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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:33

Dès qu'on avance un sentiment négatif sur tel ou tel aspect de la ville, le pouvoir en place ne manque pas de stigmatiser le "Châtellerault bashing".

Mais apprendre que la politique de la ville va désormais s'étendre notamment au centre ville n'est quand même pas objectivement une bonne nouvelle sur l'état de la cité; les critères avaient été changés pour n'être plus sociologiques (difficultés diverses, chômage, etc ...) mais désormais fiscaux par carrés de 200 mètres de côté; on feignait de craindre que Châteauneuf pût ainsi être mis à l'écart de la manne financière -car il y a quelques beaux patrimoines rive gauche-, alors que ce sont le Lac et le centre ville qui s' ajoutent à Ozon, les Renardières et Châteauneuf.

Le centre ville s'est en effet paupérisé, avec du locatif aidé qui attire des jeunes sans emploi et des mères dites célibataires, et, parfois, communautarisé par immeubles entiers; les commerces ferment et ceux qui ouvrent ne le font la plupart du temps qu'avec la bienveillance de diverses aides et exonérations avant de s'effondrer évidemment la troisième année, celle de l'autonomie. Tant pis pour les créanciers ...

Le bon côté, si l'on peut dire, c'est qu'il va falloir réfléchir (enfin) à cette réhabilitation du centre ancien qui me tient à coeur depuis 2008 avec quelques uns, en sachant toutefois que la restauration des murs et des rues, comme à Ozon, ne suffit pas à restaurer les personnes.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 13:23

Les détenus du centre de détention de Nantes, avec l'aide de l'association des visiteurs de prison, ont désormais accès à un jardin sur le mode des jardins partagés, avec une partie "privative"; certes le profil des détenus qui s'y intéressent est plutôt celui de seniors ou issus du terroir, mais le public s'élargit.

Le jardinage, c'est l'apprentissage des contraintes du temps, l'acceptation de la fortune ou de l'infortune, des aléas, la transmisison des savoirs, la lutte contre le gaspillage, la discipline: l'image de la vie.

Chacun y trouve son compte, bien sûr; l'association a par exemple fait une journée de vente auprès du personnel pénitentiaire de produits du jardin mais aussi de confitures. C'est dire la révolution relationnelle du jardinage!

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 05:35

Pour ceux qui n'y pensent pas en se rasant le matin, Xavier Mauduit vient de publier aux éditions Les belles lettres un ouvrage intitulé "La barbe! La politique sur le fil du rasoir".

Il a écrit ce bouquin très drôle avec une culture historique évidente, plaçant la barbe et ses accessoires parfois, comme les favoris, dans la perspective politique depuis au moins l'empereur "à la barbe fleurie"  jusqu'aux grandes heures de la 3ème république et du lourd contingent de "profs" barbus de 1981.

Très intéressant.

Je signale au passage que Roland Gaillon, théologien, a écrit et communiqué en conférences -non barbantes- un excellent travail sur "la barbe dans la bible".

ll y a des passerelles entre les deux approches sur certains types d'hommes charismatiques.

La barbe, symbole de puissance, ou signe de dissimulation -parfois certes pour cacher une vilaine blessure ou des dégâts dermatologiques-?

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 05:09

On pousse des cris indignés quant aux scandales de matchs truqués dans le football français qu'on feint de découvrir  (ligue 2 pour le moment).

Mais des matchs truqués, on en a tous connus depuis toujours, aux niveaux les plus humbles des championnats locaux, soit qu'on s'entende pour sauver l'un ou l'autre des protagonistes en lice,  ou les deux, par un nul opportun ou un score historiquement abondant (style 7-2), soit qu'on s'entende pour, à distance, sauver un club ami ou enfoncer un club ennemi en négociant entre soi son propre résultat; et ne parlons  pas des forfaits de fin de saison de la 2 pour sauver la 3, qui faussent la compétition.

Dans les équipes de jeunes, les dirigeants se connaissant, idem.

La plupart du temps, à ce niveau-là, il n'y pas d'argent à la clé, que de l'esprit mafieux de seconde zone, l'apprentissage de la corruption ordinaire.

Le score peut donc être faussé par connivence (étymologiquement: cligner de l'oeil) mais aussi par un investissement soudain démesuré de l'une des formations par rapport à son comportement habituel.

Ainsi je me souviens, en 87-88, quand le SOC était en seconde division, en fin de saison, de drôles de scores dans le midi et, simultanément, d'un acharnement étonnant de certaines équipes à la Montée rouge alors que, pour elles-mêmes, elles n'avaient rien à perdre ou à gagner, sinon que la défaite du SOC sur son terrain rendait service à d'autres, ailleurs ...

Comme à l'époque l'équipe sociste s'entre déchirait secrètement, la tâche était rendue aisée pour les visiteurs.

En politique, on sait aussi trouver des candidats de circonstance qui entrent dans le jeu juste pour pomper des voix à un adversaire X au profit de l'adversaire Y. Qui s'en offusque?

Humain, trop humain, aurait dit le philosophe allemand bien connu.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 07:03

Ce jeune surveillant muté était annoncé depuis des semaines à la maison d'arrêt en manque de personnel; il est enfin annoncé pour aujourd'hui, et, en plus on le dit fort charmant. Le voici!

Le beau geôlier nouveau est arrivé!

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 03:51

Votre serviteur publiera bientôt -dans quelques jours- aux éditions Narratif de Châtellerault "Le procès du loup, suite imaginaire et judiciaire du Petit chaperon rouge de Charles Perrault".

Ce texte, comme vous le savez, fait l'objet depuis octobre d'un projet pédagogique théâtral à l'établissement pour mineurs Moissons nouvelles de Pellevoisin, dans l'Indre, pour une représentation à Châteauroux, le 24 juin.

