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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 03:20

Le nombre et les circonstances des morts de cette semaine passée ne doivent pas nous faire dérailler.

Il y a certes en Syrie, au Yemen et ailleurs des camps dédiés à la préparation de la guerre contre l'Occident juif et chrétien, lesquels camps recrutent des jeunes perdus de nos cités perdues pour les envoyer en "mission"; si la communauté internationale voulait s'emparer du sujet, dans la semaine ces camps seraient rayés de la carte.

A défaut, c'est donc chez nous, pour que cela ne se reproduise pas, qu'il faut aller travailler l'origine de ces tragiques événements, à travers le parcours de quatre énergumènes dont une jeune femme en fuite; les enquêteurs remonteront ces informations depuis l'école maternelle assez aisément. Le primaire, le collège, le lycée au besoin, les activités, les stups, le rap, le slam, etc ... Quels ingrédients du terreau ont fermenté ces maudits parcours? C'est là-dessus que nous devons ensemble réfléchir.

Notre politique de la ville à fonds perdus, nos choix éducatifs, notre mise à l'écart de l'enseignement de l'histoire et des lettres classiques, notre collège unique/inique, notre obstination à maintenir des illettrés jusqu'à 16 ans dans le système scolaire, notre laxisme associatif aveugle, notre abandon à des capitaux arabes jusque dans ces cités (cécité?), notre leurre entretenu en permanence sur les qualités artistiques de x ou y et les moyens à lui donner pour sortir son CD, notre laïcité à géométrie variable, etc ...

Le diable est parfois dans l'angélisme ...

L'union proclamée, c'est d'abord au travail partenarial sans concession que nous devons nous atteler. Et rendre des comptes à ce sujet par de véritables états généraux.

Le reste, l'espionnage, la police, les interventions de force, le cadre juridique adapté, l'Europe, nous sommes bons; non, c'est la poutre dans notre oeil français qu'il faut voir avant la paille dans l'iris arabe.

 

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Published by Gilles MICHAUD
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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 19:45

C'est le titre d'un ouvrage de Glen Bowersock, sous-titré Les guerres de la Mer rouge à la veille de l'islam, traduit de l'anglais (US) par Pierre-Emmanuel Dauzat, qui paraît chez Albin Michel.

Adoulis est un port d'Erythrée qui au VIème siècle possédait un monument en forme de trône sur lequel étaient portées des inscriptions en grec révélatrices du contenu historique de l'époque.

Les régions allant de la Palestine et de l'Egypte jusqu'à la péninsule arabique furent les premières à être christianisées et pourtant elles devinrent le berceau du monde musulman; les juifs d'Arabie ne voulurent pas se laisser absorber par le christianisme (il y avait alors évidemment entre Byzance et la Perse tant de façons de concevoir et de pratiquer le christianisme!), les Ethiopiens chrétiens s'en mêlèrent et c'est de ces affrontements que naîtra la religion nouvelle de l'islam avec le succès que l'on sait.

L'ouvrage est passionnant et sa lecture permet aussi de chercher à comprendre en partie, en évitant le piège de l'anachronisme et du barbarisme, le pourquoi de la "guerre" religieuse dont on nous parle aujourd'hui. Le pire ennemi, en ce moment, c'est l'ignorance.

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11 janvier 2015 7 11 /01 /janvier /2015 03:32

Aujourd'hui à 14 h30, rendez-vous devant le kiosque, "sur le plan", comme on disait jadis à Châtellerault.

Le kiosque, même si depuis belle lurette on n'y vend plus de journaux, c'est le symbole de la presse, de la liberté de la presse.

On ne sait pas qui en a eu le premier l'idée, mairie, Ligue des Droits de l'Homme, partis politiques, associations diverses, peu importe.

Comme à Poitiers hier- je n'ai jamais vu la place Leclerc aussi noire de monde-, la foule se masse de manière spontanée. Les places devant les mairies sont les lieux les plus explicites du sentiment d'être citoyens du monde, on y converge naturellement.

Dans ces moments, n'importe quel voisin pressé contre vous par les mouvements de houle devient un ami, un frère.

Faut-il donc des drames, des deuils immenses, du sang de nos aimés sur les murs pour qu'enfin nous prenions conscience de notre humanité commune? Applaudir à tout rompre vers le ciel, oui, oui. Mais demain, la semaine prochaine, quand l'ordinaire de nos vies reprendra ses droits?

Retenir la belle fraternité qui nous unit depuis mercredi. S'il vous plait.

Au kiosque, citoyens!

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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 02:25

J'aimerais en parler avec l'Imam de la Mosquée de Bordeaux qui par deux fois au Chillou devant les Musulmans de Châtellerault fut mon complice en théologie comparative; homme de grande culture, d'intelligence fine et d'humanité pleine.

Deux sujets me tiennent à coeur qui sont à l'origine des drames de ces derniers jours:

- l'absence de "clergé" en Islam, de hiérarchie organisée jusqu'à un "pape" qui donnerait le cap aux fidèles et rappellerait les fondamentaux, absence préjudiciable dans ces pays où des illuminés s'intitulent "prophètes",

- l'interdiction de la représentation des images du Prophète, débat que l'Eglise primitive a réglé favorablement s'agissant des images du Christ, dans la douleur, mais définitivement, au second concile de Nicée en 787, peu de temps finalement après les débuts de l'Islam.

