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Défendre notre territoire

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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 11:00

   Ce mois de juin 2008 restera dans les mémoires à cause de la proposition de personnes proches du gouvernement qui consisterait à faire diminuer le remboursement des médicaments des Affections Longue durée (ALD) par la Sécurité Sociale à 35% seulement, les 65 % restant serait alors du domaine des mutuelles personnelles des usagers. Effet d'annonce ou bluff grossier pour tester la réaction des gens ?
Une levée de bouclier de tous bords a fait reculer le gouvernement.

Heureusement pour nous tous.


   Quand les préoccupations mercantiles passent avant le simple devoir humanitaire, la démocratie est réellement en danger. En effet, pour redresser les comptes de la sécu, on est prêt à sacrifier près de 8 millions de malades. Rien de moins.

    C'est le slogan Soigner Moins pour Gagner Plus !!!! (Enfin le Plus, c'est pour les firmes pharmaceutiques bien entendu et moins pour le citoyen malade) Non seulement le coté injuste de la mesure est flagrant car beaucoup de salariés et de chômeurs n'ont pas de mutuelle complémentaire mais le cynisme sans pudeur à sacrifier 8 millions de malades n'hésite pas à s'exprimer de la façon la plus éhontée et la plus choquante.


Enfin examinons les chiffres (lus dans divers journaux nationaux)
Les ALD représentent 60% du budget assurance maladie et concernent 8 millions de français. Un malade dans cette catégorie coûte entre 6000 euros (diabète), 7400 euros (affections cardio-vasculaires) à 10 000 euros (tumeurs) pour ne compter que les 3 causes les plus répandues.

   Des scientifiques ont même calculé que si on traitait mal les 650 000 diabétiques actuels, 5 ans après on se retrouverait avec 150 000 amputés d'où des frais également encore plus importants !

Les 3 médicaments les plus coûteux pour la sécu sont
1) Le Plavix : prévention cardio-vasculaire coût : 400 Meuros pour 1 an
2) Le tahor : anti cholestérol coût : 310 Meuros pour 1 an
3) Le sérétide : anti-asthmatique coût : 210 Meuros pour 1 an

Ces médicaments sont fabriqués par très peu de sociétés. Nous ne les nommerons pas. Par 1 société parfois 2 ou 3. Nulle intention de jeter l'opprobre sur ces sociétés très utiles au reste de la population, mais de simples petits calculs peuvent éclairer le débat.


   La recherche, certes, coûte chère : posons 50 000 brut euros en moyenne pour 1 chercheur. Donc 400 000 000 / 50 000 représentent 8000 chercheurs pendant 1 an ce qui n'est évidement pas le reflet de la réalité car l'industrie pharmaceutique, sur le Plavix seulement, n'emploie que quelques dizaines de personnes, vraisemblablement au maximum une centaine en France.
Ce qui veut dire que ce médicament fabriqué de façon industrielle n'est pas loin d'être prodigieusement rentabilisé même au bout d'un an par la société qui le fabrique. Si sa production dure plusieurs années, alors c'est encore mieux.


Alors au lieu de raisonner :
Combien la sécu doit payer pour rembourser les médicaments et qui doit payer ?

Pourquoi ne raisonne t-on pas dans le sens inverse ? C'est-à-dire
de combien les firmes pharmaceutiques peuvent baisser leur prix de vente sur des médicaments déjà bien amortis et rentabilisés depuis longtemps ?


Est-ce que -20% ou -40 %, voire plus, serait si impossible à réaliser pour ces sociétés si performantes ?
  
Bien sur, cela va faire baisser les bénéfices de ces sociétés mais les actionnaires ventripotents et bourrés de cholestérol ne devraient pas oublier qu'eux aussi peuvent être atteints par ces maladies, qu'ils n'ont pas intérêt à trop tirer sur la corde et que ça fera diminuer d'autant le trou de la Sécurité Sociale.


  La meilleure preuve que la diminution des prix des médicaments est possible est l'intervention d'un célèbre propriétaire d'une chaîne de supermarchés qui a défrayé la chronique il y a quelque temps. En effet, n'a-t-il pas demandé de vendre des médicaments dans ses magasins et en arguant du fait qu'il pourrait faire baisser les prix ? En effet, il sait pertinemment que les médicaments, actuellement sont vendus trop chers dans les pharmacies et qu'il existe des marges de rabais possibles et bien sûr, tout en restant rentable.


   Ce problème parait loin des préoccupations municipales de Châtellerault mais on  aimerait connaître le positionnement de la majorité municipale UMP- Nouveau centre à ce sujet, on l'espère, d'entendre cette majorité municipale condamner publiquement et sans restriction ces propositions honteuses émanant des cercles du gouvernement. N'oublions pas que Châtellerault, outre le nombre de Rmistes et de chômeurs comporte de nombreux malades atteints de ces affections.

   Nul doute que cette proposition (bourde de la communication officielle, ou plutôt de la propagande officielle de l'Elysée) pèsera lourd dans les prochaines échéances électorales et que les électeurs malades et leurs familles se rappelleront lors des futures élections nationales qu'il y a dans un gouvernement UMP des gens sans vergogne prêts à raccourcir la vie de leurs concitoyens pour des questions bassement financières plutôt que de voir diminuer les bénéfices de leurs copains des grosses sociétés pharmaceutiques.


  Je remercie Gilles Michaud et son équipe de laisser ainsi la parole sur son blog à une de ces personnes de la majorité silencieuse condamnées et menacées par ces politiques innommables.

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