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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 11:36

Après les dernières élections, il faut raison garder et ne pas fantasmer sur des projections futuristes de même nature et de même amplitude pour d'autres scrutins.

En effet, à suivre depuis 40 ans les diverses élections sur notre territoire châtelleraudais, j'observe une grande instabilité de l'opinion publique, peu fiable dans la durée; ne serait-ce que depuis 2012! Election triomphale de François Hollande, dans la foulée défaite de Jean-Pierre Abelin et victoire de Véronique Massonneau aux législatives, avec un score châtelleraudais intra-muros vraiment au désavantage du maire. Oui, mais, déception des électeurs hollandais et sursaut des autres, défaite-sanction de la gauche aux municipales de 2014 puis aux départementales de 2015. Et voici en 2017 comme une nouvelle météorite Emmanuel Macron qui emporte tout sur son passage avec une déferlante de députés souvent inconnus à la suite. Alors se projeter en 2020 et croire qu'un candidat "En Marche" sera maire de Châtellerault? Tout doux!  Déjà les sénatoriales de septembre, qui ne concernent pas notre département déjà pourvu en 2014 avec les jeunes Dupont et Dupond Raffarin et Fouché, seront une indication: combien d'élus locaux et de grands électeurs se diront macronistes au point de sponsoriser des candidats idem et de les faire gagner? A suivre, mais raison garder.

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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 06:52

Ce dimanche 25 juin, place de la Tour,à Saint Cyr sur Loire  (02 47 42 80 29) a lieu la journée de la marionnette; j'ai toujours eu une passion pour ce personnage, en fils, à gaine, en tissus, en bois, en métal, etc ... selon les cultures. On peut y voir aussi beaucoup de symboles.

Ce dimanche plusieurs ateliers permettront de fabriquer des marionnettes et il y aura, pour les enfants mais pas seulement, des fables de La Fontaine (Le lion et le rat, la cigale et la fourmi, le corbeau et le renard, le renard et les raisins et le lièvre et la tortue). Que d'enseignements dans ces morceaux de légende!

En même temps, chez un bouquiniste tourangeau de la rue de la scellerie, je viens de "dégotter" pour ma bibliothèque sur le sujet "Structures textuelles de la marionnette de langue française", de Roger-Daniel Bensky, publié en 1969; l'auteur y aborde abondamment le personnage de Guignol dont l'un des premiers spécialistes fut un magistrat lyonnais, Jean-Baptiste Onofrio (1814-1892), auteur notamment du "Théâtre lyonnais de Guignol": Guignol venait-il d'Italie ou au contraire était-il un canut, etc ...?

La manipulation, tout un art: qui est manipulateur? Qui est manipulé? Les deux?

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 01:20

 Le film récent "Rodin" m'a bien sûr renvoyé à Camille Claudel.

Camille Claudel (1864-1943), femme sculpteur, dont des œuvres sont exposées au musée Sainte Croix de Poitiers, a vécu dans la pauvreté et la misère avant de passer ses trente dernières années dans un asile jusqu'à sa mort.

Elève et amante d'Auguste Rodin, l'élève avait dépassé le maître et ce fut sans doute le début de la fin. Ces derniers jours, au château d'Artigny en Indre et Loire, "la valse"", un bronze célèbre de Camille Claudel de moins de 50 centimètres a été vendu aux enchères pour 1,18 million d'euros. Une indécence et, quelque part, une injustice.

Au-delà du cinéma en 1988 avec Isabelle Adjani et du théâtre notamment en 2015, Camille Claudel a toujours intrigué les amoureux des arts; pour accéder à une part de vérité, on peut lire d'Anne Delbée "Une femme. Camille Claudel. Sculpteur" dont l'édition originale de 1982 a été reversée dans le Livre de Poche, bien que le style un peu romanesque soit parfois déconcertant (j'ai un peu souffert pour le finir), mais surtout le "Camille Claudel" de Reine-Marie Paris, petite fille de Paul Claudel, le frère de Camille, publié chez Gallimard en 1984; la période en psychiatrie y est abondamment illustrée et documentée malgré la disparition du "dossier"; j'avoue que je regarde désormais, avec mes fonctions judiciaires de contrôle de la psychiatrie sous contrainte, cette période de l'artiste avec une émotion particulière; en plus, le médecin à l'origine de son internement s'appelait  ... Michaux ....; la loi de 1838, sans contrôle judiciaire, a permis jusqu'à celle de 1990 des internements abusifs et durables, comme celui de Camille Claudel. Une vie brisée.

