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Défendre notre territoire

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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 03:27

Les Acadiens ont eu du mal à s'implanter sur Archigny avant la Révolution et partout ailleurs en France, notamment à Belle-Ile, et la plupart sont repartis.

Les mauvaises langues disent que cela faisait tant d'années que de port en port, de pensions en pensions royales, les anciens marins ou laboureurs avaient quasiment disparu au profit des oisifs, des malades ou des contestataires.

C'était oublier un peu vite les morts des chasses à l'homme dès 1749 mais surtout en 1755, ceux des naufrages en mer et des privations.

Ceux qui parvinrent si difficilement à Archigny, dont mes ancêtres Brault, et y restèrent, étaient de bonne mentalité, mais pas faciles à "manier".

En effet, en Nouvelle France, les Acadiens avaient appris la liberté par rapport à leurs aïeux du Poitou, inféodés, manants, serfs; là-bas ils devenaient propriétaires en s'installant où ils voulaient sur des terres vierges et excellentes, pêchaient le homard et le saumon pour eux,  ne payaient pas d'impôts, s'entr'aidaient, désignaient directement leurs "délégués" qui réglaient litiges et menues affaires et les représentaient devant les autorités.

A Archigny, ils retrouvèrent un pays morcelé, limité, aux terres pauvres et un régime de corvées, de taxes et de charges à l'identique de ce que leurs ancêtres avaient connu en quittant Aulnay, La Chaussée et Martaizé 150 ans plus tôt.

Ils ont porté l'Acadie dans leur coeur avec cette immense liberté.

Je suis un Acadien, je me sens terriblement Acadien dans cette diaspora spirituelle et, malgré les pérégrinations, les épreuves, les aléas politiques que j'ai connus, par analogie, je crois profondément à une "Acadie citoyenne", ici et maintenant.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 19:30

Les départementales s'annoncent dans un contexte difficile: 50% d'abstention a minima, un discrédit de la politique et, pour le reste, la tentation du vote "grenade explosive" -tant pis s'il ne reste rien-.

Face à une droite implantée, il est essentiel de raisonner utile, de savoir qui, à gauche, est à même de mettre le tenant droitier en échec; quand le tenant est à gauche, il n'est pas davantage nécessaire de lui compliquer la tâche en lui mettant en adversaire un binôme camarade-vert.

Le système de remboursement des frais de campagne, assez généreux en France, favorise ces candidatures latérales, pour le fun, puisque ces candidats savent qu'ils n'ont aucune chance objective de gagner.

Le risque, on le connaît, c'est de provoquer des duels de second tour UMP-FN puisqu'on sait déjà que le FN, avec ses affiches Marine Le Pen, quels que soient les noms du binôme  figurant dessus -inconnus ou d'ailleurs- fera un score important, et que l'abstention favorise le vote conservateur, les seniors globalement plus à droite votant avec régularité.

A gauche, que cherche-t-on?

J'avoue que tout cela me laisse pantois, quand je connais au plus près la situation si délicate de tant de gens de nos territoires: elle revendique autre chose que du Monopoly politique.

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 06:01

Bien sûr, le "concentré" d'intervention des attentats de janvier a marqué l'opinion, l'identité connue de certaines victimes aussi.

Mais nous devons ne pas oublier les morts antérieurs, tous aussi innocents dans ce genre d'actes homicides collectifs.

Je termine l'auto-biographie de Pierre Mauroy  ("Ce jour-là", Michel Lafond, 2012). L'ancien premier Premier ministre de François Mitterrand, dans les duretés de l'exercice du pouvoir, évoque, sur sa relative courte période de responsabilité au plus haut niveau, quelques mortelles tragédies qui le marquèrent:

- le 29 mars 1982, une bombe dans le train le Capitole (Carlos),

- le 15 juillet 1983, une bombe à Orly (Armée secrète arménienne de la libération de l'Arménie, ASALA)

- le 31 décembre 1983, des bombes dans le TGV Marseille Paris et à la Gare Saint Charles (Carlos).

Avant cette période, il y eut la rue des Rosiers, etc ...

Ne pas avoir la mémoire courte, l'émotion ne doit pas chasser l'histoire.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 13:21

A l'heure qu'il est, je ne connais pas l'issue du scrutin législatif de Montbéliard, mais cette semaine écoulée a sonné comme un signal d'alarme.

Certes, face à l'extrème droite, le thème du front républicain, aujourd'hui, n'est guère crédible ou sincère, bien trop inconsistant, puisque le Front national est un parti autorisé et comment penser, légitimement, que, dans sa masse,  une bonne part des personnes qui votent pour lui n'auraient pas, in petto, un peu de républicanisme au ventre?

