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Défendre notre territoire

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(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

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(Députée du Tarn et Garonne)

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(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 05:51

Notre nouvelle agglomération, le grand Châtellerault, sur le modèle de la Nouvelle Aquitaine, s'étend désormais sur un territoire qui compte des communes n'ayant aucune histoire partagée: les paysages sont différents, les mœurs, les habitudes, les habitats, l'agriculture, la cuisine, le parler, tout cela de même. Ainsi quoi de commun entre Orches au nord ouest et Angles sur Anglin, au sud est, parmi les plus beaux villages de France qu'on ne se lasse pas de visiter? Déjà que notre rivière la Vienne partage en deux Châtellerault et que les mentalités y sont singulières selon la rive où on se trouve!

 Je me souviens d'un conseil d'agglo ancien (puisque Joël Tondusson y était et n'avait pas encore démissionné) qui se tenait à Archigny: beaucoup de nouveaux conseillers urbains de Châtellerault n'y avaient jamais mis les pieds bien qu'Archigny habite l'histoire acadienne archi-connue de notre pays! Alors Orches! Je crois malheureusement qu'avec ce type de nouveau découpage où une commune pèse une voix, qui est forcément celle du maire même s'il existe dans la dite commune une opposition vaillante, on va éloigner les gens de la politique et nous aurons, j'imagine, en 2020, dans certains endroits, du mal à composer des équipes municipales en milieu rural puisque les compétences communales seront résiduelles.

Pour en revenir à notre nouveau territoire administratif et politique, je militerai pour une course cycliste qui épouse ses contours afin de  valoriser ce bel espace, en passant par Orches  et Angles sur Anglin, la Gartempe et ses canards!

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:39

il y avait longtemps que nos présidents de la République n'étaient pas descendus sur la pelouse pour la présentation des équipes finalistes de nos championnats les plus populaires, football et rugby; la peur des sifflets et des insultes dans une époque où l'éducation est défaillante; on se souvient de Jacques Chirac quittant la tribune présidentielle quand le public bastiais siffla la Marseillaise un soir de football.

Est-ce que cela va perdurer? On l'espère, mais Emmanuel Macron a pour l'heure heureusement choisi de se faire présenter les joueurs sur l'herbe; non seulement le président aime cela mais en plus, c'est visible, il connaît les joueurs, certains bien sûr plus que d'autres, et a alors pour eux des mots plus personnels avec un geste d'affection, d'admiration et de quasi camaraderie.

Hier soir finale rugbystique Clermont-Toulon. Le rugby est un sport de combat, classé et reconnu comme tel; on peut dire qu'il est le prolongement des Horaces et des Curiaces, équipes choisies par leurs clans respectifs pour aller s'étriper en nombre limité et identique sans tuer tout le monde dans la cité: l'invention d'une forme de rugby! Il est donc juste que le président de la République, garant de l'unité de la Nation, vienne au milieu des gladiateurs modernes en faiseur de paix.

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4 juin 2017 7 04 /06 /juin /2017 06:34

Mes activités de juge de l'expropriation en Indre et Loire me mènent assez souvent à Montlouis ces temps-ci.

Il m'est arrivé l'autre jour, alors que j'avais un peu d'avance, de passer devant l'église, à deux pas de la mairie où se tenait l'audience; et là, surprise, la façade du bâtiment religieux portait en inscriptions "République française" et "Liberté Egalité Fraternité"; j'avais déjà vu cela sur certains frontons d'églises méridionales mais je n'en avais pas de souvenir par chez nous; certes souvent le delta lumineux du dieu des chrétiens ressemble à celui des temples maçonniques, mais c'est alors un message à décripter, pour initiés, tandis que la marque républicaine était ici on ne peut plus claire.

Personnellement j'ai toujours perçu dans la devise républicaine la traduction laïque de la trilogie théologique et vertueuse "Foi, Espérance, Charité". En effet, il ne peut pas y avoir de liberté sans foi, ni d'égalité sans espérance, ni surtout de fraternité sans charité c'est -à-dire sans le lien charnel, concret, réel, avec mon frère. Etait-ce l'enseignement, la perspective de la façade de l'église de Montlouis que de faire de chaque citoyen un frère au sens chrétien?  Décidément, étrange laïcité!

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:46

Symphonie inachevée ou couacs? On a vu lors du dernier conseil délocalisé à Scorbé-Clairvaux, et qui avait notamment pour but d'intégrer les derniers comptes administratifs des communautés défuntes (le Lencloîtrais, les Portes du Poitou, les Vals de Gartempe), qu'il y avait entre elles, pour certaines opérations,  des pratiques différentes et donc pour les contribuables des coûts différents; ce fut le cas en particulier pour les assainissements privés et pour les activités aquatiques en piscine; d'autres écarts se manifesteront plus tard sans doute. Alors évidemment le "lissage" des nouveaux tarifs pour l'avenir en a fait grincer plus d'un. Mais tout ce petit monde, qui protestait, a quand même voté comme un seul homme les propositions présidentielles. Après quelques couacs, à la baguette, la symphonie!

