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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 09:57

    Dans beaucoup de villes la campagne électorale a déjà commencé, les affrontements par voie de presse sont monnaie courante, les militants sont mobilisés et se heurtent.

    Chez nous, c'est la rase campagne. On a bien des guetteurs, des éclaireurs, des taupes probablement, les troupes s'échauffent, s'entraînent, mais d'affrontement direct, point.

    A quoi cela tient-il?

    A l'ouest, le canton, malgré tous ses soubresauts divers et variés depuis 1992 quand Philippe RABBIT avait mis Edith CRESSON en difficulté, est a priori ancré à gauche, et le candidat du PS ne devrait guère être gêné, le sympathique candidat communiste étant là par tradition locale et fidélité à Châteauneuf et lui apportant ses voix au second tour, si ce n'est pas "plié" avant. Mais le candidat dit de la majorité départementale(?), par définition professionnelle, ne s'avouera pas vaincu avant que les premières grenades ne soient lancées!

     Au sud, le tenant, maire de sa collectivité, a tout intérêt à une campagne tardive, persuadé que ce sont ses habitants qui formeront le gros des votants du canton; c'est aux autres à tourner sur le ring autour de lui!

     La candidature communiste n'est pas forcément pour lui une bonne pioche, on verra pourquoi plus tard.

     Les écologistes sont divisés sur l'approche qu'ils doivent avoir de ces deux secteurs ouest et sud.

     Mais attention, ce peut être aussi le calme avant la tempête et le bouleversement des châteaux de cartes que les uns ou les autres ont patiemment montés dans leurs rêves...

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Published by Gilles MICHAUD - dans Élections cantonales
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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 08:30

 

Ce n’est qu’un sondage, mais enfin, sa tendance globale est mauvaise.

 

Comme le dit l’Humanité du 1er février dernier, le nouveau baromètre de l’opinion du CEVIPOF enregistre un divorce entre l’opinion et une pratique institutionnelle qui maltraite la démocratie.

 

Tous les élus, sauf paradoxalement le premier ministre actuel, perdent des points de confiance.

 

Ainsi les sondés n’ont-ils qu’un degré de confiance de 43% (soit moins 11) à l’égard de leur conseiller général ; leur maire a, seul, juste la moyenne à 52%, mais il perd 13 points, la plus grosse perte du lot d’élus.

 

Cela est inquiétant, d’autant que 56% des sondés n’ont confiance ni dans la gauche ni dans la droite.

 

J’ai toujours été convaincu que nos citoyens aspirent à un autre mode de relation avec les élus, qui passe par une restriction du cumul des mandats, laquelle permettra une proximité plus concrète, une efficacité améliorée et une lisibilité plus grande de l’action engagée.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:41

    Des politiques qui n'ont jamais fait leurs courses à tel ou tel endroit se mettent d'un seul coup, panier en osier sous le bras (pas très profond), avec deux poireaux qui dépassent, à arpenter les stands et à serrer des paluches, en période d'élections. Après, on ne les y voit plus. Comme on ne les voit plus du tout nulle part!

    Les autochtones n'aiment pas qu'on les prenne pour des demeurés, si je puis dire.

    En plus, côté "rentabilité", ce n'est pas terrible, car ces marchés (Ozon, Châteauneuf, NAINTRE), sont fréquentés la plupart du temps par des gens qui ne sont pas du secteur électoral concerné!

    En tous cas, le poireau, emblème d'un pays rugbystique, est un légume électoral prisé, chaque candidat se doit d'en acheter, c'est, il faut le dire, un légume qui passe bien l'hiver. En plus il possède des vertus éliminatoires intéressantes!

    Anecdote professionnelle: dans mon premier métier pénitentiaire, le poireau était très utilisé pour permettre aux détenus protestataires à travers leur corps, d'évacuer les divers objets qu'ils avaient pu ingérer: fourchettes, cuillères, piles., etc...

     Je pense qu'il doit permettre aussi d'éliminer les couleuvres avalées...

   

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 18:00

Voici la déclaration sur la Politique Agricole Commune signée par les Régions d'Europe suivantes : Bretagne, Pays de la Loire, Basse-Normandie, Auvergne, Poitou-Charentes, Toscane, Marche, Emilie-Romagne, Malopolska et Bavière.

Ce texte fut remis à Dacian Ciolos, Commissaire européen à l'Agriculture, par Benoît Biteau, ce 25 janvier à Bruxelles.


