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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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Marcel BOURGAREL

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Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 18:35

On y vient à petits pas, à ma guinguette à la Manu, là où se trouve la patinoire.

Le lieu s'appelle désormais la Forge; il faut rappeler que la chute d'eau latérale alimentait en effet les forges (en face se trouvaient les peintres, dans un bâtiment disparu).

Cette patinoire sera en quelque sorte "réversible" et l'été permettra des expositions et des activités; tout cela est dit pudiquement mais il suffit de poser un parquet, d'avoir un bon orchestre et hop, les couples valsent et les dames seules dansent en ligne!

Le canal dehors, des arbres, des barques, le bonheur!

Déjà toute la partie de verre en arc de cercle; donnant sur la Vienne, est transformée pour trinquer et se restaurer.

Comme c'est mon projet depuis quinze ans, ça coûte de le valider, mais ça avance, façon tango!

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18 février 2015 3 18 /02 /février /2015 00:48

C'est à l'avantage de François Hollande, après un mouvement d'opinion l'an passé et une pétition à l'initiative de Charles Gardou,  de vouloir honorer la mémoire de ces malades mentaux qu'on a abandonnés dans les asiles de France pendant la guerre.

Ils mouraient de faim après avoir mangé leurs doigts et leurs excréments.

Certes, contrairement à l'Allemagne nazie, il n'y eut pas chez nous de projet d'élimination par assassinats massifs et déportations, mais quand même ...

Il faut entendre cela, et j'y songe dans mon métier lorsque plusieurs fois par semaine j'ai devant moi des gens qui ont perdu la raison. C'est le coeur de l'humanité qui se joue là, dans nos regards échangés.

"C'est à la façon dont une société humaine traite ses personnes vulnérables que l'on juge une civilisation" précise le président qui a exigé un important travail de recherches, de recensement et de témoignages.

Fraternité, un mot pas aisé ...

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 22:07

Incroyable! Dans quelle république bananière sommes-nous?

On sait depuis longtemps que le bénéfice d'un contrat de développement de 1, 325 million d'euros est accordé par le département à la ville de Chauvigny pour la période 2014-2018; l'annonce en avait été faite globalement en février juste avant les municipales (tiens donc, ça peut servir).

Re-belote avec sa signature "officielle" ces jours-ci, juste avant les départementales (tiens donc, bis, ça peut encore servir).

La presse aurait pu mettre une photographie aérienne de la ville, par exemple; elle a choisi, ce qui est son droit et sa liberté, de prendre en flash Alain Fouché et Gérard Herbert encadrant le président Bertaud, qui, avant de s'arrêter, donne un dernier coup de pouce à ses alliés, tous les deux candidats, titulaire et remplaçant, le 22 et le 29 mars.

Le procédé est bien sûr déloyal, inéquitable par rapport aux autres candidats, inacceptable en termes d'éthique; cette période est légitimement une période "suspecte" où raisonnablement ce genre d'annonce et de signature devrait être interdit.

Ces gens font campagne avec nos impôts, c'est littéralement cela.

Ce sont vraiment des conceptions différentes de l'action publique.

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17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 06:30

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 22:40

Mardi prochain, c'est Mardi gras. Jour de fantaisie permise. Les Saturnales. L'âne portant les reliques.C'est le seul moment dans l'année où tout déguisement est permis, où on ne risque pas d'être poursuivi pour port illégal d'uniforme! Est-ce en mettant les masques que, justement, on tomberait les masques, que notre personnalité serait la plus authentique, révélant ce qui est caché d'habitude par l'hypocrisie et les conventions (nécessaires par ailleurs pour un équilibre social)?

Puis avec la condamnation ignisée du bonhomme Carnaval, après un procès à la hussarde et sans défenseur, part tout ce qui fut lourd et injuste dans l'année.

