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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 03:57

L'expression "gérer en bon père de famille", déjà retirée de diverses dispositions législatives depuis 1982 et 2007 notamment, va complètement disparaître de nos codes (urbanisme, rural, civil, éducation, ...) à la suite d'un amendement  adopté lors du récent débat sur la parité à l'Assemblée.

Que cela renvoyait à une expression passéiste (et dépassée) uniquement paternelle de la direction familiale, je ne le consteste pas. Mais la référence n'était pas que patri/ moniale (quelle étrange association euphonique, n'est-ce pas?!!!).

On me dit que, pour faire écho à la jurisprudence qui avait été sommée de préciser le concept de la "gestion en bon père de famille", les textes reprendront les élements satisfaisants suivants:" gestion raisonnable, prudente, consciencieuse et avisée".

La traduction, hélas, comme s 'il s'agissait d'une langue étrangère à mettre en français, me semble omettre deux dimensions: une dimension horizontale, celle de la bonté -oui, la bonté, éminente vertu oubliée- et une dimension verticale, celle de la préoccupation de la génération à venir, de l'anticipation sécuritaire et providentielle (voir devant, étymologiquement).

Je crains à l'avenir pour la survivance des locutions latines.

L'expression "bon père de famille" était en effet d'abord latine ("bonus pater familias"), et les juristes savent que des locutions latines, non seulement perdraient de leur saveur en étant traduites mais encore qu'elles font irruption de manière réflexe dans notre raisonnement juridique uniquement sur le seul premier mot utilisé de la dite locution :'"infans conceptus...", "nemo auditur ... ", "pater est ...", etc...

Voilà mon humeur: les mots ne sont pas que des mots, il y des valeurs dessous, de la culture, et du sens. Et on ne les change pas comme le papier peint d'une chambre à coucher.

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Published by Gilles MICHAUD
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