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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 18:04

Du silence ...

Le silence de la sidération, le silence du deuil impensable, le silence du recueillement.

Le silence de la paix du coeur, de la fraternité universelle, des mains liées dans une immense chaîne d'amitié.

Le silence de l'incapacité immédiate de faire quoi que ce soit, le silence des êtres démunis.

Notre meilleure force sera notre faiblesse, notre humilité commune, partagée par tous.

Notre meilleure force sera de compter parmi nous nos soeurs et frères musulmans de France, immensément républicains, présents dans le travail, la culture, le sport, les familles, l'école, la fonction publique; mais qu'eux, ils parlent, même si ce n'est pas dans leur nature de s'exposer. Qu'ils disent que leur foi est belle et bonne.

Ne pas parler de barbares, nous sommes tous, ou l'avons été, le barbare de quelqu'un d'autre; parler ainsi c'est sans aucun doute renforcer ces gens dans leur violence, leur paranoïa mythomane si je puis dire, leur conviction d'une guerre sainte et juste; mais comment cependant parler d'eux, les nommer sans en rajouter?

La France n'est pas que la République, n'est pas que la liberté d'expression élémentaire et garantie; elle est l'humour ingérable, la dérision contre-productive, la moquerie organisée, l'excès du mot, l'irresponsabilité du trait: il faut l'accepter, c'est notre marque de fabrique, notre esprit même. La France.

Et c'est cela qui aujourd'hui a été touché en plein coeur par l'irruption de ce commando dans les locaux de Charlie Hebdo, tuant comme les nazis tuaient en faisant irruption dans des maisons, y ajoutant des policiers dont un achevé comme une bête pour faire "bonne mesure" dans l'ignoble.

J'ai promis le silence.

Descendre en nous, avec Wolinski, Cabu et leurs potes, avec ces gardiens de la paix, les rejoindre dans le silence éternel.

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Published by Gilles MICHAUD
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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 06:31

Cet après-midi à 14 heures sur RCF (anciennement Radio Accords) Michel Cordeboeuf recevra votre serviteur pour son magazine littéraire au sujet du "Procès du loup"; les éditions Narratif, de Châtellerault, qui ont publié cette oeuvre inestimable, interviendront également sur l'ensemble de leurs activités.

Je m'y prépare, à la fois sur ma fascination du conte en général (ce mélange exquis d'écrit et d'oralité, ce sésame "Il était un fois", le symbole de la forêt, elle-même abritant tant de symboles, etc ...) et sur le procès judiciaire conçu également comme une histoire à raconter autour d'un ordre, de rituels, d'épreuves, de la cohabitation de l'oralité publique et du silence personnel, de l'exposition du corps du "supplicié" à l'audience et des secrets des couloirs, du temps judiciaire hors du temps "normal" ("l'audience est ouverte ... l'audience est levée ..."), etc ...

J'espère que le loup (disponible à la Maison de la presse à Châtellerault et à l'Improbable librairie à Saint Genest) bénéficiera de ... bonnes ondes.

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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 05:18

La NR de vendredi dernier a consacré une quasi page à mon "cousin acadien"  Marc Méré, sculpteur à Bonnes.

Ancien de Rocamat, auto-didacte, Marc a la passion de la pierre depuis toujours; l'homme est un artiste, un vrai, un amoureux géologique, qui aime par-dessus tout la "tendre de Lavoux", celle "qui chante sous le ciseau", comme il dit.

Cadrans solaires, gisants, pièces de châteaux, objets de curiosité les plus divers dans les matériaux pierreux les plus ingrats pour jouir de leur couleur ou de leur grain unique, Marc n'a peur de rien.

Son aiguisé regard bleu est un ciel à lui tout seul qui transperce toute résistance.

Il ne se revendique d'aucune autre école que la sienne et je sais que s'il avait voulu se joindre à des groupes d'artistes pluri-disciplinaires et accepter de quitter -un peu- sa douce maison pour exposer, le renom de Marc Méré serait grandiose, à la mesure de son talent.

