme.

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 05:37

André Garnier est à Châtellerault le célèbre patron de la Société d'Innovations Technologiques (SIT), bien connue dans le monde du nucléaire pour la conception et la commercialisation de ses engins intervenant au coeur des centrales nucléaires.

Le Captain Cap est l'un des personnages d'Alphonse Allais, spécialisé dans les inventions matérielles et immatérielles de toutes sortes.

L'autre jour, alors que les cyclones faisaient des ravages aux Antilles et en Caraïbe, André Garnier eut l'idée lumineuse, que n'aurait pas écartée le Captain Cap, d'imaginer comme des bombes physiologiques qui seraient jetées au coeur des cyclones en début de progression, loin des terres habitées, afin de les anéantir ab initio. Elle n'est pas belle, cette idée? Le prix Nobel pour André Garnier!

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 06:10

Toujours à la suite de notre conférence commune à La Roche Posay le 30 août, sur le secret médical, ce fut notre Père Jammet, décidément pluridisciplinaire, qui raconta une nouvelle histoire, cette fois sur le secret médical:

Une dame consulte un dermatologue vénérologue sur quelques soucis sanitaires préoccupants. Le praticien lui indique qu'il ne peut s'agir que de syphilis. La dame de demander alors: "Mais cela vient d'où, syphilis?". Le médecin lui répond: "Du grec." La patiente de s'exclamer: "J'étais sûre que c'était lui!".

On a de l'humour dans l'Eglise!

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:30

C'est le sujet que traitera Pierre Labrude demain samedi 23 septembre à 14 heures à la médiathèque Equinoxe de Châteauroux. Pierre Labrude est professeur honoraire à l'Université de Lorraine.

Ah! Châteauroux et les américains, toute une histoire et une nostalgie aussi. Bien sûr la base de la  Martinerie mais aussi toute la culture périphérique des américains et ses fameux "bars montants" dont la tradition s'est maintenue longtemps. Quand je travaillais à la Maison centrale de Châteauroux-Saint Maur au début des années 80, quelques femmes de détenus issus du milieu avaient trouvé quelque ouvrage dans ces endroits qui les maintenait à proximité de leurs hommes. Mais même pour tous les castelroussins ce mythe des américains reste présent.

Nous-mêmes à Châtellerault nous souvenons-nous du camp de Saint Ustre -là où se trouve Hutchinson-Aigle maintenant-, avec ses soldats à casquette armés  dans les miradors et son église en bois près de la voie ferrée -vers la Coop- qu'on laisse gentiment se dégrader. Beaucoup de civils français y avaient trouvé un job. Leurs enfants bénéficiaient de chewing-gum avant tout le monde. On connaît aussi dans nos campagnes quelques femmes qui sont parties aux Etats Unis après avoir épousé un soldat américain rencontré à "la Rosée du matin", notre défunt dancing bien connu. La Police militaire US veillait aux débordements, à ce qu'on dit. Et puis la cité Lafayette que nos concitoyens français acquéreurs des pavillons laissés vacants se sont empressés de morceler alors qu'il n'y avait auparavant aucune clôture séparative. Mentalité différente.

Un beau sujet de conférence et de débat en ces temps incertains mais en notant les bons contacts entre Donald Trump et Emmanuel Macron -encore plus après le défilé militaire du 14 juillet qui a tant impressionné le président américain-.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 16:34

L'association "Les châtelleraudais réunis" que j'ai l'honneur et le plaisir de présider organise comme chaque année à ce moment-là depuis 10 ans désormais un dîner dansant; le lieu et l'heure salle Camille Pagé à partir de 20 h 30, le traiteur Monsieur Ferrand (Gastronomie, rue Alexandre Rivière), l'orchestre Jacky Michel, immuablement.

Le prix est de 30 euros pour les non-adhérents, 28 pour les adhérents (tout se mérite!).

Pour l'organisation il est prudent de réserver le plus tôt possible: Dominique Guinot 06 27 91 44 17, Micheline Audouin 05 49 93 02 85, Bernard Brosset 06 88 78 91 14.

