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Défendre notre territoire

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Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 03:48

Le sud Vienne est un autre monde qu'il m'a été donné d'aller visiter pendant la campagne des législatives de Jean-Michel Clément, et les rencontres y sont fabuleuses.

Ainsi celle de Samuel Arlot, président de la MJC de Montmorillon, qui intervint avec moi dans cette ville entre les deux tours; Samuel Arlot est géographe à la Faculté et son approche culturelle, sociologique et historique du territoire est absolument passionnante; c'est lui qui défend cette idée chère à Jean-Michel Clément d'une éducation au territoire (intérieur/extérieur, racines/avenirs, apprentissages/travail, passé/mobilité, etc ...).

Samuel Arlot est optimiste quand il voit les anglais venir s'installer, les jeunes paysans développer les circuits courts et les jeunes choisir toutes les voies possibles pour rester sur ce terroir aimé; la géographie rejoignait l'histoire et Samuel Arlot a éclairé notre lanterne. Un immense merci.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:37

Richard Bohringer était l'un des écrivains invités au salon du livre de Montmorillon. Depuis "C'est beau une ville la nuit" l'acteur est en effet connu aussi pour ses talents littéraires.

Mais Richard Bohringer, affecté par le cancer, est fatigué; sous une tente surchauffée, dans le brouhaha des parlottes tout autour, l'homme souffrait; à cela s'ajoutaient des yeux douloureux, rougis, et une atèle au poignet droit. Je lui ai dit que pour moi il serait toujours ce surveillant de prison du film "L'addition", superbe travail sur les relations terribles entre un prisonnier et celui qui, chargé de le surveiller, n'a qu'un dessein de vengeance à mettre en place. C'est à mon sens un film témoin sur l'univers carcéral. Mais Richard Bohringer n'avait guère envie de parler, d'échanger, gardant ses forces pour ce mal qui le ronge. Emouvant.

Cependant, l'homme étant ce qu'il est, il s'est appliqué à écrire une dédicace très personnalisée pour son auto-biographie chez Flammarion: "En quinze rounds". Prémonitoire.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:58

Jean-Louis Debré, ancien ministre de l'intérieur, ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, écrivain désormais connu (et notamment amoureux des romans policiers) était l'invité d'honneur du salon du livre de Montmorillon. Ce n'était pas le salon des arts mais certains se mélangèrent néanmoins les pinceaux.

CarJean-Louis Debré est le petit-fils de Robert Debré le professeur de médecine que Roland Gaillon a bien connu, le fils de Michel Debré ancien premier ministre du général de Gaulle et rédacteur de notre constitution et enfin le frère de Bernard Debré, à la fois urologue et ancien député. Or le maire de Montmorillon n'a pas cessé lors de son discours inaugural d'appeler son invité ... Bernard Debré; quand on sait que les deux frères ne s'apprécient guère! Cela irrita notre écrivain.

J'ai passé un peu de temps avec Jean-Louis Debré, qui nous signa son "Dictionnaire amoureux de la République" chez Plon et ses mémoires du Conseil constitutionnel "Ce que je ne pouvais pas dire", chez Robert Laffont; nous avons parlé Justice, puisque Jean-Louis Debré fut au début de sa carrière juge d'instruction; il a d'ailleurs revisité le quai des orfèvres récemment pour la rédaction d'un prochain roman policier. Moment très agréable.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 14:37

Etrange actualité de Paul Bert, ministre de Gambetta, qui fut l'un des artisans de l'école publique, laïque et obligatoire et l'un des défenseurs acharnés de la devise républicaine et de son caractère indissociable. Textes superbes.

Etrange actualité car Jean-Louis Debré en fait l'un de ses articles du "Dictionnaire amoureux de la République" publié chez Plon alors que notre ville vend l'école Paul Bert dite souvent Rasseteau du nom de la rue où elle se trouve. Il existe une rue Paul Bert, qui relie le boulevard Victor Hugo à la rue Arsène et Jean Lambert. Ces deux dernières décennies ont vu tant d'écoles publiques châtelleraudaise se fermer que c'en est un crève-coeur: Michelet, Krebs, Buisson, Paul Bert, Vieux Palais, Minimes ... A qui le tour?