Mais Mardi gras, par ses outrances, n'a de véritable sens que par le lendemain, Mercredi des cendres, où en effet nous descendons au plus profond de nous, et toujours publiquement. Notre société qui ne croit en rien en est restée au premier rite. Peut-elle en inventer un qui pourrait, par une sorte d'appel à la sobriété, tenter de combler le second?

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 20:32

Maurice Ramblière (76 ans), Maurice Monange (70 ans), Guy Monjalon (68 ans), André Sénécheau (68 ans) et Michel Brouard (73 ans), élus au Conseil général depuis des lustres pour certains ont décidé de ne pas solliciter de nouveau les suffrages des électeurs.

Certes la modification des territoires et l'invention du binôme mixte ne les auraient guère aidés ...

Ils recommandent tous de laisser la place aux jeunes, de laisser les nouvelles compétences s'implanter.

Un seul, quasiment du même âge que Michel Brouard, encore candidat sur le canton 5, élu depuis 1979, ne se pose pas la question.

Je crois résolument qu'à un certain moment on est déconnecté, comme un avocat qui n'aurait pas plaidé ou un chirurgien qui n'aurait pas opéré depuis des décennies ne serait plus techniquement "dans le coup". On peut toujours couper des rubans, offrir une coupe pour le foot, donner le départ d'une course cycliste (sans tuer personne), mais ce sont alors d'autres qui font le véritable travail technique de fond à votre place. A ce moment-là la démocratie coûte cher.

Maurice (2), Guy, André et Michel ont compris qu'il ne fallait pas faire le mandat de trop.

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 01:20

Katherine Weinland, grammairienne amie des lettres, qui ne craint pas le "cogito ergot sum" et l'effet de serres, expose en ce moment ses belles photos d'oiseaux au ... "Merle moqueur", boulevard Blossac (1).

Les oiseaux  de l'île de Ré ont sa préférence, délicatement posés sur leurs pattes frêles ou en vol de départ ou d'arrivée.

Elle a aussi du talent pour saisir les humains, ce sera pour une prochaine fois, c'est sûr.

Mais cette exposition aviphoto est superbe, on en redemande: ibis in idem!

 

(1)  Par parallélisme des formes, si elle avait photographié des usines, c'eut été à ... l'"Industrie" et des bateaux ... au Bounty!

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:05

La presse évoque ces jours-ci le cas des enfants rackettés à l'école, et notamment au collège -compétence Conseil général-.

Quand j'étais substitut des mineurs entre 1996 et 2002 dans la Vienne, au-delà de la convention de lutte contre l'absentéisme scolaire que j'avais initiée, j'avais également mis en place celle relative à la lutte contre les infractions commises dans et aux abords des établissements.

Dans ce cadre, lors des réunions de travail avec les enseignants et les équipes pluri-disciplinaires, y compris les agents d'entretien dont la qualité d'observation est pertinente, nous avions abordé le cas des enfants rackettés.

J'avais demandé de sortir de nos clichés en ne braquant pas seulement notre attention sur les profils de pré-délinquants mais peut-être en priorité sur ceux qui pouvaient avoir une allure de "victime" désignée (le "petit gros", le fils de riche, le premier de la classe, etc ...), bref celui qu'on a intérêt à coincer toujours à plusieurs dans des endroits discrets, soit pour l'humilier, soit pour lui soustraire argent ou objet, ou les deux. Cette approche un peu "renversante" avait porté ses fruits.

J'ajoutais que le racketteur ou l'agresseur en chef, souvent mal à l'aise dans sa grande carcasse, compensait à sa manière, dans un  phénomène de cour, les problèmes personnels ou familiaux qu'il subissait, dont la violence.

Derrière, au Parquet, nous faisions du sur-mesure, avec des délégués du procureur exceptionnels, pour que tout cela soit compris, des deux côtés, et ne se renouvelle pas.

Toujours l'exigence républicaine, et au coeur l'égalité, qui est le respect de l'autre.