Je recommande également la visite du château de l'Islette près d'Azay le Rideau où le couple Rodin-Claudel a vécu quelque temps (Rodin était absorbé par son "Balzac" qui l'a mobilisé tant d'années!). Les deux sites offrent d'ailleurs jusqu'en septembre des activités communes. On y court!

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 20:55

Félicitations aux quatre candidats soutenus par la République en marche, Jacques Savatier, Sacha Houlié, Jean-Michel Clément et Nicolas Turquois, même si on savait que ce serait plus difficile pour Nicolas Turquois en raison de l'amertume des candidats de gauche après le premier tour et du soutien de la trame présidentielle départementale dont a bénéficié son adversaire. C'est la première fois dans la quatrième circonscription qu'un agriculteur est élu au palais Bourbon et je pense qu'avec le soutien de Jean-Michel Clément dans la troisième, l'espace rural cessera enfin d'être le grand oublié de la république.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:51

En ces temps de baccalauréat il faudrait s'inquiéter du sort de la lecture, laissée pour compte, et encore plus la lecture publique, si chère à Philippe Pineau qui en a fait la défense, en usine, en prison et en divers autres lieux.

Il y a dans Le Monde des livres de ce 16 juin une interview fort intéressante de Daniel Mesguich qui évoque cette discipline qu'est la lecture publique; il va d'ailleurs créer à la rentrée une école d'art dramatique qui sera ouverte bien sûr aux acteurs mais aussi à tous ceux qui exercent des "métiers de parole": avocats, professeurs, chef d'entreprise, etc ... avec des cours d'art de lire à haute voix. Cette interview est très belle, se terminant par l'allusion au texte lu  en groupe et circulant  en circuit court comme une monnaie d'échange.

Cette campagne électorale, où beaucoup ont pris la voix dans les réunions publiques, a montré que pour certains il y avait sur ce terrain de la prise de parole du travail à faire, qu'ils soient sur scène ou dans le public, sans parler du fait que généralement et massivement les interventions  des uns ou des autres sont trop longues, répétitives et décousues; mais c'est dans l'air de l'époque, laxiste en jargon comme en tout.

J'ai une pensée particulière pour Sylviane Sambor, suppléante de Jean-Michel Clément, qui dirige à Chauvigny une maison d'édition et qui est une militante acharnée de la lecture, et de la lecture publique.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 04:04

Nous avions jadis à Châtellerault, quai Napoléon, ceci expliquant cela, le café du Grenadier français, défunt de longue date et absorbé par le projet dit de l'îlot des Cordeliers; c'était un café particulier où se retrouvaient en terrasse comme des lézards au soleil des anciens issus d'Afrique du nord et en intérieur dans les arrières, le soir, des joueurs clandestins  de poker pour quelques sous et fumant des herbes interdites; j'y étais venu la nuit avec la BAC et un chien sympathique quand j'officiais au Parquet de Poitiers, dans une ambiance un peu saloon de western, les mains sur les tables; au demeurant, toujours pour le Parquet mais cette fois  au Tribunal de commerce, j'avais obtenu sur le fil la survie du dit café dont les finances étaient au plus mal. Car l'établissement avait un rôle à jouer dans la cité.

Mais il reste un Grenadier français, une peinture représentant un grognard napoléonien sur la façade d'une maison à droite en haut de la côte dite du Grenadier français; j'avoue que je n'ai pas eu le temps de demander au regretté Albert Froger, notre journaliste-historien local, l'explication de cette appellation: la maison d'un ancien soldat de la Garde, une auberge tenue par un rescapé des guerres orientales? Ce qui est sûr c'est que cette peinture devient délavée, écaillée et qu'elle se dégrade, et il serait dommage pour la légende qu'elle disparaisse. J'avais promis d'en parler, c'est fait. Sauvons le Grenadier français!

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 10:30

Jean-Michel Clément, dont on ne doute pas de la réélection, serait pressenti pour devenir le futur président de la commission des lois à l'Assemblée nationale; je m'en réjouis car nous avons fréquenté ensemble les bancs de la faculté de droit poitevine! Jean-Michel Clément, avocat spécialisé dans le domaine agricole, est le président de l'association nationale de défense des espaces ruraux  (ANDER) qui regroupe des parlementaires de tous bords; comme je suis intervenu plusieurs fois dans cette campagne électorale  à ses côtés (Vouneuil sur Vienne, Chauvigny, Montmorillon hier soir), je sais sa passion pour les territoires et le monde agricole, et sa volonté d'y mettre sa marque.

