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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 01:05

Il reste quelques députés Radicaux de gauche dans la nouvelle assemblée; j'avais espéré qu'ils pourraient, avec Manuel Valls et Olivier Falorni notamment, constituer un groupe autonome, entre la République en Marche et le Parti socialiste; mais cet alliage ne s'est pas réalisé, l'ancien premier ministre, qui était pourtant venu clôturer avec amitié une université d'été du PRG, ayant fait le choix d'être apparenté LREM et Olivier Falorni restant seul, effaré par le positionnement des trois députés corses qui avaient été sollicités. L'espace de centre-gauche en tant que tel a donc disparu du palais Bourbon, il résiste encore au Sénat. Certes il y a bien des députés En Marche qui sont de centre-gauche, foncièrement, mais ce courant de pensée ne pourra plus s'exprimer avec son histoire et son originalité, et je le regrette.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:15

Le dernier conseil municipal a voté la restauration extérieure et partielle du logis du Cognet, appelé encore hôtel Brochard; on a en profité pour faire le point sur les locaux attenants, par derrière, rue du Souci et de leur future destruction pour y faire sans doute un parking de proximité et de l'espace vert.

Tout cela rejoint bien sûr notre programme 2008 sauf que la municipalité actuelle ne songe pas à faire du logis du Cognet un espace dédié à Saint Jacques de Compostelle, avec l'hôtellerie pour les pèlerins et un musée ad hoc; nous envisagions alors de déplacer les syndicats dans une maison dite des libertés qui dans un premier temps avait été imaginée sur le site de l'ancien hôpital et dans un second temps sur celui de l'ancienne école de gendarmerie (Madame Lavrard et Jean-Pierre Abelin préfèrent dire "îlot de Laage", comme on dit mal-voyants au lieu d'aveugles); je crois vraiment qu'il faut regrouper Ligue des Droits de l'Homme, syndicats, partis politiques, associations de défense des consommateurs, etc ... sur un même lieu où elles pourraient disposer d'un petit amphi pour des réunions ou des débats et d'un centre de ressources info-médias. En fait ne pas s'occuper que des pierres mortes mais aussi et surtout des pierres vivantes qui construisent une ville.

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 03:53

A propos de Saint Martin, le match a tourné au profit des tourangeaux.

Saint Martin ne voulait pas être nommé évêque de Tours et il s'était réfugié dans l'enclos aux oies du monastère naissant de Ligugé; mais comme les oies du Capitole, celles de Ligugé trahirent la présence du saint homme que les tourangeaux venus le chercher empoignèrent pour en faire à Tours leur évêque pendant plus d'un quart de siècle.

Les tourangeaux, aujourd'hui, sont toujours bien plus actifs que les poitevins puisqu'ils vont de nouveau célébrer Saint Martin dès ce 1er juillet par une parade géante dans les rues anciennes de la ville ligérienne, la dite parade ayant à sa tête une oie géante -stylisée évidemment- et à sa queue un dresseur d'oies qui fermera le cortège. L'oie, animal symbolique, mérite bien cet hommage. Suivront beaucoup d'autres festivités.

Seize délégations venues de plus  de dix pays européens défileront, avec notamment celle de Szombathely en Hongrie, la ville natale du soldat romain Martin avant l'épisode d'Amiens et du manteau partagé avec un pauvre.

Là-dessus, Tours est bien trop fort et Ligugé ne reviendra pas au score!

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 15:11

Après son ancien avant-centre Stéphane Paille, décédé il y a quelques jours à l'âge de 52 ans, le club de Montpellier vient de perdre hier son emblématique et tonitruant président de toujours, Louis Nicollin, dit Loulou. Loulou avait fait du petit club de  quartier de La Paillade un club qui s'était hissé jusqu'au titre de champion de France en 2012 devant le PSG et qui tutoya l'Europe du temps où Laurent Blanc jouait au milieu.

