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Défendre notre territoire

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7 septembre 2014 7 07 /09 /septembre /2014 06:58

4 septembre, anniversaire de la Libération de Châtellerault du joug nazi.

Presque chaque année il fait un temps très beau, comme jeudi soir; la Vienne, puisqu'il s'agit d'abord du sauvetage du Pont Henri IV, est admirable, la croix des mariniers émouvante.

En dehors des officiels, des élus, de quelques proches, d'anciens: personne, le public, les habitants sont absents. Cette année, aucun enfant ou adolescent pour lire un texte.

Jusqu'à l'année dernière, depuis le Pont, nous allions à pied au monument des Martyrs de la Résistance puis au jardin public devant les stèles; l'autre soir, l'âge des porte-drapeaux, leur fatigue ont nécessité que le car fît le périple, ajoutant ainsi à la confidentialté des hommages rendus. Un car avec des places libres.

Pour ne pas sombrer, le devoir de mémoire doit être aujourd'hui un devoir d'invention, le commémoriel, comme on dit aujourd'hui, ne suffit plus; le Pont ayant été sauvé le 30-31 août 1944,  je propose que les fêtes autour de la Vienne en fin d'été intègrent désormais les cérémonies de sauvetage du Pont et, partant, de la Libération de Châtellerault.

Avec, pourquoi pas, une reconstitution, par exemple, de l'enlèvement des barrils de poudre par de jeunes nageurs (une pensée pour le défunt mari de Colette Lacroix qui, à 16 ans en 1944, y participa contre tous les dangers et sans en retirer aucune gloire; Colette vient chaque année sur le Pont).

Sinon, quand nos anciens ne seront plus là ou disponibles, le dépôt de gerbes (ah cette eau froide qui dégouline dans les manches du porteur non préparé!) et la sonnerie aux morts avec la Marseillaise pré-enregistrées (quelle tristesse dans une ville musicienne comme la nôtre) ne serviront à rien. On a déjà vu jeudi que l'absence de Jacky Joseph, habituel et expérimenté maître des cérémonies, avait perturbé le déroulement de la célébration.

Et puis que l'on donne enfin le nom d'une rue au commissaire de police Bichat, résistant de l'ombre, et qui pour sauver les Ponts (Neuf et Henri IV) prépara et fit réussir l'intervention en allemand du sous-préfet Wiltzer dont seul le nom a été retenu par l'histoire officielle.

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Published by Gilles MICHAUD
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