Si la première partie se vend aisément, celle des bureaux et des logements de fonction (merci de conserver les frontons marqués Monge, Littré, Lakanal et autres), l'autre, à l'arrière, avec les salles de classes style 3ème république, a plus de mal à intéresser: notre co-listière 2008 et toujours amie Annick Bourroux, ancienne de l'Education nationale, a toujours trouvé judicieux d'en faire une "école-musée". C'est une excellente idée, à défendre, avant que ne disparaissent nos anciennes pédagogies et nos tableaux noirs, à la craie.

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 04:05

Jacques Mézard, dans le gouvernement Philippe II, a succédé à Richard Ferrand à la tête du ministère de la cohésion territoriale, laissant celui de l'agriculture qui lui était revenu ab initio. C'est une lourde responsabilité pour ce sénateur PRG du Cantal qui s'est toujours investi dans les travaux parlementaires relatifs à l'aménagement du territoire et à la cohabitation des collectivités publiques et de l'Etat. Il lui a été adjoint comme secrétaire d'Etat le jeune Denormandie, soutien de la première heure d'Emmanuel Macron, comme Mézard d'ailleurs ainsi que je l'avais noté dans un article précédent. Vu comment ils se sont présentés mercredi soir lors de la passation de pouvoir, je ne doute pas qu'il formeront un excellent binôme et feront du bon travail. Le champ de compétence qui est le leur et qui comprend notamment la politique de la ville et le logement entre génétiquement, j'allais dire, dans la culture radicale. Cette désignation est une bonne nouvelle pour la République. Elle devrait inciter Sylvia Pinel, la présidente du PRG, et le petit groupe qui l'a accompagnée dans le soutien suicidaire à Benoit Hamon, à se poser enfin les vraies questions sur l'avenir du radicalisme alors que celui-ci, revisité, correspond idéalement au cheminement intellectuel du "macronisme".

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:27

Désormais la Poste va mettre ses facteurs à la disposition de nos aînés, certes moyennant finances (entre 19, 90 et 139, 90 euros par mois).

Ainsi en Anjou le Gérontopôle des Pays de la Loire a formé nombre de facteurs volontaires pour cette activité consistant à rendre régulièrement visite aux seniors dont la famille n'est pas sur place pour assurer un tel suivi, à charge d'alerter les proches ou un service social ou public si quelque chose pose problème en termes de santé, de relations ou d'environnement.

La Poste cherche à diversifier son action et cette démarche est très intéressante; cependant je me souviens du temps jadis, quand la pension arrivait par mandats, où le facteur prenait le temps de s'arrêter ici ou là, pour discuter, de tout ou de rien, prenant le temps d'un café, d'un apéro ou d'une "goutte" comme on dit par chez nous; le facteur faisait partie de la famille, en quelque sorte.

Que pourrait-on offrir encore comme perspectives aux facteurs? Contrôler les arrêts-maladie de complaisance, combattre l'absentéisme scolaire, veiller sur les maisons désertées par les vacanciers, combler la solitude des âmes célibataires (une sorte de résurgence du minitel rose)? A vos papiers!

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 04:42

Le binôme Anne-Florence Bourat-Bruno Belin pour les élections législatives reflétait bien ce que j'appelle la politique à la papa. Bruno Belin, président du conseil départemental, tentant de régner sur ses terres du nord Vienne comme jadis le "shérif" René Monory avec un lien féodal vis-à-vis des élus de son secteur avait donc voulu être le suppléant, d'abord de Véronique Abelin empêchée puis d'Anne-Florence Bourat. C'était une manière de montrer que, seule, la candidate, pauvre femme, n'y arriverait pas et qu'il lui fallait la caution d'un homme puissant ou réputé tel. On a bien vu que dans quelques villages du nord Vienne l'emprise seigneuriale fonctionnait (au-delà du coup tordu de faire adresser par les maires à leurs habitants des lettres d' engagement à voter Bourat), mais pas partout. Du coup la défaite d'Anne-Florence Bourat sonne également comme un échec du président Belin dont le soutien est apparu négatif à beaucoup qui ne veulent plus de cette ancienne politique d'affidés (la candidate en Marche de la circonscription de Melle a ainsi payé au prix fort le soutien de Ségolène Royal dont elle n'avait pas envie). Les gens, comme dit Mélenchon, ont en assez de ce schéma de transmission passéiste et de tambouille électorale.

