Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Défendre notre territoire

Gilles-2.JPG

Me contacter

Comité de soutien

Jean-Michel BAYLET

(Président du PRG, ancien Ministre, Sénateur, Président du Conseil Général de Tarn et Garonne)

Dominique ORLIAC

(Députée du Lot)

Sylvia PINEL
(Députée du Tarn et Garonne)

Roger-Gérard SCHWARTZENBERG

(Vice-Président du PRG, ancien Ministre)

Marcel BOURGAREL

(Président d'une association caritative)

Philippe CALMEL

(Ancien Directeur de la Maison pour tous de Châtellerault)

10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:18

Début juillet sonne le moment des départs dans l'administration, départs à la retraite et mutations, parfois en avancement.

Si ces derniers respectent encore les traditions du "pot" et des cadeaux, il n'en est pas de même, et de plus, pour les départs en retraite; en effet beaucoup de fonctionnaires choisissent désormais de partir définitivement de l'univers professionnel dans la discrétion, en silence, sans cérémonie; ils laissent entendre qu'ils ne supportent pas les hypocrisies des discours convenus, les nécrologies "de son vivant" où le partant, j'allais dire le disparu, est paré de toutes les vertus et de toutes les qualités par une hiérarchie de mauvaise foi devant un public qui compte nombre d'ennemis et de mauvaises langues. Ce n'est pas faux. Et pour quels souvenirs?

Demain, dans un an, dans cinq ans, qui se souviendra d'eux? Pas grand'monde, et c'est assez logique, le temps tourne, les gens changent , la roue des "hamsters publics" ne conserve aucune image. Je me souviens avoir lu dans le journal local il y a deux ans que le Parquet de Poitiers venait (c'était présenté comme une première!) de signer une convention avec l'Académie pour lutter contre l'absentéisme scolaire; or en 1997 j'avais été, au même Parquet, la cheville ouvrière de la convention originelle à ce sujet. J'avais même été décoré des Palmes académiques pour cette innovation  et le même journal en avait pondu un article ... Le temps avait fait son œuvre, personne ne se souvenait de moi ni de mon travail dix huit ans avant. Donc, sur le fond, l'absence de discours de départ a ses légitimes défenseurs.

Je me souviens d'un président de Tribunal qui n'avait pas souhaité ce cérémonial convenu; mais il avait pris soin, avant son départ, d'aller toquer à la porte des bureaux de ses collègues et avait remis à chacun en cadeau, en tous cas à ceux qu'il appréciait, un livre dont il pensait que le contenu était fidèle aux convictions ou aux intérêts personnalisés des dits collègues. Très émouvant, et très sincère, en vérité.

Le jour venu, que ferai-je?

Partager cet article

Repost 0
Published by Gilles MICHAUD
commenter cet article

commentaires