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 00:16

Emmanuel Macron aime René Char, le poète, et le cite en meeting; je l'aime aussi bien sûr.

Mais j'aime aussi le char, le char fleuri des fêtes villageoises, comme à Neuville de Poitou, ou du Carnaval, comme à Manthelan.

Notre programme 2008 voulait mettre en place sur la ville une véritable fête annuelle entre les quartiers, avec notamment des régates sur la Vienne, inter-générationnelles, et ces fameux chars fleuris: définir une idée (les fables de la Fontaine, les métiers, les pays, etc ...) et s'organiser au sein de chaque quartier pour, ensemble, générations confondues, des jours et parfois des nuits, confectionner les sublimes engins avec des matériaux de récupérationset des fleurs en papier préparées à la veillée par nos aînés. Des moments de casse-croûtes, de banquets, d'amitié, bref de la joie et surtout un sentiment d'appartenance dans et à la ville. Les derniers c'était au temps de la fête de l'île Cognet bien avant qu'elle ne s'éteigne (1979). Alors oui, renais, char.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 10:06

Muriel Pénicaud à Châtellerault! Non, ce n'est pas une annonce pour l'avenir, encore que, sait-on jamais.

Mais elle est bien venue à Châtellerault, chez moi et sur ce coin de verdure et d'eau à Saint Sauveur que j'affectionne tant; à l'époque elle était titulaire d'une licence d'histoire et d'une maîtrise en sciences de l'éducation et préparait un DEA de psychologie clinique à Strasbourg. La date est précise: le 10 juin 1979 puisque c'était le jour des premières élections au Parlement européen et que cela ne s'oublie pas. Muriel Pénicaud, venue avec des amis proches dont mon "copain de régiment" (expression qui va bientôt disparaître), nous était apparue comme une personne vraiment cultivée, charmante, joyeuse, communicative et pour tout dire passionnante.

Elle a fait par la suite, à un haut niveau, un parcours plus tourné vers l'économie et les relations humaines mais je ne doute pas que les fondations intellectuelles et amicales qui étaient les siennes l'ont très bien préparée au destin ministériel qui est le sien aujourd'hui.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:58

Le mot "moralisation" dans l'expression "moralisation de la vie publique" est un mot qui me choque. ll est mal employé, n'est pas à sa place.

La morale est affaire privée, personnelle, elle a partie liée à l'éducation de chacun, notamment religieuse, familiale, intellectuelle. Elle est fluctuante, changeante avec l'évolution des mœurs et la différence des cultures entre les hommes.

J'aurais préféré "éthique", "pratique professionnelle", "déontologie" qui renvoient à des règles juridiques, transversales, communément partagées et hors du débat moralisant et pour tout dire hypocrite.

Il faudrait avoir également l'humilité de reconnaître que jamais la loi et le règlement, aussi pointilleux, vertueux et prospecteurs soient-ils, ne réussiront à accaparer tous les cas imaginables de comportements "condamnables"; il y aura toujours des situations inédites, des actes originaux, des trouvailles déconcertantes dans la malhonnêteté et dans le vice qui réapparaîtront longtemps après leur commission comme une résurgence surprenante. C'est aussi, là, notre humanité, et, d'une certaine manière, heureusement.

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 13:40

Allez SOC! C'était jadis, aux heures de gloire, l'encouragement des supporters à la Montée rouge. On allait au stade militaire de la Montée rouge, alors, comme on allait au temple, car c'était en réalité pour les amateurs de vrai football une communion avec l'équipe à laquelle on s'identifiait. On s'y identifiait car les joueurs étaient pour la plupart du cru. De temps à autre un ex-pro, comme on disait, venait comme une cerise sur le gâteau: je pense à Sérafin, à Prigent, à Walker, à Desmenez, à Justier, etc ... Le match était aussi pour le public la récompense d'une semaine de travail, pour beaucoup en usine dans la tradition manucharde de la ville. La Montée rouge était synonyme de fête, populaire et liturgique pour le football bien "léché".

Aujourd'hui, mais depuis longtemps déjà, les saisons sont tristes et se terminent mal, on ne connaît pas les joueurs, pour beaucoup des mercenaires de passage, il n'y a plus qu'une équipe réserve, elle aussi au plus bas, les équipes de jeunes ne sont pas bien classées et aucune n'évolue au niveau national comme autrefois; le public est clairsemé et le club est sous perfusion chronique en survivant par 80% de subventions publiques. Ce qui n'est pas le cas de Montmorillon ou de Chauvigny où on a de surcroît l'amour du maillot.