Adresse de l'association 7 rue des Minimes 86100 CHATELLERAULT, adresse mail Associationleschatelleraudaisreunis@orange.fr

Chaque année nous passons un très bon moment; les temps sont difficiles et l'amitié reste finalement une source inépuisable de réconfort.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 06:24

Le 30 août à La Roche Posay, le Père jean-Pierre Jammet, le Docteur Delaire et moi-même discourions de nos différents secrets. Le Père Jammet a commencé par illustrer son propos par une anecdote:

Un jeune prêtre recevait dans son confessionnal une femme qui lui raconta diverses turpitudes charnelles assez torrides auxquelles elle s'était livrée et dont le récit ébranla notre nouvel ecclésiastique pour tout dire innocent et ignorant en la matière. Il lui donna le sacrement de réconciliation en l'orientant vers la nef avec quelques prières de pénitence à effectuer agenouillée sur un prie-Dieu. Notre jeune curé reçut à la suite, distraitement, une paroissienne âgée puis se précipita, avec discrétion, vers sa pénitente précédente, se pencha vers elle en lui demandant: "Madame, déjà, comment vous appelez-vous?", et cette dame de répondre: "Mais, mon Père, mon nom n'est pas un péché."

Très belle histoire, très fine.

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 06:23

A presque deux années après sa  mort à quelques jours près, Pierre Marsteau sera honoré ce samedi 23 septembre à la Ferme de l'Espoir qu'il a  créée il y a presque 30 ans, à la Martinière, en bas de Targé, sur l'ancienne route de Monthoiron.

Ce sera à 17 heures pour l'inauguration de la voie d'accès à la ferme, après la traditionnelle fête des Hirondelles (marche, concert, etc ...).

Je me souviens de l'une des dernières fêtes  à laquelle on l'avait convié depuis sa maison de retraite, il devait avoir 88, 89 ans, et c'était difficile pour tous ceux qui l'aimaient, qui l'avaient connu sur son vélo filant sur l'avenue Pierre Abelin vers sa plaine d'Ozon chérie, de le voir désormais aussi affaibli. Terrible vieillesse pour cet homme véritable disciple du Christ. Ne pas oublier non plus son œuvre en tant qu'aumônier de l'hôpital. Tout pour l'Autre.

La Ferme de l'Espoir, quelque part, est son enfant. C'était aussi un pari, pari budgétaire, pari associatif, pari administratif, pari humain. Cet enfant est devenu grand. Hommage au Père Pierre Marsteau.

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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 05:49

Décidément, cette rentrée littéraire est pleine de réussites et de rencontres heureuses. Je viens de faire celle de Philippe Jaenada qui s'est intéressé depuis longtemps aux héros de faits divers ("Sulak", pour le cambrioleur Bruno Sulak, en 2013 chez Julliard; "la petite femelle" toujours chez Julliard en 2015 pour Pauline Dubuisson condamnée en 1953 pour le meurtre de son ami). Cette fois, dans le tout neuf ouvrage "la serpe" chez Julliard toujours, Philippe Jaenada s'attaque à un triple meurtre (le père, la tante, la bonne) à coups de serpe dans la nuit du 24 au 25 octobre 1941 dans le château d'Escoire en Dordogne. Dans l'aile opposée du château dormait semble-t-il Henri Girard, le fils, accusé comme un suspect idéal et jugé par la Cour d'Assises. Défendu par le célèbre avocat parisien Maurice Garçon, qui a sa demeure secondaire à Ligugé, Henri Girard est acquitté.

ll part au Vénézuela avec toujours la suspicion de l'opinion publique sur lui, en revient sans un sou et va connaître la célébrité sous le pseudonyme de Georges Arnaud avec "le salaire de la peur" dont Henri-Georges Clouzot fera le chef d'oeuvre du cinéma que l'on sait. Henri Girard meurt en 1987 dans une certaine indifférence.

Philippe Jaenada s'est déplacé sur les lieux, est allé aux Archives départementales, a refait le dossier -un brin bâclé-. C'est un ouvrage passionnant, qui se lit d'une traite malgré plus de 600 pages!

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