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Défendre notre territoire

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Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 01:20

Organe viril s'il en est et souci du vieillissement masculin, la prostate fait l'objet à Tours d'une approche médicale innovante. Ainsi le CHRU de Tours a-t-il créé un Institut Universitaire de la Prostate (02 47 47 70 70, institut-prostate@chu-tours.fr) pour fluidifier les prises en charge pluridisciplinaires et faciliter les échanges professionnels/patients. Cela s'inscrit tout à fait dans la perspective pédagogique de notre ami Jean-Pierre Souil, ancien vice-président de l'Université de Poitiers, qui intervient auprès des internes et des médecins sur cette nécessité d'améliorer les relations soignants-soignés dans le but d' augmenter les chances de guérison du cancer de la prostate. Il nous a d'ailleurs promis une conférence sur le sujet.

 Afin de fêter l'événement de manière originale, l'hôpital Bretonneau installe chez lui les 16 et 17 septembre une prostate géante gonflable avec des rencontres spontanées pour connaître cet organe, ses tracas et ses traitements.

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:04

Dans mon enfance, le centre-ville vivait. De nombreux commerces sillonnaient les rues, des boucheries (Caillault à la place de la petite auberge, Raymond à l'angle de la rue noire et de la rue du château, Hoyen dans la rue Bourbon avec sa grille à l'ancienne, et d'autres), des drogueries (angle rue des Limousins et de l'Arceau, à la place de Mélusine, en haut de la place Dupleix), des pâtisseries (angle rue Bourbon -rue Colbert, angle rue de l'Arceau- rue Bourbon), des boulangeries, (à côté de Desplebains papeterie rue Bourbon, faubourg Saint Jacques), des épicerires (à côté de la maternelle du vieux Palais Monsieur Baillargeau, rue Bourbon Monsieur Gelée, rue des Mignons, angle rue Lafayette- rue Bourbon), etc, etc. Je ne parle même pas de ces défuntes petites épiceries de quartier (Rue Joany, en bas de la côte de l'usine à gaz, avenue de la Croix-Merlet, rue des Naurais, ...). Les grandes surfaces ont fait mourir ces commerces, mais  il n'y a pas que cela; à l'époque, les commerçants habitaient le plus souvent au-dessus de leur commerce; un premier mouvement les vit aller habiter en périphérie. Aujourd'hui, au-delà du commerce absent ou en souffrance, c'est l'habitat qui est un  vrai souci; déambulez comme moi un dimanche matin sinistre dans les rues de Châtellerault et vous verrez là sortir une forme de misère du monde, misère sous toutes ses formes, marginalité, maladies, souffrance probablement, solitude. Avant de se lancer dans une opération mixité, réintroduction du commerce et retour des cadres et des gens aisés dans le coeur de ville ancien, il faudra beaucoup de travail et repenser la manière dont on veut faire habiter ces rues quasiment répulsives en l'état.

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11 septembre 2017 1 11 /09 /septembre /2017 04:57

A l'heure où l'on parle de la chute présidentielle dans les sondages, je souris à la lecture d'une autre chute souvertaine. Elle fut réelle et non pas issue de ces virtualités projectives d'instituts répétitifs.  Il s'agit de celle de la reine Marie de Médicis le 19 janvier 1616 en la ville de Tours, à l'hôtel de la Bourdaisière. Sa majesté y tenait conseil dans sa chambre avec des sommités (comte de Soissons, duc de Guise, marquis de Villame et des conseillers d'Etat) quand le plancher s'écroula, propulsant tout le monde à l'étage au-dessous. Marie de Médicis réussit à se maintenir à cheval sur une poutre avant de rejojndre son lit encore suspendu dans le vide et de sauter hors de sa chambre. La reine se précipita à la cathédrale en action de grâces. C'était en effet une chute autre que celle dans les sondages, qui n'affecte ni la vie ni la foi, ni la santé du souverain!

D'après in "Le goût de Tours", collection Le petit mercure, texte anonyme.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 04:58

Replongé dans l'affaire Dominici par la lecture de William Reymond dont je parlais l'autre jour et du procès Dominici dans l'édition du Monde consacrée il y a quelques années aux grands procès du siècle, je suis retourné à l'opuscule de Jean Giono, "Notes sur l'affaire Dominici" -suivi d'"Essai sur le caractère des personnages" (de cette affaire), réédité chez Folio.

