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Défendre notre territoire

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 02:54

Le loup fait la une des journaux ces jours-ci.

Des éleveurs d'Auvergne notamment sont venus manifester au Champ de Mars à Paris avec des troupeaux d'ovins pour protester contre la réintroduction du loup qui ferait des ravages dans les cheptels.

"Les loups sont entrés dans Paris!".

Deux observations, à charge et à décharge.

Contre les éleveurs: le fait qu'il n'y ait presque plus de bergers et de chiens de bergers dont le "professionnalisme" éloigne les loups.

Contre les pouvoirs publics réintroduisant des loups: le faire dans des zones facilement accessibles alors que la réintroduction en Lozère et en particulier dans le Gévaudan ne pose pas ou pratiquement pas de problèmes du fait du caractère escarpé du paysage qui ne convient pas à la déambulation collective et groupée des troupeaux.

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 01:06

J'ai sous la main le vieux bouquin d'André Harris et Alain de Sédouy "Qui n'est pas de droite?" publié chez Seuil en 1978; y figure un article intitulé "Cuisine et politique" dans lequel le célèbre Henri Gault (de Gault et Millau) se confie sur le mélange de ces deux sujets.

Henri Gault fixe alors la ligne de partage entre la droite et la gauche: "à droite on mange, à gauche on s'alimente".

Ce n'est peut-être pas si simple mais il y a du vrai, hélas; et ce sera encore plus vrai à compter du 13 décembre.

Les morceaux de viande (boeuf, veau et ovin) vendus conditionnés en libre-service seront à partir de cette date classés de 1 à 3 étoiles en fonction du potentiel de qualité du morceau. Il sera aussi permis de regrouper certains morceaux sous un nom générique (steack, rôti, poitrine, ...) à la place du nom précis peu connu du public (araignée, collier, noix, etc ...).

C'est le genre de décision qui passe inaperçu(e) mais qui démontre le pouvoir immense des professionnels de l'agro-alimentaire et des grandes surfaces, qui profitent de l'ignorance des gens modestes (plutôt classés à gauche bien que le FN les séduise) et de leur portefeuille.

On assiste, sous un gouvernement de gauche, à la rupture de l'égalité républicaine devant l'assiette; tout le monde  dans notre pays a le droit normalement de manger ce qui est bon. Avait droit.

Il faudrait écrire "Liberté, égalité, fraternité" au fronton des boucheries-charcuteries traditionnelles, derniers espaces -jusqu'à quand?-du respect de la qualité des bêtes abattues d'une manière convenable et derniers lieux de la courtoisie avec le client dans l'information de ce qui lui est vendu.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 15:48

Rien à voir évidemment avec "Feu la mère de Madame" de Feydeau, joué en alternance à la salle fétiche de la Taupanne.

Jean-Pierre Duffourc-Bazin et sa troupe n'ont pas choisi la facilité avec "Chacun sa vérité" de Luigi Pirandello.

La pièce, créée en 1907, a sans doute vieilli par son côté intellectualisme et théâtre gigogne, l'auteur, par le biais d'un personnage dehors-dedans, entre scène et public et de l'un à l'autre, Lamberto Laudisi, ne se privant pas d'intervenir à volonté sur le déroulement de la pièce et sur son dénouement organisé.

La pièce apparaît en effet "désincarnée", manque de chair, au profit du discours et du jeu incessant entre hypothèses opposées.

Pirandello, qui avait une épouse atteinte de folie, est obsédé par le problème de l'identité à travers le regard contradictoire des tiers. S'il est trop tôt pour dire avec Sartre que "l'enfer, c'est les autres", cela y ressemble étrangement.

Au-delà du plaisir de l'excellent jeu des acteurs dans un style costumé et maniéré contemporain, j'ai profité d'un double intérêt professionnel: l'intérêt psychiatrique puisque la folie est l'axe majeur de la pièce et qu'elle n'est pas toujours là où l'on croit, l'intérêt juridique puisqu'on a bien vu que l'identité juridiquement mise en forme (les actes de naissance et autres témoignages de  seconde main) ne correspond pas nécessairement à la vérité. 

Celle-ci n'est toujours que plurielle, comme la gauche jadis. Et l'erreur est singulière!

Passionnant, jusqu'au-delà de la fin, les acteurs venant en habits de ville débattre avec le public.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 00:45

Premier dimanche de l'Avent!

Engagement d'espérance et de dépouillement pour les chrétiens jusqu'à Noël, difficile à tenir dans le contexte consumériste actuel (les marchés dits de Noël fonctionnent depuis 15 jours!) ...

Les médias en parlent si peu. C'est moins tendance.

