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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:18

"Le Sénat des fous" est une oeuvre théâtrale du polonais Janusz Korczak, né en 1878 à Varsovie, décédé au camp de Treblinka en 1942; par ses engagements en faveur des enfants, connus depuis ses deux orphelinats pilotes à Varsovie organisés en républiques d'enfants, cet éducateur-écrivain est considéré par beaucoup comme le précurseur de la convention internationale des droits de l'enfant.

En cette période des élections législatives, mes activités de contrôle judiciaire de la psychiatrie contrainte m'ont amené à lire  par curiosité "Le Sénat des fous", dont l'action se déroule dans un établissement psychiatrique original dirigé par un médecin aux pratiques déconcertantes puisque les pensionnaires peuvent s'improviser députés et présenter leurs réformes; au point qu'à force, on ne sait plus où se trouve la limite  classique entre la normalité et la maladie; dès le début, le ton est donné, quand un professeur vient visiter ce lieu innovant, et qu'il lui montre un ancien pensionnaire qui vient volontairement travailler comme menuisier de temps à autre, le médecin lui déclare: "Ah, pourquoi nos portes ne sont-elles pas ouvertes comme celles des églises! Un hôpital n'est pas une prison."

En 2010-2011, en France, le Conseil d'Etat et le Conseil constitutionnel ont estimé que l'hôpital psychiatrique était un lieu "privatif de liberté", d'où, depuis la loi du 5 juillet 2011, ce contrôle judiciaire systématique des placements à la demande d'un tiers ou du Préfet, le juge étant constitutionnellement le "gardien des libertés". Cela étant, il reste qu'on ne sait plus toujours, comme dans l'œuvre de Korczak," où se trouve la limite classique entre la normalité et la maladie", dans une société où la tolérance à la différence est de moins en moins acceptée.

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Published by Gilles MICHAUD
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