« Pour une PAC forte, refondée et adaptée aux défis du XXI Siècle »

Les Présidents de Régions agricoles européennes1 s’associent pour soutenir une réforme de la PAC ambitieuse. Ils sont convaincus que l’agriculture est un secteur clé pour répondre aux priorités de la Stratégie UE2020 de l’Union européenne, en particulier en milieu rural, et relever dans les années à venir les défis alimentaires, économiques, sociaux, environnementaux et territoriaux. Ainsi, ils considèrent que la PAC est une politique intégrée qui bénéficie à tous les citoyens européens, et pas seulement aux agriculteurs.Pour une agriculture avant tout garante de la sécurité alimentaire en Europe, mais aussi créatrice d’emploi et de dynamisme économique, garantissant un revenu décent aux agriculteurs, respectueuse de l’environnement, offrant qualité et diversité des produits agricoles, ils appellent :

· Au maintien d’une politique agricole forte et commune, dotée d’un budget conséquent. Toute tentative de renationalisation doit être écartée.
· A une PAC plus simple, aux objectifs clairement affichés, afin de la rendre plus compréhensible aux citoyens européens mais aussi aux agriculteurs.
· A la régulation des marchés grâce à des instruments de régulation réactifs et efficaces fonctionnant au-delà d’un simple filet de sécurité, ainsi qu’au respect de la préférence communautaire justifiée par les contraintes des normes et standards de production européens.

· A la prise en compte de critères d’emploi dans la répartition des aides directes, aides qui doivent être plafonnées.

· A la mise en place de mesures concrètes afin de faciliter l’organisation des producteurs et une meilleure répartition de la valeur ajoutée dans les filières.

· Au développement d’un système d’aides encourageant davantage les pratiques agricoles les plus vertueuses afin d’évoluer vers plus de durabilité. A ce titre, le soutien à une meilleure autonomie des exploitations, notamment énergétique et protéinique, doit constituer une priorité.

· Au développement et au soutien des productions de terroir, circuits courts et réseaux de distribution locaux, et des produits sous signe officiel de qualité et d’origine, et à l’introduction d’un nouveau régime pour les petites exploitations.

1 Voir liste des Régions signataires

· Au renforcement du rôle des Régions. Dans le respect d’un cadre réglementaire et financier européen, décliné par Etat membre, les Régions européennes doivent pouvoir disposer de véritables marges de manoeuvre pour l’adaptation de la PAC aux contextes locaux.

· A la cohérence politique entre la PAC et les autres politiques européennes ayant un impact territorial (cohésion, environnement, industrie…). La PAC doit pleinement contribuer à l’objectif de cohésion économique, sociale et territoriale mentionné dans le traité de Lisbonne. Seuls une politique commune sur l’agriculture avec un budget fort, des orientations européennes claires, des outils et un soutien financier communautaires flexibles pour une adaptation à l’échelle régionale ou locale et une place plus centrale des Régions permettront d’avoir un secteur agricole compétitif de qualité et un développement rural équilibré dans toute l’Union européenne. Les Présidents de Régions européennes agricoles signataires sont convaincus que cette agriculture, diversifiée, de qualité, respectueuse de l’environnement et des hommes, est une des clés du développement harmonieux de la société et de l’économie européennes dans leur ensemble.
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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 11:01

    Jean DRAPEAU s'en est allé en cette fin de nuit du 2 février, froide et glaciale comme celle des camps nazis où il fut interné.

    Affaibli, il luttait pourtant, mais sans se plaindre et avec cette délicatesse et ce souci de ne pas gêner son entourage.

    Même en fauteuil roulant il était venu en 2009 au lait de mai et quand nous organisions une manifestation sans sa présence j'avais toujours un mot pour lui, notre référence, notre ancêtre dans les luttes pour la liberté.

    Je suis tout petit à côté d'un homme comme lui et même lui rendre hommage est très décalé.

    Jean préférait la liberté et la fidélité à la soumission et aux décorations, fussent-elles prestigieuses.

     Le vrai combat pour lui était celui de la dignité et la meilleure distinction, l'accolade fraternelle.

     Il n'aimait pas les dérives politiques de notre temps et se reconnaissait dans ceux qui, au risque de se marginaliser ou de s'exclure des honneurs et du pouvoir, tenaient à rester authentiques, sincères et loyaux envers les leurs.

     Je souhaite que son épouse et sa famille me permettent de garder Jean dans la liste affichée des gens qui me soutiennent, parce qu'avec lui je perds une nouvelle fois mon grand-père maternel qui s'était engagé en 1914 à 16 ans en trichant sur son âge et mon grand-père paternel qui avait fait tatouer sur son bras en Allemagne en 1940 dès son emprisonnement, un oiseau avec ces mots: "Je chante la liberté".

      Gloire à toi Jean DRAPEAU!

