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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 03:51

Votre serviteur publiera bientôt -dans quelques jours- aux éditions Narratif de Châtellerault "Le procès du loup, suite imaginaire et judiciaire du Petit chaperon rouge de Charles Perrault".

Ce texte, comme vous le savez, fait l'objet depuis octobre d'un projet pédagogique théâtral à l'établissement pour mineurs Moissons nouvelles de Pellevoisin, dans l'Indre, pour une représentation à Châteauroux, le 24 juin.

C'est l'acteur metteur en scène Yvan Gauzy qui en assure la charge, avec les personnels de l'établissement pour le  financement, l'apprentissage des textes, les décors, les costumes, la technique, les enfants étant acteurs.

Ils étaient 40 volontaires à participer au casting, pour 13 places dont seulement 2 pour les filles. Des gamins adorables malgré des parcours de vie difficiles. Choix douloureux. Mais tous, dans le dispositif final, seront conservés d'une manière ou d'une autre, sans doute par le visionnage inaugural des "rushs".

La belle aventure!

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 03:32

Place Jean Jaurès à Tours, devant l'hôtel de ville, un attirail de grue et de palans installe de manière démonstrative un beau sapin nordique qui sera paré de décorations festives. Sapin sapé. Les curieux sont légion. C'est un arbre qui, à vue de nez, a vingt ans. Vingt ans, le bel âge!  Hélas, sapin sa peau.

Je l'imagine au bord des alpages, insouciant des saisons, heureux des transhumances, aimant le son des cloches bovines et l'odeur de bouse et de bon lait. Pour finir tronçonné et enguirlandé sur une place préfectorale d'une ville en plaine, puis dépité et débité pour des feux ultérieurs.

Chez moi j'ai fait aussi abattre des arbres, mais ce n'était pas de gaîté de coeur et c'était de ma faute la plupart du temps, ayant fait à l'origine des plantations trop rapprochées et des arbres en étouffant d'autres plus tard; un érable multisouches et très haut m'a endolori en tombant; les enfants y avaient fait jadis leur mirador à grands coups de marteau et avec force pointes, mais il risquait de fondre chez les voisins; des souvenirs chéris partirent avec sa chute bruyante.

Et même à Noël, je l'avoue du coup, j'aime quand mon père, fidèle à la  tradition, nous rapporte un surnuméraire petit pin commun de ses Charrauderies, à Saint Sauveur, maigrelet et avec trois malheureuses branches partant d'un tronc poussif pour faire notre sapin de Noël, les enfants -même grands- en réclamant un plus "nordique", justement.

Retour à Tours ... Oui, oui, balayer devant sa porte, exact.

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 08:30

Bientôt la Sainte Catherine. Tout bois prend racine.

En promenant le chien sur les hauteurs d'Antoigné, là où les anciennes vignes abandonnées sont devenues des taillis, je vais croquer sur l'arbre quelques pommes d'espèces anciennes que je ne connais pas ou assez mal.

Je me plonge dans ma bible arboricole, Rustica, et là je redécouvre les espèces d'autrefois: la Jolibois de l'Yonne, la Reinette de Caux, la Fenouillet gris, la Calville rouge d'hiver, la Court pendu gris, la Reinette d'Orléans (la préférée des soeurs Tatin) ou la Reinette Jules Labitte dont les plus aigrillards disent que c'est la pomme qu'Eve croqua (aucune preuve scientifique en ce sens).

Prochain dessert: des pommes cuites au four avec, à la place du trognon, de la confiture, et, dessus, un peu de miel d'acacia. Le bonheur!

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17 novembre 2014 1 17 /11 /novembre /2014 15:42

L'économie a tout  pris de nos capacités de réflexion, de proposition et d'action, de telle sorte que plus aucune autre pensée sociale, de science sociale, culturelle ou philosophique n'est audible.

Inverser la courbe du chômage, faire revenir la croissance sont devenus les deux idéaux de tout politique, responsable ou commentateur. Si, juste un peu de saupoudrage d'"affaires" pour amoindrir la pilule économique.

Or l'économie ne doit pas constituer un diktat préalable, un postulat dogmatique mais au contraire devenir une résultante de ce que nous aurons posé en amont comme préalables éthiques, exigences sociales, contrôles humanistes, échanges populaires mondialistes et européens; l'argent viendra comme la récompense et non comme le ticket d'entrée.

Sinon, braire "l'entreprise, l'entreprise!" en en restant à de l'actionnariat florissant d'un côté et à du SMIC de l'autre, ne sera qu'une stupide incantation -au surplus sans effet, sauf à encaisser gratos diverses aides sans conditions-.

Certes" ventre affamé n'a pas d'oreille", il n'empêche: la dignité de l'homme, si elle commence par sa "re-connaissance", implique nécessairement qu'on l'ait d'abord "connu", c'est-à-dire fréquenté par le lien, la culture, l'échange, la parole, avant la production.

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 14:59

Le match France-Australie d'hier soir a dégagé une certaine émotion.

Centenaire de la Grande Guerre oblige.

Les soldats australiens, rattachés alors à la Grande Bretagne, sont venus par milliers sur le sol français et nombreux y sont morts, loin de leur terre-mère.

Un avant australien, un colosse, a ainsi évoqué la mémoire de son arrière-grand-père, qui en était revenu vivant, et dont il a gardé quelques objets.

Alors après, quand sur la ligne d'en-but, on évoque en jargon sportif et journalistique une "véritable guerre de tranchée", on redevient très, très modeste, très humble.