Ce sont de belles questions, des vraies pour hommes -et femmes évidemment!- de bonne volonté.

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9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 00:02

J'entends bien ces appels à l'union nationale, ces manifestations collectives avec la multitude des pancartes "je suis Charlie" et les sanglots de ceux qui ont perdu les illustrateurs de leur jeunesse. Et donc leur jeunesse.

Je pense en particulier à Georges Wolinski, la finesse même, une immense culture, un art de vivre, une douce jubilation, qui, petit, a perdu son père assassiné et qui meurt aujourd'hui, assassiné à son tour; une de ses phrases peut lui être "re-sortie": "le premier homme qui est mort, cela a du lui faire drôle". Et le dernier homme qui est mort, Georges, toi, cela a du te faire drôle ...

Nous pleurons tous parce que nous avons tous été -un peu- assassinés par, on l'imagine, deux jeunes, deux frères,  issus de nos écoles, de nos collèges, de nos quartiers, de nos studios d'enregistrement, des enfants que nous avons faits; dès le début je n'ai jamais cru à des professionnels, oh non, mais à des "néo-professionnels".

Ce que je voudrais, c'est que cette union nationale ne soit pas que de façade, momentanée, pour les besoins de la cause, mais que nous puissions vivre ensemble ainsi, longtemps, longtemps, longtemps, que le chagrin nous soude; au fond, véritablement, dans l'animation de nos villes et de nos villages, dans la gestion de nos deniers publics, dans la recherche de solutions économiques ou d'habitat, quand les élus sont honnêtes, qu'est-ce qui nous différencie au point de nous étriper, de nous invectiver à ce point?

Déjà, là-haut, Cavanna, Choron, Cabu et Wolinski s'étreignent. Et nous?

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:04

Du silence ...

Le silence de la sidération, le silence du deuil impensable, le silence du recueillement.

Le silence de la paix du coeur, de la fraternité universelle, des mains liées dans une immense chaîne d'amitié.

Le silence de l'incapacité immédiate de faire quoi que ce soit, le silence des êtres démunis.

Notre meilleure force sera notre faiblesse, notre humilité commune, partagée par tous.

Notre meilleure force sera de compter parmi nous nos soeurs et frères musulmans de France, immensément républicains, présents dans le travail, la culture, le sport, les familles, l'école, la fonction publique; mais qu'eux, ils parlent, même si ce n'est pas dans leur nature de s'exposer. Qu'ils disent que leur foi est belle et bonne.

Ne pas parler de barbares, nous sommes tous, ou l'avons été, le barbare de quelqu'un d'autre; parler ainsi c'est sans aucun doute renforcer ces gens dans leur violence, leur paranoïa mythomane si je puis dire, leur conviction d'une guerre sainte et juste; mais comment cependant parler d'eux, les nommer sans en rajouter?

La France n'est pas que la République, n'est pas que la liberté d'expression élémentaire et garantie; elle est l'humour ingérable, la dérision contre-productive, la moquerie organisée, l'excès du mot, l'irresponsabilité du trait: il faut l'accepter, c'est notre marque de fabrique, notre esprit même. La France.

Et c'est cela qui aujourd'hui a été touché en plein coeur par l'irruption de ce commando dans les locaux de Charlie Hebdo, tuant comme les nazis tuaient en faisant irruption dans des maisons, y ajoutant des policiers dont un achevé comme une bête pour faire "bonne mesure" dans l'ignoble.

J'ai promis le silence.

Descendre en nous, avec Wolinski, Cabu et leurs potes, avec ces gardiens de la paix, les rejoindre dans le silence éternel.

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:31

Cet après-midi à 14 heures sur RCF (anciennement Radio Accords) Michel Cordeboeuf recevra votre serviteur pour son magazine littéraire au sujet du "Procès du loup"; les éditions Narratif, de Châtellerault, qui ont publié cette oeuvre inestimable, interviendront également sur l'ensemble de leurs activités.

Je m'y prépare, à la fois sur ma fascination du conte en général (ce mélange exquis d'écrit et d'oralité, ce sésame "Il était un fois", le symbole de la forêt, elle-même abritant tant de symboles, etc ...) et sur le procès judiciaire conçu également comme une histoire à raconter autour d'un ordre, de rituels, d'épreuves, de la cohabitation de l'oralité publique et du silence personnel, de l'exposition du corps du "supplicié" à l'audience et des secrets des couloirs, du temps judiciaire hors du temps "normal" ("l'audience est ouverte ... l'audience est levée ..."), etc ...

J'espère que le loup (disponible à la Maison de la presse à Châtellerault et à l'Improbable librairie à Saint Genest) bénéficiera de ... bonnes ondes.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 05:18

La NR de vendredi dernier a consacré une quasi page à mon "cousin acadien"  Marc Méré, sculpteur à Bonnes.