Une nouvelle équipe arrive aux commandes, dirigée par Christian Delcel, qui fut joueur et qui possède une culture de service public, deux garanties; mais que va-t-il découvrir, au-delà des comptes certifiés par un commissaire aux comptes qui aura fait son travail avec ce qu'on lui aura trouvé et présenté? Il y a sans doute des "mines anti-personnels" qui vont exploser ici ou là, bientôt ou dans quelques mois. Il faudra gérer autrement, peut-être revoir les statuts, rechercher des sponsors (dont certains sont sans doute encore des créanciers), pour un sponsoring direct (des fonds, des moyens en maillots, équipements, transports) ou indirects (embaucher un ou des joueurs, comme à Neuville, à Chauvigny par exemple),  pourquoi pas se "jumeler" avec un club de ligue 1 (Angers et Stéphane Moulin?), remotiver élus, parents, éducateurs et associations (la nouvelle agglo du Grand Châtellerault est probablement un vivier des très bons jeunes joueurs, il y a là des échanges à travailler sans piller les petits clubs, avec, par exemple, une aide aux entraînements). Pourquoi pas une commission extra-municipale?

Les footballeurs ont aujourd'hui des prétentions salariales et annexes ("travailler" en collectivité publique ...) qui sont, en temps de crise, exorbitantes et indécentes; certes, d'aucuns ont sacrifié beaucoup de leur jeunesse en rêvant à une carrière de prestige en vivant loin de leur famille très tôt dans des centres de formation puis le rêve est devenu cauchemar, en ayant oublié toute autre formation professionnelle alternative au football; c'est vrai; il y a donc, dans un club comme le nôtre, encombrement de prétendants qui veulent obtenir du temps de jeu sur un ou deux ans avant de repartir ailleurs, plus haut, en continuant de rêver. ll faut revoir tout cela et privilégier le travail local et durable, en réduisant considérablement les fonds publics, en recherchant un abonnement de "socios", en se recréant une identité. D'abord.  Peut-être en changeant la configuration du stade pour que le public soit plus proche d'une part et pas seulement d'un côté d'autre part (je n'ai toujours pas fait le deuil de cette tribune en bois côté Est!). Sauver la cloche russe, c'est bien; sauver le club de football local, l'un des plus anciens de France, un patrimoine humain d'exception, ce ne serait pas mal. Allez SOC!

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 05:40

Nicolas Turquois lors du lancement de la campagne des législatives ce 26 mai a expliqué le pourquoi de cette inversion surprenante dans l'ordre du binôme qu'il forme avec Véronique Lecordier sur la quatrième circonscription de la Vienne: Emmanuel Macron, sur ce territoire, voulait qu'enfin la ruralité, qui y est très forte, y soit défendue pour le National.

La venue d'Emmanuel Macron à Châtellerault pendant la campagne électorale a été consacrée à ce thème; il avait avec lui Jacques Mézard, sénateur PRG du Cantal et futur ministre de l'Agriculture; tout cela était donc en germe!

ll est vrai que depuis 1959 au moins les députés de cette circonscription ont tous été des citadins voire même des "parisiens", à l'exception peut-être entre 1988 et 1993 du suppléant d'Edith Cresson Guy Monjalon, natif de Lésigny, élevé à la ferme et maire des Ormes, à la campagne; mais il ne représentait pas la ruralité, y compris quand, sur la fin, il faisait enlever la rose socialiste de ses affiches qu'il avait choisies en couleurs verte et marron plus rustiques, "apolitiques" et rassurantes.

Mais la ruralité Macron-Turquois n'est pas une ruralité de nostalgie: Nicolas Turquois, agriculteur, en est l'illustration puisqu'il est de formation ingénieur agronome et fabrique sur son exploitation des semences diverses (16 espèces de légumes et de fleurs); c'est une ruralité certes amoureuse de son territoire, de ses mœurs, de ses coutumes et de ses traditions mais active, entrepreneuriale, audacieuse, fraternelle, combattante et pour tout dire moderne. Voilà qui me plaît et plaît à mon entourage!

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 15:08

Je recommande quelques lectures anciennes aux candidats aux élections législatives pour prendre un peu de hauteur avec humour, denrée nécessaire en ces temps troublés.

"Moi, candidat", publié dans la petite collection des Editions du Sonneur, regroupe des écrits de Mark Twain, datant de 1862 et 1884; c'est proprement hilarant, en particulier dans les passages où le secrétaire parlementaire de l'élu est sérieusement convoqué pour reprendre certains courriers désopilants, absolument contraires aux directives données par le député qui a du évidemment subir les foudres de leurs destinataires en ayant compromis sa réélection. Choisissez bien votre assistant parlementaire!

"L'art de devenir député et même ministre par un oisif qui n'est ni l'un ni l'autre", publié chez Librio -Philosophie- 3 euros!- est un ouvrage de François de Groiseilliez, aristocrate picard et royaliste forcené, datant de 1846; tout y passe avec drôlerie: stratégie électorale, luttes électorales, bulletins, jusqu'à "la femme, le chien et le chat de l'électeur"; François de Groiseilliez, qui donne des conseils éclairés sur les différentes modalités d'expression, combat notamment le "charlatanisme de paroles". Toujours actuel. A lire sans modération.

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