L'idéal du scrutin  de dimanche serait donc que Nicolas Turquois, agriculteur de profession, l'accompagne au Palais Bourbon; je vois mal nos électeurs inverser la tendance pour favoriser une candidate "cumularde", dite centriste, mais dont le parti, l'UDI, avait fait alliance avec l'austère François Fillon, ce qui nous éloigne drôlement d'un véritable centrisme; la complémentarité Turquois-Clément, que j'ai pu vérifier à Migné Auxances mercredi soir lors du meeting commun aux quatre candidats, serait véritablement un plus pour notre département de la Vienne qui pourrait alors, grâce à eux, faire figure de laboratoire à plusieurs titres et en particulier sur le thème de "l'éducation -culture et agriculture- au territoire" et je crois savoir que Nicolas Hulot, notre désormais ministre, y veillerait particulièrement en venant en Vienne après les élections.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 06:29

Les gens de droite et de gauche qui dimanche dernier ont subi une cinglante défaite s'inquiètent d'une Assemblée nationale monocolore et, disent-ils, "Godillot"; quand ils trustaient jadis les sièges et composaient des majorités pléthoriques ils ne se souciaient guère de ce "risque démocratique".

La grande différence, par rapport à "avant", c'est que l'Assemblée nationale, entre ceux qui ne se représentaient pas et ceux qui vont arriver, comprendra pour une immense partie des gens issus, comme on dit maladroitement, de la société civile et non pas des apparatchiks nourris depuis leurs vingt ans de la politique dans des cabinets, des scrutins de liste et des emplois fédéraux; ces gens pour la plupart auront fait leurs preuves dans des entreprises, des associations, des lieux de formation et dans des univers professionnels variés, ils auront été des décideurs, et une fois passée leur période de découverte des arcanes du parlement, je ne pense pas qu'ils seront "Godillots".

J'en profite pour avoir une pensée émue à destination d'Alexis Godillot, l'inventeur de cette godasse de combat, qui a dans sa ville de Hyères, dans le Var, une avenue qui conduit au défunt 405 ème Régiment d'Artillerie de mon service militaire.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:13

Emmanuel Macron lui-même et ses proches ont employé pendant toute cette campagne le mot "bienveillance". Il FAUT être bienveillant. C'est une douce injonction.

Dans nos dictionnaires la bienveillance est définie comme une "disposition d'esprit inclinant à la compréhension, à l'indulgence envers autrui." C'est un peu juste.

On pourrait d'abord, dans le sillage de Charles Péguy, reconfigurer l'espérance, cette petite vertu, en bienveillance, et comme l'espérance tenait par la main la foi et la charité, la bienveillance pourrait guider à son tour d'un côté la justice et de l'autre la prudence; car en effet, trop d'indulgence confinerait au laxisme et trop de naïveté conduirait à l'erreur et à l'escroquerie subie. C'est ce que dit en substance Gabrielle Cluze.

Mais il faut aller au-delà, la bienveillance, c'est d'abord veiller, veiller comme être vigileant jusqu'au bout de la nuit, et veiller comme on veille un enfant malade, un proche ou un vieillard dont on prend soin. C'est ensuite, "en même temps", le souci de faire le bien ET de bien faire, avec sa meilleure volonté.

En conclusion, comme la gentillesse, la bienveillance n'est pas une valeur "tarte à la crème", un hymne "bisounours", mais bien un état d'esprit culturel à la fois très ancré dans le fond de notre tradition humaine et très nouveau dans sa promotion et dans sa mise en œuvre. C'est probablement aussi un immense pari.

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 06:03

Jusqu'au 30 juin prochain la mairie de Lésigny a installé une exposition sur Rabelais. Mais déjà, dès ce vendredi 9 juin, les bénévoles de la bibliothèque Mose avaient proposé en fin de journée un "rassemblement" autour de Rabelais, avec des lectures, un apéritif rabelaisien avec vin hypocras et des cochonnailles. Merci au maire Daniel Tremblais de s'y être impliqué.

Ce qui me va bien aussi, c'est cette association Rabelais-Mose, notre illustre dessinateur humoriste qui possédait ses attaches et ses amarres à Lésigny; Mose avait l'habitude, tous les mardis, de "monter" à Paris rejoindre une bande de copains pour casser la graine dans un bistrot et parler art et littérature dans l'entre-choquement des verres; il y avait là, notamment, Antoine Blondin, l'auteur d'"Un singe en hiver", qui, lui aussi, s'accrochait au comptoir du zinc comme un nageur au rebord de la piscine après une matinée de longueurs. Tous ceux-là vénéraient Rabelais!

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