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Mercredi 22 août 2012 3 22 /08 /Août /2012 07:14

  Hier soir, c'était le dernier mardi du conte au Verger via Caus'ette. Déjà!

  Les conteurs châtelleraudais Benoit (j'ai un doute!), Annick et Ghislaine ont eu le privilège de s'exprimer en vedettes américaines (c'est bien le seul truc que j'aime des Amériques!) avec des textes sur le rouge-gorge porteur aux hommes du soleil et du feu originel, sur une belle histoire de papillons apaches et sur le zéphir vent poétique. Bravo!

  Puis vint le conteur ariègois Olivier de Robert qui nous enthousiama et nous fit rire. Rire, aujourd'hui, véritablement rire, avec les zigomatiques libérés, c'est si rare aujourd'hui! Rire sous le ciel vespéral, en pleine nature, quel bonheur!

  Olivier de Robert nous enchanta avec Antonin et son âne Anatole, le berger Antoine, le curé inévitablement pécheur à son corps défendant, la guerre des ours "réintroduits" dans la montagne, la chèvre -revisitée- de Monsieur Seguin. Derrière le rire, il y avait du sens, profond, et il y avait du drame.

  Olivier de Robert, implicitement, a rappelé trois fonctions du conte oral:

  1- l'art initiatique des épreuves à travers tout un parcours d'embûches (Antonin et sa chèvre de Monsieur  Seguin),

  2- la possibilité d'auditions tous publics, avec plusieurs degrés; ainsi le conte licencieux fut-il dit sans un seul mot sexuel, suscitant les rires enjoués des enfants et les gloussements des adultes,

  3- il y a toujours une espérance, le rêve que la trame du conte archi-connu et sa fin programmée malheureuse et funeste puissent engendrer, par la parole, une autre issue, apaisée et soulagée. Hélas, Monsieur Seguin...

  Merci à tous les engagés de Caus'ette, qui sont modestes et ne voudraient pas qu'on les citât nommément.

  "Dis, tu me racontes encore l'histoire?"

Par Gilles MICHAUD - Publié dans : Billets d'humeur
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