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Défendre notre territoire

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 12:28

Bien sûr il y a le défunt ou la défunte, et le chagrin de sa famille, la mise en scène liturgique et affective.

Mais les obsèques ont aussi un rôle social, qui est d'agréger une assistance et, aussi, de la donner à voir: la mort fait miroir, et ce sera le tour de chacun, un jour. C'est en quelque sorte une répétition qui se veut rassurante.

Progressivement, même à l'église, les funérailles se sont laïcisées, profanisées au sens premier et, avant l'arrivée du corbillard, on jacasse, on plaisante même, certains sont déjà à l'intérieur, pour être sûr d'être assis.

Parfois le politique s'y montre et nul maligne pensée pour moi quant à la sincérité du lien affiché.

Mais j'en connais quelques uns, hommes ou femmes, pour lesquels les funérailles sont un art consommé du placement.

Ceux-là arrivent généralement alors que l'église est bondée, parfois en retard pour ne pas rester trop longtemps debout quand même (il y a toujours à ce moment-là un quidam prêt à lui céder son siège, mais justement il ou elle n'en veut surtout pas).

Car la cérémonie touche à sa fin, et selon un petit discours rituel de remerciement et d'organisation, pour la bénédiction, le dernier signe d'adieu, le maître de cérémonie invite pour commencer ceux du fond à s'avancer.

Il y a toujours les timides qui n'osent pas, mais le ou la politique entre alors en action et, comme Moïse fendant les  flots redressés de chaque côté de la Mer rouge, traverse la nef et les deux blocs de chaises compacts: tout le monde peut le ou la voir et en entend en cascades sonores discrètes des "T'as vu, il ou elle est là"; moment important, juste après la bénédiction, stopper la marche normale du processus, bloquer le mouvement de foule, en s'inclinant respectueusement vers la famille, en serrant quelques mains de compassion, avec quelques mots, debout devant l'assemblée assise.

Un art politique, vous dis-je.

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Published by Gilles MICHAUD
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