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 07:43

    La facilité avec laquelle on abat les arbres d'Ozon, certains plantés à l'origine de la Plaine aux années 60, est absolument déconcertante. L'arbre, c'est la vie,  la force, c'est le souvenir, le confident parfois.

    On prétend que certains sont malades (c'est fou comme les arbres sont malades), que d'autres soulèvent le goudron des trottoirs (mais que ne laisse-t-on pas davantage de terre ou de sable à la place du bitume!).

     Enfin, derrière tout cela, il y des marchés, des "niches" d'arbres modernes à "fourguer" aux collectivités. Des arbres à croissance forte (tout, tout de suite, pour la photo).

     Bien sûr, on ne demande pas l'avis aux gens qui vivent sur place, ni aux autres.

     Le pouvoir politique est sourd, pour ne pas dire "dur de la feuille"...

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 15:47

    Rue de la Melette (déformation de l'omelette qui était servie dans le quartier aux pèlerins de Saint Jacques jadis), la "verrue" de l'îlot Boylesve, derrière l'ancien cinéma des "Variétés", est enfin entrée dans le domaine public, après des décennies d'abandon à la vermine.

    Nous sommes dans le coeur historique de la ville avec ce demi-cercle de fortifications reconstitué au carrefour dit "joyeux" par cette courbe qui va vers la rue Noire; peut-être d'ailleurs qu'on trouvera des vestiges.

    Et là que veut faire la ville? Un parking!

    Alors qu'il n'existe aucun square accessible aux familles avec des jeux pour les enfants dans le coeur de ville ancien, alors qu'on sait toutes les nuisances des automobiles en ville (il faut voir l'accès pour arriver là, par la rue Sainte Marthe ou par la rue des Moulins, qui sont étroites)!

    Alors qu'on avait là une piste possible d'attrait pour y vivre, comme il faudrait le faire vers l'ancienne église Saint Romain pour laquelle rien ne semble prévu.

     Il n'y a pas de problème de stationnement en ville si on veut se donner la peine de faire quelques pas...comme je le fais.

     Il est encore temps de changer d'avis!

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 19:20

   Allant au classique marché du dimanche matin à NAINTRE, panier sous le bras, j'ai rencontré quelques membres de l'équipe du conseiller général sortant, maire local, prospectus à la main, dans le vent glacial, qui venaient de se faire "bousculer" vertement par l'un des fondateurs de la section locale socialiste.

   Moi, je ne saisis pas tout cela!

  

   Civilités, échanges polis. Encouragements réciproques. Ma foi, cela nous change d'une campagne passée.

   Et c'est bien ainsi.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 16:26

     Un sympathique et apprécié candidat du Front de Gauche s'est déclaré sur le canton sud, au nom de la "bonne gauche".

     C'est un vocabulaire qui pour moi évoque plutôt le noble art, la boxe. Avoir une bonne gauche!

     Toutes les approches à gauche sont bonnes dès lors qu'elles sont sincères et ambitionnent de servir l'intérêt général; après c'est une question de culture, de tradition familiale, de vie sociale, d'affinités.

      D'ailleurs le dit candidat sait bien que nous avons des choses en commun.

      Pourtant, la "bonne gauche qui ne fait pas dans la guerre des ego(s)", on imagine que c'est à moi que ça s'adresse (voir l'article récent "Cela ne va pas recommencer!").

      Mais même un candidat comme celui qui vient de se déclarer a nécessairement un "ego", heureusement!

      On ne s'expose pas comme lui depuis des décennies dans des combats idéologiques, politiques, culturels, sociaux comme il sait le faire sans avoir cet "ego" qui permet d'encaisser les coups, et d'ailleurs d'en donner...pour revenir au noble art.

       Personnellement, je regrette d'ailleurs que son parti, au lieu de le valoriser comme il l'aurait mérité, l'ait envoyé depuis trop longtemps au casse-pipe sur des territoires impossibles, du style PLEUMARTIN. Mais n'extrapolons pas...

       J'espère qu'un jour nous aurons enfin l'occasion de travailler ensemble, pour le bien public.

       Pour conclure, chacun, en démocratie, est légitime à affronter le suffrage universel sans être taxé d'avoir un ego, dans le sens disproportionné du terme.  Sans être victime d'un délit de sale gueule politique avant même d'avoir commencé.        

        Du moins je l'espère.

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 14:00

Proposition de loi relative à l'organisation de la médecine du travail

27 Janvier 2011

Intervention de madame Françoise LABORDE

Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, le texte présenté par le groupe de l'Union centriste a pour objet, selon son exposé des motifs, de valoriser le travail accompli par le Parlement au moment de la réforme des retraites, en permettant une entrée en vigueur rapide des dispositions concernant la médecine du travail.