J'ai en ce moment en livre de chevet "Jésus, lumière de vie", un recueil de Michael Lonsdale évoquant les évangiles à travers les chefs d'oeuvre de la peinture, Fra Angelico, Fragonard, Rembrandt, de la Tour (la nativité, justement), Le Caravage, Poussin, Le Greco, etc ...

Les tableaux sont connus, ou moins, et les textes de Michael Lonsdale sont remarquablement écrits, avec sa simplicité rigoureuse.

Un très, très beau cadeau de Noël (Editions Philippe Rey).

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29 novembre 2014 6 29 /11 /novembre /2014 03:55

Le Mercure de France publie l'excellente collection "Le goût de ....", le goût de telle ou telle ville, le goût du théâtre, etc ...

Je suis dans la lecture du petit bouquin "Le goût du bleu", rassemblement de très beaux textes, poétiques, scientifiques, religieux, historiques, etc ... relatifs à cette couleur très particulière.

On y découvre notamment l'ordonnance prise par Colbert en 1667 pour les "marchands maistres teinturiers"; alors que le commerce avec l'Inde et l'Afrique permettait d'utiliser plus aisément l'indigo pour la  teinture bleue, Colbert prit des dispositions règlementaires et douanières pour protéger la qualité de la guède et du pastel produits en France ainsi  que le commerce des toiles en résultant.

En cette même année 1667, Colbert crée la Manufacture royale des Gobelins en y regroupant tous les ateliers de teinture et de tapisserie. La nationalisation, en somme.

Le "made in France" avant l'heure!

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28 novembre 2014 5 28 /11 /novembre /2014 05:36

Il était une fois une jeune femme indienne, mariée à un homme qui bien qu'hindou n'était pas un tendre.

Elle trouva refuge dans les bras d'une jeune apiculteur qui ne chercha pas, lui, à l'enfumer. Au contraire il en piquait pour elle et elle, de son côté, lui donnait tout son crédit (on ne prête qu'aux ruches).

Mais le mari fit dare-dare son enquête et trouva les deux amants lascivement étendus dans un bois de robiniers ("J'ai cru voir un robinier").

Surprise à brûle-pourpoint, l'épouse renversa son petit pot en criant: "Miel! Mon sari!"

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27 novembre 2014 4 27 /11 /novembre /2014 06:04

De 1817 à 1926 l'hôtel dit Alaman a abrité la prison de Châtellerault. Il y a encore des cartes postales anciennes qui montrent le bâtiment en cour carrée jusqu'à la place Sainte Catherine devant la rue Orilllard.

C'était un progrès par rapport à l'ancienne au niveau des halles Dupleix (la rue Alexandre Rivière s'appelait rue de l'ancienne prison).

Il y eut un projet avorté d'établissement moderne -mais des plans existent- au niveau de "Coudane" à hauteur de notre rue de l'usine à gaz (devenue Marcel Paul) et de la résidence Denise Miaille à peu près.

Le samedi 29 novembre prochain à 16 h au théâtre Blossac, Geneviève Millet, du CCHA, fera une conférence sur la prison Alaman (des graffitis ont normalement dus être conservés).

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 05:33

Sainte Catherine d'Alexandrie, chrétienne, refusa d'épouser l'empereur romain Maxence et d'abjurer sa foi; mal lui en prit.

Elle est la sainte  patronne des célibataires femmes de 25 ans et plus.

A y regarder de près, fêter la Sainte Catherine dans les ateliers, les usines, les bureaux et les magasins, en affublant ces jeunes femmes de 25 ans, non mariées ou non en couple mixte, d'un couvre-chef aussi stupide qu'ouvragé relèverait aujourd'hui de l'injure et de la discrimination.

C'est, quand même, montrer aux gens "normaux" du groupe l'a-sexualité de la" catherinette", sa situation ir-régulière si l'on peut dire, une sorte d'obscénité à l'envers, une allusion pornographique en creux.

Il y a des rites anciens  étranges dans nos sociétés, mais la plupart signifient le passage progressif d'un état à un autre, généralement de l'ignorant à celui qui sait, du profane à l'initié, et non pas le statu quo, identifié ici quasiment à de la régression comportementale.

Vous n'y aviez pas pensé?!!!

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 04:08

C'est ainsi que s'intitule le premier chapitre du livre fameux de Franz-Olivier Giesbert chez Fayard ("L'animal est une personne. Pour nos soeurs et frères les bêtes").

Perdican est le nom du bouc qui fut le sien dans son enfance à la campagne, l'un des jumeaux de Rosette la chèvre qui lui avait été offerte; tant que le chevreau fut chevreau il resta aimable, joueur, intelligent, complice, plaisant.

Puis la génétique le faisant devenir bouc, Perdican devint stupide, menaçant et dangereux au point qu'après délibération familiale il fut exécuté par le chef de famille et un assistant spécialisé.