Mais, alors qu'en 2002, la gauche est allée  comme un seul homme voter Jacques Chirac (oh, que c'était dur!) pour faire échec à Jean-Marie Le Pen, aujourd'hui, pour ce scrutin partiel, la droite se coupe en deux (au moins), entre ceux qui, comme Juppé, ont une culture gaulliste et disent que s'ils étaient localement inscrits ils voteraient pour le candidat socialiste, et les (jeunes surtout) droitiers durs, nouvelle génération, adeptes courageusement du ni-ni, ménageant l'avenir d'une "grande droite nationale"...

Cela donne une idée de ce qui pourrait nous arriver, demain.

Ce que je tire comme leçon prospective de ce comportement, c'est que, pour peser efficacement sur ce futur grand bloc de "droite populaire", dérivant vers l'extrême droite, il nous faut ensemble réfléchir à la nécessité d'une force active de centre gauche, puissante, la fameuse maison commune de Manuel Valls, maison commune qui relègue d'ailleurs dans les vieux rêves l'extrème gauche, aiguillon, mauvaise conscience, mais seulement cela. La Grèce nous en a déjà, en peu de jours, montré les limites d'exercice du pouvoir.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 05:42

Aux supporters explicites ou implicites du sénateur du chauvinois qui s'amusent à rire sous cape du fait que je ne serais pas du canton, je voudrais rappeler avec drôlerie deux petites choses:

- le dit sénateur a été maire de Chauvigny sans cesser d'habiter sa demeure de Morthemer,

- le même a continué à présider quelque temps aux destinées de l'association des maires de la Vienne ... en n'étant pas maire: trop fort!

On s'en "cantonne" à cela?

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 05:27

J'ai lu et évoqué ici les récents ouvrages parlant du non-respect  de l'homme envers les animaux -Giesbert, Ricard et autres- , surtout dans l'aspect élevage et abattage industriels.

On a l'impression que la dénonciation, dans cette ampleur, est nouvelle.

Etonnement, en lisant en ce moment "Paul Claudel, maître spirituel pour notre temps - conférences de carême de Fourvière 2005- " (1) que d'y trouver des pages consacrées par cet auteur dès les années 20 à l'élevage industriel, comme au Danemark celui des vaches, des porcs et des poules notamment, à la pollution des usines de Pantin "qui pissent l'acide", à l'urbanisme vertical new yorkais peu respectueux des hommes, etc ...

Claudel ne mâche pas ses mots par rapport au "gardiennage" de la Création qui nous fut confié, et c'est évidemment fort bien écrit.

Les meilleures pages figurent dans "Au milieu des vitraux de l'Apocalypse" et dans "Conversations dans le Loir et Cher".

 

(1) Pour les Châtelleraudais, il y en a encore un stock dans un magasin connu en bas du marché quai du Château (vente de produits liquidés ou saisis), entre des gadgets et des bouteilles de vin à nitrites. Plus quelques autres pépites (une biographie de Chopin, par exemple).

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 20:12

On dit que les politiques ne fréquentent les marchés qu'en période d'élections; je l'ai souvent vérifié à Ozon le mercredi matin sur ce marché où le conseiller général titulaire ne mettait jamais les pieds pendant six ans, sauf en mars d'avant scrutin, prêt d'ailleurs à se "cailler". Incroyable!

C'est pourquoi, ce matin, seul comme un grand, je suis retourné (j'y vais au moins une ou deux fois par an) au marché de Chauvigny,  pour faire mes courses, incognito; l'occasion pour moi d'échanger avec des commerçants châtelleraudais (le fleuriste face à a la mairie et le célébrissime fabricant de boudins de Saint Sauveur, autant dire chez moi!); de fait je n'ai pas croisé de politiques! Qu'est-ce que c'était bien!

Les noms des magasins m'ont rappelé aussi ma jeunesse footballistique avec les Rosier -chausseur- et Pilate -bijoutier-, sacrés joueurs quand le SOC devait les affronter.

Un temps de recueillement à l'église Notre Dame, sa paix intérieure, le souvenir d'un beau mariage ici quand j'étais magistrat du Parquet; des noms d'avocats poitevins dans des cabinets secondaires de fortune ( Aupetit, Giroire Revalier) sur des plaques modestes. Des gens appréciés.

J'ai aimé cette sortie solitaire à la Simenon, feutre noir et manteau gris. On sent que les secrets transpirent aux persiennes.