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Published by Gilles MICHAUD
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5 janvier 2015 1 05 /01 /janvier /2015 04:50

A quatre cyclistes, nous avons décidé hier de nous "dégraisser" après les fêtes, avant la reprise du boulot.

Il faisait doux -7/8 degrés-, la pluie ne viendrait pas et le vent était quasi nul.

L'hétérogénéité du groupe nous fit prendre la solution la plus facile, 80 et quelques bornes avec du plat de préférence: partir vers le chauvinois et revenir à Châtellerault dans le sens des aiguilles d'une montre.

Les paysages ruraux furent souvent les mêmes, d'anciennes terres à brandes que seuls les engins modernes permettent de cultiver en blé et en colza majoritairement, des parcelles agrandies au détriment des haies, des hameaux perdus avec ici ou là des moutons, des oies, des pintades; les églises style fins toits d'ardoises d'abord, puis du roman classique et enfin du néo-classique assez laid; souvent des villages sans stade de football, sans café, ah mon Dieu ...

Availles en Châtellerault, Monthoiron (là ça grimpe!), Archigny en n'allant pas jusqu'à ma chère abbaye de l'Etoile sur la gauche, Sainte Radegonde, Lauthiers, Paizay le Sec, Fleix, Leignes sur Fontaine, la Chapelle Viviers, descendre vers la Vienne, la franchir, Morthemer (ô les beaux coins!), une pensée devant Buroform, Salle en Toulon, Saint Martin la Rivière (ah son stade mythique des rendez-vous préparatoires d'été SOC-Stade Poitevin de la grande époque!), retour vers Chauvigny par la rive ouest de la Vienne, ses falaises (stade G. Arnault: le temps des Poinot, Pilate, Rosier, Vigier, Drouet, Vignaud, René, que de souvenirs!), le pont puis monter à la ville haute pour le chapiteau de l'église ("Goefridus me fecit") et prendre des forces (je souffre!); la route vers Châtellerault, via Bellefonds -que la ligne droite est interminable!-, Bonneuil-Matours et son pont suspendu (le dernier de la Vienne), passage devant le musée Maurice Fombeure, puis à droite vers Vouneuil (c'est de plus en plus en plus long!), et Cenon en songeant au Vieux Poitiers si près à gauche, oui Cenon et tout un tas de potes qui habitent juste avant, le mini-port, le pont sur la Vienne (souvenirs de l'ancienne baignade en bas à gauche, quand j'étais enfant -mais elle était réservée aux  vrais nageurs vu la profondeur de l'eau), le château des Sources avec l'image jadis des rails de glaïeuls du Père Guérin, le rond-point de l'aérodrome; on se sépare juste à l'entrée de Châtellerault; j'en ai plein les pédales ...

L'amitié du boyau, ce n'est pas rien.

Et quel beau territoire, tout de même!

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Published by Gilles MICHAUD
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 04:24

    Seul l'évangéliste Matthieu évoque la visite au nouveau "prince de la paix" (Isaïe) de ces "mages venus d'Orient" apportant parmi les cadeaux la myrrhe et l'encens qui sont déjà les signes annonciateurs de la mort et de l'embaumement de Jésus.

    L'imagerie populaire, à partir de la "crèche" inventée par Saint François d'Assise, a transformé ces mages, en réalité des savants, des chercheurs, en rois-mages et leur a donné des noms, Gaspard, Melchior et Balthazar, l'un d'eux, sans doute de l'Ethiopie ou proche du Nil, étant même de couleur de peau noire.

    Aujourd'hui  -je parle en coeur et en conscience et loin des débats sur la laïcité-,  face à un tel Evénement, serions-nous capables, ici, d'accueillir des mages venus d'Orient?        