Jean Giono, le local, habitant Manosque, avait eu , avec Armand Salacrou,une place de choix pour assister à Digne au procès, puisqu'il fut autorisé à être assis derrière le président, voyant ainsi directement tous les protagonistes. Giono insiste beaucoup sur le déséquilibre de compréhension entre les deux magistrats professionnels, le président et l'avocat général, qui disposaient de plusieurs milliers de mots, et l'accusé, qui n'en utilisait qu'une cinquantaine, au maximum. Malgré tout cet écart, et cette incompréhension, en dépit d'un dossier bâclé sinon truqué, Gaston Dominici fut condamné à mort. Giono avait arrêté sa prise de notes et disparut avant l'intervention de l'avocat général, qu'il ne voulait pas entendre, et avant les plaidoiries de la défense. C'est bien dommage. Je crois qu'il savait comment cela finirait (il l'écrit), les jurés ayant été murés dans le silence continuellement et faisant demander par l'un d'entre eux -Giono finit ainsi-: "On voudrait bien que ça se termine ce soir" (j'ai lu, ailleurs, que parmi ces jurés mal défrayés pour un si long procès, l'un attendait avec insistance une vache à vêler). A quoi tient la vie d'un homme?

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 04:43

Dans mon enfance châtelleraudaise, j'entendais ma marraine, elle-même jadis pianiste, parler souvent de Jean-Claude Pennetier qui semblait être, de ce que j'en entendais, un excellent pianiste. Des concerts avec lui étaient donnés dans notre ville, parfois. Mais ce musicien distingué (prix Gabriel Fauré, Marguerite Long, Genève, Montréal, ...) et par ailleurs meneur d'orchestres (Paris, Dresde, Lille Tokio, Etats, Unis, Canada, ...), du fait de son talent, est resté peu à Châtellerault où il est né en 1942.

La Croix des 19 et 20 août dernier lui a consacré plusieurs pages louangeuses: Jean-Claude Pennetier est toujours pianiste mais aussi prêtre orthodoxe et directeur de formations musicales de chambre célèbres, notamment à l'académie Maurice Ravel de Saint Jean de Luz  ou à l'académie de Villecoze, dans le Var, où les meilleurs jeunes du monde, claviers et cordes, se confrontent à lui.

Le 22 septembre prochain, il se produira au théâtre des Champs Elysées à Paris pour un programme contemplatif (sic) mêlant Mozart et Schubert (theatrechampselysees.fr, 01 49 52 50 50). Je crois que ce serait bien que notre ville l'honore davantage.

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 06:56

8 septembre, pèlerinage à Moustiers- Sainte Marie dans les Alpes de Haute Provence; chaque année depuis des temps anciens dans ce village aux portes du Verdon, les pèlerins montent en sortant des ruelles les 262 marches qui mènent à Notre Dame de Beauvoir, chapelle du XIIème siècle construite sur les ruines d'un temple marial du Vème siècle. Je peux vous dire que la montée se mérite. Et qu'à la chapelle l'émotion est forte, même pour les incrédules.

Ce que j'aime à Moustiers, bien sûr c'est la faïence, reconnaissable, mais surtout cette étoile tendue entre les deux falaises surplombant le bourg; la légende dit qu'elle a été dressée là par un croisé qui avait promis qu'il procéderait à cette installation stellaire s'il revenait vivant de terre sainte.

Un torrent superbe traverse le village; les hommes ne construisaient pas n'importe où; ce n'est pas comme aujourd'hui.

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:47

Les jours rétrécissant presto, il me faut désormais aller soigner mes animaux matinalement alors qu'il fait encore nuit. L'ânesse a repris l'habitude de braire dès que j'allume les lumières extérieures de la maison ("Il est levé, il va venir!"), puis je prends ma lampe-torche et me dirige vers le pré. Alors, dans le faisceau lumineux, leurs yeux brillent au loin comme des billes, des diamants, des étoiles bougeantes. Biscottes, quartiers de pommes d'abord pour chacun selon un rituel bien précis pour la répartition. L'ânesse fait une pause au seau d'eau fraîche -toujours un peu incrustées dans les dents, ces biscottes, n'est-il pas?- avant de venir à la brassée de foin fleurant bon notre proche campagne par sa variété florale et gustative. Tout près, la sépulture du vieux chien, leur "collègue" animal, qui dort sous les rosiers. Un peu de silence et de recueillement face au ciel qui change de saison. Une pensée systématique pour ce compagnon enseveli qui fut si fidèle, si proche, si fin, plus que certains humains. Nous retournerons un jour tous à la terre, notre terre nourricière. Sur ces bases rustiques journalières qui me sont chères, l'activité ordinaire va pouvoir reprendre ses droits, avec le jour qui se lève.

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 05:30

Les débuts de certains parlementaires "La République en marche", inexpérimentés, ont pu paraître cocasses aux professionnels de la politique; parfois même des comportements inadaptés ont démontré que le casting de recrutement n'avait pas toujours été fameux. Cruelle et redoutable imperfection humaine!