Christian Bobin, dans la Vie du 6 février 2014, dit qu"'il n'y a pas de temps. Il n'y a que la joie éternelle et nos pauvres coeurs architectes". Et plus loin il ajoute: "Eternel passage. Tremblement de ciel (...). Les tombes sont de la nuit qui boit de la nuit. La mort en robe de taupe creuse et passe elle aussi. Il n'y a que le passage qui ne passe pas. Il n'y a que le tremblement qui ne tremble pas".

Ce jeune joueur australien s'est souvenu de son passage là où son ancêtre a souffert pour une liberté au bout du monde.

"Il n'y a que le passage qui ne passe pas".

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 09:26

Des amis picto-turo-angevins se trouvaient il y a quelque temps au Chili, visitant notamment Valparaiso et Santiago.

Dans un musée de Santiago, ils ont pu s'extasier devant un pistolet de 1862 avec au-dessus de la crosse en bois courbée la mention en plaque de cuivre "Châtellerault". Châtellerault au bout du monde!

Mais leur étonnement ne s'est pas arrêté là: ils ont rencontré un homme de 82 ans, accompagné d'un jeune homme, qui chantaient la Marseillaise en la connaissant par coeur, parce que la France, c'est le pays de la liberté.

Bien qu'éternels positivants, ils m'ont dit que ce dépaysement avait changé leur regard sur notre pays, plutôt à l'âme défaitiste et auto-dévalorisante.

Du tonus, que diable!

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 08:57

Demain dimanche à 9 h 30 en forêt de Châtellerault, "Courir dans Châtellerault" organise une marche humanitaire au profit de l'association bien connue AsaVie.

Obole de départ de 5 euros et, à l'arrivée, un lot symbolique et une boisson chaude (qui, vu le temps humide annoncé, sera la bienvenue).

Deux parcours de 6 et 9 kilomètres selon les endurances et les expériences.

Contact auprès de Daniel Pineau (et non plus Didier!) 06 64 94 34 26 et Sophie Jean 06 23 69 20 54.

C'est pour la bonne cause! Et vous retrouverez X ou Y. C'est cela aussi le charme de la marche.

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15 novembre 2014 6 15 /11 /novembre /2014 00:11

Le TPC ici n'est pas le Tour Poitou-Charentes cycliste mais le Théâtre Populaire de Châtellerault qui dans son fief de la Taupanne "remet le couvert" avec "le Défunt" de René de Obaldia (10 mn) et "Feu la mère de Madame"  (45 mn) de Georges Feydeau. Feydeau est connu, avec son "boulevard" début 20ème siècle et ses quiproquos un peu éculés, mais René de Obaldia l'est beaucoup moins et sa piécette est absolument géniale; en plus on y découvre Jean-Pierre Duffourc-Bazin en veuve éplorée et un tantinet hystérique, ce qui vaut le déplacement.

Le fin du fin entre les deux pièces: la même réplique ("Je me cramponne, je me cramponne!)" prend tout son sel et témoigne de l'excellence culturelle de nos amis acteurs.

J'ai aimé retrouver dans le public Colette Lacroix, co-listière 2008 et fidèle en amitié et en conviction, costumière depuis longtemps du TPC et me montrant, à l'issue, tout son travail, jusqu'à la literie. Bravo, Colette! Et vive le TPC!

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 20:23

Certains voudraient que l'automne soit une triste saison, avec des ciels hugoliens effroyables, des vents tourbillonnants emportant les feuilles mortes en bourrasques, de l'humidité frissonnante et des cimetières dégoulinants de fleurs si vite abîmées par la pluie et les pré-gelées.

Or l'automne précède l'enfouissement de l'hiver nécessaire à la renaissance printanière et novembre nous prépare à l'Avent qui n'est qu'Espérance; bien sûr la nuit tombe vite, avant même la fin du travail, et, quand on le commence, le jour n'est pas levé; il faut alors aller chercher la lumière dans les coeurs, et dans les livres.

Je la trouve avec le bouquin de Bertrand Piccard, psychiatre, "aérostateur", qui vient de sortir chez Stock ("Changer d'altitude"). Oui, à certains moments de sa vie, il faut prendre de l'altitude pour aller chercher les bons vents, mais, pour cela, il faut se délester, et de quoi, symboliquement, mentalement,  accepte-t-on de se délester? Les vents de novembre sont excellents pour faire ces choix de vie ...

Toujours une question d'horizontal et de vertical, il n'y a pas de secret.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 19:43

J'ai appris la décision de Michel Guérin de renoncer aux futures élections départementales; c'est son choix et il doit être respecté.

Michel Guérin est une "victime civile" de la réforme territoriale, non pas un combattant éliminé lors d'affrontements; il y en aura d'autres; je veux dire par là  que ces découpages voulus par Sarkozy et validés par Hollande, avec des conseillers territoriaux "hors sol", ne lui convenaient pas et que la lutte imaginable était dès lors vaine, inutile, épuisante et stérile par avance, rien que d'y penser. Le renoncement est dès lors un acte de liberté, actif.

Michel Guérin a une conception humaniste et une pratique fraternelle de la politique, sur un espace vivable, à taille humaine, identifiable; ne nous y trompons pas: ces doubles binômes mixtes ubuesques éloigneront les gens de la politique, élimineront les petits partis qui ne pourront concourir partout et fabriqueront sur de grandes zones les futurs candidats aux législatives qui commenceront "à voir grand" et s'entretueront.

Michel Guérin ne s'est pas reconnu là-dedans, dans cette dérive des continents démocratiques.

Les petits pros de la politique, les nababs locaux, les indéboulonnables (souvent plein de vices -et non de vis!-) se frottent les mains: le déficit citoyen est une aubaine pour le pouvoir en place. On en meurt.

Il y a en effet autre chose que la politique dans la vie, bien sûr, mais cela profite aux mêmes ...

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