Quand le jeune Franz, le lendemain au lever, ouvrit le réfrigérateur et découvrit les plats contenant la chair de défunt Perdican, ce fut pour lui effroyable.

L'affaire Perdican m'a rappelé mon "affaire Willy"; quand j'avais inauguré mon pré, vers 2002, un ami me fit apporter ensemble un jeune bêlier et une ânesse, dont le nom était Starlette; celle-ci était de taille modeste, adorable, aimante, intelligente; mais le bêlier, en grandissant, devint franchement "con", y comprit avec moi qui lui apportait pourtant sa nourriture; il "embêtait" Starlette, mais l'ânesse, svelte, lui envoyait quelques coups de sabots dans le museau qui le faisaient réfléchir et parfois saigner; jusqu'au jour où, en traître, le bêlier -dont je veux enfouir le nom- prit Starlette aux pattes arrière, la déséquilibra et lui pulvérisa les reins de charges successives; j'ai veillé Starlette une nuit d'été, au sol, lui donnant avec des baisers quelques feuilles d'acacias, les dernières; ses yeux ... ; au matin, le vétérinaire vint, et ce fut la fin.

Le bêlier, mis à part, comprit qu'une corrida se préparait quand trois hommes entrèrent en ordre dispersé dans le pré, et ce fut en effet une corrida, terminée pour ma part en rugby, plaquant le mouton mâle au sol, qui se démenait violemment; on l'attacha aux quatre pattes et son sort fut celui que vous devinez.

Pour ne pas faire deuil trop longtemps, on m'apporta une nouvelle ânesse, Ninon, baudet costaud, et une brebis pleine, Zoé, qui, un matin froid, mit au monde deux agneaux; je découvris l'un des deux, chétif, abandonné sur un tas de fumier, pendant que l'autre têtait aisément sa mère; nouveau placage de rugby pour forcer Zoé à laisser son faible rejeton la têter pour être immunisé; je pris Willy ("Il faut sauver Willy") dans un petit édredon, le réchauffant devant la cheminée, lui donnant un biberon de lait un peu sucré, le laissant se reposer dans l'ancien parc à bébé des enfants, avec de la paille; chaque jour, pendant une semaine, j'allais plaquer Zoé pour obtenir une têtée contrainte.

Willy grandit et se comportait avec moi comme un petit chien, enroulé à mes pieds le soir, sur le tapis, quand j'écrivais, se promenant tranquille dans le jardin, subtil accompagnateur; devenu gaillard il regagna l'étable avec sa mère et sa soeur, règnant sur le site avec une supériorité culturelle évidente; quand j'arrivais du travail, je sifflais, ou j'appelais "Willy" et le petit bêlier arrivait en fonçant avec affection.

A 18 mois, je ne voulus plus connaître par anticipation la même épreuve qu'avec Starlette; un paysan de Besse recherchait un bêlier, il vint à la maison avec sa 4L fourgonnette, j'aidai moi-même à installer Willy qui se laissa faire, et j'eus le coeur gros. Comme aujourd'hui.

Des bêtes à chagrin.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 03:49

Soroptimist International, groupe de Châtellerault, participe à la Journée Internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et propose une soirée au Loft ce mardi 25 novembre à 20 heures avec  la projection du film Philomena.

Une psychiatre et une avocate animeront le débat qui s'en suivra. Participation 9 euros.

Je n'y serai pas pour ne pas interférer, mais le coeur y sera!

Car ce sujet est malheureusement mon lot quotidien, soit à travers le contrôle de la psychiatrie sous contrainte où je vois l'arrivée de ces femmes battues et en dépression, soit à travers l'activité pénale (juge plaçant sous contrôle judiciaire les hommes battants jusqu'à l'audience,  juge correctionnel les condamnant, juge des libertés et de la détention dans des affaires de viols ou d'actes de torture et de barbarie sur des femmes); on ne sait si l'augmentation du nombre des affaires parvenant à la connaissance de la justice est liée à la meilleure information et à la meilleure prise en charge des victimes ou à une augmentation réelle des actes commis sur les femmes. Sans doute les deux, à mon sens, la société, violente, produisant des gens violents ou "favorisant" une violence pré-existante.

En effet, il y a  aussi à l'égard des femmes la violence professionnelle qui peut aller jusqu'au harcèlement,  la violence domestique, avec quatre journées en une (comment peut-on être à la fois mère, travailleuse, engagée ici ou là, épouse ou compagne séduisante, sans risque pour soi?), la violence publicitaire avec ses injonctions esthétiques, la violence sexuelle et notamment pornographique, la violence politique, la violence religieuse parfois.

Un vaste débat, essentiel.

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