    N'aurions-nous pas vérifié d'abord si leurs papiers étaient en règle? Et déjà, n'aurions-nous pas empêché ces malpropres de bergers de venir les premiers adorer l'enfant-Dieu, bergers, plus pauvres parmi les plus pauvres, n'ayant que la chaleur de leur animaux pour supporter la nuit?

    Dans l'histoire, ces sages ne s'incrustent pas; avertis en songe, ils regagnent leur pays, mais par un autre chemin, pour éviter l'interrogatoire d'Hérode. Des Hérodes, il y en a partout,  et toujours, et  l'artiste ARCABAS, à Saint PIERRE de CHARTREUSE, l'a bien compris dans ses fresques, en peignant des saints innocents comme des petits enfants empilés de camps de concentration.

     L'Epiphanie,  pour nous aujourd'hui, une actualité redoutable.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 04:51

J'ai fait ma révolution sur le sujet, lentement, mais mon expérience de la vie publique, ma connaissance des territoires et mon "mesurage" de ce qu'est le travail d'Etat m'ont conduit à ne plus m'acharner à conserver une nostalgie du service public de jadis.

L'époque du" sous-préfet aux champs" est en voie de disparition; exit sans doute la vision napoléonienne du maillage territorial avec des sous-préfectures dans des endroits perdus ressemblant surtout à des gros bourgs.

Quand il ne reste plus, au réel, que la délivrance des cartes grises, des permis de chasse et l'enregistrement associatif, le suivi des contrats Etat, que le sous-préfet, qui reste peu longtemps sur place, ne pèse rien ou pratiquement rien en dehors de son charisme qui n'est pas dévolu à tout le monde, quid du sens de l'Etat en province? La voiture de fonction avec chauffeur paraît bien désuète, chacun sait que le pouvoir est ailleurs.

Les cérémonies et les dépôts de gerbes se font dans le plus grand désintérêt.

On pourrait en revanche multiplier, mutualiser et muscler les maisons de service public, confier leur animation à un attaché de préfecture, avec un Etat toujours garant de l'égalité républicaine et partout, mais mobile, davantage grenadier-voltigeur qu'adjudant-chef gestionnaire de mess.

La réforme territoriale, ok, elle était nécessaire, mais elle ne prendra tout son sens et son efficacité que si on travaille, ensemble, à la place de l'Etat en province.

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Published by Gilles MICHAUD
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 05:31

Les Radicaux de Gauche au Parlement et le président Jean-Michel Baylet  sont allés jusqu'à faire du quasi chantage pour que le département soit conservé en tant que surface politique et le conseil général en tant qu'organe de travail de cette surface; ce n'est pas rien.

Faut-il rappeler que pratiquement tous les partis politiques, y compris l'UMP et le PS, étaient contre le maintien de ces structures.

Or les élections départementales des 22 et 29 mars 2015 changent la donne de plusieurs manières:

1- le binôme paritaire titulaire, doublé d'un binôme paritaire suppléant, sonne le glas, normalement, du conseiller général à l'ancienne, notable péripatéticien (au sens grec et philosophique du terme) et coupeur de rubans; on peut imaginer, jusqu'au risque de divorce d'ailleurs, que l'irruption du duo au lieu du solo, obligera à un travail plus conséquent, plus partagé, de fond; la double parité, avec des suppléants plus engagés, y aidera;

2- on peut certes critiquer la "logique" des découpages par les Préfets, mais l'agrandissement du territoire -en gros l'équivalent de deux à trois anciens cantons en moyenne- fera des nouveaux élus des "collaborateurs" beaucoup plus proches des députés qu'ils ne l'étaient jusqu'à présent; il devrait y avoir une synergie et une confiance renforcées entre le local et le national;

3- l'intérêt général devrait également davantage prévaloir puisque la vision d'exercice et de compétence des nouveaux élus sera nécessairement moins "ramassée" et que le lien avec la Région, à définir, devrait être privilégié dans l'intérêt des citoyens et de la "rentabilité" de ce nouveau travail politique.