C'est l'acteur metteur en scène Yvan Gauzy qui en assure la charge, avec les personnels de l'établissement pour le  financement, l'apprentissage des textes, les décors, les costumes, la technique, les enfants étant acteurs.

Ils étaient 40 volontaires à participer au casting, pour 13 places dont seulement 2 pour les filles. Des gamins adorables malgré des parcours de vie difficiles. Choix douloureux. Mais tous, dans le dispositif final, seront conservés d'une manière ou d'une autre, sans doute par le visionnage inaugural des "rushs".

La belle aventure!

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 03:32

Place Jean Jaurès à Tours, devant l'hôtel de ville, un attirail de grue et de palans installe de manière démonstrative un beau sapin nordique qui sera paré de décorations festives. Sapin sapé. Les curieux sont légion. C'est un arbre qui, à vue de nez, a vingt ans. Vingt ans, le bel âge!  Hélas, sapin sa peau.

Je l'imagine au bord des alpages, insouciant des saisons, heureux des transhumances, aimant le son des cloches bovines et l'odeur de bouse et de bon lait. Pour finir tronçonné et enguirlandé sur une place préfectorale d'une ville en plaine, puis dépité et débité pour des feux ultérieurs.

Chez moi j'ai fait aussi abattre des arbres, mais ce n'était pas de gaîté de coeur et c'était de ma faute la plupart du temps, ayant fait à l'origine des plantations trop rapprochées et des arbres en étouffant d'autres plus tard; un érable multisouches et très haut m'a endolori en tombant; les enfants y avaient fait jadis leur mirador à grands coups de marteau et avec force pointes, mais il risquait de fondre chez les voisins; des souvenirs chéris partirent avec sa chute bruyante.

Et même à Noël, je l'avoue du coup, j'aime quand mon père, fidèle à la  tradition, nous rapporte un surnuméraire petit pin commun de ses Charrauderies, à Saint Sauveur, maigrelet et avec trois malheureuses branches partant d'un tronc poussif pour faire notre sapin de Noël, les enfants -même grands- en réclamant un plus "nordique", justement.

Retour à Tours ... Oui, oui, balayer devant sa porte, exact.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30

Bientôt la Sainte Catherine. Tout bois prend racine.

En promenant le chien sur les hauteurs d'Antoigné, là où les anciennes vignes abandonnées sont devenues des taillis, je vais croquer sur l'arbre quelques pommes d'espèces anciennes que je ne connais pas ou assez mal.

Je me plonge dans ma bible arboricole, Rustica, et là je redécouvre les espèces d'autrefois: la Jolibois de l'Yonne, la Reinette de Caux, la Fenouillet gris, la Calville rouge d'hiver, la Court pendu gris, la Reinette d'Orléans (la préférée des soeurs Tatin) ou la Reinette Jules Labitte dont les plus aigrillards disent que c'est la pomme qu'Eve croqua (aucune preuve scientifique en ce sens).

Prochain dessert: des pommes cuites au four avec, à la place du trognon, de la confiture, et, dessus, un peu de miel d'acacia. Le bonheur!

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 15:42

L'économie a tout  pris de nos capacités de réflexion, de proposition et d'action, de telle sorte que plus aucune autre pensée sociale, de science sociale, culturelle ou philosophique n'est audible.

Inverser la courbe du chômage, faire revenir la croissance sont devenus les deux idéaux de tout politique, responsable ou commentateur. Si, juste un peu de saupoudrage d'"affaires" pour amoindrir la pilule économique.

Or l'économie ne doit pas constituer un diktat préalable, un postulat dogmatique mais au contraire devenir une résultante de ce que nous aurons posé en amont comme préalables éthiques, exigences sociales, contrôles humanistes, échanges populaires mondialistes et européens; l'argent viendra comme la récompense et non comme le ticket d'entrée.

Sinon, braire "l'entreprise, l'entreprise!" en en restant à de l'actionnariat florissant d'un côté et à du SMIC de l'autre, ne sera qu'une stupide incantation -au surplus sans effet, sauf à encaisser gratos diverses aides sans conditions-.

Certes" ventre affamé n'a pas d'oreille", il n'empêche: la dignité de l'homme, si elle commence par sa "re-connaissance", implique nécessairement qu'on l'ait d'abord "connu", c'est-à-dire fréquenté par le lien, la culture, l'échange, la parole, avant la production.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 14:59

Le match France-Australie d'hier soir a dégagé une certaine émotion.

Centenaire de la Grande Guerre oblige.

Les soldats australiens, rattachés alors à la Grande Bretagne, sont venus par milliers sur le sol français et nombreux y sont morts, loin de leur terre-mère.

Un avant australien, un colosse, a ainsi évoqué la mémoire de son arrière-grand-père, qui en était revenu vivant, et dont il a gardé quelques objets.

Alors après, quand sur la ligne d'en-but, on évoque en jargon sportif et journalistique une "véritable guerre de tranchée", on redevient très, très modeste, très humble.

Christian Bobin, dans la Vie du 6 février 2014, dit qu"'il n'y a pas de temps. Il n'y a que la joie éternelle et nos pauvres coeurs architectes". Et plus loin il ajoute: "Eternel passage. Tremblement de ciel (...). Les tombes sont de la nuit qui boit de la nuit. La mort en robe de taupe creuse et passe elle aussi. Il n'y a que le passage qui ne passe pas. Il n'y a que le tremblement qui ne tremble pas".

Ce jeune joueur australien s'est souvenu de son passage là où son ancêtre a souffert pour une liberté au bout du monde.

"Il n'y a que le passage qui ne passe pas".

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