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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 07:23

Une fois le bruit de la sonnette entendu (des fois il n'y a rien pour se manifester), on attend:

- il n'y a personne en vrai; on laisse un mot;

- il n'y a faussement personne (le chien a aboyé, une lumière s'est éteinte, on a "boulité" à la fenêtre des WC); on sonne encore un peu, puis on laisse un mot;

- ça ouvre, on est couvert d'insultes (je me souviens en 2004 avec Gilbert Guérineau: "Vous n'êtes que des m..., retournez sur le trottoir où est votre place". Oups....);  ou bien "Vous êtes les mêmes, tous pourris, y'a que l'argent qui vous intéresse"; ce n'est pas dans ma nature mais comme je me fâche une fois par an, ça peut tomber à ce moment-là;

- ça ouvre; refus sec, majoritairement féminin: "je ne fais pas de politique, cela ne m'intéresse pas";

- ça ouvre; refus plus aimable, uniquement féminin (pour l'instant...): "Mon mari n'est pas rentré"; on donne notre prospectus et on part;

- ça ouvre, on se présente,  mais la personne répond qu'elle vote à droite, que nous sommes bien gentils, que ça ne changera rien à ses opinions, etc... on ne discute pas,  mais on laisse le prospectus par politesse;

- ça ouvre et on accepte de nous faire entrer: première variante, assez courte, on reste debout dans l'entrée -pas bon-; deuxième variante, -meilleure- on peut être assis, c'est mieux pour parler, souvent de tout et de rien et peu de politique; troisième variante -on progresse-, il faut visiter le jardin et la plante très rare qui se trouve dans la serre; quatrième variante -on tient le morceau!-  "vous allez bien boire quelque chose?!": acceptez! L'élection passe par là, y compris par l'absorption de breuvages dignes des Tontons flingueurs ("on dirait qu'il y a de la pomme" (...) "y'en a"). Le refus serait mal vu, comme de dire "j'ai connu une polonaise qui en prenait au petit déjeuner"... Non, non, c'était excellent.

Je confesse que mon métier de magistrat m'a beaucoup fait entrer dans des logements, parfois contre le gré des gens, et que l'intrusion dans une intimité  est toujours pour moi un événement à part (on voit de tout, et on voit tout de la vie des habitants du lieu; objets perso, photos, souvenirs, décoration, ...); ce n'est jamais un moment anodin.

Le mystère incarné de l'élection.

 

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14 février 2015 6 14 /02 /février /2015 17:41

Nous étions en train de travailler samedi dernier ensemble sur l'un de nos projets d'action, à savoir la lutte contre le logement insalubre, qui touche en priorité comme victimes les plus démunis.

En effet, qui dit logement insalubre, mal ou pas isolé, dit consommation d'énergie excessive, dépenses exorbitantes au sein de familles déjà en diffficulté.

Et repli sur soi, car on a honte, d'où le titre de la chronique.

La presse locale a sorti en semaine un article consacré au travail du Secours catholique de Chauvigny, confronté à l'augmentation importante des personnes sollicitant des aides et parmi elles de celles demandeuses de ... couvertures; c'est aujourd'hui hallucinant.

Les procureurs de la république ont pour mission de lutter contre le logement indigne, ils disposent de moyens d'investigation; avec la direction départementale de la cohésion sociale, ils doivent être sollicités, au premier chef par les élus locaux qui connaissent très bien sur leur territoire les marchands de sommeil et les abuseurs; certes il existe des propriétaires guère plus gâtés que leurs locataires et qui tirent le diable par la queue. Raison de plus pour monter des dossiers, se battre sur les aides, les procédures, l'hébergement d'urgence, les échanges avec la Caf, les associations militantes ou les bailleurs sociaux, etc ...

Bref un véritable travail d'élu disponible, en réseau, partenarial, transversal, presque technicien.

La lutte contre le logement insalubre est au coeur de l'exigence républicaine et en particulier de la revendication fraternelle.

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