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Défendre notre territoire

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 15:46

     J'ai traité, malheureusement, au parquet comme au siège, des centaines de dossiers d'accidents mortels de la route.

      Il faudrait, et cela existe ici ou là, des structures qui exploitent toutes les situations: les causes ne sont pas toutes reliées à une vitesse qui serait excessive.

      L'alcool et/ou les drogues, à commencer par ce cannabis à combattre absolument, le non- respect de la réglementation signalisée, la prise de risque mal appréciée, la fatigue, l'inattention, la configuration des lieux, la météorologie (nuit, pluie, brouillard), l'âge parfois, la déficience mécanique expliquée ou non, l'imprudence ou l'inconscience de certains piétons, cyclistes ou cyclomotoristes, l'inadéquation de certains engins agricoles à certains tronçons à certains moments de la journée, l'absence du port de la ceinture  ou de rehausseurs sécurisés pour les enfants, le malaise du conducteur, bref, les cas se bousculent dans ma tête avec, en cas de poursuites pénales, souvent, l'inadéquation de la tenue de l'audience entre l'escroc à répétition et le trafiquant de stupéfiants, et des décisions qui sont souvent insatisfaisantes aussi bien pour le prévenu que pour les familles de la ou des victimes.

        Quand, parfois, le dossier n'est-il pas classé parce que l'accident est inexpliqué, que c'est le fautif qui est mort ou qu'il est parfois inconvenant de poursuivre le mari quand la victime est sa femme, passagère avant-droit, ou son petit garçon qui n'était pas attaché à l'arrière parce que le trajet était très court, habituel, réputé non dangereux. Quel sens que juger cet homme déjà détruit à vie?

       J'aimerais que ce sujet  fasse l'objet, département par département, d'un vrai travail de réflexion pluridisciplinaire: magistrats, préfecture, policiers, gendarmes, pompiers, SAMU, ex-DDE, représentants des usagers, élus, médecins, etc...

        Que ce ne soit pas  seulement qu'une question cacophonique de radars de diverses générations souvent perçus comme d'indistincts pièges à amendes d'une population hyper-surveillée et, paradoxalement, déresponsabilisée.

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Published by Gilles MICHAUD - dans Billets d'humeur
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