A plus, Chauvigny!

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7 février 2015 6 07 /02 /février /2015 00:52

"Tels Dupont et Dupond -et réciproquement-, comme deux bagnards de luxe endimanchés enchaînés l'un à l'autre, les deux sénateurs en titre de la Vienne mènent campagne ensemble. Paluches, récompenses et rubans. Et vont jusqu'au meilleur coup de force que la loi leur permet: alors qu'il ne s'agit pas d'un scrutin de liste, ils ont en effet fait le choix, possible pour ces sénatoriales, d'un seul bulletin mentionnant ensemble  leurs deux noms, grand comme un drap de plage et avec une typographie pour quasi aveugles. Le seul moyen imaginé pour espérer sauver le soldat Fouché dont beaucoup ont assez dans son propre camp. Tant de "quinquas" piaffaient pour prendre sa suite, à commencer par le maire de Montmorillon qui se voyait déjà succéder à son père. Ah, démocratie!

Mais non, JPR pédale et AF reste sur le porte-bagage. Ne faudrait-il pas une "loi-cadre"?

Attention cependant au virage! Risque de vélodrame dimanche soir!"

 

Nota: il a manqué 31 voix entre Raf'et Fouché; 31 élus courageux qui ont OSE rayer le nom du second.

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 00:35

Certains candidats à ces élections départementales se prévalent, justement, de l'appellation "majorité départementale". Quésaco?Ce seraient ceux qui, jusqu'à présent, soutenaient l'action du Président Bertaud.

En réalité, double voire triple "escroquerie":

1- derrière le sigle "majorité départementale" se dissimulent de fait les femmes et les hommes de l'UMP et un peu de l'UDI et quelques apparentés qui n'assument pas le fait de dire directement: "je suis de droite".

2- ces gens-là soutiennent qu'ils ne sont pas partisans et ne "font pas de politique"; ben voyons, quand on n'est pas de gauche, c'est simple, on ne fait pas de politique! Demandez-donc à Alain Fouché quelle conception il avait, président du Conseil général, de l'attribution "sans parti pris" des subventions; il ne se cachait d'ailleurs pas pour le dire! Et quand, à gauche, on a voulu lui imposer a minima des règles d'examen et d'octroi des demandes de subventions, le dit président s'était vraiment demandé où on était tombé! On ne fait pas de politique, vous dis-je, dans la "majorité départementale" ...

Au moins René Monory était au-dessus de cela, c'était à son honneur. Mais ses "bras droits" ne lui arrivaient pas ...à la cheville!

3- par honnêteté, l'appellation "majorité départementale" ne devrait pas "publicitairement" être acceptée puisque ce scrutin la remet en quelque sorte en jeu en créant sur toutes ces semaines une "période suspecte" d'incertitude des résultats qui devrait écarter ces "totems" anesthésiants.

Oui, c'est un masque. Carnaval arrive bientôt.

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 02:49

C'est parti! Voici le petit argument minable au sujet de votre serviteur: "Il n'est pas du canton!"

Outre le fait qu'en 5 mn je suis à Cenon, début du canton:

1- Pour être candidat aux élections départementales, il est juste nécessaire d'habiter le département. D'ailleurs les conseillers départementaux auront une compétence départementale et je devrai m'intéresser autant à Loudun, Lusignan, Montmorillon qu'à Chauvigny.

2- Elu à Châtellerault, j'ai longtemps été en même temps élu de la communauté d'agglo dont le périmètre contient Cenon, Monthoiron, Availles, Vouneuil, Bonneuil, Bellefonds, Archigny, au nord de notre futur canton. Qui connaît ce secteur autant que moi?

3- Je suis originaire de la Ligne acadienne (ancêtre arrivé à Archigny en 1784: qui dit mieux?!).

4- Entre 1988 et 2002 j'ai exercé des fonctions judiciaires dans tout le ressort du département de la Vienne que je connais par coeur, souvent hélas pour des drames, fonctions qui sont en lien direct avec les compétences du Conseil général: enfance, handicap, personnes âgées, prévention, etc... Je souhaite transférer cette expérience unique à la vie politique locale.

Le Conseiller général actuel est presque plus souvent à Paris qu'à Chauvigny; sauf pour les derniers voeux, il n'avait jamais mis les pieds à Availles en Châtellerault et il ira sans doute à quelques "Saint Blaise" dans des hameaux du nord jusqu'alors inconnus de lui; on ne lui en fait pas grief?!

Deux poids, deux mesures: ce dont j'ai horreur.

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