Ces élections sont donc hyper-importantes; qu'on se le dise!

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 04:40

Janus, le dieu des romains du seuil et de l'entrée, avec ses deux visages, a donné "janvier".

Qu'on pourrait presque hurler à la manière de Gabin dans la traversée de Paris". "Janvier, Janvier, Janvier!!!"

C'est donc le temps des bilans et des voeux, du rétroviseur et de la ligne bleue des Vosges, loin devant.

Très sincèrement, je crois que nous possédons en chacun de nous, dans nos familles, au sein des groupes où nous oeuvrons, dans nos cités, dans notre histoire et dans notre patrie des richesses insoupçonnables en savoir-faire, en amitié, en inventivité, en courage pour que 2015 soit une belle année de transition vers une humanité meilleure et plus éclairée.

Tous mes voeux de paix, surtout, à chacune et à chacun de mes lecteurs (qui ne sont pas tous électeurs!).

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 06:38

Qu'il s'agisse de Champagne ou de bulles quelconques, les verres s'entre-choqueront pour le changement d'année, aux douze coups de minuit.

C'est la coutume en groupe.

On embrassera des inconnus dégoulinant de sueurs, de confettis et de serpentins collés à même la peau, des gens qu'on n'aurait même pas salués d'un coup de menton dans la rue la veille en les croisant.

"Bonne année, bonne santé!", slogan infaillible de circonstance.

Réponse possible: "Oui, c'est ce qui compte le plus!"

Parfois de l'émotion bien sûr entre personnes qui s'aiment et s'apprécient, ou par la pensée synchronisée avec des absents qui comptent.

Puis la nuit continuera dans des "chenilles" endiablées et du Patrick Sébastien, les mains sur des épaules toujours inconnues, des ballons qu'on éclate en marchant dessus comme des fous, avec des déguisements d'opérette en carton et des "langues de belle-mère" érectiles.

Un grand moment ethnologique.

Certains commenceront l'année avec la soupe à l'oignon, une autre tradition des fêtards ... tôt.

Breuhh, il fait froid et il faut gratter le pare-brise. "Je te l'avais dit de mettre du journal!".

Et c'est la première dispute de l'année nouvelle.

Honni l'an neuf!

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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:30

L'INSEE vient de rendre ses chiffres; notre ville a encore perdu des habitants l'an passé (355) pour ne plus totaliser que 31 537 âmes, soit 10% en moins depuis 1990; attention, en dessous de 30 000, la ville perd un certain statut administratif, politique et financier.

Côté service public: fermeture de la Banque de France, perte du commandement de l'hôtel de police par un commissaire de police commandant la place, fermeture de l'école de gendarmerie, fermeture du conseil des prud'hommes, je ne parle pas de réorganisation aux impôts ou ailleurs; côté privé: liquidations de Gallus, Socotra, Fabris et tant d'autres. On ne s'en remet pas comme cela. Des hémorragies.

En même temps la ville s'appauvrit, et les poussettes ne sont souvent poussées que par de jeunes mères célibataires nécessiteuses ou que le système social incite à vivre sans père; en termes d'habitat de qualité, le centre-ville n'attire donc pas et ses commerces souffrent, hors quelques terrasses de bouche en vue.

Comment retourner une telle situation? Rendre la ville plus" attractive", comme on dit, ne suffit pas si c'est juste pour y passer. On peut faire des shows, des fiestas, des spectacles urbains qui vont nourrir le magazine municipal en photos, c'est d'autre chose dont notre ville a besoin: l'envie d'y vivre au jour le jour, de s 'y installer pour plusieurs générations, de pouvoir y travailler pour transmettre un patrimoine et un art de vivre dans la cité, avec des engagements locaux.

Du boulot durable, des études possibles, une qualité de vie, une identité à inventer, une histoire à reconquérir.

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