Je lis par accident -mais jamais par hasard- un écrit du célèbre mathématicien devenu député LREM  Cédric Villani, "De si merveilleux échanges" in "Les récits de l'incurable curiosité", Institut Pasteur, novembre 2014, au sujet de l'imperfection, dans des considérations sur la génétique:

"Après tout, l'imperfection nous est familière. Nous baignons dans l'imperfection, nous sommes les enfants de l'imperfection, nous lui devons tout (...). L'imperfection, statutaire et salutaire, est notre force; tous parfaits, nous serions condamnés. La variabilité génétique est notre meilleur atout face au monde biologique si mouvant et si menaçant. Et elle donne lieu à de si merveilleux mélanges. Non?". Voilà de beaux propos qui peuvent concerner tant de situations, sous un angle nouveau.

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 14:19

A l'heure de la rentrée, je recommande la lecture de Ferdinand Buisson (1841-1932), philosophe, directeur de l'enseignement primaire au temps de Jules Ferry, rédacteur des lois scolaires, fondateur de la Ligue des Droits de l'Homme, inventeur de la laïcité. Il reçut le prix Nobel de la paix en 1927, qu'il dédia aux instituteurs de France afin qu'ils puissent œuvrer au rapprochement des peuples par l'éducation des enfants.

Les éditions Bouquin viennent de rééditer le "dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire" de Ferdinand Buisson auquel avaient collaboré parmi 96 auteurs pour 250 articles des gens éminents comme Camille Flammarion, Ernest Lavisse ou Viollet-le-Duc. C'est absolument passionnant, d'une richesse conceptuelle et littéraire merveilleuse.

Aller avec bonheur, par exemple, aux rubriques alphabet, amour-propre, ardoises, atlas, architecture scolaire (eh oui), astronomie, autorité, bons points, cahier, cartes, camarades, cœur (éducation du cœur), contes, curiosité, dictée, discipline, distraction, écriture, encrier, enfance, ennui, enthousiasme, étourderie, globe, herbier, morale, neutralité, obéissance, plume, poésie, prière (excellent), promenade scolaire, volonté, etc ... Même une rubrique Poitou! Tout cela est superbement écrit et d'une finesse qu'on envierait aujourd'hui.  Bien sûr l'article  "idiot et crétin" aurait du mal à passer aujourd'hui. Quoi que!

Et puis des noms: Rabelais, Montaigne, Descartes, Rousseau, Grégoire, Condorcet, Lakanal, Michelet, Fourier ...

J'oserais dire que cet ouvrage majeur est un peu ... la Bible de l'enseignement public.

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5 septembre 2017 2 05 /09 /septembre /2017 05:11

Les radicaux, depuis plus d'un siècle, avaient conduit la vie politique française; à Châtellerault, Louis Ripault, fut un maire radical estimé. Puis le gaullisme vint bouleverser la donne en figeant la répartition électorale de manière quasi binaire alors que le radicalisme, notion d'équilibre, avait longtemps prospéré sur le rythme ternaire.

En 1972, nouveau coup dur pour la famille radicale qui se coupe en deux à cause du programme commun de gouvernement et du ralliement de Robert Fabre, radical de gauche, à François Mitterrand et aux communistes; les Valoisiens de Jean-Jacques Servan-Schreiber et de Françoise Giroud, de centre-droit, partent de leur côté. Les radicaux de gauche n'ont pas cessé depuis de servir de faire-valoir aux socialistes qui ne les ont guère respectés, comme les radicaux valoisiens, mésestimés par l'UMP devenue Les Républicains et au sein même souvent de l'UDI elle-même. Les uns et les autres avaient envie de liberté, d'indépendance.

Depuis tout ce temps, certains rêvaient de réconciliation entre les deux branches: le mouvement est en train de se faire en raison de l'irruption d'Emmanuel Macron qui a changé le jeu et donné au rassemblement gauche-droite une certaine force; au niveau national les deux présidents ont signé une lettre commune et  hier, au niveau local, votre serviteur pour le PRG a rencontré Denis Brunet, pour les Valoisiens. Valoisiens dont j'apprécie et connais quelques amis d'expérience: Ghislain Delaroche, Josselin Kamga et d'autres. Pour le PRG, le congrès de Montpellier dans deux semaines, suivi du comité directeur du 9 décembre, nous en dira plus. Mais personnellement je suis heureux de voir que mon approche de 2008 à Châtellerault était la bonne: rassembler les hommes et les femmes de bonne volonté, réunir ce qui était épars. En fait c'était faire du radicalisme comme Monsieur Jourdain faisait de la prose. Sans le savoir.

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