Loulou eut l'idée d'associer Stéphane Paille et Eric Cantona qui flambaient ensemble en équipe de France Espoirs, mais la magie ne fonctionna que très peu, hélas, dans l' Hérault.  J'avais vu jouer Stéphane Paille à la Montée rouge lors de  la fameuse saison 1987-1988 quand le SOC évoluait en seconde division et que le FC Sochaux y était redescendu, avec Franck Sauzée en milieu et donc Stéphane Paille en avant-centre contre lesquels il n'y eut rien à faire. Quelle classe!

Stéphane Paille après Montpellier a erré de club en club, jusqu'à finir dans le championnat écossais de seconde zone puis à entamer une carrière d'entraîneur peu en réussite, comme à Besançon je crois. Ce champion bien trop gentil avait sombré depuis longtemps dans l'addiction à l'alcool au grand dam de tous ceux qui avaient joué avec lui et qui l'aimaient bien.

Une pensée pour le club héraultais et ces deux hommes attachants.

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30 juin 2017 5 30 /06 /juin /2017 04:12

Montmorillon avait laissé ses bâtiments religieux ouverts pendant le salon du livre et c'était heureux.

Juste à côté des chapiteaux littéraires, en contre-bas, se trouve l'église Notre-Dame dont l'origine remonte au XI ème siècle; elle offre la particularité d'avoir une nef unique, à quatre travées, et deux passages dits berrichons qui ouvrent sur le transept et le choeur légèrement désaxés, en symbole de la tête penchée du Christ mort sur la croix. Pensée exceptionnelle de l'architecture sacrée, qui, donnant de la hauteur et sur plans, rend cette perspective assez puissante. La foi a permis de construire des bâtiments que nous serions incapables de concevoir aujourd'hui.

Sur la gauche de la nef un immense tableau du 19ème siècle, "offert par l'Empereur", représente les Rois mages en adoration; j'ai songé à ces étudiants du baccalauréat 2017 qui ne savaient pas qui étaient "les Rois mages" ... Quelle époque!

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 11:13

Le marché forain du jeudi à Châtellerault se réduit comme une peau de chagrin.

Où est-il le temps où les "Promenades", comme on disait alors, étaient garnies sur quatre colonnes jusqu'au jet d'eau avec le fameux" bazar à 100 francs" qui en fixait l'extrémité?

ll y avait de tout: vêtements pour hommes, femmes et enfants, quincaillerie, outillage, arts ménagers, pâtisserie et bonbons, livres, cuir, paniers, chapellerie, jouets, linge,  etc ...

Le jeudi était aussi le jour d'audience civile du tribunal, la justice s'alignait sur le flux régulier des gens de la campagne venant au marché.

Les mœurs et les coutumes de loisirs et de consommation ont changé, les grandes surfaces ont continué leur œuvre destructrice des petits métiers, les commerçants forains eux-mêmes n'ont plus la même mentalité ni la même histoire, les charges sont lourdes. Comment faire? Car ailleurs les marchés persistent, je le vois à Chauvigny, à Bressuire ou à Tours, par exemple.

Sans doute changer de lieu car une petite place bien garnie séduit plus le chaland qu'un immense espace quasi vide: la place Emile Zola s'y prêterait bien. Mais tout cela ne peut évoluer que dans le cadre plus global d'une réflexion stratégique d'ensemble sur ce qu'on veut vraiment comme centre-ville à Châtellerault.

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29 juin 2017 4 29 /06 /juin /2017 03:59

C'est le titre d'un ouvrage publié récemment chez Mediaspaul par Caroline de Danne.

Son ânesse s'appelait Pépite et voici ce qu'elle écrit dans "la Vie" du 1er juin dernier:

"Etrangement, voyager avec un âne m'a beaucoup aidée. Initiée à la lenteur, j'ai pu prendre le temps de contempler, de dialoguer avec le Père. Pépite m'a aussi servi d'exemple pour me fixer dans le présent. En l'observant, elle dont les grandes oreilles se dressaient au moindre bruit, à la venue d'un chevreuil ou de tout autre animal, j'ai évité à mon tour de voyager la tête baissée. A ses côtés, j'ai été invitée à regarder autour et à m'ouvrir. Grâce à elle je n'avais pas à faire le premier pas avec les gens: c'étaient aux qui venaient nous voir. Pour moi qui suis souvent paralysée par la timidité, cela a été une expérience extraordinaire."