Or cette proposition de loi – copie conforme des articles censurés, à l'époque, par le Conseil constitutionnel pour des raisons de forme – ne fait que reprendre les dispositions introduites au détour d'amendements déposés dans la précipitation. Le Gouvernement s'était alors retranché derrière l'argument fallacieux selon lequel le projet de loi abordait la question de la pénibilité au travail, pour passer en force, au mépris de toute concertation et en mettant les parlementaires au pied du mur.

Nous avons été nombreux à penser que la décision du Conseil constitutionnel serait l'occasion, pour le Gouvernement, d'engager un vaste débat avec les organisations syndicales pour aboutir, enfin, à une réforme de grande ampleur, indispensable et urgente. À tort !

Nous sommes donc aujourd'hui bien loin du texte annoncé par nos collègues comme l'aboutissement du long débat conduit au sein des deux assemblées dans le cadre du projet de loi sur les retraites et qui engagerait enfin la réforme ambitieuse de la médecine du travail, tant attendue par les professionnels, parce que nécessaire.

Les dispositions qui nous sont proposées bouleversent l'organisation de la médecine du travail sans pour autant apporter les bonnes réponses.

Elles remettent en cause, tout d'abord, l'indépendance des médecins du travail, condition indispensable pour garantir que ces services de santé au travail participent efficacement et en toute transparence à la prévention des risques professionnels.

Certes, la commission des affaires sociales a adopté un amendement tendant à préciser que les missions des services de santé au travail sont assurées par les médecins qui coordonnent l'équipe pluridisciplinaire. Mais n'oublions pas que ce sont les employeurs qui organisent les services de santé au travail et la médecine du travail. De ce fait, cette dernière est souvent perçue comme la médecine de l'employeur.

S'agissant ensuite de la gestion des services de santé, je déplore que la proposition de loi ait repris le texte de la commission mixte paritaire, alors que la rédaction adoptée très largement par notre assemblée avait institué une véritable parité au sein du conseil d'administration, gage d'une plus grande indépendance des médecins.

Le président et le trésorier doivent être élus alternativement parmi les représentants des employeurs et parmi les représentants des salariés. Aussi, plusieurs de mes collègues du groupe RDSE et moi-même avons déposé un amendement en ce sens.

La remise en cause de l'indépendance de la médecine du travail risque, en outre, d'affecter une profession déjà peu attractive qui souffre d'une image de marque dégradée. Il aurait été opportun que le texte aborde concrètement ce problème et celui de la pénurie grandissante de médecins du travail. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Je regrette qu'aucune solution ne soit apportée à ces questions, pourtant soulevées par Mme le rapporteur dans son excellent rapport. C'est d'autant plus regrettable et préjudiciable que, sur les 6 500 médecins en activité, 75 % sont âgés de plus de cinquante ans.

Nous étions en droit d'attendre une grande réforme pour faire face à ces enjeux et améliorer les conditions de travail ou encore la prévention des risques professionnels, au moment où, précisément, les maladies et les risques psychosociaux au travail ne cessent d'augmenter – cela a largement été démontré par les experts, et je ne reviendrai pas sur les chiffres. La mission d'information sur le mal-être au travail l'a d'ailleurs vigoureusement dénoncé dans son rapport de juillet dernier.

Depuis la loi du 11 octobre 1946, notre société a changé et avec elle le monde du travail : les formes d'emploi se sont diversifiées et les risques professionnels ont évolué. Les troubles musculo-squelettiques, qui ont connu une progression importante au cours des dix dernières années, constituent aujourd'hui la première cause de maladies professionnelles reconnues en France et touchent tous les secteurs. La souffrance psychologique au travail s'est également considérablement répandue ces dernières années, pour devenir progressivement un sujet majeur de la vie au travail.

Cela a été largement rappelé au cours des débats sur les retraites : il est indispensable de mettre en œuvre une politique de prévention qui s'appuie sur la prise en charge globale de la santé des salariés.

La question primordiale est la suivante : le texte dont nous débattons aujourd'hui est-il la grande réforme tant attendue ? Apporte-t-il des réponses pérennes aux besoins des médecins du travail et des salariés. J'y vois plutôt à terme une tentative de démantèlement de la médecine du travail. (M. le ministre fait un signe de dénégation.)

Pour toutes ces raisons et en cohérence avec les positions défendues lors de l'examen du projet de loi portant réforme des retraites, la majorité des membres du groupe RDSE n'approuvera pas cette proposition de loi. (Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC-SPG.)

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