En plus, à supposer que sa candidate ait été élue et que par la suite, pour une raison diverse, elle ait été contrainte à la démission, qu'aurait fait notre président départemental, empêtré dans la fin du cumul des mandats? C'était vraiment un mauvais choix.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 15:10

Canicule, du latin petit chien, qui nous renvoie à l'astronomie.

Canicule, chaleur étouffante, chape de plomb solaire fondu, ciment brûlant anéantissant la marche de l'homme comme par un rite mafieux nous engloutissant à jamais, la bouche pleine de cailloux. Canicule insupportable, sorte de mort vivante. Supplice.

Canicule, je rêve d'une rivière à la tombée du jour quand sa surface  lente devient noire, plus fraîche et luisante, comme la Creuse à La Roche Posay,  dans laquelle j'entrerai en affection entre les herbes chevelues des nymphes invisibles.

Je me laisserai porter entre les museaux roses des vaches blanches et les ailes bleues des libellules, sans bruit, sans clapotis, confondu avec les éléments.

Canicule, j'attendrai alors patiemment que la nuit te blesse, te combatte, jusqu'à l'ensommeillement  des hirondelles.

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:58

Georges Simenon a passé une année aux Sables d'Olonne.

Depuis 18 ans la ville lui rend hommage à travers des expositions, des conférences, des films, des fêtes populaires. Cette année, du 17 au 25 juin, le thème central est la figure du juge dans l'oeuvre de Simenon. Des magistrats viendront débattre (Marc Trévidic, Gilbert Thiel, Philippe Bilger notamment). Mais l'un des inspirateurs de ce festival est sans conteste l'ancien juge d'instruction des Sables d'Olonne, le juge Didier Gallot, que j'ai bien connu (nous avions résolu ensemble une belle affaire de banditisme vendéen au début des années 80, moi à la centrale de Saint Maur, lui sur ses terres, mais il y avait un fameux lien). Les magistrats plaisantaient souvent sur leur collègue Gallot ("ils met ses jugements dans ses livres et des passages de ses livres dans ses jugements!").

Sur Simenon, je viens de terminer la lecture passionnante d'un bel ouvrage des magistrats Christian Guéry et Alexandra Fabbri (qui intervient aux Sables), récemment publié aux éditions Encrage, "Simenon et la justice". Pour les vrais amateurs de Simenon, incontournable.

 

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 04:25

Un syndicat de la fonction publique judiciaire s'est alarmé des risques encourus par les fonctionnaires des tribunaux en cas de fortes chaleurs: fatigue, sueurs abondantes, maux de tête, vertiges, crampes, et même risques mortels en cas de déshydratation ou de coup de chaleur. Certes dans les tribunaux on met quelquefois des gens à l'ombre. Mais ce ne sont pas les mêmes.

L'employeur, qu'il soit public ou privé, doit dans ces configurations météorologiques exceptionnelles respecter plusieurs obligations: ventilation et aération de locaux (articles R 4221-1 à R 4221-3 du code du travail), mise à disposition d'eau fraîche potable et notamment de bouteilles d'eau gratuites et même de boissons non alcoolisées fraîches (articles R 4225-2 à R 4225-4 du code du travail), plus le cas échéant aménagement des horaires de travail (commencer plus tôt, augmenter les pauses, ...), aménagement des locaux (espace climatisé).

Le syndicat va jusqu'à évoquer le droit de retrait (qui ne doit pas être assimilé à la possibilité de rentrer chez soi ...) si ces préconisations ne sont pas remplies; ainsi au tribunal de Tours avons-nous été informés que des bouteilles d'eau minérale étaient mises à notre disposition.

Peut-être pourrions-nous en partager avec les ouvriers qui travaillent à goudronner l'autoroute A 10 à la mi-journée en plein cagnard? ll faut toujours voir qu'il y a pire que soi! Un peu d'humilité. Ou d'humidité.

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