Beaucoup sont allés à Compostelle avec un âne et beaucoup ont écrit au retour, bouleversés par cet accompagnement singulier.

Eh oui, l'âne, animal fameux, exceptionnel, doué d'intelligence et d'affection. Mon ânesse Sultane ressent énormément de choses, c'est, je le crois, l'animal biblique qui sait secrètement ses origines et sa mission.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 03:48

Le sud Vienne est un autre monde qu'il m'a été donné d'aller visiter pendant la campagne des législatives de Jean-Michel Clément, et les rencontres y sont fabuleuses.

Ainsi celle de Samuel Arlot, président de la MJC de Montmorillon, qui intervint avec moi dans cette ville entre les deux tours; Samuel Arlot est géographe à la Faculté et son approche culturelle, sociologique et historique du territoire est absolument passionnante; c'est lui qui défend cette idée chère à Jean-Michel Clément d'une éducation au territoire (intérieur/extérieur, racines/avenirs, apprentissages/travail, passé/mobilité, etc ...).

Samuel Arlot est optimiste quand il voit les anglais venir s'installer, les jeunes paysans développer les circuits courts et les jeunes choisir toutes les voies possibles pour rester sur ce terroir aimé; la géographie rejoignait l'histoire et Samuel Arlot a éclairé notre lanterne. Un immense merci.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 03:37

Richard Bohringer était l'un des écrivains invités au salon du livre de Montmorillon. Depuis "C'est beau une ville la nuit" l'acteur est en effet connu aussi pour ses talents littéraires.

Mais Richard Bohringer, affecté par le cancer, est fatigué; sous une tente surchauffée, dans le brouhaha des parlottes tout autour, l'homme souffrait; à cela s'ajoutaient des yeux douloureux, rougis, et une atèle au poignet droit. Je lui ai dit que pour moi il serait toujours ce surveillant de prison du film "L'addition", superbe travail sur les relations terribles entre un prisonnier et celui qui, chargé de le surveiller, n'a qu'un dessein de vengeance à mettre en place. C'est à mon sens un film témoin sur l'univers carcéral. Mais Richard Bohringer n'avait guère envie de parler, d'échanger, gardant ses forces pour ce mal qui le ronge. Emouvant.

Cependant, l'homme étant ce qu'il est, il s'est appliqué à écrire une dédicace très personnalisée pour son auto-biographie chez Flammarion: "En quinze rounds". Prémonitoire.

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26 juin 2017 1 26 /06 /juin /2017 06:58

Jean-Louis Debré, ancien ministre de l'intérieur, ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, écrivain désormais connu (et notamment amoureux des romans policiers) était l'invité d'honneur du salon du livre de Montmorillon. Ce n'était pas le salon des arts mais certains se mélangèrent néanmoins les pinceaux.

CarJean-Louis Debré est le petit-fils de Robert Debré le professeur de médecine que Roland Gaillon a bien connu, le fils de Michel Debré ancien premier ministre du général de Gaulle et rédacteur de notre constitution et enfin le frère de Bernard Debré, à la fois urologue et ancien député. Or le maire de Montmorillon n'a pas cessé lors de son discours inaugural d'appeler son invité ... Bernard Debré; quand on sait que les deux frères ne s'apprécient guère! Cela irrita notre écrivain.

J'ai passé un peu de temps avec Jean-Louis Debré, qui nous signa son "Dictionnaire amoureux de la République" chez Plon et ses mémoires du Conseil constitutionnel "Ce que je ne pouvais pas dire", chez Robert Laffont; nous avons parlé Justice, puisque Jean-Louis Debré fut au début de sa carrière juge d'instruction; il a d'ailleurs revisité le quai des orfèvres récemment pour la rédaction d'un prochain roman policier. Moment très agréable.

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