Ancien de Rocamat, auto-didacte, Marc a la passion de la pierre depuis toujours; l'homme est un artiste, un vrai, un amoureux géologique, qui aime par-dessus tout la "tendre de Lavoux", celle "qui chante sous le ciseau", comme il dit.

Cadrans solaires, gisants, pièces de châteaux, objets de curiosité les plus divers dans les matériaux pierreux les plus ingrats pour jouir de leur couleur ou de leur grain unique, Marc n'a peur de rien.

Son aiguisé regard bleu est un ciel à lui tout seul qui transperce toute résistance.

Il ne se revendique d'aucune autre école que la sienne et je sais que s'il avait voulu se joindre à des groupes d'artistes pluri-disciplinaires et accepter de quitter -un peu- sa douce maison pour exposer, le renom de Marc Méré serait grandiose, à la mesure de son talent.

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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 04:50

A quatre cyclistes, nous avons décidé hier de nous "dégraisser" après les fêtes, avant la reprise du boulot.

Il faisait doux -7/8 degrés-, la pluie ne viendrait pas et le vent était quasi nul.

L'hétérogénéité du groupe nous fit prendre la solution la plus facile, 80 et quelques bornes avec du plat de préférence: partir vers le chauvinois et revenir à Châtellerault dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les paysages ruraux furent souvent les mêmes, d'anciennes terres à brandes que seuls les engins modernes permettent de cultiver en blé et en colza majoritairement, des parcelles agrandies au détriment des haies, des hameaux perdus avec ici ou là des moutons, des oies, des pintades; les églises style fins toits d'ardoises d'abord, puis du roman classique et enfin du néo-classique assez laid; souvent des villages sans stade de football, sans café, ah mon Dieu ...

Availles en Châtellerault, Monthoiron (là ça grimpe!), Archigny en n'allant pas jusqu'à ma chère abbaye de l'Etoile sur la gauche, Sainte Radegonde, Lauthiers, Paizay le Sec, Fleix, Leignes sur Fontaine, la Chapelle Viviers, descendre vers la Vienne, la franchir, Morthemer (ô les beaux coins!), une pensée devant Buroform, Salle en Toulon, Saint Martin la Rivière (ah son stade mythique des rendez-vous préparatoires d'été SOC-Stade Poitevin de la grande époque!), retour vers Chauvigny par la rive ouest de la Vienne, ses falaises (stade G. Arnault: le temps des Poinot, Pilate, Rosier, Vigier, Drouet, Vignaud, René, que de souvenirs!), le pont puis monter à la ville haute pour le chapiteau de l'église ("Goefridus me fecit") et prendre des forces (je souffre!); la route vers Châtellerault, via Bellefonds -que la ligne droite est interminable!-, Bonneuil-Matours et son pont suspendu (le dernier de la Vienne), passage devant le musée Maurice Fombeure, puis à droite vers Vouneuil (c'est de plus en plus en plus long!), et Cenon en songeant au Vieux Poitiers si près à gauche, oui Cenon et tout un tas de potes qui habitent juste avant, le mini-port, le pont sur la Vienne (souvenirs de l'ancienne baignade en bas à gauche, quand j'étais enfant -mais elle était réservée aux  vrais nageurs vu la profondeur de l'eau), le château des Sources avec l'image jadis des rails de glaïeuls du Père Guérin, le rond-point de l'aérodrome; on se sépare juste à l'entrée de Châtellerault; j'en ai plein les pédales ...

L'amitié du boyau, ce n'est pas rien.

Et quel beau territoire, tout de même!

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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 04:24

    Seul l'évangéliste Matthieu évoque la visite au nouveau "prince de la paix" (Isaïe) de ces "mages venus d'Orient" apportant parmi les cadeaux la myrrhe et l'encens qui sont déjà les signes annonciateurs de la mort et de l'embaumement de Jésus.

    L'imagerie populaire, à partir de la "crèche" inventée par Saint François d'Assise, a transformé ces mages, en réalité des savants, des chercheurs, en rois-mages et leur a donné des noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, l'un d'eux, sans doute de l'Ethiopie ou proche du Nil, étant même de couleur de peau noire.

    Aujourd'hui  -je parle en coeur et en conscience et loin des débats sur la laïcité-,  face à un tel Evénement, serions-nous capables, ici, d'accueillir des mages venus d'Orient?        

    N'aurions-nous pas vérifié d'abord si leurs papiers étaient en règle? Et déjà, n'aurions-nous pas empêché ces malpropres de bergers de venir les premiers adorer l'enfant-Dieu, bergers, plus pauvres parmi les plus pauvres, n'ayant que la chaleur de leur animaux pour supporter la nuit?

    Dans l'histoire, ces sages ne s'incrustent pas; avertis en songe, ils regagnent leur pays, mais par un autre chemin, pour éviter l'interrogatoire d'Hérode. Des Hérodes, il y en a partout,  et toujours, et  l'artiste ARCABAS, à Saint PIERRE de CHARTREUSE, l'a bien compris dans ses fresques, en peignant des saints innocents comme des petits enfants empilés de camps de concentration.

     L'Epiphanie,  pour nous aujourd'hui, une actualité redoutable.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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